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messieurs les ambassadrices et les ambassadeurs, monsieur directeur général de l'Agence spatiale européenne, mesdames et messieurs les acteurs du spatial, mesdames et messieurs en vos grâces et qualités, chers amis, arrêtez-moi de vous redire à nouveau bienvenue. Redire à nouveau bienvenue. hier déjà rassemblés avec nos astronautes, nos scientifiques, il y a 2 jours, le spatial de défense était rassemblé, j'y reviendrai, et nous voilà aujourd'hui pour cette session plénière au Grand Palais, que je remercie à nouveau pour son accueil, pour ce 1er sommet spatial. Et je veux avant toute chose remercier l'ensemble des ministres, des équipes qui ont permis l'organisation de ce sommet et remercier tout particulièrement nos envoyés spéciaux Hélène Huby et Thomas Pesquet. Merci à tous les deux et à l'ensemble de vos équipes. La France a une histoire ancienne et singulière dans l'aérospatiale. Depuis 1945, cette ambition s'est incarnée par une politique spatiale assumée, civil et de défense, est porté par le CNES. Le spatial se construit, s'est toujours construit, en coopération. Et c'est pourquoi la France accueille aujourd'hui le 1er sommet mondial consacré à l'espace, coprésidé avec l'Allemagne, et je remercie Mme la ministre d'être avec nous, et auquel je veux aussi associer l'ensemble des Européens ici présents, et la présence de Mme la présidente de la Commission dit beaucoup. Mais ce sommet est mondial et nous accueillons plus de 90 chefs d'Etat, de représentants de gouvernement, des entreprises venues d'Asie, du Golfe, d'Afrique, des Amériques, aux côtés de nos partenaires historiques nord-américains. Et vous avoir ici, représentant un continent africain, asiatique, européen, dit beaucoup de l'ambition commune que nous portons. Et je veux ici vous dire que la France veut être le partenaire naturel de cette nouvelle génération de puissance spatiale. Notre ambition spatiale est crédible, mais toute ambition d'avenir ne se construira que dans ses coopérations et jamais dans l'isolement. Le spatial est par définition mondial. Je crois que nous ne devons jamais l'oublier. Il n'a jamais été aussi présent dans nos vies. Il est dans notre poche à travers la navigation du quotidien. Galiléo, GPS, Beidou, QZSS et par les télécommunications. Il est dans la science. La moitié sont mesurées depuis l'espace. Il est un enjeu économique avec
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le Grand Palais et la prise de parole du président français Emmanuel Macron lors de ce sommet international sur l'espace. Sommes-nous toujours avec Benjamin Péter qui est à la cité de l'espace de Toulouse ? on vous entend bien tout ce que le président français au Grand Palais, qu'on va retrouver dans un instant, je l'espère. On a retrouvé visiblement le président français Benjamin Péter, on vous retrouve tout à l'heure.
... pour dialoguer, renforcer les coopérations afin de défendre ensemble ce bien commun. Il nous faut continuer cette initiative. Bref, le spatial est partout. C'est donc un message de puissance et de dialogue que ce sommet porte. La lucidité impose de dire que l'espace n'est plus un sanctuaire. Malgré le traité de 1967, l'espace extra-atmosphérique reste le seul grand commun mondial qui ne fasse pas l'objet d'une régulation à la hauteur des enjeux. Et je crois qu'une gouvernance partagée est nécessaire pour répondre à ces défis en impliquant toutes les forces vives. C'est aussi le sens de ce sommet. Oui, nous sommes à un sommet d'engagement. Je le disais hier, 90 pays, une cinquantaine d'accords très concrets d'engagement, plusieurs dizaines de milliards de contrats. Mais je veux ici insister sur trois déclarations qui engagent la communauté spatiale mondiale et qui sont le fruit des travaux de ce sommet. La première déclaration concerne la sécurité et la soutenabilité de l'espace. Elle réaffirme le rôle central du Comité des Nations Unies. Elle appelle à la tenue d'une conférence pour établir une feuille de route claire sur la coordination du trafic spatial. Elle ouvre la voie à un mécanisme international de partage des points de contact entre opérateurs, première étape vers un véritable comité international. C'est un