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Ça me mène à mon premier débat, avant évidemment de parler des carburants, parce que c'est l'un des gros sujets du jour, et j'imagine que ça vous concerne tous, puisque là, le prix à la pompe, on est à plus de 2,15€, 2,30€, en fonction de l'essence que vous prenez. Mais ça me pose la question, est-ce qu'il vaut mieux baisser le salaire des responsables politiques, des dirigeants, ou l'augmenter comme ils le font à Singapour ? Parce qu'à Singapour, par exemple, Ils ont augmenté considérablement le salaire des dirigeants, plus de 64%. Bon, ça fait beaucoup, on n'a pas les moyens. Parce qu'ils disent qu'on veut les meilleurs, on veut attirer les profils très qualifiés pour concurrencer le secteur privé et limiter la corruption. Alors, à l'inverse, en France, Sébastien Lecornu, lui, veut diminuer la rémunération des ministres français. Alors, c'est vrai que ça fait du bien peut-être aux oreilles quand on parle du budget, de faire des économies. Est-ce que c'est une mesure démagogique ou est-ce que... C'est souhaitable. Qu'est-ce que vous en pensez, Mathieu ? Je trouve que c
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'est un peu populiste, même si je peux entendre le fait que les rémunérations des ministres sont bien au-delà de la rémunération moyenne des Français. Mais en réalité, quand on voit le niveau de responsabilité qu'il y a quand même, le nombre d'heures faites, quand on a tous travaillé auprès de politiques, ce sont des journées qui sont vraiment à rallonge, avec énormément de stress, énormément de responsabilité, et puis des postes qui sont très précaires. On l'a vu, on le voit beaucoup. Après ils ont
quelques privilèges quand même. Vous avez vu, après ils gardent parfois leur chauffeur. Pas tous, ça c'est vraiment le Premier ministre, mais quand
on est ministre lambda ou secrétaire d'État, on a un niveau de rémunération qui n'est pas énorme par rapport au nombre de responsabilités qu'on a, par rapport à l'exposition médiatique qu'on a, et par rapport aussi, ça c'est assez nouveau depuis plusieurs années. par rapport au côté radioactif que peut avoir la politique aujourd'hui. On le voit avec les anciens... Pourtant, ils sont nombreux à vouloir
avoir le pouvoir, quand même, curieusement.
Parce que je pense qu'il y en a certains aussi, soyons peut-être naïfs, mais en tout cas pas cyniques, de se dire qu'il y a des gens qui veulent aussi servir leur pays, qu'il y a une vraie appétence pour la chose publique, pour le service d'engagement. Il y en a. On les cherche, parfois. J'espère qu'il y en a. Vous allez peut-être me traiter de naïf, mais j'espère croire qu'il y en a encore. Pour finir sur le côté radioactif, Il y a beaucoup de gens qui font de la politique aujourd'hui, même qui sont à des niveaux parlementaires ou ministres et qui ensuite ont du mal à revenir à la vie active. Donc, c'est un engagement qui demande du temps, qui demande de l'engagement. Et puis surtout, peut-être
s'attirer les meilleurs profils, c'est ce que fait Singapour, par exemple. Qu'est-ce que vous en pensez, vous ? 0,826, 300, 300. Est-ce qu'il vaut baisser le salaire des ministres ? Sébastien Lecornu, je crois, parle de moins de 10%. C'est une mesure qu'il juge symbolique, mais nécessaire aujourd'hui. N'hésitez pas à venir réagir. Et puis, venez aussi réagir. Est-ce que vous êtes extrêmement inquiets ? J'imagine que oui, bien sûr, par les prix du carburant. Parce que là, ça chauffe de nouveau en Iran. Il y a eu des attaques la nuit dernière. Le pétrole est désormais à plus de 100 dollars. Et puis, les prix à la bombe s'en ressentent, bien évidemment. C'est tout de suite sur Sud Radio 0826 300 300. Sud Radio. Parlons vrai. Le point sur l'actualité avec vous, Clémence Lobary.
Bonjour à tous, c'est un seuil symbolique. Le baril de pétrole Brent a dépassé les 100 dollars ce matin. Conséquence de ces tensions au Moyen-Orient, les Etats-Unis ont en effet attaqué des pétroliers iraniens. L'Iran dit avoir frappé deux bateaux américains, huit pétroliers et dix autres navires. Et dans ce contexte, Roland Lesque reçoit ce matin les distributeurs de carburant, une réunion organisée au ministère de l'économie, alors que le sans-plomb 95 s'affichait ce week-end en moyenne à 2,10 euros le litre. Une enquête ouverte à Carcassonne après ses propos polémiques. de policiers municipaux. Ils auraient ainsi tenu des discours racistes, misogynes et complotistes pendant une patrouille involontairement filmée. Des faits qui se seraient déroulés en novembre 2025 et révélés hier par Midi Libre. L'un des agents membres du service d'ordre du Rassemblement National a été suspendu par le parti. François Bayrou de nouveau devant la justice. Le procès en appel des assistants d'eurodéputés du Modem débute aujourd'hui à Paris. L'ancien Premier ministre, dix anciens cadres du parti centriste sont jugés pour détournement de fonds. Un dossier dans lequel François Bayrou avait été relaxé en première instance. Le projet de loi sur la transparence salariale présenté aujourd'hui en Conseil des ministres. L'objectif est de contraindre les entreprises à afficher des fourchettes de rémunération cohérentes sur les offres d'emploi et à justifier objectivement les écarts de salaire. La ministre de la Culture appelle les musées à mieux sécuriser les collections et les publics. Une déclaration après le cambriolage du musée Renoir de Cagnes-sur-Mer près de Nice. Deux tableaux du maître de l'impressionnisme ont été dérobés. Hier matin, des œuvres estimées à plusieurs millions d'euros. C'est le lancement aujourd'hui du sommet international sur l'espace à Paris au Grand Palais. Deux mille experts mondiaux sont présents pour façonner une gouvernance de l'espace. Un rendez-vous boudé par les deux poids lourds SpaceX et Blue Origin, invité par la Maison Blanche à ne pas s'y rendre. Et puis il y a du football ce soir avec la suite de la Ligue des Champions. Le PSG entre en lice, le Paris Saint-Germain qui affronte au Parc des Princes le Slovan Bratislava à 21h. On rappelle Lille a perdu hier sur sa pelouse contre le Betis-Séville. Score final, 3 buts à 2. Excellente fin de matinée à tous.
