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Difficile de les trouver, en tout cas dans les allées du tout premier sommet international de l'espace. Il a lieu à Paris, il a été voulu par Emmanuel Macron en personne. Des enjeux de gouvernance. Allez, Lady, on va commenter ensemble ce rendez-vous. Rappelez-nous peut-être le contexte d'abord de ce sommet.
Le contexte, on peut repartir de 2015. 2015, c'est la fameuse loi sur la New Space qui a été votée à l'instigation du président Obama. C'est une loi particulière parce que pour la première fois, en gros, les Américains disent « on va ouvrir l'espace au privé ». Et donc c'est à partir de 2015 qu'un certain nombre de start-up arrivent. sur ce secteur et qu'on va voir apparaître in fine des géants comme Blue Origin, New Space de Elon Musk. Donc les États-Unis sont repartis à la conquête de l'espace. Ils annoncent un retour sur la Lune et puis évidemment, ils annoncent partir pour la conquête de Mars. Il se trouve aussi que les Chinois ont fait à peu près la même chose, peut-être avec un peu moins d'entreprises privées, avec un État très présent. Bref, on a deux géants là qui sont vraiment en ordre de bataille. Et donc les Européens, ils se posent des questions sur leur avenir dans ce secteur, d'autant que l'espace est partout, dans nos téléphones, dans nos téléphones. de télécommunications. Donc il faut être présent. Ce sommet, c'est 2000 participants quand même, 90 pays, mais sans le coprésident du sommet. qu'est l'Allemagne, le chancelier Mers, qui ne se rend pas non plus à ce sommet. Le président Macron a quand même annoncé 20 milliards d'euros d'investissement dans les prochaines années et de contrats pour l'industrie spatiale. Il y a quatre priorités qui ont été vraiment réfléchies pendant ces deux jours. La première, c'est la sécurité dans l'espace. Ensuite, l'économie, le droit et la mobilisation scientifique pour le progrès de l'humanité.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Je suppose que ce n'est pas ce dernier point qui intéresse les Américains. Je disais difficile de les trouver dans les allées. Et pour cause, les entreprises américaines... Boute carrément le rendez-vous. Sous la pression de qui ? De Trump encore ?
Directement de la Maison Blanche. C'est ce que dit ce qui nous a appris le site Politico aux Etats-Unis. Le président aurait pris personnellement son téléphone pour appeler les directeurs et PDG de Blue Origin, donc Jeff Bezos, et de SpaceX, donc Elon Musk, pour leur dire surtout n'allez pas chez les Français parce qu'on n'est pas d'accord, on n'est pas content. Les ateliers, les thèmes qui ont été mis en place... dans ce sommet, ne nous correspondent pas. On ne nous a pas écoutés pour organiser ce sommet. Donc, n'y allez pas. Et en effet, ils ont suivi... le plus que conseille la pression de la Maison-Blanche sur cette question.
sait que c'est un sujet qui est cher à Donald Trump et on peut comprendre pourquoi. Il a un plan pour consolider le leadership américain dans ce domaine ?
Ah, il a un plan, il est très clair son plan. Il l'a publié le 20 août dernier. C'est un mémorandum. Je vous lis juste une petite phrase que j'ai sélectionnée. Écoutez ce qu'il dit. L'accès à... Depuis et à l'intérieur de l'espace, c'est un intérêt vital pour la sécurité nationale et économique. Les politiques énoncées dans ce mémorandum garantiront la supériorité continue de l'Amérique dans l'espace. Concrètement, il le dit dans ce texte, lui, il annonce d'ici 2030 1000 lancements de fusées par an, c'est-à-dire à peu près 3. par jour. Bon, SpaceX, qui est le géant qui domine, il en est à 200 par an. Donc vous voyez, il va falloir travailler cinq fois plus. Bon, SpaceX a tout de suite, dans la foulée de la publication de ce mémorandum par la Maison Blanche, a annoncé 100 milliards de dollars d'investissement dans un nouveau site de lancement en Louisiane, après le Texas et la Californie. Autant dire que cette prétention à vouloir dominer, archi-dominer l'espace, ça ne plaît pas aux Français, en particulier au président Macron, qui l'a exprimé, c'est assez rare, avec des mots un petit peu détournés, sans cibler le président Trump, mais il l'a exprimé. Écoutez la phrase que j'ai retournue de son discours, le spatial... est mondiale et ne se construira pas dans l'isolement. Et dernière phrase très intéressante, les données spatiales ne peuvent pas être la proie d'un seul pays. On voit de quel pays il parle, c'est évidemment des Etats-Unis. Donc la guerre des étoiles, c'est sans doute là, avec trois acteurs majeurs, les Etats-Unis, la Chine et l'Europe. Mais l'Europe, il faut qu'elle se dépêche parce qu'elle a beaucoup de retard.
On essaye, on tente au moins.