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liberté d'expression est-elle menacée ? Nous avons quatre invités qui vont pouvoir vous parler de cela. Ils en sont des acteurs de la liberté d'expression. Merci d'accueillir Fabrice Ebelboin. Brivaël Lepogam. Sardoche. Et Jérémy Cohen. Quatre invités exceptionnels que je vais vous présenter. Merci à vous, chers amis, d'être parmi nous. On va parler. J'aimerais bien qu'on parle bien et beaucoup. Beaucoup d'entre vous vous connaissent. Certains d'entre vous, vous ne connaissent pas encore. Et je vais vous dire qui vous avez là, en face de vous. D'abord, Fabrice Eppelboin. Bonjour. Il est un entrepreneur du numérique, mais qui a eu une vie étonnante, presque dangereuse. Vous savez pourquoi ? Parce qu'il a travaillé dans les systèmes de surveillance. Contre les systèmes de surveillance. Il a dénoncé cette censure. potentiel qui pourrait arriver en France, a été un combattant d'Hadopi. Il n'aime pas du tout Hadopi. Et il l'a dit beaucoup et souvent. Il est régulièrement invité sur les plateaux de télé. Merci Fabrice d'être parmi nous aujourd'hui. Nous rejoignons pour débattre. Brivaël Lepogam. Brivaël est cofondateur d'Argile, c'est une start-up d'intelligence artificielle passée par Y Combinator, pour ceux qui connaissent ses textes contre la French Theory. On fait de lui le compte français le plus repartagé par Elon Musk. Sachez qu'il tweet plus vite que son nombre et il dérange du monde. Parce que comme il tweet plus vite que son nom, ils n'ont pas le temps de suivre les autres. Donc il nous racontera un peu cette aventure d'expression libre qu'il a voulu installer dans le débat public. Merci d'accueillir Brivaël Lepoga. Jérémy Cohen, journaliste citoyen, revendiqué, fondateur d'une chaîne qui s'appelle GRM. Très, très, très suivi. Un média direct, sans montage, sans filtre. Et il défend la liberté, évidemment. Il reçoit tout le monde en conversation libre. Ça marche bien. Ça marche très bien. Alors, il y tweet presque aussi souvent que Briève. Ils sont en compète, je pense. Ils sont en compète. Merci d'accueillir Jérémy Cohen. Et nous continuons par... Sardoche. C'est pas son vrai nom. Non. Alors, il a fait Matsup, Maspe, et après tout est parti en cacahuètes. Il a choisi une autre voie, celle du jeu, en ligne notamment. C'est un cadre là-dessus. Il a plus d'un million d'abonnés sur Twitch, près de 600 000 followers sur Twitter. Échec, boxe, il fait plein de trucs. Il a même été banni à un moment parce qu'il a diffusé le débat Zemmour Mélenchon qu'il commentait en Twitch en direct. Donc c'est dire si les journalistes classiques, il est un peu libre quand même lui aussi, mais il n'a jamais cessé de parler et de dire ce qu'il pensait. Il a une communauté très forte, jeune aussi. Son vrai nom, c'est Andreas Di Sardoche. Merci d'être parmi nous. Je vais commencer par Fabrice, parce que Fabrice est un homme qui vient de la gauche et qui a vu une ambiance s'installer, qui a combattu des... des grignotages de liberté d'expression ici et là, de la surveillance. On peut faire un état des lieux de la liberté d'expression en France aujourd'hui, où on en est, d'où on vient, brièvement. Et l'idée, c'est qu'on converse tous ensemble, évidemment.
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Alors d'où on vient ? On vient de la nation qui a mis au point les droits de l'homme, qui sont ou qui étaient l'étape de la loi de la République. Et puis on a commencé à grignoter petit à petit différents composants des droits de l'homme. Le premier à s'être fait tuer, c'est la vie privée, qui est quelque chose que les moins de 20 ans n'ont pas la moindre idée de ce que ça peut être. Mais ça a été un fondamental pendant très, très longtemps qui a été détruit, qui a commencé à être détruit au début des années 2000 à travers différentes technologies contre lesquelles j'ai beaucoup lutté. On a par la suite détruit des fondamentaux comme la présomption d'innocence. qui est quelque chose qui ne se passe plus devant la justice, pour autant qu'il y a encore un système judiciaire digne de ce nom en France, qui est à peu près dans le métal de l'éducation nationale. Et puis, on est aujourd'hui en train de voir la fin de la liberté d'expression. Pas du free speech. Je fais une grosse différence entre le free speech américain et la liberté d'expression telle qu'on l'a défini en France. Et ça aussi, ça a été complètement détruit à travers notamment l'extension du DSA. Le DSA est un précurseur de l'ARCOM. L'ARCOM, je pense que tout le monde connaît. L'ARCOM, c'est la réunion du CSA et de l'ADOPI. et qui a instauré un régime de régulation de la liberté d'expression qui fait fi de, justement, la justice. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on régule la liberté d'expression sans passer par un juge et sans nécessairement s'attaquer à des contenus qui sont illégaux. On le fait aussi pour les contenus illégaux. Mais grosso modo, on délègue à une douzaine d'associations le soin de déterminer les contenus qui leur déplaient de façon à ce qu'elles les signalent à nos amis ligues à femmes. pour que ceux-ci les invisibilisent. On n'est pas sur l'élimination, on est sur l'invisibilisation, ce qui est une subtile nuance qui a son importance juridique. Mais très concrètement, on est sur l'élimination de la justice, qui là aussi est un fondamental de la République, dans l'évolution de la régulation de la liberté d'expression. Et effectivement, ça donne quelque chose que tout le monde constate, évidemment beaucoup plus ceux qui en sont victimes que les autres. qui fait qu'on a petit à petit une liberté de parole qui s'effrite. Ça a commencé, et c'est pour ça que la droite s'en est saisie par la droite, ça a été dénoncé par notre ami Ellen. à l'occasion de son achat de Twitter et à travers les Twitter files, ce qui était superbement ignoré en France. Et puis là, à force de constater que la gauche s'aperçoit qu'il y a un léger souci, je pense à typiquement ce qui s'est passé avec Adèle Hanel, pas plus tard qu'avant-hier, mais que ça vous plaise ou pas, c'est la liberté d'expression. Et petit à petit, tout le monde commence à s'apercevoir que ça va toucher absolument tout le monde. Donc la droite. à une longueur d'avance, vu que ça a été la première à être touchée. Mais ça peut vous rassurer, la gauche n'y échappera pas. Elle commence à s'en apercevoir. La droite a été massivement censurée sur Twitter dans les années 2018, 2020, 2022, et puis totalement libérée par la suite sur Twitter. Mais très concrètement, sur les autres plateformes, jusqu'au retour de Trump, c'était aussi une censure massive. Et maintenant, la censure rebascule dans l'autre sens. Il n'y a aucune raison, c'est un effet de balancier. Typiquement... Si vous voulez encore dire un gros mot, vous informer sur Gaza, ce n'est pas sur Facebook que vous allez pouvoir le faire et que sur Twitter, que ce n'est pas censuré. Aujourd'hui, c'est censuré sur les services publics. Dans un état d'affolement absolument. On a noté. Mais très concrètement, si vous faites partie du camp qui se réjouit quand c'est le camp opposé qui se fait censurer et qui hurle quand c'est votre camp qui est censuré, vous n'êtes pas en train de défendre des valeurs. Vous êtes en train de défendre des intérêts en spéculant sur des valeurs. Et concrètement, à ces jeux là, vu le retournement des marchés, tout le monde a perdu.