enjeu crucial, en particulier pour les débris spatiaux et pour articuler les constellations futures. La deuxième déclaration porte sur Copernicus. Nous réaffirmons que ce programme est un bien commun mondial. Et nous nous engageons à en garantir la continuité, à protéger les fréquences et à le maintenir ouvert. La troisième déclaration porte sur les données scientifiques spatiales. Nous affirmons les principes d'accessibilité, d'ouverture et d'intégrité de ces données. Car notre ambition scientifique spatiale est immense et mondiale. La science, comme les données qui en sont issues, ne peut être la proie d'un pays ou d'un groupe de pays. Les premiers temps de l'univers nous confrontent à une nouvelle physique. Les exoplanètes nous ouvrent la possibilité de surgissement de la vie ailleurs que sur la Terre. Des appareils comme le télescope James Webb permettent de remonter le temps. Les rovers comme celui qui partira avec la mission MMX dans quelques jours offrent un accès direct à des astéroïdes. C'est pourquoi la coopération est essentielle pour mener à bien ces projets et tous ces projets scientifiques d'excellence. Je pense entre autres au projet Euclide mené au sein de l'ESA. La France a une expertise reconnue dans l'observation et je vous annonce donc que dans ce domaine, 40 millions d'euros supplémentaires seront investis par la France via le CNES pour un programme dans ce domaine. Mais pour coopérer librement au-delà de ces trois déclarations d'importance, encore faut-il être puissant. Et cela passe par l'Europe. Notre Europe spatiale reste fragile et nous devons accélérer. La France a pris ce tournant. Nous avons ces dernières années continué et accru l'investissement dans ce secteur, avec en particulier France 2030, avec aussi la loi de programmation pour la recherche et avec la loi de programmation militaire. Et nous continuerons en investissant 20 milliards d'euros jusqu'en 2030 sur le spatial. Parce que cela marche. Nos acteurs les plus confirmés sont là pour en témoigner, avec de nombreux projets, et le New Space français et européen met des orbites en satellite, ouvre des usines et remporte des contrats partout. J'aurais bien du mal à citer tous les contrats, les accords qui ont été scellés lors de ce sommet, mais comment ne pas évoquer ici ce qui illustre parfaitement l'ambition collective qui est la nôtre. Amazon, qui signe avec Arianespace et qui fait confiance à l'Europe pour lancer ses satellites et sa constellation. The Exploration Company et sa levée de fonds. Eutelsat, Sky Nopi, scellant ensemble un accord entre deux acteurs éminemment énovants. Maya Space, Loft Orbital, signant avec nos amis des Émirats arabes unis, le fonds Emirati, IHC. Le partenariat scellé entre la France et l'Allemagne, Dassault construisant avec OHB le Vortex-S, et je veux ici dire que, évidemment, le gouvernement français sera aux côtés de ce projet, et je sais aussi que nos amis allemands le soutiennent. L'excellence de nos start-up, nous avons vu de nombreuses start-up venant de Finlande, M. le Président, et ça est une remarquable... start-up là aussi, et je pourrais citer nos amis bulgares avec Endurosat qui a hier signé avec Ariane Espace un MOU pour des lancements. Tout ça montre tout à la fois la vitalité d'écosystèmes européens et la puissance de partenariats avec celles et ceux qui nous font confiance. et qui veulent justement croire dans la coopération spatiale et non dans une forme d'hégémonie qui viendrait contraindre et la recherche et les projets d'avenir et la possibilité d'avoir en particulier pour nous un accès européen à l'espace et une vraie souveraineté. 