Chargement...
Chargement...

On passe à la politique, tout est politique avec vous Alix. Alix, le comité de liaison des partis du bloc central se réunit aujourd'hui. On parle notamment du modem de François Bayrou, horizon d'Edouard Philippe, renaissance de Gabriel Attal. Et l'ombre d'une primaire forcément va planer sur ces échanges. Ce qui ne fait pas du tout les affaires d'Edouard Philippe.
Non, parce que pour Edouard Philippe, aucun doute, c'est lui, il n'y a pas besoin de primaire. Il est en tête dans les sondages et donc il va finir par s'imposer comme le candidat naturel du Bloc central. Donc il continue sa stratégie d'ici à l'automne. Il veut engranger des ralliements, y compris de personnalités issues des Républicains et du camp macroniste. Et ils ont même été un petit peu exposés hier comme des trophées lors de l'inauguration de son communisme. de campagne, vous les voyez arriver, il y a Nathalie Kosciusko-Morizé, Maude Bréjon, vous voyez, assez éclectique. Il tend aussi la main à ce concurrent avec une invitation à se réunir à la Toussaint, histoire aussi de commencer à élaborer peut-être un début de programme commun. Alors, silence radio du côté de Gabriel Attal, fin de non-recevoir du côté de Bruno Rotailleau, donc ses deux principaux concurrents. Mais ce n'est pas grave pour Edouard Philippe parce que dans ses rêves les plus fous, ces deux-là vont... finir par se râler à lui après Noël et les jeux seront faits. Et pourtant, ce n'est pas si simple. Et pourtant, non, ce n'est pas si simple, notamment pour ses opposants. Gabriel Attal, finalement, se fait à cette idée de primaire. Et pour cause, il en a tout intérêt. Parce que pour lui, Edouard Philippe n'a pas tué le match. Il reste à sa portée sondagière. Il se sent challenger. Et donc, une primaire lui offrirait précisément ce qu'il recherche aujourd'hui, c'est-à-dire une confrontation directe avec Edouard Philippe et une occasion de refaire son retard. Du côté de Bruno Retailleau, lui aussi se fait peu à peu à cette idée de primaire. Laissez prospérer l'idée même d'une primaire, c'est forcément l'espoir d'affaiblir Edouard Philippe et surtout l'empêcher de s'installer justement comme le candidat naturel du Bloc central.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
On parle de primaire là, mais quelle primaire ça pourrait ressembler
à quoi ? Alors c'est là que ça se complique un petit peu parce qu'il y a effectivement mille nuances de primaire. Il y a celle souhaitée par Laurent Wauquiez qui l'avait résolument créée à gauche. C'est hors de question pour l'ex-ministre Clément Beaune qui lui est représentant plutôt de l'aile gauche qui dit bah non les LR peut-être mais pas tous. D'autres envisagent alors carrément une primaire ouverte à la gauche sociale-démocrate, ça c'est le cas de François Bayrou. centriste Hervé Morin qui essaie de rassembler tout ça. Lui, c'est vraiment, il veut une grande primaire ouverte. Il a même lancé une pétition fin août pour mettre la pression justement sur Bruno Retailleau, Gabriel Attal et Edouard Philippe. Alors à ce stade, 6300 personnes l'ont signé. Et histoire de rendre les choses bien concrètes, hier, il a envoyé à ses trois candidats une charte de valeur commune.
On le voit avec ce que vous nous dites, ça semble vraiment très compliqué. On peut y croire quand même à cette primaire ?
C'est vrai que ça reste à ce stade plutôt incantatoire. Et puis dans le détail, personne n'est vraiment d'accord. Un exemple, le maire de Cannes, le républicain David Lysnard, qui lui-même est candidat à la présidentielle, lui, il ne veut pas se fixer pour règles. le soutien inconditionnel aux vainqueurs. Donc vous voyez, ça commence quand même assez mal. Et puis sur la date, là aussi, personne n'est d'accord. Les plus pessimistes veulent que ça aille très vite à novembre. Les plus optimistes disent que tout ça, ça peut attendre janvier. Mais attention, parce que celui qui pourrait faire les frais finalement de cette primaire qui plane comme ça, c'est précisément Edouard Philippe. Parce que comment s'imposer comme le candidat naturel si tout le monde cherche un plan B ? Et c'est vrai que cette primaire est... Elle n'est pas encore décidée, mais elle a quand même déjà fait un petit dégât collatéral. C'est empêcher Edouard Philippe finalement de se considérer que la partie est jouée. Merci
Alex.