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Sébastien Lecornu, de son côté, tente de renouer avec les patrons. Depuis la dissolution, les relations se sont nettement dégradées. Instabilité politique, nouvelles normes, fiscalité alourdie. Alors à trois semaines du budget, le Premier ministre leur propose un pacte de stabilité. Allègement de la surtaxe sur les très grandes entreprises, dispositifs préservés, davantage de simplification aussi. Mais attention, en contrepartie, Matignon prévient déjà, certaines aides et niches pourront être revues, Arthur Delaborde.
Oui, le marché proposé aux entreprises tient en deux mots, visibilité. La surtaxe sur les bénéfices des très grands groupes sera diminuée en 2027, mais pas supprimée. Elle rapporte plus de 7 milliards d'euros et les caisses de l'État restent trop fragiles pour s'en passer. Sébastien Lecornu sanctuarise aussi le pacte d'Utreil pour les transmissions familiales et veut encourager les reprises par les salariés. Autre promesse, aucun nouveau coup de rabot sur l'apprentissage. Les aides à l'embauche et le financement des CFA seront maintenues. Amplifier les rapports avec le fisc. Dans certains cas, après trois mois sans réponse, le silence de l'administration vaudra accord. Mais la stabilité promise a déjà ses limites. Les niches fiscales, sociales et certaines aides seront réexaminées. Sébastien Lecornu promet donc de la stabilité au patron. Une stabilité qui comporte déjà ses exceptions.
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Un retour de l'abord du service politique d'Europe 1.