50 annonces et contrats, plus de 20 milliards d'euros, c'est une fierté. Mais nous devons maintenant aller plus loin et franchir l'étape européenne qui est à l'échelle des grands enjeux. D'abord avec une vision forte. Fédérer les Etats, les acteurs, l'Union européenne pour cela doit pleinement assumer un pilotage politique de sa politique spatiale ambitieux, clair et exigeant. C'est le sens de ce que nous avons fait inscrire à l'article 189 de nos traités européens. Cette vision doit se décliner sur des projets concrets à tous les stades de technologie pour avoir une vraie indépendance technologique et pouvoir choisir nos partenaires. Sur chacune de ces capacités critiques, l'Europe doit être parmi les tout premiers acteurs mondiaux, notamment sur la communication et l'IA. Et votre présence, Madame la Présidente, dit beaucoup. Le vice-président était à nos côtés hier, le commissaire est là, le directeur général de l'ESA est à nos côtés, l'Europe est là en force, porteuse de cette vision. D'abord, un accès à l'espace massif et abordable. C'est la clé. Pour bâtir des méga-constellations, nous devons lancer plusieurs centaines de tonnes par an en orbite à un coût compétitif. Cela suppose un lanceur lourd, réutilisable, à haute cadence et à coût maîtrisé. C'est le sens des travaux que nous engageons sur la réutilisation, la propulsion à bas coût et la motorisation à forte poussée pour nos futurs lanceurs. Nous avons réussi à faire émerger une nouvelle génération de lanceurs européens avec le très beau succès d'ISAR ce week-end, mais aussi Végacé et évidemment Ariane 6. Tant d'autres demain seront encore là. C'est la clé. Nous avons évidemment des bases pour cela, avec Kourou en Guyane, mais aussi de nouvelles qui émergent. Je pense à nos amis novégiens, nos amis suédois, nos amis portugais et quelques autres. Nous avons restauré aussi notre accès autonome à l'espace, c'était le cœur du projet Ariane 6. Nous voulons poursuivre cet effort avec les nouveaux acteurs qui ont émergé en Europe à la suite des accords de Séville. Mais l'Europe ne peut investir des milliards dans ses fusées, puis acheter ses lancements au compte-gouttes. C'est pourquoi il est essentiel que la Commission européenne puisse présenter dans le prochain cadre financier pluriannuel de l'Union européenne un mécanisme européen d'agrégation des lancements institutionnels, réunissant les besoins de la Commission, de l'Agence spatiale européenne, des Etats membres, et lorsque cela est pertinent, de nos partenaires de sécurité, sur le modèle de ce que font les Etats-Unis, qui ont su construire cela pour structurer leur offre. C'est la clé si nous voulons avoir le bon volume et le sécuriser. Cette programmation pluriannuelle devra s'accompagner d'un prix institutionnel européen pour structurer durablement l'offre européenne d'accès à l'espace et donner notre chaîne industrielle, y compris pour l'augmentation de cadence Ariane 6, la visibilité dont elle a besoin pour investir. Si l'Europe ne joue pas ensemble pour sécuriser ses volumes, avoir cette visibilité et sécuriser ses lancements institutionnels, elle ne pourra pas construire sa compétitivité. Les grands acteurs européens dont on parle parfois beaucoup et dont nous avons compris qu'ils voulaient rester hégémoniques dans les discours qui ont précédé ce sommet, ne l'oubliez jamais, sont ceux qui ont touché le plus de fonds publics américains et qui ont construit leur compétitivité commerciale par de multiples lancements institutionnels financés. Si nous nous refusons de construire notre compétitivité, aucune chance que nous soyons dans la course. Soyons lucides et volontaristes. Deuxièmement, c'est la maîtrise de nos capacités critiques depuis l'espace. L'imagerie, une capacité d'observation quasi tant réelle pour protéger nos concitoyens et mieux gérer les conséquences du changement climatique est clé. Le positionnement aussi, Galiléo de seconde génération et la génération suivante de technologies de positionnement sont à cet égard essentielles. Troisièmement, la communication. Nous croyons à la capacité de l'Europe à y bâtir des champions mondiaux aux racines européennes. Nous avons lancé avec succès Iris Carré, qui offrira à l'Europe des télécommunications sécurisées. C'est une excellente nouvelle et je salue ici tous les acteurs. Ils sont présents avec nous. SES, Eutelsat, Ispasat, Airbus, Thales, Aerospace Lab, Arianespace. et tous ceux qui s'agrégeront autour de cette aventure. Mais nous devons désormais aller plus loin. Dans 10 ans, je veux que les Européens disposent directement sur leur appareil et depuis l'espace d'une qualité de connexion comparable à la 5G partout. Et c'est possible. Cela pourra aller jusqu'au centre de données en orbite. Si cette technologie devient maîtrisée, accessible à un coût raisonnable, ce marché sera immense. et