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Le classement pizza vient de tomber, on est nul. Non mais c'est terrifiant, on est nul. C'est-à-dire que l'école française qui était la meilleure, la médecine française qui était la meilleure, je n'y peux rien. Comment dire, le Salvador va être devant nous bientôt. Le Salvador va être devant nous. Hier j'ai cité le petit tweet de classement pizza, vous avez vu ? Mon ami Bukele. Mais écoutez Bukele, on peut retrouver d'ailleurs le tweet de Bukele. Les petits salvadoriens vont être meilleurs que nous. Quand je vois le résultat avec Marine Tondelier tout à l'heure,
je me dis que l'école française, elle est quand même en difficulté. On est déjà derrière l'Albanie et l'Azerbaïdjan en mathématiques, donc ça ne m'étonnerait pas que... Qu'est-ce qui est tombé là ? Ce qui est tombé, oui, c'est les résultats à 9h30 du dernier volet de PISA qui sont cataclysmiques sans surprise. On voit que l'effondrement continue, qu'il est bien parti pour continuer. En mathématiques, par exemple, on a perdu 16 points dans le dernier volet. 16 points, c'est énorme. 20 points, ça représente à peu près un an de niveau squat. Donc, ce qu'on voit, c'est que depuis que PISA existe, donc depuis l'année 2000, on a perdu quasiment l'équivalent de trois années de niveau scolaire en mathématiques en France, à un rythme beaucoup plus rapide que la totalité des pays de l'OCDE. Et c'est à peu près pareil dans les autres disciplines. Ce n'est pas beaucoup mieux si on regarde en lecture ou si on regarde en science. Donc, une fois qu'on a fait ce diagnostic qui est très sombre, la question qui doit nous obséder est de savoir comment on en est arrivé là. Je pense qu'il y a évidemment des problèmes de formation des enseignants. La formation, il y a une déqualification. personnel enseignant qui est folle, qui est liée à une mauvaise formation initiale et continue. Il y a l'emploi de mauvaises pratiques pédagogiques, de mauvaises méthodes, mais le mal est beaucoup plus profond que ça. C'est les pédagogies anti-transmissives, c'est un affaissement sans précédent du corps social avec tout un tas de mots qui ruissellent dans l'école et qu'on lui demande de prendre seule en charge quand bien même elle est déjà très fragilisée. Et c'est enfin un scandale politique, c'est la démission de tous les gouvernements successifs. Je rappelle que Macron avait dit que l'école était son domaine réservé neuf ans après. On voit quel est le bilan de ce domaine réservé. Ça marche avec à peu près tous les autres sujets. Donc la leçon que je tire, moi, ce matin, est très simple. C'est de dire que le point de non-retour est extrêmement proche, qu'il est très tard, qu'il n'est peut-être pas encore trop tard, mais qu'il le sera certainement bientôt si on continue au même rythme et si on ne met pas en œuvre une thérapie de choc. Et je me demande qu'il y aura le courage de cette thérapie de choc.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Alors ça, c'est intéressant ce que vous dites, parce qu'en fait, dans tous les domaines, on a tellement attendu... qu'on n'y arrivera que par des décisions radicales. C'est vrai pour tout. C'est vrai pour l'immigration, c'est vrai pour l'école, et c'est vrai pour tout. C'est-à-dire que, bien sûr, maintenant, ce qu'il faut à la France, ce sont des mesures radicales dans tous les domaines. Parce qu'on a trop attendu. Et c'est intéressant ce que vous dites, thérapie de chope. On est obligé, obligé. Et on veut juste
que ça met la règle du parti passé
maintenant. Ah bon ? Oui. Mais qui propose ça, M. Collard ? C'est l'État profond, c'est le Conseil scientifique de l'évaluation de l'éducation nationale. Parce que comme les profs ne connaissent plus la règle, on va
supprimer...
Oui, l'accord du Parti passé avec l'auxiliaire Avoir, c'est le Conseil scientifique de l'éducation nationale qui a proposé ça. Et ça rejoint un message que j'ai voulu faire passer.
C'est-à-dire qu'ils ont embrassé... Ils l'ont embrassé, ils l'ont embrassé.
Ils considèrent ces gens-là que, vu que le thermomètre donne un résultat négatif, il est préférable de le casser plutôt que d'inverser la dynamique. On va
supprimer cette règle, c'est quand même incroyable.
Je m
'assure ça.
On va mettre
« et partout ».
Mais ça nous fait de la peine. On est
rassurés, il y a un festival du jeu vidéo. Vous voulez l'entendre ? Je vais vous le montrer. On va l'écouter. Un festival international. Un festival international, eux ! Oui, écoutez, c'est
vrai que l'école est une catastrophe. Il a eu je ne sais combien de ministres de l'éducation nationale et surtout des ministres de l'éducation nationale qui se contredisaient. Une ministre depuis 2022. Entre Blanquer et Papendiaï. C'est invraisemblable.
