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Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle émission du samedi politique. Alors aujourd'hui, bien sûr, nous allons faire le tour de l'actualité, une actualité riche comme chaque semaine. On l'a vu, de la guerre en Ukraine au conflit en Iran, les conséquences économiques arrivent en France. On ne peut pas l'éviter, tout cela à moins d'un an de l'élection présidentielle. Alors faut-il s'attendre à la révolte ? C'est ce que nous allons voir dans un instant. Mais avant, chers amis, n'oubliez pas, j'ai besoin de vous pour le petit clic sur le pouce en l'air. pour relayer bien sûr au maximum cette vidéo. Et puis évidemment, rendez-vous dans les commentaires dès à présent. Je vous lis chaque semaine, c'est parti. Et à mes côtés, cette semaine Florian Philippot, bonjour monsieur.
Bonjour.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Alors vous êtes le président des Patriotes et je tiens tout de suite à rassurer… ou au contraire décevoir nos téléspectateurs, vous n'avez pas le don d'ubiquité. Vous n'êtes pas sur le plateau le samedi puisque vous êtes à Arras et on enregistre vendredi en fin de matinée précisément pour pouvoir vous laisser aller à Arras aux assises de la souveraineté. Mais je crois qu'il est encore temps de vous rejoindre au moment de la diffusion de cette interview. – Oui, si vous
regardez la vidéo effectivement là ce samedi matin, tout de suite, et que vous êtes du côté d'Arras, pour les autres ça va être un petit peu plus compliqué, vous pouvez venir, même non inscrit, directement on vous accueille, c'est à l'Artway. C'était ouvert dès 9h et ça reste ouvert. Et vous payez vos 5 euros, c'est 5 euros, l'accès à toute la journée sur place. Voilà, c'est 50 avenues, Roger-Salengro, Saint-Laurent-Blangy, c'est-à-dire un quartier d'Arras en fait. C'est vraiment Arras, quoi. – Et il y a même le grand buffet le
soir.
Alors le banquet, c'était vraiment pour les inscrits. Là, pour le coup, on ne pourra pas rouvrir. Mais pour accéder à toutes les tables rondes, tous les ateliers, tous les stands de toute la journée des assises, vous pouvez encore venir, même si vous n'êtes pas inscrit. On vous attend. –
Il est encore temps, donc c'est parfait.
– Exactement.
Florian Philippot, j'aimerais qu'on commence aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, avec la situation internationale, parce que je l'ai dit, cette situation internationale explosive, elle a des conséquences directes sur la France. Bien entendu, on va regarder du côté du Proche et du Moyen-Orient, vous le savez, depuis le 28 février, Donald Trump et Benjamin Netanyahou ont décidé de frapper l'Iran. On avance vers une escalade ces derniers jours. Il y a quelques heures, les combattants d'Anne Sarala au Yémen ont frappé un oléoduc en Arabie Saoudite qui permettait de bypasser… allez-je dire le détroit d'Hormuz, c'est à présent le détroit de Bab el-Mandeb qui risquerait d'être fermé. On s'attend à une crise du pétrole et un choc pétrolier. Quel regard portez-vous sur cette situation internationale
Elle est extrêmement inquiétante en fait. Je ne veux pas agiter les peurs, mais je crois qu'on est vraiment sur une pente, que ce soit sur le Moyen-Orient ou sur le conflit russo-ukrainien. Une pente dangereuse parce qu'on sent que tout est inflammable à tout moment. Alors il y a les conséquences économiques que vous dites et le choc pétrolier il est déjà là. Il est dans les stations-service en France, il est dans le portefeuille des gens. On a en cette rentrée le pétrole avec l'essence et le gazole au plus haut historique. On a des moyennes à 2,20, 2,30, enfin c'est délirant le litre.
On se rappelle de la somme qui a émis le feu aux poudres avec les gilets jaunes ?
1,50. Les anciens 10 francs, en fait, pour se souvenir. Là, on est aux anciens 15 francs. Donc les gens aient bien ça en tête. Donc 15 francs de litre. Mais il faut quand même que les gens se disent ça. Voilà, donc ça, c'est déjà les conséquences. Mais c'est vrai qu'en plus, on a une… Depuis le début d'une guerre là-bas au Moyen-Orient, une israélo-américaine qui était complètement incompréhensible, qui est absurde, enfin qui est compréhensible peut-être pour certains, pour Netanyahou qui veut se maintenir et qui a besoin de mettre du feu en permanence, surtout qu'il y a eu des enquêtes de presse sur le 7 octobre qui sont sorties récemment, qui sont quand même très gênantes pour lui. Il y a évidemment cette technique qu'on connaît bien. Côté Trump, c'est toujours plus incompréhensible parce qu'il s'est fait élire sur la paix et certainement pas sur ce genre de guerre, d'ingérence dont on a honnêtement. souper et en disant ça je ne suis pas un fervent défenseur des mollahs, je m'en fiche en fait. Moi je veux que les peuples décident souverainement de leur avenir mais qu'on ne vienne pas leur imposer leur avenir par les bombes parce que généralement ça ne marche pas et on en a une nouvelle preuve. Donc là l'Iran a utilisé son arme nucléaire à elle, c'est le détroit d'Hormuz, elle est en train effectivement de détruire tout ce qui veut contourner le détroit d'Hormuz, ce qui est notamment en passant par l'Arabie Saoudite, ce que le pays vient de faire. Bon, c'était quand même assez prévisible. L'Iran avait même prévenu. Donc on est dans cette situation extrêmement compliquée. L'économie française étant déjà très mal en point, ça se surinfecte. Donc on a une situation maintenant qui est extrêmement compliquée. Si l'économie va mal, derrière les déficits augmentent, la dette augmente, les taux d'intérêt augmentent, l'économie va encore plus mal, donc l'emploi va encore plus mal, les retraites aussi, le pouvoir d'achat. Et vous voyez dans quel cycle infernal… – C'est l'économie circulaire. – Voilà, c'est l'économie circulaire, ça ruisselle. Ça ruisselle de malheur en fait. Et c'est exactement ce qui est en train de se passer. Donc… Première chose à faire, heureusement la France ne s'est pas engagée dans cette guerre, mais nous devrions parer au plus urgent, c'est-à-dire baisser les taxes sur l'essence. On ne peut pas faire grand-chose de plus aujourd'hui, ce n'est pas nous qui allons résoudre cette guerre, elle se résoudra si à un moment Trump décide d'arrêter, c
'est tout. – Si je peux me permettre, la France avait naguère une politique arabe, une diplomatie, et donc il y aurait possiblement un rôle à jouer sur ce terrain-là. – Tout ce qu'on
peut faire, il faudrait le faire. – Mais on sait bien que ce n'est pas Macron qui va le faire, voilà, je suis quand même réaliste. Macron ne va pas reprendre la politique arabe… – Jean-Noël Barraud ? – Encore moins Jean-Noël Barraud. Ils vont reprendre ensemble la politique arabe de la France, ils ne vont pas redonner le lustre qu'avait la France dans cette région. Je ne dis pas que c'est mort pour toujours, je dis simplement que Macron et Barraud ne sont pas outillés pour le faire parce qu'ils sont dans une logique post-France. eux, le mot France, ça n'existe même pas. Je pense que quand Macron prononce le mot France, je pense que ça lui provoque une nausée immédiate. Parce que je remarque qu'il ne le prononce même plus, plus jamais. C'est Europe, Europe, Europe, mais le mot France, il n'existe plus dans sa bouche. Donc, ça, on ne le fera pas. Il faut éviter simplement d'aggraver les choses. Ce serait déjà pas mal parce qu'en Ukraine, on aggrave les choses. Ça, je vais y venir dans un instant. Mais sur ce qu'on peut faire maintenant, nous, c'est au moins soulager les Français. C'est-à-dire baisser les taxes qu'on peut baisser, les droits d'assises, et puis il y aurait la TVA aussi, mais ça on ne peut pas la baisser parce qu'il y a une directive européenne. C'est une raison supplémentaire évidemment de reprendre notre souveraineté en quittant l'Union européenne. Puis moi je suis très favorable à deux mesures. Un, on lève les sanctions anti-russes. qui ne veut pas dire qu'immédiatement le pétrole russe déferlerait, puisque vous savez que la Russie elle-même a mis pour l'instant des interdictions d'exportation sur le gazole russe. Elle privilégie son marché national, ce qui est logique, parce que l'Ukraine aidée par l'OTAN n'arrête pas de bombarder des raffineries russes. Donc, autre conséquence de cette guerre que nous alimentons, c'est qu'on se tire une nouvelle balle dans le pied concernant y compris l'énergie, et là ça ne vient pas forcément d'Iran, ça vient d'Ukraine. Et puis, deuxième chose, mais bon, on peut quand même déjà baisser les taxes, et il faut le faire. Et deuxième chose, nous devons abroger la loi Hulot de 2017, qui est une des lois les plus stupides de l'histoire, qui interdit à la France d'exploiter ses propres hydrocarbures. Il y a beaucoup de pétrole au large de la Guyane. Il y a beaucoup de gaz dans le canal du Mozambique au large de Mayotte. Il y a même dans le canal du Mozambique, on a la moitié. Le Mozambique à la moitié, on a l'autre moitié, la France, grâce à Mayotte. Il y a des réserves de gaz qui équivalent à tout le Moyen-Orient plus toute la mer du Nord.