Merci Clémence Lobariel. On les entend les chevaux. Bonjour Jean-Paul Delperier. Les courses qui se jouent aujourd'hui, Jean-Paul, à l'Hippodrome d'Angers.
à fait exact, ma chère Stéphanie. C'est une épreuve du Grand National du Troc qui nous attend aujourd'hui à 13h55, le Grand Prix Angers-Loire-Métropole, sur le tracé des 3100 mètres, avec 15 partants. Dans le numéro 2, Hidal Boy, associé au Sulkidor, Eric Raffin, j'en ai fait mon favori, avec le 5, Jack Desas, 9, Kika Josselin, 14, Janelle Priori, 3, Jiminy Cricket. Merci
mon cher Jean-Paul Desperiers. Vos pronostics sont à retrouver sur le site de sudradio.fr.
Ça y est, nous y sommes. Dès le 1er septembre 2026, la réforme sur la facturation électronique prend effet pour toutes les entreprises. Alors, pour vous aider dans cette étape importante, Banque Populaire propose une offre de gestion de factures, dont un premier niveau de service gratuit et accessible depuis votre espace client pro. C'est ça, être la première banque des entreprises. Banque Populaire, la réussite est en vous.
10h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
A vous de le dire toujours en compagnie de mes trois débatteurs du jour, Mathieu Batchelon et Samuel Laffont et Philippe Coye. On va parler dans quelques instants des prix du carburant. C'est de plus en plus inquiétant puisque le baril atteint désormais plus de 100 dollars et les prix à la pompe évidemment s'en ressentent. Est-ce que vous êtes inquiet ? Quelles sont vos solutions ? Qu'est-ce que vous aimeriez suggérer au gouvernement pour que ça aille mieux ? 0 826 300 300. Puis on parlait il y a quelques instants juste avant la pub du salaire des ministres. Sébastien Lecornu aimerait bien les diminuer de 10%. C'est symbolique, il en a conscience le Premier ministre, mais c'est bien de montrer que chacun peut faire un effort. C'est rigolo parce qu'il y a l'exemple de Singapour dans le même temps qui augmente ses dirigeants de plus 64% parce qu'ils veulent attirer les meilleurs profils. Ils estiment qu'un pays, c'est comme une entreprise, il faut les meilleurs dirigeants. Et vous, qu'en pensez-vous ? Vous êtes nombreux manifestement à réagir sur ce sujet. On va prendre un premier auditeur. Julien, bonjour. Bonjour, bonjour à tous. Bonjour, vous nous appelez de Chambéry. Alors, il faut les augmenter ou pas, ces ministres
? Moi, j'ai envie de dire que, comme l'a dit M. Lecornu, j'en ai plus dans le symbole qu'autre chose. Avant de s'attaquer au salaire des ministres pour le budget de l'année prochaine, je pense que l'on regarde un peu aussi les 1000 hauts fonctionnaires qui sont mieux payés que le président de la République,
également
les agences d'État qui coûtent des milliards à l'État et qui ont des possibilités de faire des économies. Moi, je suis élu local, je suis maire de ma commune en Savoie. La première décision que j'ai faite, c'est de baisser mes indemnités de 25% par rapport à mes prédécesseurs. Mais je peux vous dire que ce n'est pas ça qui me permet de trouver des marges de manœuvre exceptionnelles pour le futur budget. C'est vraiment pour indiquer que les élus locaux font des efforts et de participer à un effort qui doit être collectif. moi, le fait que Sébastien Lecornu ait une baisse de 10%, que l'on arrête un peu ces effets d'annonce qui ne servent d'ailleurs strictement à rien quand on voit les milliards qu'on dépense par ailleurs. Par contre, il faudrait peut-être trouver un moyen, et là pour l'image ce serait pas mal et aussi efficace, de demander à nos parlementaires que s'ils sont augmentés, c'est seulement à condition d'une présence équivalente à, je ne sais pas, 100% en séance, parce que je sais que l'année dernière où il y a deux ans... Les parlementaires, notamment les députés, se sont augmentés. Mais moi, que ma parlementaire qui est très bien présente et qui vote des lois soit augmentée, il n'y a pas de souci. Mais que ce soit pareil, le même régime pour un autre collègue que l'on voit peut-être une fois sur trois à l'Assemblée nationale, je ne suis pas d'accord. Il faut qu'il y ait des personnes qui soient compétentes et qui aient de l'expérience pour faire de la politique. Pour ça, il faut qu'ils soient bien rémunérés, bien entendu. D'autant plus qu'on parle de ministres qui ont quand même aussi des responsabilités. Donc moi, qu'ils sont bien payés ou mieux payés que moi, ça ne me pose pas de problème. Mais par contre, qu'on arrête ces effets d'annonce et qu'on regarde vraiment là où on peut trouver de l'argent. Parce que moi, quand j'ai entendu, pas plus tard, qu'il y a quelques jours, qu'il y avait plus de 1000 hauts fonctionnaires, on ne sait pas qui c'est ces gens, qui sont mieux payés que le président de la République, on peut peut-être aussi commencer à creuser par là. C
'est vrai. C'est vrai, vous avez raison, Julien. Et vous avez raison de souligner que ça serait bien qu'il soit présent à l'Assemblée nationale, un salarié dans le privé, s'il n'est pas présent dans son entreprise. Je pense qu'il a quelques soucis. Oui, Gilles, vous vouliez rajouter quelque chose. Peut du fascinating du
prix des ministres en Europe. En Allemagne, c'est entre 17 et 18 000 euros. C'est bien d'être ministre en Allemagne. Ils prennent le
métro, je peux vous dire.