Merci Fabrice de cette première éclairage. Vous êtes un praticien de Twitter, ex-Twitter, dit X maintenant. Vous avez vu les évolutions, vous voyez une vraie différence dans l'expression, dans les mots. Question, est-ce que vous vous auto-censurez ou pas
Non, je pense que c'est jamais une bonne idée de s'auto-censurer, évidemment. Ce qui est intéressant aujourd'hui avec l'arrivée de l'IA, c'est que là où avant... D'ailleurs, il y a une loi qui s'appelle la loi de Brandolini qui définit un concept qui est... Si quelqu'un dit une bêtise ou dit fausse information sur Internet ou dans les médias, c'est toujours plus dur de la démonter parce qu'on va devoir dérouler des faits. Je pense que c'était vrai avant et aujourd'hui avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, donc ça dépend évidemment les LLM que vous allez pouvoir utiliser, mais on peut beaucoup plus rapidement démonter que ce soit des faits d'actualité, des faits historiques. Et ça, c'est un peu, à mon avis, mon compte a un peu explosé par rapport à ça parce que je me suis mis à parler d'économie, d'histoire. Et ce qui est intéressant, c'est que souvent, quand on a une discussion et ça nous arrive tous, avec des amis par exemple, On sait qu'on a raison sur les faits, mais on ne va pas s'en souvenir dans le moment et on ne va pas pouvoir les amener directement. Et la personne qui sait bien se servir de l'IA pour remettre beaucoup d'arguments, il suffit de prendre par exemple un ou deux faits historiques et d'aller prendre d'autres faits historiques qui sont connectés à ce fait historique-là, ça permet d'amener beaucoup de matière. Et ça, je pense que c'est réellement nouveau. Donc évidemment, ça implique de comprendre comment bien utiliser l'IA. Vous
utilisez beaucoup l'IA, vous l'expliquez d'ailleurs, vous optimisez la parole, les mots, le langage avec l'IA qui vous permet de parler peut être plus vite en quanti, en quali, donc vous assumez ce côté là.
Il y a deux manières d'utiliser l'IA et je vais faire deux analogies. Il y a la béquille cognitive et il y a le levier cognitif. Donc la béquille cognitive, c'est la mauvaise manière d'utiliser l'IA, c'est la délégation complète. On le voit d'ailleurs dans les universités, il y a même un principe de unskilling et ça c'est dramatique parce que les gens n'apprennent plus, les étudiants n'en apprennent plus. Et en fait, même sur un processus de pure création, la délégation ne fonctionne pas parce qu'on vient complètement déléguer son processus créatif. Par contre, quand on vient se servir de l'IA pour accélérer le temps, et pour moi c'est ça le bon usage de l'IA, et en fait ce que j'ai fait sur mon compte X, C'est ce que font tous les bons ingénieurs dans la tech. En fait, c'est un peu pareil. Il y a exactement le même phénomène dans l'ingénierie. Il va avoir, entre guillemets, le vibe codeur du dimanche qui va servir de l'IA pour faire un logiciel, mais qui ne comprend absolument rien à ce qu'il fait. Et on va avoir des ingénieurs qui vont se servir de l'IA comme s'ils orchestraient des vrais employés. Et ça, en fait, ça fonctionne bien. Et pour moi, l'IA, quand elle sert à compresser le temps, j'arrive à produire un contenu qui m'aurait pris... qui m'aurait pris une heure dans le passé. J'arrive à le faire en cinq minutes. Du coup, ça me permet de faire plus de volume et répondre à des gens que je ne pouvais pas répondre avant.
Merci, Brivail, de cet éclairage. Jérôme, une question simple. Y a-t-il de bons réseaux sociaux ou de mauvais réseaux sociaux en termes de liberté d'expression ? Où est-ce qu'on est le plus libre ? Où est-ce qu'on est le moins libre ? D'ailleurs, cette question a-t-elle un sens ?
Est-ce que tu me permets d'abord de rebondir sur le fondamental de la liberté d'expression qui est hyper important ? Dans la salle, je pense qu'il y a des personnes qui sont attachées à des enjeux de libéralisme économique, d'identité, de conservatisme. Et peut-être que la liberté d'expression, intuitivement, ce n'est pas la première chose qu'on a envie de défendre. En réalité, et ça c'est quelque chose auquel je pense et sur lequel je produis du contenu depuis quelques mois maintenant, c'est que sans vie privée, pour rebondir sur ce dont parlait Fabrice, et sans liberté d'expression, tous les autres combats ne peuvent pas être menés. C'est impossible. C'est le socle. Pour vous, c'est le socle de tout le reste. On peut y ajouter le droit de propriété, mais en tout cas, si on parle de liberté d'expression et la vie privée permet une liberté d'expression plus importante, en fait, ça permet de mener les combats pour lesquels au reconquête, puisqu'en l'occurrence, on est aujourd'hui aux universités d'été de reconquête, se battent, c'est à dire du libéralisme, une dose de conservatisme quand même. et évidemment l'amour de l'identité française. Ces combats-là ne peuvent pas être menés, et je vais vous expliquer ça de façon extrêmement simple. La liberté d'expression permet de mener un combat, notamment dans un endroit où l'hégémonie culturelle à gauche a pris le pas sur les 40 dernières années. Grâce à la liberté d'expression, et c'est pour ça que je suis résolument optimiste aujourd'hui, il peut y avoir des nouveaux médias, et d'ailleurs il y en a des nouveaux médias, ça peut être des médias dissidents, ça peut être des créateurs comme Brivail, ça peut être également des streamers de jeux vidéo. vidéos qui vont finalement imposer dans le débat public des idées qui jusque-là auraient été difficiles à mettre en place. Ça, c'est la liberté d'expression. Ça permet de faire avancer le débat public et d'y apporter des idées qui, jusqu'alors, n'avaient pas leur place. On augmente le champ du dissible.
On était plutôt invisibilisé parce que pas mainstream.