Et comment vous l'expliquez ça ? – Et le
Mozambique est en train, y compris avec Total, d'aller l'exploiter. Nous, on n'a pas le droit. La loi Hulot 2017, il y a aussi l'hydrogène blanc de Lorraine. – On aurait pu l'exploiter avant. – On aurait pu l'exploiter avant, je ne suis pas sûr qu'on l'avait fait déjà. Par exemple sur la Guyane, on a des informations qui datent des années 2020, 2021. Bon, il y avait déjà des informations avant, mais on a précisé les choses entre-temps, sauf que pour l'instant, on est bloqué. savez qu'il y a même des sénateurs guyanais qui ont déposé une proposition de loi cette année pour lever cette loi Hulot. Et ça a été rejeté par l'Assemblée nationale en juin dernier. Donc on préfère importer trois fois le prix du pétrole et du gaz de schiste américain. pour obéir à l'accord qu'a signé Madame von der Leyen avec Donald Trump dans son golf. C'est ça, concrètement, puisque cet accord nous oblige à importer massivement de l'énergie américaine, en plus produit dans des conditions écologiques absolument lamentables, alors que nous avons nous-mêmes des hydrocarbures français qui sont là. On disait, la France n'a pas de pétrole, mais elle a des idées. Aujourd'hui, on sait que la France a du pétrole, mais elle a de très mauvaises idées. Ça s'est complètement inversé.
Alors justement, vous avez évoqué la baisse en France des taxes, notamment de la TVA et puis de la taxe sur l'essence. C'est aussi une piste que Marine Le Pen évoque. Elle a été interpellée justement par un journaliste très récemment et qui lui demandait d'expliquer comment elle entendait financer cette mesure. Je vous propose de l'écouter tout de suite.
Il nous laisse la place. S'ils ne sont pas capables de faire, s'ils n'ont aucune idée d'économie à faire pour pouvoir financer cette mesure, ils nous laissent la place. Nous, on en a plein des idées d'économie. Croyez-moi, il y a une gabegie dans notre pays qui est absolument insensée. Je vais vous donner juste un exemple. On vient d'augmenter de 6 milliards la contribution à l'Union européenne. 6 milliards ! C'est déjà la moitié de ce que coûterait la baisse, non seulement de la TVA de 20 à 5,5, mais également la baisse de... de la taxe sur les carburants. Vous voyez, franchement, quand on ne sait pas faire, mieux vaut partir.
Marine Le Pen cible donc comme voie d'économie les contributions à l'Union européenne. Ça doit vous plaire, ça, Florian Philippot
C'est une bonne idée, mais elle ne peut pas le faire. – D'abord, elle ne peut pas baisser, je le redis, la TVA sur les hydrocarbures, en fait la TVA sur toute l'énergie d'ailleurs, y compris sur l'électricité, c'est décidé par une directive européenne. Donc soit on quitte l'Union européenne et on peut le faire, ce que nous proposons, soit il faut arrêter de mentir. Si on reste dans l'Union européenne… – Soit on dézoubille
?
Non, vous ne pouvez pas désobéir. Alors ça, c'est toujours la formule magique. D'abord, c'est une position adolescente. Adolescent rebelle, je désobéis, je laisse ma signature sur un traité, mais je désobéis. Qu'est-ce que c'est que cette position ? Soyons adultes. Les États sont des adultes. Si on n'est pas content avec un traité, on enlève sa signature, c'est-à-dire qu'on quitte l'Union européenne. Position rebelle, adolescente, alors ça ne marche pas. – On a vu par exemple avec Victor
Orban. Avec Victor Orban, il y avait des désaccords, c'était un bras de fer permanent avec Ursula von der Leyen. – Ah, aucun moment !
J'ai du respect pour Viktor Orban, mais si vous reprenez l'histoire, à aucun moment in fine, il désobéit. À la fin, et soit ça finit par bien s'arranger pour lui dans de très rares cas, soit il perd et il finit par obéir, malheureusement. Et d'ailleurs, ça lui a coûté tellement cher cette soumission, même si je ne veux pas l'accabler, mais quand même, il n'est pas sorti, malheureusement. Bon, à la fin, ils lui ont réglé son compte. puisque je rappelle que c'était cette année, les législatives en Hongrie, je rappelle qu'un mois avant le scrutin, en mars, ils ont déclenché la méga-alerte rouge des SA. Ce qui fait qu'un mois avant, les gens pourront vérifier, la Commission en peine a déclenché cette alerte, et donc ses posts à lui sur Facebook et ses partisans ont été complètement invisibilisés. Alors cela ne lui a peut-être pas coûté toute l'élection, mais ça n'a pas dû favoriser quand même son maintien. Bref, et puis une position, je vais régler le sort à cette histoire de désobéissance. Quand vous avez laissé la maîtrise de votre monnaie à une instance supranationale, vous ne pouvez pas lui désobéir. Parce que la monnaie, c'est une arme nucléaire. La BCE peut pulvériser votre économie en 48 heures. Elle ne s'est pas privée de le faire. Elle a déjà montré l'exemple à Chypre et à la Grèce il y a quelques années. Si vous lui désobéissez, si vous n'êtes pas maître de votre circuit bancaire et monétaire, vous êtes cuit. C'est pour ça qu'il faut en reprendre immédiatement la maîtrise et que la souveraineté monétaire est une des plus importantes. Ce n'est pas du tout une souveraineté technique, c'est une souveraineté vitale. Deuxièmement, vous auriez une montagne de contentieux, car le droit positif ne changera pas puisque votre signature sera toujours sur les traités. Vous aurez simplement dit verbalement « je vais désobéir ». Oui, mais le juge, il appliquera toujours le vrai droit et le vrai droit, il n'aura pas changé. Et donc, tout citoyen ou entreprise ou acteur français ou étranger qui s'estimera lésé par votre désobéissance verbale ira immédiatement devant les juges et vous perdrez tous vos procès. Et donc vous serez condamné à des milliards et des dizaines de milliards d'amendes supplémentaires et il y aura une embolie générale sur l'administration de la France en quelques semaines. Et donc Mme Le Pen finira par se coucher extrêmement vite pour ces deux raisons. Voilà, troisième raison, si vous désobéissez à votre propre signature, vous montrez que vous êtes un clown, et donc les taux d'intérêt sur votre dette augmentent immédiatement, car plus personne n'aura confiance dans la signature de la France, qui ne vaudra plus rien. Voilà, trois raisons pour lesquelles tout ça c'est du bidon, ils le savent, la réalité c'est que soit on reste et on prend tout, soit on sort. Donc, la contribution budgétaire de la France, d'abord moi je ne veux pas la baisser de 6 milliards, je ne veux pas annuler la hausse, je veux la réduire à zéro, car même si on annulait la hausse, il resterait 15 milliards de déficit par an. entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit. Donc ça ne règle rien. Donc moi je vais l'annuler totalement en quittant l'Union européenne. Je rappelle d'ailleurs qu'elle va passer à 42 milliards par an à partir du prochain budget pluriannuel de l'UE, 2028-2035. Elle va passer à 42 milliards par an et on récupérera toujours 13. Ça fera 29 milliards d'écart par an. Ça commence à faire chaque année quasiment 10% du budget français qui va partir là-bas. La réalité, c'est que même la baisse de 6 milliards, elle ne pourrait pas l'obtenir. Parce que ce sont déjà des engagements qui sont pris et que vous ne pouvez pas revenir en arrière. C'est ça la mécanique européiste. Et elle le sait. Comme Mélenchon le sait, parce que parfois il propose un peu la même chose. Ils le savent tous ces gens-là. Donc ils savent qu'ils mentent. On en a ras-le-bol des mensonges. Enfin, je veux dire, on sait qu'on va rentrer en campagne électorale, ça sera la foire aux mensonges, ça va quoi. Ou d'un moment, il faut que les Français quand même fassent le ménage. Sinon, tous les 5 ans, ils vont dire, oh, on a été berné. Non, vous n'avez pas été berné, vous avez été idiot. Ah oui, oui, non, mais je ne vais pas user de démagogie. Si à un moment, les gens ont compris qu'on leur mentait, mais ils continuent à voter pour le mensonge en voulant y croire, ça devient de la bêtise, attention. Heureusement, beaucoup de Français ont compris l'affaire et ne vont pas retomber dans le panneau. Mais ceux qui ont compris mais qui continuent en voulant simplement par pensée magique se dire cette fois-ci ce sera la bonne parce que cette fois-ci j'ai compris qu'on mentait mais finalement on ne ment pas tant que ça, ils deviennent complices de leur propre malheur. Il n'y a rien de pire que d'être complices de son propre malheur. Donc moi j'engage les Français à ne plus être complices de leur propre malheur et aller vers des solutions qui sont de sincérité, de vérité et d'authenticité.