Ils ne sont pas les
chauffeurs et puis les horses de la République.
Le chancelier est aveugle. 22 000 euros. La présidente de la Commission européenne est à 34 800. Elle est députée aux alentours de 25 000 euros. Le Royaume-Uni, c'est entre 13 000 et 15 000. La France, c'est 10 000 euros pour un ministre, la moyenne. 16 000 euros pour le Premier ministre. C'est toujours un flash-checking via chaque GPT. Pour ma source, la Belgique, c'est entre 11 000 et 18 000. Et après, ça baisse. En Italie, c'est 9 000 euros. Et en Espagne, c'est 6 500 euros. Et le président du gouvernement est payé 7 800. Et puis après, on redescend. En Pologne et en Europe de l'Est, c'est aux alentours de 4 000 euros, 6 000 euros.
Voilà. Bon, oui, effectivement, il y a des disparités. Avant de vous donner la parole, Philippe et Samuel, Stéphane nous appelle de Bordeaux. Stéphane, est-ce que vous êtes d'accord avec ce qui vient d'être dit ? Bonjour tout d'abord.
Oui, bonjour Stéphanie. Je suis à peu près d'accord avec ce que disait Julien précédemment. Alors, deux petites choses. Pour ce qui est de la rémunération, il faut regarder l'enveloppe. Et je trouve qu'en France, finalement, les rémunérations sont... sont globalement assez raisonnables. Ce ne sont pas des salaires de fous. Par contre, c'est bien de regarder tous les à côté. Et là, c'est complètement délirant. C'est ça le problème. Donc effectivement, on peut dire que ces 10%, c'est un peu l'arbuste qui quitte la grande forêt. La deuxième chose, c'est que je trouve qu'on devrait pouvoir, puisqu'on a des politiques qui sont élus sur des programmes, je pense qu'on devrait instituer des espèces de... Déjà, les obliger à proposer un calendrier de réalisation. Et ensuite, regarder à mi-mandat, ou en fin de mandat, ce qui a été réalisé, avec une diminution du salaire fixe une grande part de variable. Mais payé au résultat. Au résultat. Donc là, par exemple, on regarderait Macron, Attal et toute cette clique, on dirait, ok, vous êtes engagé à réduire de 60 milliards par an le déficit, vous en avez fait... Vous êtes taquin, mon cher Stéphane. Non, non, je ne suis pas... Alors, ce n'est pas de taquinerie, c'est... On a des personnes qui ont failli à peu près dans tout, qui gardent leur salaire et leurs avantages, et qui en plus reviennent se présenter, sont reçus dans les médias comme des rois, alors que ce sont des pitres. Et ça, c'est insupportable. Donc effectivement, on devrait baisser un tout petit peu le fixe. arrêter effectivement tout le tintouin qu'il y a derrière nos rémunérations, et puis une grande part de variable. Voilà ma proposition. Mais c'est les élections
qui doivent sanctionner. C'est les élections qui doivent sanctionner. C'est pas les résultats. C'est une république. C'est pas une entreprise. Vous êtes pas d'accord avec ça ?
Non, non, non. C'est pas parce que c'est une élection qu'on peut pas mettre une évaluation au résultat. Enfin, ça se fait dans beaucoup de pays et c'est tout à fait jouable. Ça remet pas en question la démocratie et le système électif.
Merci en tout cas Stéphane, rapidement, puisque ça se bouscule au standard. Pour le coup, ça passionne les gens qui nous écoutent en ce moment. Samuel, vous en pensez quoi ? D'autant plus Stéphanie
qu'il y a plusieurs sujets en un. Pour être synthétique, d'abord le sujet de savoir s'il faut payer davantage la politique pour recruter les meilleurs, c'est un très vieux débat. Le problème actuellement, et je pense que ça fait écho à ce que viennent de dire Julien et Stéphane, ce que se disent beaucoup de Français, c'est que les politiques qu'on a ne sont pas au niveau. C'est pour ça. C'est-à-dire qu'en fait, le truc de le corps nu des 10%, c'est évidemment symbolique. Mais je pense aussi que d'une certaine manière, c'est prendre les Français pour des cons. Et moi, je n'aime pas trop ça. Pour plutôt dire pas du tout. Je pense qu'ils prennent pour des cons parce qu'en disant 10%, regardez, on fait un effort. Tout le monde sait, tout le monde sait que ce n'est pas ça qui va faire baisser les dépenses publiques.