l'Europe doit figurer dans cette course pour des raisons de souveraineté et d'opportunité économique. Nous devons à cet égard lancer une alliance européenne du direct-to-device. Cette bataille est fondamentale. Demain, lorsqu'un citoyen traversera une zone blanche, lorsqu'un marin sera au large, lorsque les réseaux terrestres tomberont après une catastrophe, le téléphone pourra rester connecté grâce à l'espace. C'est une nouvelle infrastructure essentielle. Pour cela, l'Europe possède toutes les briques nécessaires. Les opérateurs télécoms, les fabricants et opérateurs de satellites, les constellations et les technologies. Il faut désormais une équipe commune, une volonté commune des investissements communs. J'appelle donc tous les opérateurs télécoms, les opérateurs de constellations et les industriels à constituer sans attendre une alliance européenne du Direct to Device capable de fournir d'ici 2030 une offre conforme aux exigences de qualité internationale. Ce n'est pas une forteresse. Nous resterons ouverts aux partenariats internationaux. Les Européens doivent s'engager. s'organiser et rester ouverts à tous nos partenaires qui sont ici présents, sur le continent africain, sur le continent asiatique, nos partenaires américains, asiatiques, lorsqu'ils veulent justement ce partenariat ouvert. Enfin, une place de marché européenne des capacités spatiales duales est nécessaire. Il nous faut maintenant passer d'un archipel de réussite à un véritable marché européen. C'est tout le sens de la place de marché pour les capacités spatiales duales que nous lançons à l'occasion de ce sommet, ouverte à nos partenaires européens comme à l'OTAN, qui vise à décloisonner l'accès aux données, aux produits et aux services spatiaux. Surveillance de l'espace, surveillance maritime et terrestre, feu de forêt, inondations. Je souhaite que dès 2027, cette place de marché ait référencé une cinquantaine d'entreprises françaises et européennes. Mais cette ambition exige, nous le savons, des réformes fortes de notre modèle européen. En étant compétitif pour produire en Europe. Être compétitif, ça veut dire en finir avec nos règles trop rigides de retour géographique qui donnent à nos industriels des contraintes intenables. Ça veut dire garantir des volumes et en même temps lancer des compétitions. où la finalité est claire et les flexibilités sont données. Non pas garantir des projets dès le début en acceptant de payer trop longtemps des projets qui ne deviennent pas compétitifs, mais définir des objectifs clairs et permettre que le meilleur gagne, y compris des acteurs nouveaux qui émergent lorsqu'ils savent être compétitifs. Deuxièmement, c'est en poussant la consolidation. A cet égard, les rapprochements industriels engagés entre les grands acteurs européens du satellite vont dans le bon sens, je dirais même davantage. Ils sont essentiels. En assumant pleinement enfin la préférence européenne. Ce n'est ni un gros mot, ni du protectionnisme, c'est un refus de naïveté. Pour renforcer l'écosystème industriel, nous devons lui dédier tout le marché institutionnel européen, sans exception, et flécher la commande publique vers nos acteurs. Ceci n'interdit pas au contraire tous les partenariats que j'évoquais. Mais quelle grande puissance aujourd'hui réserve son argent public à d'autres qu'à elle-même ? Quelles sont les entreprises européennes qui ont pu avoir accès à un marché public et des financements publics américains ou chinois ? No offense, mais c'est une réalité. Serions-nous les seuls qui mettrions sur la table l'argent de nos contribuables pour financer des projets qui ne sont pas avant tout ceux de nos acteurs ? Ce qui n'empêche pas ensuite de nouer des partenariats, parce que nous sommes devenus forts avec des partenaires du Golfe, de l'Afrique, de l'Asie, du continent américain. Cette préférence européenne est clé. En consacrant enfin un budget spatial européen à hauteur de nos ambitions, la France sera aux côtés de la Commission pour défendre l'importance du cadre financier pluriannuel ambitieux tel qu'il a été proposé. Au-delà de cela, nous appelons évidemment tous les investisseurs privés à nous rejoindre et s'engager dans cette aventure. Et puis l'Europe, enfin, doit