Alors vous parliez tout à l'heure du déficit, vous parliez de Mélenchon, vous parliez de BCE, ça tombe bien parce que c'est le sujet que je comptais vous proposer juste après, la question de la dette bien entendu. La dette française aujourd'hui c'est 3,6 milliards, alors nous parlons, 120% du PIB, en gros chaque Français a 50 000 euros de dette au-dessus de la tête, c'est une véritable bombe à retardement selon vous, ou au contraire on fait rouler la dette comme disent certains et ce n'est pas un problème ?
Ça devient très problématique quand chaque année, à cause des taux d'intérêt qui remontent à 4-5%, vous avez dans le budget de l'État une énorme partie, qui est aujourd'hui le premier budget de l'État, supérieur à l'armée, supérieur à l'éducation nationale, et qui est consacrée simplement à rembourser les intérêts. On n'est pas du tout en train de rembourser le principal, on n'en est pas là. Et donc en fait, là ça devient une rançon insupportable pour aller engraisser des marchés financiers improductifs et spéculatifs. Donc, merci de la loi de 73 qui nous a mis là-dedans en premier, alors qu'avant on empruntait… à taux nul ou très réduit à la Banque de France. Ça marchait très bien. Et puis un jour, on a dit qu'il faut emprunter avec intérêt aux banques privées. On comprend qui s'est enrichi, mais pas le peuple. Et puis ensuite, cette loi 73, elle a été mise dans le traité de Maastricht par l'euro. C'est maintenant une obligation, l'article 123 du TFUE, Traité de fonctionnement de l'Union européenne. C'est une obligation, la BCE n'a pas le droit de prêter directement aux États. Elle peut racheter son… – On a
indexé sur l'inflation aussi.
– Voilà, tout à fait. Exactement. Merci Bruno Le Maire qui nous a fait endetter au coût de l'inflation. Voilà, donc ça, c'est la règle actuelle. Donc une espèce de loi de 73, mais communautarisée, européanisée. On peut en sortir uniquement en quittant l'euro. Donc ce que propose Mélenchon, c'est de congeler 18% de la dette. On l'écoute ? Oui. Et on revient dessus. On a toujours plaisir d'écouter Mélenchon.
Comment vont-ils faire pour la dette ? Regardez-les, ils sont là à dire, ah, il faut payer la dette, a dit monsieur Edouard Philippe. La France a une parole, forcément, c'est toi qui l'as faite la dette. Alors je comprends que tout d'un coup, tu te sentes mal. Alors comment vous comptez la payer, les intelligents, les super génies ? Qu'est-ce que vous avez trouvé ? Ils disent, ah, nous allons réduire le train de vie. Ah bon ? On est déjà à l'os. Qu'est-ce que tu vas réduire ? Dis-le avant. Ils n'ont pas l'intention de payer la dette. Une fois, j'ai demandé à Bruno Le Maire, je lui dis, mais vous comptez payer comment ? Il me dit, mais monsieur Mélenchon, la dette est déjà perpétuelle. On ne la paye jamais. On emprunte pour payer ce qu'on doit. Ils ne payent pas la dette, ils la font rouler comme ils disent. Alors ils tombent sur un gars comme moi qui leur dit « je ne suis pas d'accord ». pour que, quand tout d'un coup ça prend la lubie au marché financier, ils augmentent le taux. Parce que c'est vous qui payez. En ce moment, on emprunte à 4%. C'est ruineux pour nous, mais c'est ruineux pour tous les pays du monde. Et la raison pour laquelle on paye 4%, c'est pas parce que, soi-disant, on travaille pas assez. Vous n'avez rien à vous reprocher. Ce n'est pas vrai. Vous n'avez pas pas assez travaillé. Vous n'avez pas pas assez économisé. Vous avez tous fait ce qu'il fallait, mais vous êtes gérés par des gens qui se sont abattus sur vous comme des tics et qui pensent qu'ils vont continuer à prendre, prendre et prendre encore, sans jamais rien rendre aux autres. Alors, la Banque centrale indépendante, la Banque centrale européenne, la Banque centrale n'a pas le droit d'acheter directement à un État des titres de dette. Ils ont décidé ça, c'est absurde. Mais elle s'est donné le droit, qui a été reconnu par les juridictions européennes, d'acheter à des banques privées les titres de la dette française. Si bien que la Banque Centrale Européenne a un gros tas de titres de dette français. Et je propose, puisque nous sommes tous membres du système euro, que cette dette-là soit annulée.
'est-ce que vous pensez de ce raisonnement ? Alors, annuler cette part de dette, ce n'est pas la dette intégrale. – Oui,
la part c'est 18%, c'est 600 milliards. – C'est quand même un cinquième. – Non mais j'y suis favorable. Mais l'arcognol a toute fin. On est dans le système euro. Et je crois qu'elle n'a pas l'intention de quitter le système euro. Lui, le grand révolutionnaire, il va quand même rester dans la monnaie de l'oligarchie. C'est quand même bizarre, non ? Donc, il ne fera rien. – Alors il l'a dit au premier débat de Roland-Garros, vous savez, le débat des candidats.
le MEDEF.
– Voilà, parce qu'au début, il faisait le malin, il croyait qu'on n'avait pas vu l'astuce, donc il disait même que c'est la dette Banque de France. C'est vrai qu'elle est gérée formellement par la Banque de France, mais pour le compte de la BCE. Et on l'annulera, voilà. Il disait juste ça. Et puis entre-temps, on lui a expliqué qu'avec l'euro, ce n'était pas possible. On peut le faire si on quitte l'euro. Parce que sinon, il faut convaincre tous les gouverneurs de Banque centrale, plus la Banque centrale elle-même. Bon, ça ne marche pas. Et alors donc, à Roland-Garros, et là, un peu à la fin, il dit, on va aller convaincre les autres gouverneurs de la Banque centrale et je vais les convaincre. Et à Roland-Garros, il a même ajouté, Je convaincrais l'Allemagne. Alors, je ne sais pas, bon, vas-y, fonce Jean-Luc, oublie que tu n'as aucune chance sur un malentendu, ça peut passer, quoi. Mais on en est là, parce que là, c'est un pari qui est perdu d'avance. L'Allemagne lui dira toujours « nein ». Évidemment que l'Allemagne n'acceptera pas qu'on annule une partie de la dette de la France et qu'on aille dans ces fantaisies monétaires. On parle ici du pays de l'orthodoxie monétaire la plus stricte qui existe. Et la BCE, c'est une grosse Bundesbank. Pas plus, c'est à Francfort, en Allemagne. D'ailleurs, il n'y a pas que l'Allemagne, les Pays-Bas sont contre aussi, l'Italie est contre aussi, je le signale. Donc son système, il est mort-né. je pense que là aussi, il le sait déjà. Donc là aussi, il raconte n'importe quoi. Mais deuxièmement, moi je peux le faire, parce que moi, je prévois à côté de reprendre la souveraineté monétaire, de redonner vraiment un statut à la Banque de France. Mais à côté, quand même, il faut être sérieux. Vous ne pouvez pas faire ça tout le temps, parce que vous prenez quand même un risque de paraître comme peu crédible. Donc il faut un plan sérieux à côté. Et ça tombe bien, il faut le faire de toute façon. Le plan sérieux, c'est un plan où on refait de la France un pays qui crée des richesses. Donc on réindustrialise la France. Alors ça tombe bien parce qu'il faut une monnaie nationale pour faire ça, mais il faut aussi réautoriser le patriotisme industriel, le patriotisme agricole, il faut prendre des mesures dans la commande publique pour nos entreprises françaises, une loi jetons français, il y a plein de choses à faire, baisser la taxation des petits qui payent 33% ou 25 ou 33%, alors que les gros ne payent que 8%, je parle des multinationales, il faut réinverser les choses en termes de justice et d'efficacité économique, il y a tout un programme à mettre en place pour… Refaire de la France une place solide de création de richesses, d'industries. Et puis, il faut faire des économies. Mais pas des économies, effectivement, sur la santé, sur les hôpitaux, sur les retraites. Non. Faire des économies sur des dépenses extrêmement nocives. Si on quitte l'Union européenne, je l'ai dit, on gagnera 15, 20 milliards par an. Si on arrête de financer l'Ukraine, on gagnera 8 milliards par an. Si on quitte l'UE, on pourra réguler l'immigration. Ça, je crois qu'il n'a pas envie d'en entendre parler. Mais si on arrête complètement au maximum l'immigration, au début, on gagnera au moins 5 milliards par an. Si on fait une vraie politique de lutte contre la fraude et la corruption, qui est à tous les niveaux dans notre pays, on récupérera des milliards par an. Si on met un plan… en place où on va supprimer le Sénat, réduire par deux le nombre de députés, supprimer le Conseil économique, social, environnemental, supprimer ses équivalents régionaux, supprimer tous les fromages de la République, adieu l'ADEME, adieu l'ARCOM, adieu tous ces fromages, adieu les privilèges… – C'est un peu le
casse du siècle de Sarah Knafo que vous nous faites.