Mais en même temps, on demande là où il faut quand même être juste et qu'on passe notre temps. Et nous aussi, dans les plateaux studios, dire qu'il faut que l'État se fasse la ceinture aussi. Donc il faut savoir, c'est vrai. Merci de faire la
transition parce qu'en fait, Tout le monde sait que ce n'est pas en baissant les ministres aujourd'hui, même si on peut considérer qu'ils se sont trop payés s'ils n'ont pas de résultats. Dans l'absolu, peut-être qu'ils ne sont pas trop payés. Mais ce que reprochent les Français, c'est de dire, ils leur disent, regardez ce que vous êtes payés, vous n'avez pas de résultats. Le problème, vous savez que Sarah Knafo a sorti son casse du siècle, qui fait un tabac en soi dans la librairie où elle propose toute une liste de dépenses. Vous pourrez regarder ces propositions, je pense que ce sont très importantes. Ce que demandent les Français, ce n'est pas des baisses symboliques, c'est effectivement que l'État fasse des efforts, on parlait de la comparaison avec des entreprises. Deuxième sujet, effectivement, je suis d'accord avec Gilles, dans une démocratie, ce sont les élections qui permettent de changer les représentants. En revanche, et ça fait le lien avec Marine Tondelier, on est dans un système institutionnel, je parle à titre personnel, qui empêche la concurrence. Il faut qu'on s'en rende bien compte, notre mode de scrutin pour les législatives est un scrutin majoritaire qui, contrairement à ce qui se fait partout en Europe... Je dis bien, partout en Europe, il y a proportionnel. Il n'y a que les Anglais et les Français qui ont un scrutin majoritaire. Et bien, il y a un système qui est totalement inconcurrentiel. Il ne faut pas oublier que le gouvernement provient de l'Assemblée. Donc, si vous voulez un système plus concurrentiel et pouvoir changer plus facilement de représentant politique, il faut qu'on puisse donner le pouvoir aux Français de changer systématiquement. En tout cas, le Premier ministre essaie
certainement de dire, je balaye devant ma porte. D'ailleurs, il annonce la diminution de la surtaxe sur les grandes entreprises. Vous savez, ça avait été mis en place. précédent budget, donc peut-être qu'il essaye de donner des gages... J'ai envie de dire, Monsieur le Premier ministre, faites un très
bon budget et on verra après.
Jean-Luc, vous nous appelez de Lavore. Bonjour Jean-Luc.
Oui, bonjour à tout le monde.
Alors, vous êtes d'accord avec le fait d'augmenter, de baisser, qu'est-ce que vous en pensez ?
Alors moi je rejoins ce qu'a dit Stéphane tout à l'heure. Moi je suis tout à fait d'accord pour le fait de baisser le salaire de tous nos ministres, mes présidents de la République compris. Mais 10% plutôt que d'embêter les retraités qui ont travaillé toute leur vie pour s'élever socialement. Moi vous savez dans mon boulot j'étais cadre sub, j'étais RH et j'avais des objectifs et j'étais payé. Au résultat j'avais la moitié de mon salaire qui était en part variable. Donc ça serait pas mal pour eux aussi. Une part variable de 50%. Trois objectifs avec les indicateurs chiffrés. C'est difficile quand même à mesurer les
objectifs pour un politique parce que si vous êtes RH, vous savez qu'il faut mettre des critères précis sur quoi vous basez. Il y a des secteurs qui vont estimer qu'ils sont contents d'autres. On
peut en trouver, quel que soit le ministère, on peut en trouver des indicateurs chiffrés. Le taux d'inflation, le taux de chômage, la réussite des enfants scolaires. On peut en trouver, ne vous inquiétez pas.
C'est avec des normes entre nous. Si vous bloquez des normes comme ça, comment voulez-vous qu'ils dirigent
Ils dirigeront en essayant d'atteindre leurs objectifs et en essayant de travailler. Parce que vous savez, c'est trop facile. Le poste est précaire, comme vous disiez tout à l'heure. Mais bon, il y en a qui restent un homme dedans et qui ne lèvent pas le petit doigt devant la bouteille. Donc, voilà.
Merci Jean-Luc. Le petit mot de la fin sur ce sujet, en tout cas, avec vous, Philippe, très rapidement. Est-ce que vous n'êtes pas encore exprimé ?
Non, Stéphanie, je n'aime pas le sujet parce que je trouve très démago. Est-ce que c'est pour masquer hier le sujet sur la taxation de l'épargne salariale qu'aujourd'hui le Premier ministre... Vous voyez bien que le débat est occupé aujourd'hui par ce sujet. Ça me renvoie à un mauvais moment aussi d'un choix politique que l'on paye aujourd'hui. C'était sous François Hollande qui... des mandats, je ne sais pas si vous en rappelez. Et donc, ce qui fait qu'aujourd'hui, nous avons une assemblée nationale avec des élus qui ne connaissent plus la vie des territoires, puisque vous ne pouvez plus être maire, et en définitive, ça coûte la même somme à la société. Et ça pouvait être démagogique, et finalement, c'est pas une bonne opération. Et quand on connaît la crise de l'engagement, aussi, regardez le nombre de mairies où il n'y a pas eu de candidats. Donc oui, il y a un vrai sujet sur la qualité de la classe politique, mais il faut arrêter aussi la démagogie.