Mais ça, Éric Zemmour a été finalement assez un peu battu, un peu tout seul. Un peu déclenché. Exactement. Il a été un des précurseurs. Et donc, pour le coup, quand tu augmentes le champ du dissible, tu augmentes le champ du possible. À partir du moment où tu... fait ça, tu peux commencer à défendre notamment une politique économique libérale, et ça c'est des sujets sur lesquels Brivaël et moi-même notamment sont extrêmement investis sur le sujet, et ça permet donc évidemment de rendre plus heureux les individus et de rendre un État aussi plus fort, puisque j'estime qu'un État qui fait moins sur certains sujets est plus fort sur d'autres. Et derrière ça permet donc de pouvoir se battre sur le terrain conservatisme. identitarisme, géopolitique, etc. Parce qu'on est plus fort. Donc en gros, tout part au départ de la liberté d'expression. C'est pour ça que ce sujet, j'ai accepté de venir à cette table. Je suis très heureux parce que pour moi, il est fondamental. Petite interlude qui m'a paraissé important pour répondre à ta question. Et c'est une question intéressante puisque les réseaux sociaux, aujourd'hui, il faut savoir que depuis très peu, là, maintenant, ça y est, plus d'un Français sur deux s'informent sur les réseaux sociaux davantage que dans les médias mainstream. Alors attention, réseaux sociaux, il y a aussi Hugo Décrypte. On l'embrasse, mais voilà, c'est à dire que les réseaux sociaux, il y a de tout. Évidemment, des médias plus mainstream, des médias plus dissidents à droite, à gauche. Et c'est très bien, ça fait partie du débat public. Maintenant, tu as Twitter. 12 13 millions de personnes alors on parle de compte d'identité active on parle pas d'individus c'est compliqué de mettre toujours une personne derrière un compte twitter c'est 30 millions je veux dire aujourd'hui tu as 50 millions d'identité active sur les réseaux sociaux après tu as youtube donc il ya des contenus qui sont différents moi par exemple à titre personnel je mène la bataille culturelle partout des réseaux qui marche mieux que d'autres mais moi je suis partout partout on utilise tous les outils même linkedin qui est pourtant un repère de gauchistes RSE. Mais oui, parce que je pense que même là-bas, il y a deux intérêts à y aller. Le premier, c'est que ça permet, et je reçois énormément de messages en privé en me disant merci parce que je pense la même chose que toi, mais je ne peux pas le dire parce que mon patron me voit, mes collègues me voient, mes clients me voient, mes prestataires me voient. Donc évidemment, ma liberté d'expression est contrainte par mon entourage social et professionnel. Merci de pouvoir porter ce message-là de rien. Après, tu as des médias, évidemment, où c'est plus facile, notamment sur X, dans lequel les contenus conservateurs, progressistes peuvent évidemment se... Donc, il faut mener ce combat culturel partout et vous pouvez tous le faire. Il n'y a aujourd'hui aucune barrière à l'entrée. Lancer une chaîne YouTube, ça coûte zéro. Lancer un compte X, ça coûte zéro. Lancer un compte tweet, ça coûte... Tout ça ne coûte plus rien aujourd'hui. Il faut juste un tout petit peu de talent et de temps. Donc, c'est, voilà, je pense le plus important.
Mine de rien, les nouvelles technologies qu'on parlait, les nouvelles technologies de l'information permettent la liberté de l'expression, en tout cas une expression plus grande. C
'est un levier.
C'est un levier. Sardoche, vous naviguez dans le milieu du streaming, les jeux vidéo plutôt à gauche, en tout cas un peu. Vous qui êtes revendiqué vos idées politiques, c'est pas trop dur.
alors déjà je peux expliquer un petit peu ce que je fais à l'audience moi je j'ai ma propre chaîne de télé où je diffuse en direct en permanence ça peut m'arriver de streamer comme ça s'appelle 8 à 10 heures par jour et donc c'est déjà j'ai une chance inouïe c'est que j'ai percé d'abord sur le jeu vidéo avant de percer sur mes opinions politiques donc j'ai accumulé une population très pluraliste j'ai des gens de gauche et des gens de droite des gens d'extrême droite des gens d'extrême gauche et c'est un plaisir parce qu'en réalité J'ai un spectre très réaliste de la population française. Donc dès que j'ai une idée, dès que j'ai quelque chose, je vois tout de suite les réactions des gens qui vont trouver que c'est un peu tabou, des gens qui vont être d'accord avec moi, des gens qui vont être extrêmement heureux d'entendre quelqu'un partager leur avis, et d'autres qui seront choqués. Et je veux revenir sur ce qu'il a dit. Et ça
déclenche des débats internes, entre eux ? C'est
génial, oui. Alors
votre positionnement, il est quoi ? Celui d'arbitre ? Celui d'activiste ? Il est lequel ?
Moi, c'est celui des idées. Mon positionnement, c'est de... dessus mon intuition c'est vraiment un mot dessus mon intuition je permets de l'expression et permet d'expression exactement et souvent ça arrive que certaines personnes de mon chat donc je peux lire en direct les réactions des téléspectateurs c'est ça qui est extraordinaire par rapport à la télé c'est que je peux tout de suite voir quelqu'un me dire attend fais attention à ce que tu as dit donc c'est encore autre chose que l'IA c'est que j'ai un fact checking en live ou parfois une sensibilité différente de mon chat donc de là je pense que j'ai une position exceptionnelle en termes de liberté d'expression maintenant Je veux revenir sur ce que Jérémy a dit par rapport à LinkedIn. On parlait du fait que les gens pouvaient... croiser leurs patrons, leurs employés, leurs partenaires commerciaux sur la plateforme et que ça crée un énorme problème de liberté d'expression. Et celui-là, il est vraiment mécanique et social. Et ça va un petit peu à l'opposé de toute cette dynamique de crainte étatique. C'est qu'en gros, on se demande est-ce que réellement aujourd'hui, dans des personnes qui s'intéressent réellement aux médias, à l'actualité via des médias qui sont des nouveaux médias, donc les réseaux sociaux. Est-ce que ce n'est pas finalement cette pression sociale qui va vraiment créer cette censure ? Et je pense que c'est bien plus puissant, cette censure sociale, que ne pourrait l'être un État aujourd'hui profondément incompétent sur la question des réseaux sociaux. Et moi, je l'ai vécu, je peux vous l'expliquer, c'est assez dramatique. On a une engence de gauche assez terrible sur Twitch, donc la plateforme où je partage mes vidéos en direct. Et on a une sorte de consensus qui s'est réalisé sur les questions, par exemple, de la Palestine, par exemple, de manière générale du socialisme. C'est-à-dire que si on n'est pas pour conserver tous les acquis sociaux, si on n'est pas pour plus d'immigration, si on n'est pas pour la Palestine à 200%, on est un ennemi à battre. Et ça va à un tel point qu'aujourd'hui, des personnalités extrêmement suivies qui sont pourtant... à 100 000 viewers qui n'ont rien à envier à personne et qui ont monté leur buzz tout seul, se retrouvent à devoir s'excuser platement devant 30 000 personnes d'avoir par exemple accepté un don d'un milliardaire dans un événement caritatif. C'est-à-dire que là, on a eu ce week-end dernier un événement caritatif. Le but, c'est de récolter de l'argent. Oui, ça s'appelle The Event. Moi, j'ai participé six ou sept fois à cette édition. On a récolté 5 millions, 10 millions, 15 millions, 20 millions. Cette année, ils ont fait 30 millions. Chaque année, ça augmente parce que la plateforme grossit. Même si les gens ont moins d'argent, on arrive à faire plus d'argent dans le caritatif. Et en fait, il y a un milliardaire qui a fait un don de 60 000 euros. Et les gens étaient choqués parce que c'est un milliardaire, parce que c'est le grand méchant capitaliste.
Donc l'argent n'a pas d'odeur, mais en fait, il en a une. En fonction d'où il vient, il est acceptable ou pas. On a
des streamers extrêmement connus et suivis qui, pour moi, sont des grands adolescents qui n'ont jamais eu le temps de s'intéresser à l'histoire politique de notre pays, qui vont nous faire la morale et nous dire vous ne devriez pas accepter ce don, ça vient d'un milliardaire, c'est un grand méchant. En plus, ce mec a des idées. On parle d'MC Pao, que vous avez peut-être vu passer sur les réseaux sociaux récemment. Et le gars... Le gars vient avec la bienveillance de son don, il n'est pas là pour faire de la... Donc c'est assez incroyable quand même.
Petite question, Sarloge, pour rebondir juste avant de repasser la parole à Fabrice. Vous avez senti... Depuis combien de temps vous sentez cette espèce de pression, d'influence où on évite de choquer la communauté ? Parce que vous êtes choquant à ce moment-là.
