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On va passer à bien plus intéressant. L'heure des comptes avec vous, Claire Sergent, on va parler de Sébastien Lecornu, qui envoie des gages d'amour aux entrepreneurs, puisque dans une lettre, le Premier ministre leur promet de ne pas augmenter les impôts et même de baisser cette taxe exceptionnelle qui avait été mise en place, taxe exceptionnelle sur les grandes entreprises. Ah oui, dans une lettre aux entrepreneurs,
on peut même dire que le Premier ministre les cajole. Vous avez besoin de visibilité, la France, elle, a besoin de croissance, les deux vont ensemble. On ne redresse pas durablement les comptes d'un pays. en cassant le moteur de son économie. Autrement dit, les entreprises, c'est le moteur économique. Et surtout, le Premier ministre leur fait une promesse. La contribution exceptionnelle à l'impôt, vous savez, qui touche les grandes entreprises, va diminuer. Elle répondait à une situation exceptionnelle. Ce qui est exceptionnel doit rester exceptionnel, le Premier ministre. Parce qu'en fait, il faut se souvenir qu'au début, quand elle a été lancée, cette taxe, par Michel Barnier, alors la première année, elle devait jouer à plein régime. La deuxième année, elle devait être divisée par deux. Et la troisième année, elle devait être supprimée. On arrive à la troisième année. Alors, il n'est pas question de la supprimer parce que les finances publiques ne peuvent pas se le permettre. Elle devrait rapporter 8 milliards d'euros normalement cette année. Ça sera peut-être plutôt 5 ou 6 milliards d'euros seulement. Donc, petite baisse.
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Alors, pourquoi le Premier ministre prend-il cette décision ?
Déjà, il y a une raison politique. Je parle sous le contrôle d'Alix qui me regarde. Elle surveille attentivement. Déjà, le Premier ministre ne veut pas laisser le champ pro-business, la défense des entreprises. au Rassemblement National, où il n'y a qu'Edouard Philippe qui fait des promesses de baisse de charge, où le Rassemblement National, lui, c'est le choc de simplification qui fait partie de son programme. puis aussi, il y a un héritage d'Emmanuel Macron à conserver, c'est le seul peut-être qui reste, c'est celui de la politique pro-business, c'est celui de la politique de l'offre. Donc en adressant des gestes aux entreprises, c'est un rappel. Et puis surtout, il y a une raison économique. C'est que le Premier ministre ne veut pas non plus se mettre à dos les entreprises, alors que la croissance est au plus bas. Le gouvernement se prévoit même à la revoir encore plus à la baisse. On n'était déjà qu'à 0,7% de prévision. Et là, ce serait peut-être seulement 0,6%, 0,5%. Et là, Sébastien Lecornu se rappelle qu'il faut quand même peut-être soutenir l'économie productive quand ça va mal. Et l'économie productive, c'est les salariés, mais c'est aussi les entreprises.
Sauf qu'il y a un budget de 1027 à trouver, à boucler même. Comment va s'y prendre le gouvernement ? Oui, parce qu'en plus, quand vous avez
une croissance plus faible que prévu, évidemment, vous avez un déficit plus important que prévu. On partait déjà sur un déficit à 5,1%. Ce sera peut-être encore pire, 5,3%, 5,4%. Alors, ce déficit qui s'accroît, c'est dû à quoi ? La canicule. qui nous fait perdre de vue complètement l'objectif d'un pourcent de croissance. Et c'est aussi dû à la flambée des cours de l'énergie. Dans ce contexte, il faut soutenir le moral des entreprises pour essayer de relancer cette croissance. Et puis c'est aussi un message du Premier ministre à la droite et au Rassemblement national, parce qu'il y a cette crainte d'une censure, alors qu'en ce moment les taux sont au plus haut. Les taux pour la dette française ont encore atteint un record hier. Donc il y a cette menace d'une crise de la dette en plus qui pèse. en cas de censure et de non-budget.