Bon, en tout cas, C'est peut-être pour cacher le sujet du jour. Ça, c'est vrai, il y a une réunion qui se passe en ce moment, qui a débuté à 10h30 à Bercy sur le prix des carburants parce que ça chauffe à la pompe, évidemment, puisque le pétrole, lui, vient de passer la barre des 100 dollars. On en parle sur Sud Radio. Est-ce que vous, vous êtes extrêmement contrarié ? Qu'est-ce que vous proposez ? 0800 26 300 300. Sud Radio, toujours en compagnie de mes débatteurs, Mathieu Batialon et Samuel Laffont. Philippe Coy, le pétrole passe donc la barre des 100 dollars. Avec lui, évidemment, l'augmentation de l'essence à plus de 2,15 euros le litre en moyenne. C'est même 2,30 pour le gasoil. J'imagine que pour une infirmière libérale, un artisan, un salarié rural ou un commerçant, c'est peut-être votre cas. Vous êtes en train de conduire. Attendez, venez réagir, ça doit être un véritable cauchemar quand votre métier... directement liés à la route. Est-ce que vous faites partie de ces 1 million de Français qui passent un salaire complet, je lisais ça ce matin, dans le carburant ? Et qu'un tiers des Français quand même ? Mais oui, Philippe, 1 million de Français qui passent une fiche de salaire complète dans le carburant. C'est vrai que le chiffre est édifiant. Une réunion d'urgence se tient en ce moment à Bercy. Alors évidemment, chacun y va de sa proposition. Michel-Edouard Leclerc juge inéluctable un plafonnement des carburants. d'une proposition de distributeur, mais ce n'est pas encore une décision gouvernementale. Mélenchon, lui, aimerait bien aussi bloquer les prix. Qu'est-ce qu'on doit faire ? Quelle doit être la réponse ? Le gouvernement, pour l'instant, cible les aides. Est-ce qu'il faut agir plus globalement ? Qui commence ? Samuel Laffont ?
Le problème qu'on a, je pense, c'est que ça fait des années que le pouvoir d'achat des Français baisse. Là, il s'effondre, tout simplement. Il y a une partie de déni de la classe politique, pas toute. Mais une partie de Digny là-dessus ? que c'est évidemment le sujet principal de préoccupation des Français pour la présidentielle, c'est logique, le logement, les fournitures pour vos enfants à l'école, le moindre déplacement, tout ce que vous achetez, les courses, on voit les prix augmenter partout, et on a l'impression d'être pris à la gorge.
Un tiers des Français sont à découvert à la fin du mois.
Pour moi, c'est un sujet qui est vraiment majeur. Après, vous avez la sécurité, évidemment, vous avez les autres thématiques, mais vous avez beaucoup de Français qui, non seulement ne se projettent pas dans l'avenir, mais en plus, au quotidien, disent, en fait, ma situation, va se détériorer dans les années qui viennent. Et ça, c'est vraiment difficile à vivre pour beaucoup de nos compatriotes, et j'espère qu'on va en sortir très rapidement. Ceci dit, le problème qui est complémentaire, c'est que l'État a mal géré pendant des années, qu'on a beaucoup dépensé, et que la solution facile, que ce soit sur le carburant ou sur le tabac, ça a été, pour des raisons diverses, ça a été d'augmenter les taxes. On en reviendra dessus, ça rentre sur le tabac. Mais le problème, c'est qu'il fallait d'abord mettre l'État au régime. Alors, évidemment, il faut trouver où est-ce qu'on baisse les dépenses. On parlait tout à l'heure des agents de l'État. Et là, en fait, on se retrouve avec des Français qui ont des pouvoirs d'achat qui baissent, avec des taxes qui augmentent. Et vous savez que Sarah Nafo a proposé... de baisser d'un tiers l'assise sur le prix du carburant. Donc, c'est un impôt direct. Comme
le RN, 5,5 ?
Elle voulait que ça soit, en gros, gagné entre 24 et 27 centimes par liste. Le problème, c'est que vous videz
les caisses de l'État encore plus. C'est ce que j'allais vous dire. Ça a été de 10 milliards à 15 milliards chiffrés, la mesure du RN à 5,5%. Pour
qu'on regarde les choses en face, il faut se dire, on a une situation qui est difficile, parce qu'il faut rapidement baisser les dépenses pour faire baisser les taxes. impôts qui enlèvent tant de pouvoir d'achat aux français. C'est ça la logique, si on ne le fait pas tout de suite, on voit les multiplications de tentatives d'aide à droite ou à gauche mais ça ne remettra jamais. Il faut d'abord traiter le problème à la racine qui est les dépenses et les gaspillages et on voit, si on compare et je termine là-dessus, que par rapport à d'autres pays, on parle souvent de l'Allemagne mais il y a d'autres pays en Europe que l'Allemagne, il y a une meilleure gestion de la dépense publique par rapport aux résultats. On peut aussi parler des frais de santé. Vous avez vu que les frais de santé de devraient être moins remboursés, notamment les frais dentaires, passer de 70% à 40%. Donc en fait, on va te payer du plus en plus dans notre poche. Alors que les cures
thermales sont toujours remboursées à 70%. Je ne parlerai pas de l'aide médicale pour
les clandestins. Mais vous avez des dépenses encore, vous avez des Français concrètement qui nous écoutent aujourd'hui. Je sais que parmi les auditeurs de Sud Radio, il y en a qui vont refuser des soins dentaires ou prendre des soins dentaires de moins bonne qualité parce que ça va leur coûter trop cher. Et ça, c'est insupportable.