En fait, je pense qu'au Covid, on avait une période de naïveté qui était un peu... C'est le calme avant la tempête. C'est-à-dire que les gens sont sur la plateforme, heureux d'être chez soi, on participe, on joue aux jeux vidéo, il y a tout un aspect naïf. On fait des trucs ensemble, on a l'impression de vivre quelque chose de fort. Et petit à petit, il y a eu, vous savez, les événements en Israël, ça a créé un clivage assez énorme. Depuis le 7 octobre, il y a eu une espèce de
rupture, une fissure.
C'est quelque chose qui se préparait. Il y a toujours la goutte d'eau qui fait déborder le vase. C'est quelque chose qui nous pendait au nez depuis des années. Et c'était déjà le cas. Moi, je me rappelle Black Lives Matter. Il y avait eu l'affaire de George Floyd. Moi, le jour J, je fais un tweet un peu polémique pour être critique par rapport à cette histoire et à ce discours. Parce que je sens venir tout l'aspect idéologique derrière cette histoire. Je fais un tweet et il fait tellement parler qu'à l'époque, je fais une émission mainstream, un podcast. connu qui s'appelle pop corn et on est obligé d'annuler l'émission tellement ma présence carrément et tellement mon tweet a fait parler et a créé de la polémique a créé des tabous dont on n'a pas le droit de d'évoquer l'idée et ça c'était déjà en 2019 où je sais plus c'était qu'en 2020 donc ça date un petit peu quand même cette histoire
fabrice là dessus vous vous avez vu vous merci en tout cas de ce témoignage Mine de rien, ces réseaux sociaux permettent quand même une expression qu'on n'avait pas il y a 10 ans, il y a 15 ans, il y a 20 ans. Vous avez vu l'évolution de cela. Que ce soit dans les pays, j'allais dire occidentaux ou autres, les réseaux sociaux permettent parfois quand même l'émergence de choses un peu alternatives ou hors les murs, comme on dit. La suite, vous êtes plutôt optimiste ou pessimiste
mon expérience opérationnelle des réseaux sociaux, elle a commencé à travers du journalisme et de l'activisme, début des années 2000, quand le Web2 est arrivé, et avec de l'activisme qui s'est traduit dans la Révolution verte en Iran en 2009, où Twitter a été l'instrument qui a permis d'alerter la planète entière sur ce qui se passait en Iran, avec la complicité des Américains qui, à l'époque, étaient à fond pour la liberté d'expression sur les réseaux sociaux. Hillary Clinton était la secrétaire d'État, l'équivalent de ministère des Affaires étrangères. Et puis, par la suite, durant le printemps arabe, dans lequel j'ai eu un rôle assez actif et où là, incontestablement, les réseaux sociaux ont eu un rôle totalement moteur. Et dans le déclenchement du patient zéro du printemps arabe, Mohamed Bozizi. en Tunisie et dans la propagation d'un phénomène très provincial au sein de la Tunisie qui a inondé le pays tout entier, qui a fini par renverser le pouvoir et par la suite dans la dissémination. Même si dès l'Egypte, c'est Google qui a pris les choses en main. Il ne faut jamais oublier que le héros du printemps arabe égyptien, c'est un type qui s'appelle Walgonim, qui était le directeur EMEA marketing de Google. Malgré tout, au départ, c'est vraiment un phénomène citoyen qui se saisissent des réseaux sociaux pour se coordonner, pour s'organiser et pour lutter contre un pouvoir oppressif. Si on voit l'évolution de tout ça, on a mis à peu près 5 ans pour regarder les choses en face là-dessus en France. Jusqu'en 2015, les réseaux sociaux, c'était un truc pour les gamins, c'était le virtuel, ça n'avait rien à voir avec le réel. Là, on a basculé dans une opinion radicalement différente où c'est un grand danger pour les démocraties. Ce n'est pas du tout un grand danger pour les démocraties, c'est un grand danger pour la République, qui de toute façon est dans un tel état qui ne va pas lui falloir grand-chose pour basculer. On est dans une situation tout à fait similaire. On a différents pans d'une société qui a été radicalement fragmentée en blocs et on a différents blocs qui non seulement ne peuvent pas se voir les uns les autres. mais qui, pour certains, n'hésiteront pas un instant à s'affronter contre l'État. Il y en a deux qui peuvent et savent se saisir des réseaux sociaux pour s'affronter contre un État qu'ils jugent, à tort ou à raison, le problème n'est pas là, autoritaire et qu'on connaît tous. Évidemment, je ne surprendrai personne dans cette salle en vous pointant du doigt les militants et les filles ou les gilets jaunes. qui ont démontré de façon magistrale à quel point ils pouvaient saisir des réseaux sociaux pour s'organiser, pour lutter contre l'État, pour se coordonner et pour aller à l'affrontement avec les représentants des forces de l'État. C'est toujours la police au final. Ces deux entités, évidemment, on ne m'entend pas.
Pendant les émeutes de banlieue aussi. C'est intéressant parce que les réseaux sociaux, ça permet aussi des organisations.
plus... Complètement. Alors, chaque réseau social offre une possibilité de réorganisation du social. C'est ça qui est assez fascinant. Typiquement, Twitter, vous pouvez suivre des milliers de personnes et des milliers de personnes peuvent vous suivre et entendre ce que vous dites. C'est une organisation de la circulation de l'information qui n'existe pas chez les êtres humains. Ça existe chez les oiseaux. C'est d'ailleurs pour ça que le logo de Twitter était un oiseau au départ. Les oiseaux communiquent comme ça, mais pas les êtres humains. Et le fait d'introduire ce genre d'outils dans un environnement humain change la nature du social. Vous prenez un système comme Snapchat. Alors que les moins de 20 ans ne connaissent pas. Snapchat, c'est grosso modo une interface de carte de géographie où vous voyez vos amis à proximité géolocalisés et ce qui buzz à proximité. Vous le mettez dans une situation d'hémeture urbaine. C'est un système de coordination pour un conflit asymétrique qui est extraordinaire vu que vous déléguez à l'algorithme la coordination et l'intelligence. Vous n'avez plus besoin ni de coordination ni d'intelligence dans vos troupes. Vous avez juste besoin de troupes. Outil extraordinaire. Heureusement pour l'État, le patron de Snapchat est un intime d'Emmanuel Macron, donc on imagine que les services coopèrent. Malgré tout, le fait d'introduire ces outils-là dans la société change la nature du social, change la nature des conflits sociaux et change la nature des confrontations entre le peuple et un État central. Et à mon sens, on a deux entités qui sont dans les prémices d'une confrontation avec l'État, qui sont, on va dire, la gauche. pour éviter de les caricaturer, et les gilets jaunes, qui est plutôt quelque chose qui est de l'ordre de la droite. Mais qui n'est pas organisé. Il n'y a pas besoin d'être organisé. Alors il se trouve que la gauche, oui, ils sont organisés parce qu'ils comprennent finement les réseaux sociaux et c'est la seule force politique qui a été suffisamment intelligente pour s'organiser sur les réseaux sociaux. Mais il n'y a pas besoin. Si on utilise les bons outils, il n'y a pas besoin de s'organiser.
