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La clôture du sommet spatial international hier soir à Paris avec encore pas mal d'annonces.
Et d'abord The Exploration Company qui après sa levée record remporte là en doublant Thalès un contrat majeur avec l'ESA, 760 millions d'euros pour trois missions cargo avec sa capsule Nix afin de ravitailler la station spatiale internationale. Les premiers vols sont attendus à partir de 2028. Airbus également qui annonce une commande importante passée par Eutelsat pour 229 satellites. de plus, qui là seront destinées à l'offre de connexion Internet OneWeb. Et puis enfin, pour muscler l'Europe de l'espace, toujours, c'est Emmanuel Macron qui veut donner un coup d'accélérateur. au direct-to-device, Jean-Baptiste Huet, c'est ce qui permet au téléphone portable de se connecter directement au satellite.
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C'est exactement ça. Le principe est simple. Quand votre téléphone ne capte plus aucun réseau au sol, il pourra demain se connecter directement au satellite. Plus besoin d'antennes relais à proximité, on pourra envoyer des messages, passer des appels et à terme, accéder à une connexion qui se rapproche de la qualité 5G, même dans les zones les plus isolées. C'est ce qu'on appelle donc le direct-to-device. Et l'Europe veut désormais entrer dans cette course. Emmanuel Macron a appelé hier. Les opérateurs télécoms, les fabricants de constellations, les industriels européens a créé une alliance capable de proposer un service européen d'ici 2030. Car... Évidemment, les Américains ont déjà pris de l'avance, notamment avec Starlink. Mais en Europe, les grandes manœuvres ont déjà commencé, puisque Orange, Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica discutent déjà d'un projet commun autour des fréquences satellitaires. Sauf que cette union, elle est évidemment déjà fragile, puisque Deutsche Telekom a déjà un accord avec Starlink et que Vodafone est mariée à l'américain AST Space Mobile. Et c'est là que se joue une partie de cette bataille. Il faut à la fois disposer des satellites, des fréquences, mais aussi intégrer ce nouveau réseau spatial. aux réseaux mobiles existants. Alors l'Europe possède une bonne partie de ces briques technologiques, reste maintenant à les fédérer suffisamment vite pour éviter que demain, une infrastructure aussi essentielle que la connexion de téléphone depuis l'espace ne soit contrôlée principalement par des acteurs américains.
Merci Jean-Baptiste Thuette.