– Ça, je n'ai pas encore lu son livre, mais si elle parle de ça et qu'elle veut aussi supprimer le Sénat, le CESE, et les conseils régionaux, et les intercommunalités, on a trop de strates. – En tous les cas, elle considère aussi que l'État est
vorace.
Oui, mais je ne peux pas le juger, je n'ai pas lu son livre, pour le coup. Donc je ne sais pas ce qu'elle propose exactement, parce que moi, faire des économies, ça ne veut rien dire. Je regarde ce qui est touché ou pas. Moi, je sais ce que je veux faire, on l'a chiffré. Tout ça se retrouve sur le site des Patriotes en première page, c'est chiffré pour ceux qui veulent aller voir. Voilà, donc si vous voulez, ça, et puis la grande nuit du 4 août puissance 10, sur les privilèges. Il y a trop de privilèges. Dans notre pays. Des gens ont des privilèges et les Français n'ont même pas idée que ça existe encore. Par exemple, les députés, les parlementaires qui ont droit, et notamment les sénateurs encore plus que les députés, à des sommes considérables pour payer les obsèques des gens proches qui sont décédés dans leur entourage. Je suis désolé, je suis triste pour les personnes qui ont un enterrement à déplorer. Mais les autres Français se débrouillent. Ce n'est pas le Sénat, en plus ils sont bien payés à côté. C'est tout bête, mais pourquoi ça existe encore ces choses-là ? Et puis il n'y a pas que ça, il y en a plein d'autres. Et puis on va renégocier, vous savez quoi, les contrats de Big Pharma avec la Sécurité sociale. On se fait avoir. On surpaye des médicaments, mais parfois à des prix délirants. Vous savez, pour les infections longue durée, c'est normal qu'on les rembourse à 100%. Mais ils en profitent. Comme ils savent que c'est remboursé à 100%, ils nous vendent des médicaments anti-cancer, 10 000 euros la dose, des trucs délirants qui leur coûtent 43 euros à produire. Là, il va falloir aussi qu'on mette le haut là, parce que ça, c'est une fuite d'argent considérable. C'est en plus dégoûtant par rapport aux malades, parce qu'en résultat, on dérembourse. Et en plus, je pense qu'il y a de la corruption derrière tout ça, forcément. – Comme pendant le Covid.
– Alors, il y a aussi une question qui se pose avec la dette, c'est qui détient la dette française ? Et ça, c'est toujours extrêmement difficile de savoir exactement qui est derrière. À l'heure où on nous parle sans arrêt d'ingérence étrangère, est-ce que ça, ce n'est pas une ingérence aussi, finalement, d'être entre les mains de prêteurs étrangers ?
– Ah ben si, mais ça, ça devrait être publié tous les matins sur un tableau par le gouvernement, où on en est. On sait que c'est à peu près 60% de non-résidents, d'étrangers. Par exemple, vous voyez, le Japon a beaucoup plus de dettes que nous, Mais c'est à 95 ou 99% japonais.
C
'est moins gênant. – En plus, c'est un pays souverain quand même, sauf du côté militaire, où ils sont dans la main des États-Unis, mais du point de vue monétaire, ils sont à peu près souverains, donc on n'est pas dans le même niveau de dépendance que nous. Mais nous, c'est vrai que 60% de dettes d'étrangers, avoir laissé faire ça d'abord, c'est une inconséquence, c'est une trahison, mais on n'est pas surpris, et ça rend les choses un peu plus compliquées, c'est vrai. C'est une ingérence, effectivement.
Restons sur la gérance, justement, vous avez relevé un échec de l'initiative d'Emmanuel Macron qu'il avait lancée en 2022, je crois, avec Viginom. Marc-Antoine Briand est donc parti de la présidence de Viginom pour monter sa propre boîte, qui plus est avec des fonds provenant de chez Havas, donc du groupe Bouloré. Qu'est-ce que ça vous évoque ?
– C'est quand même super drôle. Et Macron l'a appris par la presse. Il l'a appris par une brève dans le nouvel ordre, je crois. Il était furieux. Son patron de Viginum qu'il a créé, c'est Macron qui est vraiment à l'origine de Viginum, pour… En fait, ça a été créé en 2021, c'est pour… – C'est pour gâter les campagnes électorales, c'est pour pourrir les campagnes, c'est pour… – Parce que
c'est censé être un observatoire vigilant quant à l'ingérence étrangère. – Oui, pas totalement
sous dépendance politique. C'est pour créer un narratif des ingérences, et notamment il comptait sur Vigilum pour créer un narratif de l'ingérence russe pendant la campagne présidentielle. Ce qui avait d'ailleurs commencé cet été avec les fameuses vidéos vues par 72 Pelé sur Attal, Glucksmann, Édouard Philippe. Les Russes ont même voulu faire croire qu'Attal lançait sa campagne dans 1000 bistrots, je crois. Un deepfake russe qui circule, à moins que ce ne soit pas… – Il a vraiment eu cette idée. – À moins que ce soit vrai. Mais ça aurait pu être une ingérence russe, mais il paraît que ça n'en est pas. En tous les cas, voilà, ça c'est génial. Le patron de Viginoum s'en va, il ne prévient même pas Macron. En plus, il crée sa boîte, financée par le groupe Bolloré, qui est accusé d'être pro-russe. c'est génial, on est vraiment dans un scénario catastrophe pour Macron. Moi je suis très content. Je suis très content, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que Viginoum c'est du flan. Si le type qui est dirigeant de ce service, Le kit aussi rapidement, ça prouve qu'il sait, il a compris qu'il n'y avait aucun avenir là-dedans, que ça patine dans le vide et que c'est devenu probablement, peut-être par acquis de conscience, il s'est dit aussi, on me demande un travail d'instrumentalisation politique et je n'ai peut-être pas envie de faire ça. Ça peut être ça. On peut imaginer un départ vertueux, c'est tout à fait possible. On a compris que cette technique des ingérences russes sera utilisée ad nauseum pendant cette campagne présidentielle. pour masquer en fait les vraies ingérences, notamment la première d'entre elles qui est l'ingérence de l'Union européenne, dont l'Islande a dû se plaindre pendant son référendum. Officiellement l'Islande a dit, alors le gouvernement était pro, oui, mais c'est quand même ce gouvernement qui a dit à Bruxelles, arrêtez quoi, vous faites une ingérence massive, et en fait c'est l'ingérence la plus invasive de toutes, c'est l'ingérence de l'Union européenne aujourd'hui dans nos élections. Je rappelle qu'elle a même mené à l'annulation du scrutin présidentiel en 2024 en Roumanie. Donc, on en est exactement là. Celle-là, il ne faut pas en parler. Les ingérences américaines, on n'en parle pas, alors qu'elles sont massives. Bon, la réalité, c'est que moi, j'aimerais bien qu'il y ait un acteur qui ait droit, lui, à l'ingérence. C'est le peuple français. qu'il ait le droit à l'ingérence dans son propre pays. Parce que finalement, c'est le seul qui n'a pas le droit. Et ça, c'est tout à fait le projet de la souveraineté et de la souveraineté populaire, c'est-à-dire les référendums, le RIC, la reprise en main de notre pays et également passer au parrainage citoyen pour les candidatures à l'élection présidentielle. Ce qui remplacerait le système actuel qui est tout à fait scandaleux. –
Avec les 500 signatures, donc.