Laurent, d'ailleurs, nous appelle de Burg. Bonjour. Laurent. Bonjour. Alors, qu'est-ce que vous en pensez, vous, Samuel Laffont, du Parti Reconquête, dit qu'il faut baisser les taxes en substance, les droits d'assises, mais qu'est-ce que vous en pensez, vous
Écoutez, moi, ça fait plus de 30 ans que je moule, donc je connais un peu les prix de carburant. Qu'est-ce que vous faites
comme métier, pardon, Laurent ? Je
fais routier.
Ah bah oui, vraiment en première ligne.
Et moi, j'ai connu, il y a plus de 20 ans de ça, donc le baril de pétrole à plus de 100 dollars et le gasoil à 1 euro.
C'était le bon temps, ça.
'est fini. Oui, mais il y a quand même des gens qui s'en mettent à peine les poches. Parce que bon, le baril, il est à 100 dollars. Et là, on se retrouve avec le baril à 100 dollars et le gasoil à 2 trans. Oui. Je pense que quand même, on dit ce côté-là, il faut voir un peu ce qu'il y a. En Espagne, on arrive à trouver le gazole, quand on va dans le centre de l'Espagne, à l'heure actuelle, à 1,70€, même à Moïse.
Mais ils ont beaucoup baissé les taxes en Espagne, mais c'est vrai qu'on le disait ici, Laurent, le problème, on n'a pas les moyens, on n'a plus les moyens en France. Ça coûte des milliards et des milliards.
Les autres le font, Stéphanie.
Ils n'ont
pas la même association financière que la
France. Je veux bien, je serais ravie, mais 10 à 15 milliards, vous les trouvez où si vous passez la... taxe à 5,5, c'est ce que ça vous coûte. Juste
un chiffre sur un litre vendu à 1,80€, c'est un exemple que je vous ai trouvé. D'après vous, qu'est-ce qui reste pour la station essence et le rafineur ? 3 centimes. 3 centimes. C'est comme sur le tabac. C'est 82% de la fiscalité. On va en parler du
tabac. On finit avec Laurent quand même. Et Laurent, vous, j'imagine que vous faites partie de ceux qui ont eu des aides ciblées quand même, puisque vous êtes gros rouleurs, je ne sais pas si vous êtes à votre compte ou pas.
Je ne suis pas à mon compte, mais moi, déjà, pendant mon travail, j'ai fait 88 km aller-retour par jour et je n'ai eu aucun. Ah bon ? Comment ça se fait ? Et parce que c'est comme ça que c'est très compliqué à faire les demandes. Ah, c'est ça.
Vous savez que je crois qu'il y en a un sur deux qui n'ont même pas fait la demande. Il y avait 3
millions de Français éligibles et 1,4 millions de Français qui se sont connectés au portant. Comme toujours.
Parce que justement, Laurent, c'était trop difficile, c'était compliqué à faire. Le parcours du combattant
? C'est tout compliqué de tenir l'administratif. L'administratif, à l'heure actuelle, c'est un vrai calvaire. On ne peut rien faire, les papiers, quoi qu'on fasse, dans n'importe quel domaine, c'est administratif, c'est terrible, on l'arrive à vivre.
Bon courage Laurent on comprend votre désarroi parce que là vous venez nous résumer finalement la situation vous vous retrouvez avec des hausses considérables de carburant c'est votre métier vous faites des milliers de kilomètres et à côté de ça évidemment c'est tellement compliqué que vous n'osez même pas aller sur le site faire la demande merci en tout cas d'être intervenu sur l'antenne de Sud Radio on marque une petite pause et on se retrouve avec mes débatteurs du jour 0826 300 300 avec Manu au standard Sud Radio avec Mathieu Batchelon et Samuel Laffont, Philippe Coy pour la suite de nos débats. On parle évidemment de cette douloureuse facture d'essence, plus de 2,15 euros, 2,30 euros même pour le gasoil. Alors chacun y va de sa proposition, c'est toujours à peu près la même chose. Le blocage des prix pour Mélenchon, d'ailleurs Michel-Edouard Leclerc juge que ce plafonnement... Comme au Venezuela.
Oui,
inéluctable, mais même Michel-Edouard Leclerc dit qu'on n'aura pas le choix du plafonnement.
Bon, il dit un peu ce que les gens ont envie d'entendre.
Peut-être, mais c'est vrai qu'il est concerné. C'est Total qui a plafonné ses prix. C'est toujours plafonné à 2 euros.
1,99 je crois. En tout cas,
ils ont fait des beaux bénéfices. Total, c'est des bénéfices records quand même pour les raffineurs.
Total, c'est pas que la France. Évidemment, je sais.
Évidemment, là, il y a une réunion qui est en cours. On va voir ce qui va sortir du chapeau. Pour l'instant, on en était aux aides ciblées. Mais c'est vrai qu'il faudra une bonne fois pour toutes régler ce problème. D'autant que, je le disais, ça m'a frappé ce matin ce chiffre. Un million de Français consacrent un mois de fiche de paye au carburant. C'est juste énorme. Bonjour Olivier.
Bonjour,
soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio. Vous, est-ce que vous avez une idée ? Par exemple, vous faites partie des gens qui changent leurs habitudes pour économiser de l'essence ? Parce qu'il y en a plein, ça aussi.
Oui, moi j'ai de la chance parce que je suis dans un environnement très urbain. Du coup, je m'en sors assez facilement et sans effort, si ça m'en demandait, je ne sais pas ce que je ferais, avec les transports en commun.
êtes à Paris, c'est ça
Je suis en région parisienne et quand je dois aller en Ile-de-France, il y a toujours un train qui permet de le faire.