voler avec ses propres équipages. Le partenariat qui a été signé hier avec Vast est une formidable aventure. Une entreprise américaine va permettre à nos astronautes, grecs, tchèques, français, Thomas Pesquet étant le commandant en chef de cette aventure, et je l'espère un quatrième européen, d'avoir une mission dans quelques mois dans l'espace. Nous en avons déjà une autre. Antoine est là aussi pour porter cette ambition qui partira. Et nous voulons continuer justement ces partenariats. Mais nous voulons que l'Europe affirme son ambition au-delà de ses équipages, de nos astronautes, de ses aventures. Nous voulons que l'Europe affirme son ambition sur les vols habités. Cette aventure est clé. Notre histoire commune est celle d'explorateur. C'est celle qui fait l'unité et la singularité de l'Europe dans cette aventure. Nous explorons ensemble, en européen, en habitant de la Terre. Et je veux voir dans deux ans la première capsule cargo européenne, NYX, s'amarrer à la Station Spatiale Internationale. Dans cinq ans, le premier atterrisseur lunaire européen, Argonaut, se posait à la surface de la Lune. Dans dix ans, la première capsule européenne habitée décollait de Kourou avec à son bord des astronautes européens et d'autres nations, à l'image de la coopération qui anime la Station Spatiale Internationale. Je sais combien plusieurs d'entre vous ici de The Exploration Company, à Venturi, en passant par beaucoup d'autres, portent ce rêve, mais sont déjà en train d'en construire chaque étape. Nous devons avoir cette ambition. C'est celle qui nous permet d'être là aujourd'hui et qui a nourri l'aventure européenne des dernières décennies. C'est aussi pour cela qu'il faut moderniser le centre spatial guyanais, port spatial de l'Europe. en lieu plus agile, ouvert aux petits lanceurs comme aux grandes ambitions et à tous nos partenaires étrangers. Mais rien de ce que je viens de proposer pour l'Europe ne se fera contre le reste du monde, ni même à côté de lui. Et c'est précisément ce que nous voulons faire ensemble par ce sommet et tous vos travaux, bâtir des partenariats nouveaux avec tous les acteurs ici présents. dont je remercie, pour lesquels je les remercie une fois encore, de leur présence. Parce que nous avons besoin de ces partenariats avec vos pays. pour que le spatial continue d'être une terre de recherche scientifique indispensable, pour que le spatial continue d'innover, d'avoir des acteurs économiques pertinents, pour que le spatial continue d'être une terre de coopération et de régulation internationale, et pour qu'en matière de défense, nous ayons des partenariats pertinents qui seuls permettent de bâtir la paix. L'espace doit continuer d'inspirer les nouvelles générations et rien de tout cela n'aura de sens si nous ne donnons pas envie à la génération qui vient de prendre le relais. Les spationautes, les astronautes du monde entier nourrissent depuis longtemps les rêves des enfants de tous âges. J'évoquais Thomas, je pourrais parler de Claudier Nuret, que je vois là aussi à nos côtés, ou évidemment Sophie Adnaud, dont le parcours inspire aujourd'hui tant de jeunes filles en France et en Europe. Mais derrière chaque astronaute, il y a des centaines de chercheurs, d'ingénieurs, de techniciens qui rendent ces trajectoires possibles. Et nous avons besoin de ces jeunes, de jeunes femmes en particulier, qui choisissent ce chemin. Et ce sommet est aussi une invitation à s'engager dans cette vocation, dans ces métiers. Nous avons donc, vous l'avez compris, une responsabilité à écrire ensemble. Le spatial est le fruit d'une histoire très récente. Moins de 70 ans nous séparent des premiers satellites en orbite. Nous ne sommes donc qu'aux prémices d'une grande aventure collective. Alors dans 10 ans, je veux que l'on dise que l'Europe spatiale a tenu parole, que cette Europe spatiale a su bâtir des partenariats nouveaux avec l'Asie centrale, avec l'Afrique, avec l'Asie du Sud-Est, avec l'Amérique. et que grâce à cela, elle a tenu parole, elle a aidé à construire de nouvelles aventures pour comprendre, connaître, créer de la richesse et contribuer à bâtir la paix. Vive l'espace et je vous remercie infiniment pour votre attention et pour ce sommet spatial. Merci à tous.