– Ah oui, qui est un filtre oligarchique aujourd'hui. Ça n'est plus le filtre de représentativité pensé à l'origine, où c'était 100 signatures anonymes. C'est passé à 500 anonymes, puis 500 publics, puis le contexte a changé. Maintenant, il y a des intercommunalités, il y a des conseils régionaux, il y a beaucoup plus de prise en main des maires qui ont moins de pouvoir et de liberté qu'avant, et donc qui sont très dépendants. Résultat, scrutin après scrutin, vous avez de moins en moins de maires qui signent. Vous en aviez 12 000 sur 35 000 en 2022 qui ont signé. 23 000 ont refusé de signer. 7 fois 6, si vous en avez 10 000 qui signent à tout casser, ce sera beau. Dont 5, 6, 7 000 qui sont pris par le système. Le candidat LR se prend 2 000 signatures. En plus, l'ISNAR, il reste à la tête de l'AMF et il est en même temps candidat. Franchement, c'est limite. Il dit, j'ai tout de suite mes 500 signatures. Évidemment, tu diriges l'association des maires de France. Il y a quand même un petit problème. – On sait qu'il
devrait démissionner de la société ? – Bien sûr.
Si, il est candidat, moi je suis désolé. Il a un problème, il va prendre combien de signatures ? Parce qu'il dit qu'il en a 500, mais si ça tombe, il va en prendre 3 000.
Oui, mais alors à ce compte-là, les présidents de partis, par exemple, pourraient faire pareil, devraient faire pareil. – Mais
ils le font. Je vous dis, LRPS, ils ne déposent pas 500 signatures, ils en déposent 2000, ils prennent des choses inutiles. – C'est ça, ils ne démissionnent pas non plus de leur poste de président de parti. – Non, mais il y a quand même une position particulière, vous me l'accorderez, à la tête de l'Association des maires de France. je ne sais pas, vous avez le président de l'Association des maires de France qui vous appelle, tu peux me donner ta signature ? Il répond à qui ? Il répond au candidat ou il répond à son président ? – Je ne sais pas, moi ça me paraît évident, mais je trouve que… Je n'ai pas grand-chose contre l'ISNAR, il m'est totalement indifférent. Je sais qu'il y a une LISNAR mania chez certains, moi je ne la comprends pas, c'est un homme qui veut rester dans l'UE, l'euro, l'OMS, l'OTAN, la CEDH, c'est un homme du système, c'est un homme qui faisait désinfecter les grains de sable de ses plages à Cannes pendant le Covid. Je veux quand même vous rappeler. Je ne suis pas du tout l'isnard maniaque, je n'ai rien contre lui, je n'ai rien pour lui, je m'en fiche. Je pense d'ailleurs qu'il sera à la fin pas candidat. Mais quand même, on est dans un truc un petit peu problématique. Donc aujourd'hui, je pense qu'il faudrait passer au parrainage citoyen. 150 000 Français inscrits sur les listes électorales qui décident qui est candidat à l'élection présidentielle. C'est quand même bien mieux que ce soit le peuple qui décide. plutôt que des maires qui reçoivent des coups de fil, des pressions, ou qui appartiennent à telle ou telle partie.
Et vous, vous avez dit que vous étiez candidat, donc vous les cherchez ? – Oui, on les cherche
très activement, et je remercie toutes les personnes sur le terrain. C'est difficile, on en a ici et là. Alors pour l'instant, on n'a que des promesses. Le document officiel, il arrive en mars, comme vous le savez. Donc c'est difficile, c'est déjà difficile de prendre des rendez-vous pour aller voir les maires. Parce que les maires, qu'est-ce qu'ils voient à la télévision, qu'il y a 50 candidats déclarés ? Évidemment, à la fin, il n'y en aura pas 50. Mais ils se disent, moi, si je prends des rendez-vous avec tout le monde, je n'ai plus de vie. Voilà, donc ça les pousse encore plus à ne pas rentrer dans le jeu. On a énormément de maires aussi qui nous disent spontanément, moi, j'en ai régulièrement, qui disent, moi, je ne signe plus pour personne. Le problème, c'est que je leur dis, monsieur le maire, je comprends vos doléances, votre colère, il n'y a pas de problème. Et moi, je veux passer au parrainage citoyen, donc je vais vous soulager de ce problème-là. Mais en attendant, la loi est comme cela. Pensez que si tout le monde fait comme vous, qui sera candidat à la fin ? les candidats du système, ceux qui ont déjà leurs propres parlementaires, parce qu'il n'y a pas que les maires qui peuvent signer. Il y a les députés, les sénateurs, les eurodéputés, les conseillers régionaux, les conseillers départementaux. Or, les cinq que je viens de vous citer sont tous liés à des partis politiques, contrairement aux maires ruraux qui sont les plus indépendants de France. Nous, notre seule réserve, quand on est candidat indépendant comme moi, c'est les maires ruraux. Ce n'est pas le maire de Paris ou un député ou un conseiller régional, quelle que soit son étiquette. Parce qu'eux, ils sont liés à l'investiture de leur parti. Donc ils voteront pour le candidat de leur parti. Donc à la fin, on aura ça.
À l'époque, vous aviez dit que vous vouliez la candidature de Philippe Devilliers. Bon, je crois que déjà, on sait que c'était abandonné. Non ? Vous n'avez pas l'air de…
Je ne sais pas. Ça peut venir tardivement. Honnêtement, je me prépare, parce que dans tous les cas, je n'ai pas de certitude. – Moi, mon scénario idéal, et je l'ai proposé depuis belle durée, c'était la primaire souverainiste pour qui un candidat rassemblait. l'ai proposé en 2025, sur ma chaîne, on a même fait voter les adhérents chez nous, ils ont dit oui, on a fait voter les gens à Arras l'année dernière, ils avaient dit oui, je crois 99,6%, on avait un score de dictateur africain, mais ça prouve qu'il y a une appétence au rassemblement, et ça c'était génial la primaire souverainiste. Ça n'a pas fait Flores. Bon, il faut dire que le cercle Aristote m'a dit oui, Jean-Frédéric Poisson m'a dit oui, mais pas DLF ni l'UPR. Je le regrette. Ils peuvent encore changer d'avis, ce n'est pas trop tard. –
Enfin, si je peux me permettre, ce n'est pas le sujet d'ailleurs, que DLF et l'UPR disent oui ou non. Il faudrait que le RN dise oui, que… – Ah, mais je ne les mets pas
dans les souverainistes. Non, je parle de souverainistes. –
D'accord.
