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Mon invité aujourd'hui est Fabien Roussel, bonjour. Bonjour M. Lottelier. Je suis secrétaire national du Parti communiste et candidat à l'élection présidentielle. Êtes-vous inquiet de la situation économique en France Extrêmement inquiet. Inquiet et en colère. Et ce que vous annoncez comme étude qui montre que la France est en déclin et déclassée, c'est ce que nous ressentons toutes et tous. Et c'est bien pour ça que cette élection présidentielle est importante, mais au-delà de ça... Il va falloir agir maintenant. Comment vous l'expliquez, ce déclin que vous dites ? Eh bien... Qui est responsable ? C'est la situation internationale ? La situation internationale, mais aussi les choix politiques qui ont été faits ces dernières années. La situation internationale, parce que le coup de la guerre... Nous le payons, nous, en France. De quelle guerre vous parlez ? Le coût de la guerre en Europe, notamment, que les États-Unis nous fait payer, et cette guerre qui dure depuis maintenant près de 5 ans. Vous parlez quoi ? De l'Ukraine ? Le coût de la guerre. Le coût de la guerre, ce sont les 6 milliards de plus que nous allons mettre dans le budget des armées. Le coût de la guerre, c'est le coût de l'énergie qui a décuplé depuis que cette guerre a commencé. Le coût de la guerre, c'est le gaz russe aujourd'hui dont nous sommes privés et qui fait que les Français vont subir... Une troisième fois, une hausse du gaz. Arrêtons-nous un instant là-dessus. Est-ce que vous dites aujourd'hui, il faudrait revoir le blocus sur le gaz et le pétrole russe ? Je vais revenir sur le déclin de la France. sentiment des Français aujourd'hui... C'est que nous sommes humiliés. Nous sommes humiliés. Nous sommes trahis par des élites malhonnêtes et corrompues. Et nous avons besoin de retrouver... Non, non. Nous avons besoin de retrouver de la grandeur, de la fierté, de redevenir une grande nation industrielle, agricole, mais aussi diplomatique. Alors, revenons, revenons. Diplomatique, justement, parce que la question de la guerre nous coûte... Je voudrais m'arrêter sur ce point, justement sur la guerre en Ukraine. Quelles conclusions vous en tirez ? Par exemple, qu'il faut revoir le blocus sur le gaz et le pétrole russe vais vous dire, je ne vais pas revenir sur des points particuliers comme ceux-là. Je vais vous dire une chose plus ambitieuse que ça. Je pense qu'aujourd'hui, nous pouvons faire toutes les promesses que nous voulons. Mais si nous ne relevons pas la question de la paix et de l'énergie, ces deux questions-là, si on ne relève pas le défi de la paix et de l'énergie, toutes les promesses seront caduques. Donc pour vous, il faut la paix en Ukraine avant tout ? mettre tous les moyens possibles, comme d'ailleurs le pape Léon XIV l'appelle, il faut mettre tous les moyens possibles diplomatiques pour aboutir à un cessez-le-feu et mettre fin à cette guerre. Je vais même vous le dire, je n'ai pas confiance... Et ça permettra de faire baisser le prix du gaz et du pétrole. Mais je n'ai pas confiance dans les Américains qui vont décider à notre place et aller négocier avec Poutine. Pour être très clair, pour ceux qui nous regardent, si la guerre sert à temps d'Ukraine, le prix du gaz et du pétrole baisseront. Mais le coup, oui bien sûr, arrêter cette guerre en Ukraine, c'est tout de suite retrouver des marges de manœuvre en France. C'est la diplomatie de la paix, c'est celle qui nous permettra de retrouver des marges de manœuvre dans notre pays. Venons-en justement au prix qui augmente. Vous parliez du gaz, il y a le carburant, vous le voyez bien aussi. Vous demandez régulièrement au gouvernement de baisser les prix de l'essence, de l'électricité, du gaz. Comment ? Mais d'abord parce que c'est urgentissime. plus de 2,20€ le diesel quand des gens ont acheté une voiture diesel pensant payer moins cher leur essence. Ce n'est plus possible, les fils devant les