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Le Premier ministre envisage une baisse des indemnités des ministres et de leurs conseillers.
Il en a déjà touché un mot à plusieurs membres de son gouvernement. Des économies marginales mais
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présentées par Matignon comme une manière de montrer que chacun peut faire un effort. Chercher les économies jusqu'au sommet de l'État. C'est la dernière piste du Premier ministre pour faire adopter son budget. Il a beau marteler son objectif... Je vais être direct, il faut un budget. Sans majorité, la bataille est loin d'être gagnée. Un mot d'ordre, réduire les dépenses. Difficile à faire accepter quand l'économie subit guerre commerciale et crise climatique. Alors le gouvernement met la main à la poche. Un milliard d'euros pour l'agriculture. Pour les syndicats, ça ne suffira pas.
Un milliard d'euros, c'est un mois de nourriture du troupeau de vaches français. C'est bien, mais c'est rien.
trouvez-vous, monsieur ? Un
milliard d'euros d'économies à trouver ailleurs, car si les caisses sont vides, hors de question d'augmenter les impôts.
voudrais que chacun mesure ce que représente plus d'un milliard dans le contexte budgétaire qui est le nôtre, qui est un contexte de difficulté, qui va impliquer des efforts. Le Premier ministre l'a dit ce matin. L'ensemble des secteurs vont devoir fournir des efforts.
Le cauchemar du budget recommence et pour corser les choses, cette fois-ci, en pleine campagne présidentielle. Un casse-tête, certains annoncent déjà la couleur.
Une fois de plus, nous le censurerons, j'en suis certain.
Même les socialistes qui avaient voté le budget l'an dernier se montrent prudents.
Si le budget final ressemble au projet de messieurs Rotaillot, Attal et Philippe, alors nous censurerons. Trouver
des économies sans se tirer une balle dans le pied pour la présidentielle, pour la majorité, cela a tout d'une équation insoluble. Il
n'y a rien d'acquis aujourd'hui, mais j'entends bien que, et c'est pour ça que je suis un peu gêné par ces mesures, ou ces idées de mesures qui sont égrenées les unes après les autres, derrière chaque mesure, il y a une bonne raison de ne pas la faire. Mais la réalité, c'est que si on ne fait rien... On va dans le mur.
Désindexations des retraites, réformes des arrêts maladie, le gouvernement multiplie les pistes.
À chaque fois, il y a des choix à faire. Ce travail-là, il est en cours. C'est la discussion, rien n'est tranché, rien n'est arrêté.
Il y a les réformes vite écartées, comme celle du crédit d'impôt recherche, première dépense fiscale de l'État.
ne touchera pas au crédit impôt recherche dans le budget qu'on déposera fin septembre, début octobre. Je m'y engage, je m'y engage.
Et il y a les hésitations, comme sur les franchises médicales. Elles devaient doubler, puis le gouvernement y a renoncé avant de les augmenter de 40%. Cette semaine, c'est une autre piste qui fuit dans la presse. Le gouvernement voudrait taxer l'épargne salariale, une idée qui déplait au patronat. Réaction ulcérée de Matignon qui dément et chose rarissime saisit la justice.
conception du budget relève des intérêts supérieurs de l'État et de la nation et doit être protégée.
Fermeté ou fébrilité du Premier ministre à quelques semaines de la présentation du budget. Rien n'est encore joué. À gauche, certains comme François Hollande espèrent un compromis quand l'ERN esquive la question.
En fonction du débat budgétaire, nous prendrons une position. De toute manière, il est certain que le débat budgétaire va avoir lieu pendant la campagne présidentielle. Il y a très fort à parier. D'abord qu'il n'y ait rien à attendre de ce budget. Pour convaincre, le Premier
ministre insiste, quel que soit le vainqueur de la présidentielle, il ou elle aura toute l'attitude pour remanier ce budget.
Alors le voilà le sujet, au fond. On pourrait aider les Français qui ont du mal à faire le plein si on avait des marges budgétaires. Il n'y en a pas, on a bien compris avec ce reportage. Il y a cette question de Bernard dans le Tarn. Les économies sur le train de vie de l'État n'ont-elles pas été uniquement symboliques jusque-là ? Alors ça fait référence à cette piste qui est parue dans la presse d'une baisse de l'indemnité des ministres. On est dans le symbole ? C'est important les symboles en politique en même temps ?