– Première souverainiste, alors j'avais même précisé, le critère minimal, c'est d'appeler au moins un référendum pour sortir de l'Union européenne. – Moi je veux sortir de l'Union européenne directement parce que les gens m'auraient élu sur ce programme, on n'a pas besoin de référendum, mais au moins appeler à un référendum. Ce qui valide par exemple Branco, même Juan Branco, qui je crois veut un référendum, et c'est très bien, j'ai vu dans son projet, pour sortir de l'UE mais aussi pour sortir de l'OTAN, etc. Mais pas le RN, il n'y a pas de référendum, il n'y a même plus de référendum au sein du programme du RN ni de LFI pour sortir de l'Union européenne. Ils ne laissent pas le choix aux Français, c'est scandaleux. Donc voilà, ça n'a pas fait fluoresce, mais après il y a d'autres moyens. Je pense que de toute façon, il y aura un rassemblement qui va se faire d'une manière ou d'une autre sous des formes qu'on n'imagine pas forcément. Il y aura derrière aux législatives, et ça j'appelle à cela depuis des années, un bloc souverainiste. Je suis de plus en plus optimiste là-dessus parce que je vois quand même, Arras, ça marche bien, ça se rassemble, les gens sont de bonne volonté. Donc franchement, on progresse là-dessus. Et peut-être qu'effectivement, dans quelques mois, il y aura une candidature de Philippe Devilliers. Elle n'est pas enterrée, sa candidature. n'est pas enterrée, mais elle n'aura peut-être jamais lieu, effectivement. Mais ce n'est pas parce qu'il ne déclare pas maintenant une candidature qu'il ne sera pas candidat. – Oui,
il y en a d'autres. – Oui,
puis il n'a pas besoin, lui, de… sa notoriété est faite. Les signatures, il a une très grosse popularité chez les maires, il est connu, il les aura facilement. Donc il peut, s'il le sent, s'il voit qu'il y a une opportunité, s'il sent que vraiment il y a une offre politique catastrophique, je pense qu'il peut y aller. Mais je n'en ai aucune certitude. Et moi je soutiendrai de toute façon soit ma candidature si j'arrive à avoir les signatures, soit une candidature qui de toute façon défendra le Frexit, la paix, nos libertés. par rapport aux tentatives de censure, de contrôle, de surveillance, identité numérique, euronumérique, passe numérique, toutes ces horreurs. Et la paix, la paix, la paix. –
Donc si le seul candidat souverainiste… – La sortie de l'OTAN et l'arrêt du financement
de l'Ukraine. –
Si le seul candidat souverainiste qui défend la sortie de la France de l'Union européenne se retrouve à être François Asselineau, vous soutiendrez François Asselineau ? –
S'il était le seul candidat souverainiste à l'être, c'est quelque chose qui ne me dérangerait pas. – Très bien. – Moi, vous savez, je suis pour le rassemblement. Bon, après, il faudrait qu'il soit sympathique avec moi et avec les patriotes. Mais je pense honnêtement que le mieux pour lui, comme pour tous les autres, ce serait de participer à une primaire souverainiste. Car je pense que la contrainte ne peut pas se faire par les signatures, sinon ça veut dire que c'est une primaire des maires. Je préfère une primaire du peuple souverainiste. En 2022, le seul candidat qui avait accepté de mettre le référendum sur la sortie de l'UE dans son programme et qui avait les signatures, c'était Nicolas Dupont-Aignan. Nous l'avions soutenu.
– Absolument.
– Voilà, vous voyez, on est par principe cohérent avec nos positions. Lui dit qu'il aura aujourd'hui ses signatures, je pense que ce serait bien lui aussi qu'il accepte de participer à cette primaire.
a parlé tout à l'heure des ingérences étrangères. Il y a aussi un sujet qui menace l'élection présidentielle, du moins du point de vue de TV Liberté qui défend la liberté d'expression. C'est bien entendu le combat que mène Emmanuel Macron contre les réseaux sociaux, allais-je dire, où il veut interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, ce qui implique bien entendu la vérification de l'âge de tous les internautes. Ça a été retoqué par le Conseil constitutionnel au mi-août, qui est peut-être la démonstration que les sages prennent de la hauteur vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Toujours est-il que celui-ci souhaite employer un autre canal, celui évidemment de Bruxelles. Il a écrit, et il nous l'a montré cette semaine, une lettre à Van der Leyen pour réussir à faire avancer son idée. Quel regard portez-vous là-dessus ? Est-ce que vous pensez déjà pour commencer qu'il faut effectivement protéger les mineurs sur les réseaux sociaux ? Est-ce que c'est à l'État de le faire, plus encore à Bruxelles ? Et surtout, est-ce une bonne méthode ?
Le prétexte sur le pass numérique de la protection des enfants est évidemment bidon. Si Emmanuel Macron s'intéressait vraiment à la protection des enfants, il aurait demandé depuis longtemps une commission d'enquête sur le volet français de l'affaire Epstein. Il aurait depuis longtemps lancé un chantier de refonte globale de l'aide sociale à l'enfance où il y a énormément de scandales. Il aurait demandé à sa justice, à ses juges, de s'intéresser de manière un peu plus sérieuse aux violeurs et aux assassins d'enfants. On a vu, on se souvient du scandale Liana, plutôt qu'aux paysans qui protègent leurs vaches ou qui protègent contre le Mercosur. Donc tout ça n'est évidemment pas sérieux. – Et sur le péris
scolaire ?
– Oui, bien sûr, le péris scolaire, il y a beaucoup de scandales en France. Tout ça, par ailleurs, la précipitation, il est obsédé par cette mesure. Donc il est obsédé par l'idée de protéger les enfants comme ça sur les réseaux sociaux. Non, il y a surtout une élection présidentielle qui est là. Il y a surtout une campagne, il a besoin de ce pass numérique pour qu'effectivement tout le monde s'identifie sur les réseaux sociaux, ce qui va déjà… espère-t-il évacuer une partie du public qui ne voudra pas le faire, donc qui va quitter les réseaux sociaux. – Et le plus anti-système, de facto ? – Peut-être, ce qui serait dramatique. Qui se retrouverait donc avec comme seule offre la télévision, ça l'arrange, puisque c'est la propagande. Ou bien qui s'identifierait, donc il y aurait un contrôle plus strict, puisque les gens sauraient qu'ils sont fliqués. Donc peut-être qu'ils seraient moins libres dans leur expression. Donc dans tous les cas, il espère être gagnant. On a bien compris la manœuvre, c'est bon, on n'est pas idiots. Donc ça n'a rien à voir avec la protection de l'enfance. La méthode, il a été retoqué par le Conseil constitutionnel au nom de la liberté d'expression. Bon, c'est surprenant que le Conseil constitutionnel l'ait fait. Enfin, tant mieux, on ne va pas s'en plaindre. La réalité, donc maintenant, il envoie une lettre à Ursula pour passer outre le Conseil constitutionnel, grâce au droit supranational. Au passage, il piétine une obligation constitutionnelle qu'il a, c'est-à-dire de faire respecter la Constitution. C'est demander explicitement au président de la République dans la Constitution. Lui, il fait l'inverse. Il demande à ce qu'on piétine la constitution grâce au droit européen. Et ça fait une petite leçon à Mme Le Pen, M. Bardella, M. Retailleau et quelques autres qui ont une formule magique dans leur programme. C'est on va modifier la constitution pour faire un bouclier contre l'Union européenne, par exemple sur l'immigration. Vous connaissez leur proposition en nous disant parce que la constitution est au-dessus du droit européen. Bien sûr que non, la constitution est en dessous du droit européen. qui est reconnu par les juges européens depuis 1964, il serait temps de le savoir, et ce qui est même depuis plusieurs années maintenant reconnu complètement par toutes les Cours suprêmes françaises, Conseil d'État, Cour de cassation et surtout Conseil constitutionnel. – Ce n'est pas automatique, il y
a des QPC souvent, des questions prioritaires de constitutionnalité.
– Oui, mais la QPC, vous restez dans le champ d'un contrôle constitutionnel, et si vous avez du droit européen qui s'applique, vous savez que le Conseil constitutionnel s'estime incompétent. parce que nous avons mis dans l'article 88 de la Constitution que la France appartenait à l'Union européenne. Donc le Conseil constitutionnel dit, de toute façon, la France appartient à l'Union européenne, donc nous appliquons le droit européen, y compris, je vous signale, la Cour de justice de l'Union européenne, maintenant, demande aux juges de tous les pays de désobéir s'il y a un impératif constitutionnel qui s'oppose au droit européen. Il faut désobéir à l'impératif constitutionnel. Donc, voilà, au passage, c'est intéressant, mais ça montre le cynisme d'un Macron, ça montre à quoi sert l'Union européenne, c'est une tyrannie contre les peuples et la souveraineté populaire, contre la souveraineté nationale. C'est ça la réalité. Il faut ouvrir les yeux sur ce qu'est l'Union européenne. Ça sert à ça. Alors il paraît que le 16 septembre, dans son… croquignolesque discours sur l'État de l'Union, qu'est-ce que c'est ridicule, où von der Leyen singe les présidents américains, dans son discours sur l'État de l'Union, il paraît qu'elle ne va quand même pas annoncer la même chose que ce que voulait Macron, parce qu'il y a des pays qui ne sont pas d'accord. On verra, on verra. La question n'est d'ailleurs pas l'âge, parce que l'âge, peu importe, parce que de toute façon, il faut quand même se connecter. – Bien sûr. – Donc ça touche tout le monde, quel que soit l'âge. La question, c'est qu'il ne faut pas de passe numérique. Alors après, attention, moi je ne dis pas, allez, mettez vos enfants sur les réseaux sociaux, absolument pas. C'est l'éducation des parents, et je suis, c'est dans mon projet présidentiel, favorable à une école et un collège, sans écran du tout, et sans IA. D'ailleurs, sans IA, je vais jusqu'au lycée aussi. Sans IA, pourquoi ? Parce que la métacognition, il faut que les enfants, sinon c'est catastrophique, on va faire des générations de mollusques, il faut que les enfants et les jeunes apprennent à penser par eux-mêmes, à réfléchir, à faire des raisonnements par eux-mêmes, à faire des exercices, à se tromper, à réussir, à recommencer. Tout ce que vous fait l'IA à votre place. – Bien sûr. Donc il faut d'abord préserver toutes ces jeunes années pour forger les neurones et le cerveau, sinon vraiment ça va être catastrophique. Là, je pèse mes mots. Donc il faut exclure totalement les écrans et l'IA de l'école, du collège et du lycée. Lycée et les écrans, c'est peut-être moins gênant, mais en tout cas l'IA également. De toute façon, ils auront l'IA chez eux, je ne me fais pas d'illusions. Mais au moins à l'école, on apprend réellement.