Mais regardez sur quoi il se contredisait, surtout Joachim a raison. Ils se sont toujours contredits sur des débats sociétaux qui s'étaient invités à l'école. On n'a pas eu un débat sur à quel moment on enseigne les mathématiques, est-ce qu'il faut tout apprendre à l'élève ou est-ce que c'est lui qui sait tout, par exemple, qui est quand même le débat qui a fracassé l'école il y a longtemps. On n'entend jamais les ministres de l'Éducation nationale nous expliquer comment on va rétablir le français, les maths, etc. Non, on apprend. On apprend que non, il faut faire venir des drag queens dans la classe parce que c'est un beau signe d'ouverture. C'est l'écologie matin, midi, soir à 5 ans et demi, ça va peine lire. C'est très intelligent de les balancer sur des sujets comme ça pour les angoisser en plus si possible. C'est l'accueil de l'autre. Là, vous ne pouvez pas imaginer le nombre. de cours qui sont faits, notamment en géographie, sur l'importance de l'accueil de l'autre, sur le danger des fake news, des mauvaises informations. Je vous laisse imaginer quel genre de journalistes ils prennent en exemple. Vous êtes une star dans les écoles primaires. Là, en l'occurrence, c'est pas vous nommément. J'ai vu qu
'à la braderie de Lille, ils ont fait un petit stand. qui s'appelle « Attaque ton facho », je ne sais pas quoi. Et alors, on nous tape dessus, comme ça. Ah, c'est vrai. Donc, c'est bien parce que… Très médiéval. Voilà, regardez. Ça s'appelle « Facho KO ». C'est un chambouledou, nouveau jeu à la braderie de l'île. Et alors là, vous avez… Il y a quand même le drapeau palestinien, non ? Oui, bien sûr. « Facho
KO », ça s'appelle. Charlotte parle à raison de l'effondrement de la parole du cap politique. ministériel en matière éducative, mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que dans l'éducation nationale, plus que dans n'importe quel autre ministère d'ailleurs, le ministre est devenu une sorte de figurant de contre-pouvoir d'une machine administrative, d'une technostructure qui a confisqué
l'école
et qui n'en fait à peu près qu'à sa guise. Et moi, la métaphore que j'emploie est très simple, c'est de dire que l'éducation nationale est devenue pareil à un camion sans chauffeur qui file à toute allure sur la route et qui sème toujours plus de destruction sur son passage. Et la question qui va se poser, et notamment à l'occasion de la présentation... de 2027, c'est de savoir si on veut remonter dans l'habitacle et si on veut reprendre le contrôle du camion.
Il est peut-être trop tard. J'ai un de mes copains qui m'a raconté qu'il a passé la grecque de mathématiques il y a 7-8 ans. La personne qui surveillait l'épreuve leur a dit en rigolant, avez du pot les amis, parce que le sujet de cette année, la grecque, c'était le sujet du bac il y a 15 ans.
Ben oui. Et c'est vrai, hélas, sur l'école dans beaucoup de choses. Mais heureusement, il y aura le vidéo. Heureusement, il y aura. Emmanuel Macron a annoncé hier en marche du sommet Lumière qui s'est tenu à Saint-Paul-de-Vence à volonté de voir naître un grand rendez-vous mondial de la création de l'innovation des joueurs et de l'industrie. C'est le jeu vidéo. Heureusement qu'il avait dit que sa parole serait
rare quand il avait été élu à l'Elysée. Oui,
écoutez,
écoutez le
président de la République,
le jeu vidéo. Le jeu vidéo. Je considère très profondément que le jeu vidéo fait partie de notre culture et doit faire partie d'ailleurs de l'exception culturelle française comme nous avons su le faire pour le cinéma et toutes les créations. Alors nous créerons un festival international du jeu vidéo pensé dès l'origine comme un grand rendez-vous mondial de la création, de l'innovation, des joueurs et de l'industrie. Les grands succès mondiaux français jeux vidéo... rappelle cette fécondité de cette création, de cette créativité, de ce qui est aussi une industrie. Il nous faut davantage le mettre à l'honneur et réussir à emporter justement l'adhésion de tous.
Moi j'ai rien contre un jeu vidéo, mais c'est évidemment pas à lui de l'annoncer. C'est pas ça que t'attends d'un président de la République qui t'annonce le jeu vidéo. C'est une annonce même pas de ministre en fait. Tu n'es pas président de la République pour annoncer un festival de jeux vidéo quand même. C'est le président adolescent, voilà. Ça me paraît intéressant. Un festival vidéo, ça ne me dérange pas du tout, c'est très bien, ça fait partie. Mais c'est pas au président de la République d'annoncer ça. Il avait pris la
parole au championnat du monde de cartes Yu-Gi-Oh, vous vous souvenez ? crise politique en décembre dernier quand il devait y avoir une dissolution. C'est un gamin, c'est un gamin.
C'est terrible parce que chaque fois, sans le vouloir, il s'inscrit dans une forme d'adolescence présidentielle. C'est le festival des jeux vidéo. C'est gamin. C
'est le même Emmanuel Macron qui a six mois,
je n'ai pas la
date exacte en tête, expliquait que parmi ces jeux vidéo, il y avait des jeux vidéo violents qui conditionnaient les jeunes. Il avait d'ailleurs été repris par l'industrie du jeu vidéo. Je crois que la France est très présente dans cette industrie. Oui, mais tant mieux qu'on l'aime. Mais simplement, il n'y a jamais de cohérence. Encore une fois, on ne parle pas de notre rapport à ça. On nous explique que les écrans sont... Une catastrophe, il lance un grand round avec tous les meilleurs professionnels pour nous expliquer à quel point c'est la catastrophe. La pub !