Effectivement, dans cette annonce-là, on est dans le symbole, mais les symboles importent en politique. Mais en revanche, sur le long terme, le moyen terme, le court terme récent, l'État a fait beaucoup d'efforts. C'est en fait la partie des dépenses publiques où il y a eu le plus d'efforts. Un exemple, c'est le gel du point d'indice de la fonction publique, c'est-à-dire qu'on ne revalorise pas les salaires, sauf si vous avez une promotion, etc. Et donc, quand on regarde, par exemple, les collectivités locales... à contrario, ont été largement épargnés. Donc la tradition, la distinction habituelle en finances publiques, c'est qu'il y a l'État, les collectivités locales, et après la sécurité sociale avec les dépenses de santé, dépenses de retraite, où là aussi les dépenses ont été beaucoup plus dynamiques, notamment du fait du vieillissement, mais pas seulement, des innovations par exemple dans la santé, mais donc c'est toujours en fait l'État. qui porte le gros de l'effort de dépense. Vous allez à l'inverse de ce qu'on
a souvent comme question dans C'est dans l'air, qui est pourquoi l'État ne se serre pas la ceinture
fait, l'État essaie quand même déjà beaucoup de se serrer la ceinture. De fait, dans les dynamiques de dépenses publiques, c'est très très clair.
Je rappelle que vous avez été chargé par le ministre des Comptes publics avec d'autres économistes d'un rapport sur la dégradation des comptes publics en raison 2030.
Et ce qu'on voit, c'est que la dépense publique, dans les années qui viennent, elle est très dynamique spontanément. C'est-à-dire que si on ne fait rien, la dépense publique augmente. Oui,
on a bien compris la dynamique.
C'est notamment à cause des charges d'intérêt. C'est vraiment quelque chose de mécanique. C'est-à-dire qu'il y a la dette publique. On doit refinancer chaque année à peu près 300 000. C'est-à-dire que c'est des prêts qui arrivent à échéance, on refait un prêt pour combler. Mais aujourd'hui, on réemprunte à environ 4% de taux d'intérêt, alors qu'à la base, ces prêts, c'était 0,5%, souscrit il y a 8 à 10 ans. Et donc ça, ça fait augmenter les dépenses publiques mécaniquement. Et donc c'est pour ça que si on ne fait rien, la prochaine équipe gouvernementale sera dans une situation compliquée. C'est-à-dire que le déficit public serait spontanément... probablement au moins à 6%, probablement au-delà de 6% en 2027. Donc c'est pour ça que, d'une part, c'est sûr que toutes les solutions sont mauvaises. C'est-à-dire que, quoi qu'on essaye de faire du côté de la fiscalité ou des dépenses, il y aura forcément des perdants. Mais on pense que pour l'intérêt général, ne rien faire, c'est encore pire.
Donc ça veut dire que là, il est contraint, le Premier ministre, de faire... un mini-budget, un micro-budget, c'est-à-dire de faire une espèce de dentelle pour tenter de passer entre les gouttes, à la fois des marchés financiers et de la classe politique, et on a bien compris que tout le monde est en campagne et que chacun joue sa partition. Oui, déjà en 2026,
là, ils cherchaient 15 milliards, en gros, pour passer de 5,1 à 5, voilà, et compenser justement les augmentations. mécanique de dépenses, il s'est pris 8 à 9 milliards d'aléas. entre la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole, les canicules, etc. Donc déjà, au fil de l'année, là, ils ont été obligés de faire des gels de crédit. Là, ils ont annoncé quand même au 1er octobre cette augmentation des franchises médicales, comme ça, par décret, sans passer par le Parlement, sans en discuter, c'est comme ça. Donc là, son objectif est quand même de pouvoir dire à la sortie « j'ai été un homme politique responsable, je n'ai pas laissé ». les finances publiques, je ne m'en suis pas fichue. Voilà. Donc, sachant qu'on sait très bien que dans le cadre d'une élection présidentielle, il va y avoir un budget rectificatif après les élections législatives. Et donc, le vrai budget de 2027 ne va pas être le budget qui va être voté là. Et pourtant, on ne va quand même probablement pas s'épargner encore le même cinéma qu'on a eu depuis deux ans, c'est-à-dire une censure et puis un vote du budget avec deux ou trois mois de retard.