Merci Fabrice. Brivaël, là-dessus, vous sentez-vous ? Une espèce de, je ne dirais pas de connivence, mais d'harmonie entre l'État, des structures institutionnelles, des groupes, des activistes ici ou là. Est-ce qu'il y a finalement quelque chose d'installé ? Naturellement, on se protège les uns les autres. Est-ce que sur les réseaux sociaux, sur Twitter, sur l'expression, vous voyez arriver des meutes qui s'organisent dans ce que vous racontez, qui n'aiment pas, qui répliquent ? Est-ce qu'on est sur un terrain très offensif, très boxing ?
pense qu'effectivement, pour rebondir sur tout ce qui a été dit précédemment, Souvent les gens me posent la question c'est quoi la différence entre les Etats-Unis et la France. Et je pense que le taux de socialisme en France et la prépondérance de l'Etat partout a mis mentalement les gens dans une forme de confort par rapport au fait d'avoir tout ce système social et une capacité à ne pas prendre de risques, notamment sur la liberté d'expression. 'ai l'impression que, effectivement, la gauche et l'extrême-rausse s'est saisie de ça et qu'aujourd'hui, ils sont extrêmement virulents. Je pense que, historiquement, le camp libéral était plutôt un club de lecture plutôt que dans un vrai combat avec un némésis. Le camp libéral n'a jamais été organisé. Le camp libéral n'a jamais été organisé et était beaucoup trop dans la théorie et dans la dénonciation. Je pense que, d'ailleurs, le livre de Sarah Knafo, Le cas du siècle, montre qu'il y a une vraie demande d'explication et d'essayer de trouver le coupable, le fameux bouc émissaire girardien. Et qu'aujourd'hui, le rôle des... En tout cas, ce que j'essaye de faire, moi, à mon petit niveau sur X, c'est d'amener... la grille de lecture pour comprendre comment on a créé ce chaos-là et qui sont les responsables de ce chaos. Et effectivement, je pense qu'une partie de la droite n'a pas compris que le 2027 va être une forme de combat à mort entre le camp du contrôle et le camp de la liberté. Oui, c'est le clivage, il est là.
Le camp du contrôle contre le camp de la liberté. Je pense qu'on peut... On
en
est là. D
'accord. Je pense qu'on est dans une scission entre les collectivistes de toute forme. Et d'ailleurs, je me fais reprendre à chaque fois que je dis que Macron est un communiste. Quand on regarde la situation française, comment il est... Il n'est pas
au courant qu'il est communiste, je vous le dis.
Il n'est pas au courant. Pourquoi vous dites ça ? Pour moi, il a réussi un tour de passe-passe depuis 2017 à... Se faire passer pour un libéral. Il y a encore des gens qui disent l'ultra-libéral Macron, et c'est une vaste blague. Macron est un étatiste teinté de capitalisme de connivence, ce qui fait qu'il met son nez absolument partout. Ils ne le sont pas tous, étatistes ? Ils le sont tous, plus ou moins. Et d'ailleurs, je pense qu'aujourd'hui, il y a très peu de politique qui incarne les valeurs du libéralisme, mais que vu qu'on a fait un travail... Les médias, l'éducation ont fait un travail de sable sur ce qu'est la liberté, ce qu'est l'économie et ce qu'est réellement le libéralisme. Aujourd'hui, je pense qu'en tout cas, le camp de la droite libéral doit se saisir de ce sujet-là pour expliquer aux Français qu'en fait, on n'est pas dans une économie capitalistique et que le chaos ambiant... L'État a un rôle vraiment massif et que la solution passera par les entrepreneurs et la liberté. Et qu'aujourd'hui, de plus en plus, les gens s'organisent par rapport à ça et qu'il y a encore une asymétrie. Je pense que la gauche et l'extrême gauche sont beaucoup plus organisés que nous.
Merci, Brival. Sardoche, puis Jérémie, tout de suite sur le même thématique. C'est vrai que mine de rien, on peut bypass les médias mainstream aujourd'hui plus facilement que jamais, quels que soient les univers qu'on fréquente. Sardoche ?
je voulais revenir sur le clivage entre le contrôle et la liberté. En gros, il a raison sur le fait que les gens aujourd'hui n'ont pas été du tout éduqués sur le thème des libertés. La liberté économique, c'est un sujet extrêmement important. C'est le combat un peu de nos soucis. Et effectivement, ce qui manque aux gens, c'est une culture financière. C'est une capacité de se rendre compte de leur liberté. C'est-à-dire que souvent, on parle d'inégalité. C'est plus une égalité de l'information, une asymétrie de l'information de savoir qu'en réalité, on pourrait avoir les clés en main de contrôler un peu plus notre destin. Et je parle sans billets de survivants. Je pense qu'aujourd'hui, des gens capables de réellement comprendre leurs fiches de paix, il y en a très peu. C'est pour ça que c'est intéressant. Si on
lit le casse du siècle, on comprend beaucoup mieux. Ça va très vite. Comment lire une fiche de paix ? Vous parlez un peu d'illettrisme économique des Français. Quand on sait que 4 Français sur 10... On trouve que l'idée de Mélenchon d'annuler la dette comme ça, c'est formidable.
Les Français sont en détresse d'un manque de compréhension financière tellement criant parce que justement, on a voulu mettre autant d'inquis sociaux pour que les gens n'aient plus à y penser. Mais ils ont tellement arrêté d'y penser qu'aujourd'hui, ils ne savent même pas à quel moment ils dépensent de l'argent pour tel ou tel service. De la faute à
l'éducation nationale ?
De la faute à absolument toutes les étapes, de zéro à 20 ans. Absolument incroyable qu'aujourd'hui, je crois qu'ils commencent à mettre en cours de quatrième des cours d'éducation financière depuis quelques... Peut-être cette année, ça va commencer ?
Dans les livres
économiques
de seconde, il y a plus de pages sur Marx que sur la création d
'entreprises. C'est la catastrophe. Mais du coup, cette détresse de compréhension financière... crée une panique morale à l'idée de perdre ses acquis sociaux. Parce que si on commence à leur parler de réduire l'écart entre le super brut et le net, les gens vont commencer à se dire, mais attendez, du coup, on n'aura plus de retraite. Du coup, si moi, je ne gagne pas beaucoup, comment je vais faire pour payer ? Bref, sans comprendre qu'ils ont déjà dépensé, même en étant au SMIC, 504 euros pour leur retraite. Déjà, ça, c'est un truc de fou. Les gens ne comprennent pas, même au SMIC, que si on leur retire cette part de retraite, ils peuvent la dépenser pour autre chose. Et juste, je vous remercie sur ça, cette panique morale crée... Une volonté de contrôle, c'est-à-dire que si l'État échoue à contrôler les réseaux sociaux pour combattre ce discours de liberté, ils le feront à la place de l'État. C'est-à-dire qu'on a des gens aujourd'hui, et c'est les gens de gauche et d'extrême gauche, qui sont dans une optique tellement de combat des acquis sociaux que c'est eux qui vont mener ce combat du contrôle. Et donc ils vont arriver à un stade de légitimité morale à harceler le camp opposé dès qu'il poussera ses idées de remise en question de ses acquis sociaux. pour au final donner plus de liberté aux Français. Et c'est ce qui leur donne du coup cette légimité à créer cette forme de harcèlement qui va entraîner la censure sociale.
Parfait. Merci beaucoup Sardache. Jérôme, vous êtes d'accord ? On est raccord là-dessus. Contrôle, liberté.