on ne peut pas se quitter Florian Philippot sans parler du séisme qui a secoué Bruxelles dimanche dernier, bien sûr, avec cette victoire de l'AFD en Sachsen-Alt. Ce que je vous propose, c'est d'écouter justement quelques dirigeants de ce mouvement allemand, l'alternative pour l'Allemagne, justement, au sort de la victoire.
Chers amis, cette soirée est historique. Nous avons fait l'histoire. Nous reprenons notre pays. Ça commence ici, en Saxe à Nantes.
Faire 45% dans l'état actuel des choses, cela constitue un mandat pour assumer la responsabilité de gouverner. Et ce mandat ne vaut pas seulement en Sachsen-Alt. Il s'applique dans chaque lande et surtout lors des prochaines élections fédérales.
Personne n'aurait osé en rêver. Oui, bien sûr, on l'espérait. Mais c'est tout simplement d'une splendeur à couper le souffle. On pourrait presque dire que c'est épique. Les gens expriment leur mécontentement et ils montrent qu'ils sont prêts au changement. Et aujourd'hui, le changement pour toute l'Allemagne... par The Sachs en Halt.
En premier lieu, Florian Philippot, cette victoire en Saxe-Alpes, est-ce que c'est une victoire dont vous félicitez ?
Bien sûr, évidemment, c'est un parti qui est souverainiste, qui veut quitter l'euro Schengen, l'Union Européenne, qui veut la paix, qui veut arrêter l'immigration, qui veut rétablir les libertés. Je rappelle qu'Alice Weidel, la patronne de l'AFD, elle combat toutes ces horreurs dont je parlais, l'euro numérique. Pendant le Covid, ils ont été impeccables, impeccables, contre l'obligation vaccinale. Bien sûr, alors c'est leur histoire, on a des points de désaccord, peu importe, c'est l'Allemagne, mais moi je suis ravi que le système ait pris une baffe. Et je suis ravi de voir l'intelligence là-bas du parti BSW qui est classé à gauche, gauche souverainiste, de Sarah Wagen-Necht, qui a dit, ils ont 5 élus eux, on va faire une alliance avec l'AFD pour qu'ensemble on ait une majorité et qu'on dirige ce land. Mais quelle intelligence qu'on n'a pas en France. Des gens dits de gauche avec des gens dits de droite qui travaillent ensemble. Parce qu'ils sont contre le système. Bah dites-moi, en France ils ne sont pas foutus de voter ensemble une motion de censure, une simple motion de censure. Là-bas ils vont diriger ensemble un land. Je trouve ça génial. – Peut-être, et on verra ce que ça donne. – Oui, ils sont partis pour le faire en tout cas. Ils ont une majorité absolue ensemble, ça c'est certain. – Ça c'est
sûr, oui, bien sûr. Alors évidemment, cette victoire a été largement commentée en France. On a notamment demandé à plusieurs cadres du Rassemblement national de la commenter. Je vous propose d'écouter tout de suite Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme.
C'est sûr que ça me choque, puisqu'ils ont voté pour des gens qui relativisent le passé nazi de l'Allemagne, qui expliquent qu'on pouvait être SS sans être une mauvaise personne. C'est scandaleux. Mais une fois que vous avez dit ça, il faut comprendre pourquoi les gens votent, parce que sinon vous ne pouvez pas y répondre. J'aimerais bien comprendre une chose, Jean-Philippe Tanguy. Ils n'ont pas voté parce que c'est des nazis, ils n'arrivent plus à payer leurs factures d'électricité, ils n'arrivent plus à nourrir leurs gosses.
Bon, donc vous, vous n'avez pas été choqué par cette
victoire ? – Ce n'est pas le passage le plus marquant de Tanguy sur ce sujet. Dans la même émission, il dit qu'il est sorti en 2019 terrorisé. – Scandalisé, oui. – Scandalisé ? Non, terrorisé. – Terrorisé ? – Terrorisé, c'est vraiment de la peur, terrorisé du bureau d'eurodéputé AFD. Il disait, j'accompagnais à l'époque Nicolas Dupont-Aignan, il l'a dit.
– Absolument.
Terrorisé.
Vous, vous n'étiez pas terrorisé, parce que sauf erreur de ma part, vous siégiez avec des députés de l'AFD lorsque vous étiez eurodéputé du RN. – C
'est bien possible, en tout cas, RN, oui, quand j'étais patriote, j'étais dans le groupe de Farage, je crois qu'il n'y avait pas l'AFD, mais je n'avais jamais été terrorisé par ces gens-là. J'ai des points de désaccord, très probablement, en fait, ça ne m'intéresse pas énormément, parce que ce sont des Allemands et que je suis Français. Moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'on défonce l'Union européenne, si vous voulez. Non mais vraiment, le reste, par ailleurs, terrorisé. Pas hyper cohérent, parce que j'ai regardé, je me suis dit, tiens, Nicolas Dupont-Aignan était terrorisé, mais on n'en a jamais parlé. En fait, Nicolas Dupont-Aignan a félicité l'AFD pour sa victoire l'autre jour, et il s'est félicité de leur victoire. Donc ce n'est pas cohérent. Donc ça n'a aucun sens, ce que raconte Jean-Philippe Tourgui. C'est une réinvention de souvenirs qui n'ont jamais existé. La réalité, c'est que le RN, à force de vouloir… Ça n'est plus de la dédiabolisation, c'est de la macronisation, c'est de la normalisation à outrance, fini par dire de grosses bêtises, de très grosses bêtises. À tel point, je rappelle, pour parler de l'Allemagne, que dans une interview en juin dernier… Dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, Jordan Bardella, qui pensait à l'époque candidat et déjà président de la République, avait déclaré qu'il était quand même très intéressé par la politique de Friedrich Merz. Friedrich Merz, le chancelier allemand, détesté par les Allemands. Je crois qu'il est à 14% de popularité. – Il refuse de démissionner d'ailleurs. – Il a refusé de démissionner, il a même eu des mots bizarres où il dit, je précise que l'AFD va devoir maintenant respecter la Constitution. Ce sont des mots codés en Allemagne, parce qu'en Allemagne, pour interdire un parti politique, c'est le rôle de l'Office fédéral de la Constitution, qui a le tout pouvoir et qui peut regarder si votre programme est conforme à la Constitution allemande et si ça ne l'est pas, on peut vous interdire. Donc pour moi, en mot codé, il a dit, je vous menace d'une procédure d'interdiction. On ne peut pas parler de nazis, machin, toute la journée, pour un parti qui aujourd'hui est à 29 ou 30% des voix au niveau national, qui va remporter un land, et qui objectivement n'est pas dans cette doctrine-là. Il faut arrêter de ressasser tout le temps les années 30, ça va faire un siècle. – Il n'y a plus l'Allemagne nazie, il n'y a plus l'URSS, le monde a changé, c'est fini, il faut passer à autre chose. On peut critiquer, mais il faut arrêter les points à Godwin. Surtout le RN qui fait des points à Godwin, il finit toujours par se les prendre en boomerang. Le lendemain de cette interview, il y avait l'histoire de la police municipale à Carcassonne où toute la journée se sont fait traiter de racistes, fascistes et machin. Voilà, de manière plus ou moins juste ou injuste, puisque ça datait de la municipalité précédente, même si c'était un membre du RN. Mais enfin, n'empêche que ça ne sert à rien de faire ça. Ils se prendront de toute façon toujours en boomerang, ces accusations. Vous pouvez donner tous les gages que vous voulez. Si le système met le pouce en bas, il met le pouce en bas. Donc autant être sur des positions quand même sincères et solides et dignes.