stations essence reviennent. Je demande une chose, je demande tout de suite au gouvernement français de supprimer les certificats d'économie d'énergie qu'ils ont mis sur le litre d'essence depuis le 1er janvier. C'est 15 centimes par mois. Je demande tout de suite au gouvernement de baisser la TVA de 20% à 5,5%. Ça fera de l'argent en moins dans les coûts de l'État. C'est tout de suite, j'y viens. c'est tout de suite 30 centimes en moins sur le prix du litre d'essence. Je demande au gouvernement d'agir sur le groupe Total et le groupe Rubis qui desserre la Corse en essence, d'agir sur ces deux groupes pour que le prix de l'essence baisse. Et je vais même aller plus loin. Si le gouvernement n'agit pas dans les jours qui viennent, j'appelle les Français. J'appelle les Français à se mobiliser, comme nous avons su le faire en 2018 avec les Gilets jaunes. Je les appelle à se mobiliser sur les ronds-points, devant les sous-préfectures, devant les préfectures, devant tous les lieux de pouvoir, devant l'Elysée, devant Matillon, devant Matignon. pour que enfin, enfin ce gouvernement agisse. N'attendons pas les élections présidentielles. C'est maintenant qu'il faut qu'on se mobilise et que l'on appelle ce gouvernement à agir immédiatement. Vous avez vu les appels à manifester qui circulent sur les réseaux sociaux, notamment pour une date du 17 octobre. Est-ce que vous vous inscrivez dans ce mouvement ? Oui, et avant le 17 octobre. Mais vous vous inscrivez aussi dans ce mouvement ? Bien sûr, je fais confiance. à nos concitoyens. Et en même temps, je les appelle. Adressez-vous aux forces syndicales, adressez-vous aux forces politiques pour que nous soyons ensemble. Je suis pour l'union du peuple de France sur ce sujet et avant le 17 octobre. Le 15 septembre prochain, là, dans quelques jours, les énergéticiens eux-mêmes appellent à se mobiliser pour faire baisser les prix de l'énergie, pour reprendre la main sur la tarification de l'électricité et du gaz. Donc, participons à toutes ces mobilisations. C'est entendu. Il y a le débat sur le budget 2027 qui va commencer aussi. Ça, ça va être un autre enjeu, parce qu'il va falloir faire des grands choix pour l'année qui vient et certainement pour l'avenir. Et vous avez vu que Sébastien Lecornu a mis des pistes sur la table, par exemple. à baisser la taxe exceptionnelle sur les entreprises qui font des gros bénéfices, plus d'un milliard et demi de chiffre d'affaires par an. Par exemple aussi, pourquoi pas, c'est des pistes sur la table, de geler les retraites les plus favorisées. Est-ce que là, quand vous entendez ça, vous dites vous, nous on censurera ? Mais toutes ces pistes vont conduire à une nouvelle fois taxer. Les plus faibles, les plus précaires, les retraites moyennes. Parce qu'aujourd'hui, à partir de 3 000 euros, on est riche avec ce gouvernement. Moi, je veux taper plus haut. Je veux taper sur les 1 % les plus riches. Revenons sur l'essence. Monsieur Pouyanné, patron de Total, il gagne 1 million d'euros par mois. Son groupe va faire 20 milliards d'euros de bénéfices sur l'année. Rien que ces 20 milliards d'euros ? Ça permettrait tout de suite de prendre en charge la baisse de deux points de TVA sur l'essence. Enfin, vous savez, ces profits sont illicites, illégals. Monsieur Pouyanné devrait être convoqué devant un tribunal. Ces gens-là sont malhonnêtes, ils nous volent, mais par contre... Le gouvernement dit, c'est aux Français de payer, c'est aux retraités de payer. Vous êtes en campagne pour la présidentielle, c'est la deuxième fois que vous vous présentez à la présidentielle. Pour vous, pas de problème pour avoir les 500 signatures, j'imagine ? Oui, pas de problème. Par contre, le financement, ça coûte à peu près 16 millions, une campagne présidentielle. Vous avez l'argent pour ça ? Les 16 millions, c'est pour les plus riches. Là, les plus riches, ils vont mettre 16 millions, c'est le plafond. Mais oui, parce que je suis un candidat