Alors, pour le coup, il y a un élément, il y a le manque d'informations économiques, c'est hyper important. Il y a aussi ce que Lippmann appelait le pseudo-environnement, qui consiste en fait à utiliser certains mots, certaines images, certaines illustrations, et qui permettent d'infuser dans l'imaginaire collectif, justement, ce socialisme. Sur les notions de vie privée et de liberté d'expression, vous remarquerez qu'on assiste à une Disneylandisation du débat public, avec des gentils, des méchants, et avec finalement un débat moral, où en fait, on va lutter contre... contre la liberté d'expression, parce qu'il y a des contenus qui peuvent être offensants, qui peuvent appeler à la haine, qui peuvent revenir sur une histoire sur laquelle on n'a pas envie de revenir, parce que finalement, tout ça pourrait créer du conflit. Or, la liberté d'expression, a priori, c'est quand même à la base la possibilité de mettre dans le débat public des éléments qui peuvent être offensants, conflictuels, choquants même, et même de fausses opinions, pour reprendre cette célèbre expression d'une ministre du numérique. Et en fait, je crois qu'on oppose. Rien de mieux qu'une opinion vraie pour contredire une opinion fausse. Or, eux pensent qu'il faudrait que les opinions fausses, selon eux bien sûr, disparaissent du débat public. Donc, il y a cette moralisation qui est très compliquée. Et pour moi, parce que le but du jeu, c'est quand même de rester optimiste et de se poser la question de savoir de qu'est-ce que nous, on peut faire là-dessus. En fait, chaque contenu, chaque explication, chaque pédagogie. Chaque vidéo, chaque partage qui permet de justement sortir de cette disneylonisation et de cet appauvrissement intellectuel du débat public concourt justement à ouvrir le champ des possibles. Les médias, on a parlé de l'éducation nationale, etc. Les médias ont une responsabilité qui est forte. Quand vous faites une interview de 20 minutes, les miennes sont de deux heures en direct, sans envoyer les questions à l'avance. Le résultat n'est pas le même qu'une émission de 10 minutes enregistrée avec un politique qui a les questions à l'avance. Les médias mainstream, on va dire, ne sont pas là pour aller chercher la vérité. Ils sont là pour aller chercher un moment. aller chercher du spectacle, du divertissement. Je ne dis pas qu'ils n'ont pas leur place dans le débat public. Pour faire d'audience. Pour faire du buzz. En fait, ce qu'ils veulent, c'est chercher la petite phrase qui va être relayée sur les réseaux sociaux ou alors choper le scoop, la petite phrase qui va permettre de faire de l'audience. Donc, il faut juste le savoir quand vous regardez un média. Il ne cherche pas à vous apporter une notion de vérité, mais une notion de divertissement et de spectacle. Et heureusement. On le voit et pourtant, malgré tout, il y en a encore des millions qui s'informent sur des réseaux mainstream. La liberté, c'est aussi... Oui, la télévision
reste quand même. Oui,
alors de moins
en moins. La presse écrite, moins en moins. Bien sûr. Mine de rien, ils sont un peu les arbitres des élégances, les gardiens du temple. Oui,
mais justement, et d'ailleurs c'est intéressant, une phrase peut-être rapidement, sur ce rôle du statut de la carte de presse de ces éditeurs. qui sont réputés, connus, de ces médias qui sont installés. Et quand ils parlent, en fait, jusqu'à présent, ils avaient l'avantage du statut, l'avantage du crédit social. C'est de moins en moins le cas et on voit qu'ils se battent aujourd'hui contre des créateurs comme Brivel ou comme moi, par exemple. Parfois, ils nous attaquent parce qu'on prend une partie de leur audience avec des éléments d'information sur lesquels eux, ils n'ont pas décidé de se prononcer. Donc, il y a une vraie guerre entre les médias dissidents. autant qu'ils sont et les médias mainstream mais ce sera pareil pour les auteurs les écrivains les artistes etc bien sûr
Extrêmement intéressant comme éclairage. Fabrice, vous pensez que le droit criminalise les opinions ou certaines opinions. Qui, au fond, décide de ce qu'on a le droit de dire ou pas aujourd'hui dans ce pays
Le problème n'est pas tant le droit. Le droit, il est issu d'une assemblée élu par le peuple. D'accord, on n'est pas d'accord, mais au moins, on peut voter. De toute façon, le droit n'est plus dans l'équation. Ce qui gère aujourd'hui l'opinion publique de tout un chacun, pas de la petite élite qui monte sa tête à la télé, dont je fais partie. Ce qui gère la liberté d'expression de tout un chacun aujourd'hui ne passe pas par le droit. C'est le DSA. Ça passe par des entités qui s'appellent les signaleurs de confiance qui vont, sur des critères qui leur sont propres, décider que tel contenu les dérange. Pas qu'il est illégal, qu'il les dérange. Tu peux en citer quelques-uns, ces signaleurs de confiance ? De
quel acabit ils sont
Ça va de E-Enfance à la LICRA, en passant par le CRIF, en passant par tout un tas de... Ils ont essayé de répartir entre eux, alors ça dépend où vous posez la LICRA et le CRIF, mais... dans mon échiquier à moi, entre le centre droit et l'extrême gauche, et de donner à différentes ONG... Assez large, oui. De toute façon, tout ce qui est pluralisme s'entend sur 60% d'opinion publique maximum. Un peu moins quand on est sur le service public. Et c'est justement ça qui est en train de péter. Mais pour revenir sur les propos de Jérémy... La télé que je pratique intensément depuis une vingtaine d'années, effectivement, il n'y a pas de débat. Il y a la recherche d'un moment. Il y a la recherche de bons clients, de gens qui savent comment ça fonctionne, qui vont pouvoir avoir la répartie. Le truc qui va effectivement aujourd'hui buzzer sur les réseaux sociaux, c'était moins le cas il y a 20 ans, bien sûr. Mais il n'y a absolument pas moyen d'avoir un débat à la télé, soit parce que les émissions de débat de qualité. Je pense à des trucs comme, c'est ce soir, où on prend un peu le temps, c'est-à-dire qu'on prend une heure avec cinq invités pour débattre d'un sujet. Mais le différentiel d'opinion entre les cinq invités tient sur un mouchoir de poche. Il y a un biais. Il y a un
angle éditorial.
Oui, bien sûr, il y a un angle éditorial. Mais ils ne s'en cachent pas. Chacun le sent, chacun le voit. Ils ne s'en cachent absolument pas.