êtes quand même assez critique à l'égard du RN. Pour autant, tous les derniers sondages donnent Marine Le Pen gagnante au second tour. On la voit face à Attal, elle gagne. Face à Edouard Philippe, elle gagne. Face à Jean-Luc Mélenchon, elle gagne encore plus largement. Que pensez-vous de ces sondages ? Est-ce que vous croyez qu'effectivement, Marine Le Pen parviendra cette fois à être présidente de la République ?
– Ils ont ressorti un sondage en 2016, un an avant la présidentielle. Elle était donnée à 55% gagnante contre François Hollande. On apprendra quelques mois plus tard qu'il ne s'est même pas présenté. Et elle a fini face à Macron. Après le débat, il faut dire qu'elle a mis deux. Elle aurait dû faire 40, 41. Elle a fait 34 à cause de ce débat, 34%. Le soir du premier tour en 2022, elle est donnée à 49% contre Macron. Deux semaines plus tard, elle fait 41. Parce qu'entre-temps, il y a eu la machine qu'on connaît, de l'entre-deux tours, toujours la même chose. Donc moi, si vous voulez, les sondages de second tour en septembre pour une élection au mois de mai, pour moi, ça a zéro valeur. Absolument zéro. Si ce n'est de chercher à manipuler pour dire aux candidats du bloc macroniste, regardez, il va y avoir un second tour, Mélenchon, Le Pen, réveillez-vous, unissez-vous et ayez un seul candidat. Je pense que pour l'instant, les sondages ne servent qu'à ça. Ils ne sont… une photographie imparfaite, un instant T, et ça n'a jamais été une prévision un sondage, et certainement pas 8 mois avant. Donc Mais de toute façon, allez, Marine Le Pen gagne, ok. Si c'est pour mener la politique du système, ça ne va pas durer 6 mois. Parce que là, l'attente, elle sera phénoménale. Imaginez qu'il y a des gens qui votent pour ce parti depuis 50 ans. Donc l'attente sera phénoménale. Et elle fera la politique du système. Parce que je vous assure que si elle reste dans l'euro, l'Union Européenne et l'OTAN, elle fera la politique du système. Je devrais même ajouter Schengen, le marché en panélectricité, la CEDH, puisqu'ils restent dans tout ça aussi. Elle fera la politique du système. Pas de bras de fer, de machin, tout ça c'est bidon. Ça sera la politique du système. Donc ça durera six mois. Et on aura dévalorisé l'idée nationale pour longtemps. Parce que les gens, nos adversaires diront, regardez, c'est ça. C'est ça, quand les partis patriotiques nationaux, soi-disant, arrivent au pouvoir, voilà ce que ça donne. On a envie de ça. C'est pour ça que moi, quand elle a été déclarée candidate le 7 juillet, parce qu'elle n'a pas été condamnée à l'inizabilité comme prévu, j'ai eu une position, je crois, constructive. J'ai publiquement dit, c'est le moment de débardéliser le parti. de virer les euro-traîtres et de rechanger complètement le programme. –
Qu'est-ce que vous voulez dire ? – De revenir sur une liste souverainiste.
– De virer les Thionnet, Pierre-Romain Thionnet, son conseiller, qui chérit tous les matins Zelensky, Nathalie Loiseau, l'OTAN et l'Union européenne, et qui est à fond dans cette ligne-là, et qui font un tort considérable dans ce parti-là, et qui ont contribué à lui ôter tout caractère souverainiste. Mais attention, il y a des mariennistes… qui sont en fait des bardellistes déguisés, des euro-bardellistes, comme je les appelle, déguisés. C'est plus compliqué que simplement la bande à Bardella et la bande à Marine. C'est un combat politique, idéologique. – Interne. – Interne. Marine Le Pen a défendu pendant des années la sortie de l'euro, de l'UE, disant même que 70%, je la cite, 70% de son programme n'était pas applicable si on restait dans l'Union européenne et l'euro. Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? Ça s'est aggravé. Donc qu'est-ce qui a changé pour qu'elle dise l'inverse ? Rien. – Ça fait longtemps qu'elle a changé. – Oui, je sais. Donc, oui, mais sauf que là, pour elle, ça a été quand même une grosse surprise d'être candidate, peut-être. Pour Bardella, encore plus. Lui, ça a été un coup de massue. Mais, donc, elle en profite. Bon, jusqu'ici, j'ai eu aucun signal positif comme quoi elle en aurait profité. Elle aurait pu dire, je fais l'agendamento… Si je suis candidat, ça va être sur une ligne anti-système. – Est-ce que vous pensez que c'est très judicieux de le dire si on veut le faire ? – Non mais attendez, ça le truc de on se cache puis on le fera au pouvoir, non. Quand vous êtes dans l'opposition, généralement vous en dites plus que ce que vous faites au pouvoir. Vous l'avez constaté, souvenez-vous de Mélanie, elle veut faire un blocus, elle n'a rien fait du tout. Donc si vous dites déjà rien dans l'opposition, vous ferez moins que rien au pouvoir. Ça c'est la règle de l'histoire. Puis la politique c'est pas que du dire et puis du faire derrière. Quand elle dit ça, elle attire des gens sur cette ligne actuelle, elle se crée des réseaux sur cette ligne actuelle, des réseaux de dépendance médiatique, oligarchique, financier. Il faut voir la complexité du truc dans lequel elle est embarquée aujourd'hui. Donc aujourd'hui, elle devrait juste prendre son épée et trancher le neugordien, il n'y a que ça à faire. Et dégager tous ces gens qui la mettent sous tutelle européiste. Mais manifestement, elle l'accepte, cette tutelle. Donc, j'aurais au moins tenté pour la France un appel en juillet en disant redevenez sérieuse et sur une position anti-oligarchique parce que sinon le pays va crever. que je ne suis pas pour la politique du pire, moi. Moi, je ne suis pas pour la politique du pire. Donc, si ça avait été le cas, j'aurais été le premier heureux. Deux mois plus tard, je constate que, j'ai regardé le débat notamment de Roland-Garros, c'était catastrophique. Il n'y a rien qui a changé. Il continue dans cette ligne-là. Si ce n'est qu'en interne, et là pour des raisons humaines, internes, ils sont en train effectivement quand même de faire la débardélisation aux grands dames de Bardella et de ses équipes. Mais là c'est plus pour des raisons de clan et de rivalité personnelle. Malheureusement, ça n'est pas le signe d'un retour à un programme souverainiste. – Ce n'est pas très réjouissant sous ce que vous dites ? – Non, le RN, il n'y a rien de réjouissant au RN, non, ça je vous le confirme. Je ne me réjouis pas en écoutant le RN, ça ne m'intéresse pas, il ne m'intéresse plus ces gens-là. Ça fait longtemps d'ailleurs, mais c'est de pire en pire. Non, je suis désolé, le RN, je suis désolé. Pour ceux qui ont encore un espoir incroyable dans ce parti, je l'ai connu, je sais ce qui s'est passé, je vois très bien ce qui se passe, souvent j'annonce les choses à l'avance. Je dis, prochaine étape, ça va être ça, prochain renoncement, ça sera ça, et ça se trompe, je ne me trompe jamais. Bon ben non, je suis désolé. S'ils arrivent au pouvoir sur la ligne actuelle, je vous assure que ça durera six mois et que ça va être un très très très très grand renoncement, une très grande désillusion. Et je n'ai pas envie de ça pour la France. – Mais il peut y avoir des surprises. – Ben après, la Providence qui pourrait faire autre chose, ou alors les Français qui se tournent vers les souverainistes et qui disent, puisqu'ils le disent déjà dans les sondages, 54% des Français voteraient pour sortir de l'Union européenne aujourd'hui, s'il y avait un référendum. On vient de l'apprendre. C'était 35% selon le même institut il y a trois ans. On a beaucoup progressé. Eh bien, les Français décident ça. Le font, d'une manière ou d'une autre. Et à ce moment-là, l'histoire reprend.
Eh bien, nous verrons. Merci beaucoup, Florian Philippot. Merci de nous avoir suivis, chers amis. J'espère que cette émission vous a plu. N'oubliez pas de la relayer, bien sûr. J'espère que vous avez d'ores et déjà écrit vos petits commentaires au fur et à mesure de l'émission. Je vous donne rendez-vous, bien entendu, la semaine prochaine pour un nouveau Samedi Politique. À bientôt.