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moment où je vous parle, j'ai pris la parole il y a exactement 4 minutes, il y a un gamin qui s'est fait agresser. Parce que la réalité c'est celle-ci. Donc on sort du déni. Quand je discute avec certains collègues maires qui me disent « Chez moi, ça tient », c'est de l'auto-persuasion. C'est compliqué de réinstaurer rapidement la culture du « On sanctuarise la voix de l'enfant et la culture du signalement » parce qu'on se dit « Si jamais il y a du signalement, ça va faire du bad buzz dans mon département et je ne peux pas le permettre pour... » l'évolution de ma carrière. Et c'est là où il faut changer de paradigme. Il faut faire des vagues. Il faut que ça remonte. Oui, on est parfois, monsieur le sénateur, en opposition avec un principe qui est consubstantiel à nos valeurs politiques. En tout cas, les miennes. Le principe d'innocence, présomption d'innocence. Pour les animatrices et les animateurs concernés par les affaires, on a un principe de précaution. On suspend automatiquement. C'est dur. C'est compliqué, mais dans le recrutement des animatrices et des animateurs, on les informe et on leur explique que vous faites un travail difficile, c'est pour ça qu'il faut bien les payer. Et je terminerai par ce point, le BAFA n'est pas un certificat de non-agression. Si tous les animateurs qui avaient le BAFA n'étaient pas des prédateurs, ce serait facile. Si tous les prédateurs étaient des animateurs, ce serait facile.
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