Parfois, tu vas voir une personne face à quatre. Oui, c'est ça. Et c'est du pichy là. C'est une mécanique. Souvent, c
'est moi. Et le bon qu'on peut se dire, c'est que vraiment... La distance idéologique n'est pas si phénoménique que ça, mais ils ont le mérite de ne pas s'en cacher. Je vous renvoie à une interview qu'a fait Karim Rizouli dans Télérama il n'y a pas longtemps. Il est honnête. On ne peut pas lui reprocher de ne pas être honnête. On a longtemps fait semblant d'imaginer qu'il y avait un pluralisme extraordinaire sauf à ces news. On s'aperçoit qu'il n'y a aucun pluralisme nulle part et que dans l'absolu, le mot en tant que tel a été vidé de son sens et que ça n'a pas vraiment de sens. Il y a donc une pluralité de médias qui ne sont pas financés
pareil quand
même. Qui ne sont pas financés pareil, mais surtout dont les audiences fondent comme neige au soleil. Et il faut quand même bien réaliser qu'un joli score d'audience sur BFM, ça représente l'équivalent d'un bon tweet de ma part ou de Brivelle. En termes d'audience. En termes d'audience, effectivement. Donc, ils sont effectivement dans ce basculement. Ils voient arriver des mastodontes sur YouTube qui proposent effectivement des émissions de deux heures qui n'ont pas le même rythme qu'une émission d'un quart d'heure avec trois invités qui s'interrompent. C'est clair. Mais fondamentalement, de nos jours, si vous n'avez pas envie de regarder l'émission de deux heures, vous la balancez dans une ligne. Et elle va vous dire quels sont les passages intéressants éventuellement sur lesquels vous attardez. Et c'est clair que quand on a deux heures dans un podcast pour s'exprimer, on peut aller au fond des choses. D'une façon que la télévision ne peut pas aborder. Donc ils sont en train effectivement de se faire bouffer et d'avoir un transfert massif des audiences vers YouTube. D'où la volonté de réguler YouTube, ce qui est déjà le cas en Angleterre, ce qui viendra en France. D'où la volonté de réguler les réseaux sociaux. Parce qu'il y a effectivement une perte de pouvoir de tout un système qui a été construit depuis plus d'un siècle, je vous renvoie à Edouard Bernays, sur un système politico-médiatique qui mettait les médias au centre du contrôle de l'opinion publique. Et ça, c'est terminé. Et c
'est rassurant, il y a une recherche de vérité. C'est ça qui est intéressant.
Brivaël,
là-dessus.
Merci Fabrice. Je pense qu'on est en train d'observer un nouveau phénomène. Pour vous donner un peu de contexte sur la boîte que je construis, nous, c'est donner la capacité de pouvoir créer des vidéos. Aujourd'hui, on est focalisé sur le contenu court, mais dans le futur, des documentaires, des séries, des films, etc. J'ai reçu moi personnellement des dizaines de messages de réalisateurs de tout ordre qui me disent je ne peux pas faire réaliser mon film parce que ça ne respecte pas tel ou tel quota. Je ne peux pas faire mon film parce qu'aujourd'hui il y a une pénétration entre guillemets, il y a un entrisme idéologique dans les médias de manière générale. D'ailleurs, je pense que c'est pour ça que mon thread sur le wokisme et les origines de tout ça a très bien marché. Parce qu'on constate que des formats qui étaient encore extrêmement frictionnels par les coûts de production, je pense qu'on est au tout début d'une nouvelle ère. Donc, en fait, l'IA a permis à des gens qui ne prenaient pas spécialement la parole de la prendre et que plus on va avancer. Plus des formats qui étaient réservés à des grosses boîtes de production vont l'être de moins en moins. Et moi, ça me donne beaucoup d'optimisme parce que je pense que... On est dans une ère où le marché de la vérité, et en tout cas le public n'en peut plus de cette espèce de filtre entre les médias et le peuple, qui était main dans la main avec les politiques, avec une espèce de filtre plus ou moins opaque par rapport à ce qui devrait être dit. l'asymétrie entre ce qu'on constate dans le réel et ce qui est relayé dans les médias est telle que, moi ça me fascine, des fois je retweet des tweets de médias mainstream et je fais 50, 100 fois plus de vues et je leur donne de l'audience. Et je pense que c'est vraiment le début du nouvel ère et que les autres types de formats qu'on n'a pas eu encore vus, donc documentaires et le contenu long, vont être aussi capturés par le camp de la liberté et ça me rend extrêmement optimiste.
Merci beaucoup. Justement, on arrive à la fin de notre séquence. Il nous reste à peine cinq petites minutes. Je vais vous demander de conclure sur une seule et même question. Chacun pourra pendant une minute, une minute et demie, dire ce qu'il en pense. Un, qu'est-ce qui vous rend optimiste dans le monde qui vient ? Sur ce sujet, qu'est-ce qui vous rend pessimiste dans le monde qui vient ? Ou le contraire, pessimiste puis optimiste, histoire de terminer sur une bonne note. Chacun d'entre vous avait une minute pour conclure cette table ronde. Sardoche.
je vais commencer par le pessimisme. Je pense que, justement, comme je disais tout à l'heure, moi, je parle du réel, de ce que je suis bien en tant que créateur, en tant que quelqu'un qui donne des idées. On a cette vision de l'État qui n'accomplit plus son devoir de justice et donc des gens capables de se dire que cette justice doit être sociale. Donc le pessimisme, c'est que cette liberté... Il faut la donner à tous, il faut l'accepter, mais il faudra aussi comprendre que ça viendra avec son lot de souffrance et de haine. Donc forcément, on va être beaucoup plus facilement confrontés à la haine. Les jeunes aujourd'hui s'en rendent bien compte, mais les gens des médias, aujourd'hui mainstream, ne sont pas confrontés directement à cette haine. Et ça, ça va être très, très, très difficile. Maintenant, une fois qu'on fait abstraction de cette haine et qu'on comprend qu'elle est purement spéculative, c'est-à-dire que 99% de ces messages de haine sont... littéralement des mécanismes réactifs, réactionnaires assez primitifs. On se rend compte que nos idées, elles ont une percée, elles ont une portée qui est exponentielle. Et je suis complètement la vision de Brivael. Je pense que les gens ont une recherche de vérité profonde et que les médias aujourd'hui mainstream sont un peu encore la béquille de notre possibilité d'exprimer nos réels avis et de se rendre compte de la transition qu'on est en train de vivre. Et on pourra mieux la faire que jamais. dont l'avenir qui s'offre à nous.
Merci Sardoche pour cette petite conclusion. Fabrice, ensuite Brivaël et Jerem.
Ce qui me rend optimiste, c'est qu'on est au début d'une toute nouvelle ère où toute une nouvelle génération d'outils font s'effondrer la barrière à l'entrée pour créer des trucs au sens le plus large possible, du documentaire, du code, de l'écrit. de la musique, cette barrière à l'entrée qui auparavant nécessitait non seulement l'apprentissage d'un instrument de musique ou de savoir écrire. Tout ça est en train de s'effondrer et ça va donner lieu à une profusion de créativité avec beaucoup de merde. Mais malgré tout, dans l'eau, on a un mécanisme justement hérité des réseaux sociaux qui permet l'émergence. d'une forme de qualité, en tout cas d'une forme de mainstream, qui va radicalement renouveler ce qui nous sert de culture aujourd'hui. Et qu'il faut l'avouer dans une forme d'impasse. Donc ça, ça me rend assez optimiste. Ce qui me rend pessimiste, c'est l'état de notre société. On est dans des fractures qui sont multiples et très profondes. On parlait en coulisses des fractures engendrées par la Covid. C'est une fracture qui ne s'effacera pas, que les politiques refusent de regarder en face, mais qui vraiment fracture encore aujourd'hui la société. On a des multiples fractures et qu'on n'est plus du tout en mesure de faire un peuple. C'est fini. Et donc mécaniquement, le pouvoir qui va hériter de la France d'ici un peu moins d'un an... va se confronter à cette fracture, quelle qu'il soit, quelle que soit la personne élue. Elle va être confrontée à cette fracture. Elle ne pourra pas être le président ou la présidente de tous les Français. Ça n'est plus possible. Et donc, on va passer à autre chose. Et ça va être une phase difficile, très, très difficile.