C'est l'avantage des grandes villes, ça c'est vrai.
Exactement. Ce que je voulais apporter comme point de vue, c'était qu'il y a du court terme à faire. Mais après, il faut envisager le long terme. Et autant le court terme, c'est Édouard Leclerc, éventuellement c'est Total, autant le long terme, c'est plutôt nos politiques. Et là, il y a un truc qui me sidère, c'est que jamais n'est pris en compte l'évolution des prévisions de l'Europe en termes de pétrole sur les 30 prochaines années, pas sur les 200 prochaines. Quand vous écoutez des gens qui ont l'air de savoir de quoi ils parlent, ils vous disent que d'ici 2050, les 5 producteurs de pétrole qui vendent, les 100% ou 98% de pétrole que l'Europe importe, parce que nous on n'en a plus, ils ont des réserves qui vont être divisées par deux d'ici à 2050. Si vous avez l'interrogation des gens qui s'occupent de ça, c'est quel sera le prix de vente et quelles seront les quantités vendues à l'Europe si le pays producteur a deux fois moins de pétrole d'ici 2050. L'Europe est au courant. C'est pour ça qu'elle nous porte à passer à l'électrique. Ce n'est pas une question uniquement écologique. C'est qu'elle sait très bien que d'ici 2050, moi je vous souviens que d'ici 2030, le litre d'essence normale à la pompe sera à 3,50 euros.
Pourquoi ils ne nous l'expliquent pas tout simplement ? Je suis sûre que les citoyens seraient preneurs d'explications simples, de dire tout simplement la vérité, parce que, je ne vais pas parler familièrement, mais c'est vrai que ce que reprochent beaucoup les Français en général, c'est d'être... un petit peu parfois, pardon, d'être prise pour des cons par les dirigeants. Vous voyez, ça serait bien qu'on nous dise la vérité. C'est très intéressant ce que vous nous dites. C'est un vrai sujet, effectivement.
Oui, mais c'est programmatique ce que vous dites, tandis que la situation aujourd'hui, c'est lié au conflit du détroit de Dormuz, qui n'était pas forcément prévu. La programmation que vous dites à 2050 sur l'Europe, évidemment, il y a la mutation sur les énergies. Oui, ça va vite. Mais là, on est confronté à un conflit qui... Pause la situation.
Mais vous avez raison, vous pensez qu'il manque de vision à long terme.
Alors, c'est pour ça qu'en préambule, je disais que sur l'instant, il y avait des choses et sur la prévision, il y avait ça. Mais je voulais rajouter autre chose qui va dans le sens de ce que vient de dire monsieur. Une chose que je ne comprends pas, c'est que pour une fois, moi, je suis comme tous les Français, j'en ai ras-le-bol de la surcouche administrative. Mais là, je rajouterais bien un truc. Je ne comprends pas pourquoi l'État, les journaux, toute la sphère médiatique ne forcent pas le trait pour qu'on ne soit plus tout seul dans sa voiture, mais qu'à partir de demain, on soit tous en covoiturage. Juste laissez-moi trois secondes. Si vous imposez la circulation alternée pour tous les véhicules à partir de demain, il va se passer deux choses. Un, vous avez moitié moins de voitures qui vont rouler. Mine de rien, c'est moitié moins de consommation de pétrole. Ça va obliger les gens à commencer à envisager d'arrêter d'être tout seul dans la voiture. Le préambule, j'ai dit que moi, j'avais la chance parce que j'étais sans contrainte en transport en commun. Mais l'instauration du transport en commun, ça a pris un demi-siècle. L'aménagement des transports en commun en région parisienne et sur le reste du pays, ça a pris un demi-siècle. Je suis d'accord. Mais par contre, je ne comprends pas que l'État ne propose pas un blabla car. qui vous disent voilà, en fonction de vos boîtes, en fonction de là où vous êtes, en fonction de la région, j'ai des spécificités qui vous donnent des facilités. Par exemple, je fais du covoiturage pour aller bosser, mon employeur me laisse arriver un quart d'heure plus tard et partir un quart d'heure plus tôt.
Ouh là là, non mais pourquoi pas Olivier ? D'ailleurs on était très concentrés. La
chute ne me convient pas. C
vrai aussi Olivier, je me fais l'avocat du diable, que la voiture c'est la liberté. Sinon on prend les transports en commun. Oui
mais aux Etats-Unis, vous avez ce que raconte notre éditeur, vous avez des voix réservées. C'est assez autonomique avec le sujet qui nous occupe,
Gilles, c'est qu'on vient de parler du prix. On dit que ça coûte cher et qu'un million de français consacre leur salaire au carburant. en définitive on est en train de dénoncer l'individualité dans chaque automobile alors que ça serait naturel et je peux vous dire dans ma région paloise on a beaucoup de parkings de covoiturage qui ont été créés et le système fonctionne bien les parkings sont remplis et je pense que les français ont compris non seulement pour la raison du prix qui nous occupe là, mais aussi pour l'écologie par rapport à « c'est assez stupide de rouler seul tout le temps dans sa voiture, Blablacar en est un témoignage ».