qui va faire campagne avec ces moyens qui sont ceux de ceux qui me soutiennent. Je lance un appel à la souscription et ceux qui veulent que justement les propositions que je porte gagnent dans cette campagne, qu'ils me soutiennent financièrement en respectant les plafonds. Vous avez besoin d'argent. Il y aura la campagne des riches qui vont avoir 16 millions d'euros. Et il y a la campagne de ceux qui défendent le monde du travail et le monde ouvrier. Vous avez donc besoin d'argent pour votre campagne ? Oui, bien sûr. Et vous ne faites pas confiance aux banques là-dessus ? Bien sûr, nous avons de quoi faire campagne. Mais pas à 16 millions. Mais bien sûr que non. Pas à 16 millions, ça c'est le budget des riches. Moi j'aimerais bien justement avoir une campagne sur un budget populaire qui s'appuiera sur le soutien du monde du travail que je vais défendre dans cette campagne. La France Insoumise fait le pari, Manuel Bonpart était là lundi, qu'une partie des électeurs qui avaient voté pour vous il y a 5 ans voteront directement pour Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que c'est un risque que vous prenez en compte ? Excusez-moi, je ne comprends pas votre question. Si vous la comprenez très bien. Ce n'est pas mon sujet. Si vous la comprenez très bien. Oui, mais je sais, chacun va faire ping-pong là-dessus. Non, non, pas ping-pong là-dessus. Si simplement, est-ce que c'était un risque ? Je ne jouerai pas à ça. Il va y avoir trois candidats de gauche à cette élection présidentielle. Et je dirais tout simplement... que le meilleur gagne. L'objectif, pour vous, c'est qu'il y ait au moins 45% d'électeurs qui choisissent les candidats de gauche. Et à chaque fois que dans une élection présidentielle, la gauche a atteint ces 45-50%, à chaque fois un candidat de gauche s'est qualifié au second tour. Je souhaite pouvoir être qualifié au second tour. C'est très clair, c'est ce que j'allais vous demander. J'allais vous demander quelles sont vos ambitions. Mais bien sûr, moi je défends mes idées. Moi je défends mes idées. Vous y croyez ? Mais bien sûr, sinon je ne me présenterai pas. Ce que je veux dire, c'est qu'il faut passer de 2,2% de la dernière fois à 20%. Oui, bien sûr, mais c'est possible. Oui, bien sûr, mais c'est les Français qui décident. Laissez la liberté de vote à nos concitoyens, justement. Parce que ce qui compte, c'est les idées. Ce qui compte, c'est le programme qu'on défend. Moi, je veux défendre le pouvoir d'achat, des mesures fortes contre la vie chère et surtout... Porter une ambition pour la France, que l'on retrouve notre grandeur. Première nation industrielle, redevenir une première nation agricole, redevenir en tête du classement PISA pour nos enfants, c'est cette ambition-là qu'on doit porter. Demain, ce sera un grand moment, ce sera la fête de l'humanité, ça dure tout le week-end. Vous allez tenir un grand discours sur la grande scène. Jean-Luc Mélenchon sera aussi à la fête de l'humanité. Est-ce que vous le croiserez, vous irez le voir, vous irez lui serrer la main ? Je vais croiser les Français, je vais croiser les visiteurs de la fête de l'UMA d'abord, essentiellement. Mais si vous le croisez, vous lui direz bonjour. Oui, mais bien sûr. Ce sera l'occasion de jauger aussi. Mais on n'est pas des bêtes. Est-ce que ce sera l'occasion de jauger aussi ? qui est le plus fort, qui attirera le plus de monde. Mais ce n'est pas ça le sujet. La question, c'est est-ce que les idées que nous allons défendre dans cette campagne vont l'emporter avec majoritaire ? Enfin, on va pouvoir se débarrasser du président de la République. Enfin, on va pouvoir mettre en place un programme de rupture, de changement. C'est l'heure de renverser la table, mais pas pour le chaos, pour porter une grande ambition pour la République et pour la France. Merci Fabien Roussel d'avoir accepté notre invitation dans les cas de vérité.
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