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Moi, je veux la liberté pour le choix des familles, pour leurs enfants. Je veux la liberté pour le privé, y compris d'ailleurs que le privé, on arrête de lui taper dessus et que quand il a un caractère propre, ce caractère propre, il l'assume. On ne peut pas demander à une école catholique de ne pas être catholique, etc. Mais je veux la liberté. pour le public. Et je veux aussi une école publique qui puisse être beaucoup plus agile. Et ce que je veux faire, c'est mon projet. Vous savez qu'à l'école publique, au sens général, pas seulement au niveau élémentaire, collège et lycée, c'est la France où il y a le moins d'autonomie de décision. 11% des décisions que prennent les chefs d'établissement, c'est eux-mêmes qui les prennent en toute liberté. Et dans les pays développés, c'est plus de 60%. Ce que je veux, et d'ailleurs on voit que les Britanniques sont bien meilleurs que nous, il y a eu une évolution favorable dans le même classement PISA. Ce que je veux, c'est insuffler beaucoup plus de liberté et je voudrais créer des écoles innovantes. Des écoles innovantes qui seraient publiques, donc gratuites et autonomes. Où le chef d'établissement recrute ses professeurs, où il choisit. Il choisit son projet, certains prendront par exemple pour l'écriture, par exemple Montessori, d'autres une méthode semi-gloade, peu importe. Et il y a une évaluation, il y aura un contrat avec le rectorat, pas avec Paris, et tous les trois ans ou cinq ans, une évaluation. Et si l'école réussit, on la conforte, sinon, elle change de projet. Et ça n'est que comme cela qu'on permettra à l'école publique... de redresser la tête. Il y a trop de bureaucratisation et je pense qu'il faut libérer en réalité l'école publique au niveau local des pesanteurs, des circulaires de la rue de Grenelle.
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