Merci Fabrice de cet éclairage. Brivaël, une minute chacun. Et nous devons clore cette table ronde. Brivaël.
Je vais vous parler de technoptimisme. Je pense qu'on est en train de vivre vraiment une sorte de charnière civilisationnelle. Elon Musk au G20 il y a encore une semaine s'est projeté dans un monde où on va avoir la robotique qui va arriver dans les années à venir. Et on sous-estime à quel point... La robotique, donc les humanoïdes, vont changer profondément nos sociétés. Ils parlent même de la fin de la monnaie telle qu'on la conçoit aujourd'hui en 2036. Donc évidemment, c'est du Elon Musk. Il faut prendre ça avec des pincettes. Mais moi, ça me rend extrêmement optimiste parce que si on prend les systèmes actuels, il y a beaucoup de pauvreté, beaucoup de misère, encore beaucoup de friction dans le système. Aujourd'hui, quand on regarde ce qui se passe en IA, avec les avancées scientifiques, plus la robotique qui arrive, il y a de quoi être extrêmement optimiste. La seule touche de pessimisme est... Je pense qu'on va s'en sortir. C'est justement réussir à faire comprendre que pour avoir ce monde d'abondance, il faut être dans un monde de liberté pour que les gens puissent essayer, échouer, etc. Et que ce fameux principe de précaution qu'on a mis dans la Constitution va falloir l'enlever, redonner la responsabilité sur les individus. Et je crois beaucoup à un monde très bien venu dans le futur.
Merci beaucoup. Mot de la fin pour Jérôme. Optimiste, pessimiste, pessimiste et optimiste.
Pessimisme, léger, parce que je suis nature optimiste, mais quand même, c'est sur la pérennisation du modèle économique des créateurs de droite. Parce que c'est vrai qu'il y a une asymétrie de moyens entre les créateurs de gauche qui n'ont aucune difficulté à monétiser leur contenu, à trouver des sponsors, même parfois des subventions publiques. Ils n'ont pas de problème d'expulsion des comptes bancaires, etc. Donc ça, c'est peut-être le truc sur lequel chacun d'entre nous et chacun d'entre vous peut avoir la main. du contenu et bien soutenait les créateurs qui créent du contenu et qui participent justement à cette guerre culturelle et puis peut-être sur l'optimisme alors moi je prendrais le contre-pied de Fabrice je pense que cette fracturation dont il parle est au contraire une bonne chose je parlerai même d'atomisation puisque pendant 40 ans il n'y avait pas de fracture en fait tout le monde était d'accord sur le socialisme et là on a enfin aujourd'hui on commence à avoir une fracture entre ceux qui commencent à dire il y a peut-être un peu trop d'état et ceux qui pensaient l'inverse donc au contraire je suis très optimiste entre les think tanks les individus les partis politiques, les médias. Tant mieux, il faut de la pluralité et de la vraie pluralité, pas celle, évidemment, de France Inter.
Excellent l'espoir, René. Restez juste sur scène un instant. Merci à nos quatre invités. Je vous demande d'accueillir celle pour qui la l'idée d'expression est un vrai petit sujet et elle aime beaucoup Sarah Knafo.
Bonjour à tous. Merci à vous tous d'avoir été là. J'ai vu extrêmement attentif. Moi, j'ai eu la chance de suivre cette conférence dans les loges. Je l'ai trouvée passionnante. Alors vraiment, merci à vous quatre. Merci à Olivier, qui est toujours un excellent maître des cérémonies. On peut applaudir Olivier Ubeda. Cet été, on était au plein cœur de l'été, il y avait beaucoup de politiciens qui étaient en vacances et qui manifestement avaient un peu débranché avec la politique. On a vu que nos libertés étaient menacées par l'institution même qui devait les protéger, à savoir le Parlement français. En principe, dans le Parlement français, on a des représentants du peuple qui doivent assurer... Les libertés du peuple devant le gouvernement qui parfois pourraient vouloir empiéter sur les libertés du peuple. Et là on a vécu exactement l'inverse. On a eu une coalition de partis qui ont encore trouvé un nouveau prétexte pour pouvoir nous censurer. Vous verrez qu'il y en aura encore des dizaines. Je dirais que le plus pervers dans tout ça, c'est qu'ils essayent de nous moraliser avec nos propres enfants, qui nous font croire qu'ils vont nous censurer pour notre bien en disant qu'ils le font pour le bien de nos enfants. on peut peut-être les prévenir, si on veut assurer le bien de nos enfants, on est là, on est parents, on n'a pas besoin de l'intrusion de l'État pour protéger nos enfants. Et si l'État veut protéger nos enfants, qu'ils fassent déjà sortir les pédophiles de l'école, qu'ils mettent déjà les assassins, notamment l'assassin de la petite Liana, hors d'état de nuire, Et qu'il sanctionne les magistrats qui permettent à ces mêmes assassins de rester en liberté. Ça, c'est ce qu'on attend de l'État. J'ai pas entendu le slogan, donc je vais pas applaudir. Mais ce que je veux vous dire, c'est que la liberté d'expression, c'est... la liberté la plus importante de toutes, parce que c'est celle qui nous permet de défendre toutes les autres. Donc c'était fondamental pour nous de permettre à cette table ronde de se tenir ce jour de notre université d'été, de faire notre rentrée en parlant de cette liberté-là, parce que, alors même que tous ceux qui sont autour de la table ne sont engagés dans aucun parti, ne sont pas des militants reconquêtes, ne sont pas des adhérents à un parti, ils sont je dirais des militants de la liberté. De la liberté d'opinion, de la liberté d'information, c'était essentiel que vous puissiez les entendre pour bien comprendre ce qu'ils essayent de faire à la veille d'une élection présidentielle. On est à la veille de l'élection majeure en France. Et c'est précisément maintenant qu'on commence à entendre tous ces débats. Censure des réseaux sociaux, contrôle d'identité sur les réseaux sociaux. Et vous avez entendu Emmanuel Macron dire qu'il s'était fixé pour objectif de faire adopter une nouvelle loi avant le printemps. Qu'est-ce qu'il y a au printemps ? L'élection présidentielle. Il veut aller vite. Il demande même maintenant à Ursula von der Leyen, venez nous imposer une loi puisque le Conseil constitutionnel français a dit non. Est-ce que vous imaginez en être venu à ce stade où on en vient à supplier l'Union européenne de bien vouloir passer au travers de notre constitution pour nous imposer des restrictions de liberté d'expression ? Tout ce que je voulais vous dire, désolé, je prends la parole de manière un peu improvisée, c'est compter sur nous pour nous battre. Je sais qu'on peut compter sur les quatre qui sont autour de la table parce que, pardon de l'anglicisme, ils ont fait le job pendant que tous les politiciens étaient tranquillement sur leur transat ou votaient contre nos libertés d'expression. Je sais qu'on pourra compter sur vous partout sur les réseaux sociaux. Je sais que vous êtes actifs sur les réseaux sociaux. Vous pourrez compter sur moi au Parlement européen. Je sais pouvoir compter sur vous sur les réseaux sociaux. On se battra. Merci à vous et vive la liberté d'expression. Merci Sarah.
Merci à nos quatre invités. La table ronde suivante continue. Merci à vous. A très vite Sarah. On te retrouve pour la dédicace tout à l'heure.
tout de suite pour la dédicace. Merci Olivier.