Non mais quand vous êtes dans une campagne, il y a des maisons loin les unes des autres, vous ne travaillez pas au même endroit, ce n'est pas forcément assez compliqué. C'est ce que je veux dire,
j'habite à Paris et donc je prends les transports en commun, je n'ai pas besoin de voiture à Paris, on n'a pas besoin de voiture à Paris. Oui, tout à fait. Même en région parisienne. En région parisienne, ça peut être plus compliqué. Ça peut avoir des retards de RER, il y a plein de choses. Mais quand vous habitez à Paris, vous pouvez prendre le métro et le bus, dans l'essentiel des cas. Mais l'immense majorité des Français, ils n'habitent pas à Paris. Il y a plein de Français. Et moi, j'ai grandi dans le Gard. On peut très bien, et on s'arrangeait, pour être à plusieurs, dans une voiture, quand vous avez des trajets, etc. Mais vous avez des limites. Quand vous êtes dans une commune qui est éloignée, vous n'allez pas faire...
Mais exactement, vous ne pouvez pas
faire un détour. On peut envisager ça en faisant du nudge, en conseillant aux gens de faire ça, mais ça n'arrangera pas le sujet à mon avis. Et puis il y a aussi un autre problème, c'est quand on parle de prendre la voiture à plusieurs, il y a une période où on faisait beaucoup de stops. Il faudrait regarder si on fait toujours autant de stops qu'avant. J'en ai fait beaucoup quand j'étais plus jeune. On s'est arrivé sur le sujet de la sécurité. Non, non, société de confiance. Ce qui est lié à la sécurité. Mais est-ce que les gens se font suffisamment confiance ou pas ? Le
stop au bord de la route avec le pouce en verre a été supprimé par Blablacar. Ça fonctionne toujours pareil, sauf qu'on ne le voit plus au bord de la route ou quand vous arrivez au péage, je vais à Narbonne, je vais à Pau, je vais à Bayonne. Vous allez sur l'application et c'est le même principe. La défiance de rencontrer quelqu'un que vous connaissez, n'essayez pas, et vous êtes à la rigueur plus sécurisé, puisque l'automobiliste que vous allez prendre est identifié. Mais
le stop marche encore, heureusement.
Merci en tout cas Olivier de votre proposition qui a fait débat dans ce studio. On avance, parce que c'est vrai que le temps file aujourd'hui, les débats sont nourris. C'est vrai qu'on parlait du carburant, alors ça concerne un petit peu moins de monde, mais quand même, je me tourne vers vous mon cher Philippe Coye, un sujet qui vous est cher, les buralistes.
Trop cher d'ailleurs ! Mais c'est
un monde aussi qu'on aime, celui des buralistes, parfois indispensable à la vie des villages. On s'y arrête pour prendre un café, pour acheter des timbres ou les journaux, si c'est jumelé avec le tabac. Alors c'est vrai que les buralistes sont inquiets. des rassemblements aux quatre coins de France, pour finir d'ailleurs à Vernon vendredi, je crois, pour un rassemblement national. Si cela continue, on va tous finir par crever. Ça, c'est le président de la Fédération des Buralistes de Moselle qui l'a dit. Lui, il dénonçait, par exemple, c'est assez édifiant cet exemple, l'augmentation régulière des prix du tabac et la concurrence du voisin. Luxembourg, c'est le cas aussi en Alsace, avec l'Allemagne, la Suisse. Alors Marine Le Pen est à votre secours, Philippe Coy, pas vous mais des ruralistes. Elle dit, bah oui, moi je suis d'accord pour geler le prix du tabac, mais c'est vrai qu'au risque peut-être de relancer la consommation, non ?
Oui, c'est un peu comme le demi tout à l'heure qu'on a évoqué en ouvrant l'antenne. Là, ce soutien arrive dans une période de mobilisation. En tous les cas, ce que je dis... Aujourd'hui, c'est que ça suffit. Ça fait 26 ans, aujourd'hui, à la fin du mois, que je suis buraliste dans les périodes atlantiques à 100 km de la frontière. J'ai occupé, les auditeurs le savent, parce que vous m'avez souvent invité, la plus haute responsabilité pour représenter ces 22 500 entrepreneurs qui sont avant tout des commerçants d'utilité locale, du lien social, que ce soit en couronne parisienne, dans Paris, dans tous les territoires. Aujourd'hui, la politique de la santé publique n'a pas fonctionné. On se trompe depuis 20 ans. 20 ans qu'on va dans le mur. Si le prix était la solution, ça se saurait. La seule solution qui a été trouvée, c'est l'existence. du marché parallèle. La substitution au marché légal a été fait par les trafiquants, par la contrefaçon. Et nous avons perdu plus de 5 milliards d'euros de recettes fiscales par an ces dernières années.
La santé
publique n'a pas atteint ses objectifs. Nous restons dans un niveau de prévalence inimaginable. Alors, on dit stop. On dit stop à la pression fiscale, à l'abus fiscal, à cette situation qui a... provoquer la fermeture de trop de commerces de proximité des milliers depuis 10 ans, 20 ans. Nous avons aujourd'hui un ras-le-bol de ce système qui n'est que sur l'idéologie de quelques-uns au ministère de la Santé qui pensent, en voyant les volumes français, s'effondrer. Je dis bien s'effondrer. qu'ils ont trouvé la martingale pour faire arrêter les Français de fumer. Ils se trompent. Venez aux frontières, venez à Pigalle, dans Paris.
Il y a
une mutation parce que vous avez la cigarette électronique aujourd'hui, qui est une offre alternative plus responsable vers des Français qui ont un choix vers la nicotine. qui est respectable. C'est 3 millions de Français aujourd'hui qui ont muté du tabac à combustion vers la nicotine et le vapotage. Mais aujourd'hui, le prix proposé sur notre pays, la France, il est complètement opposé à ce que nos voisins européens font, ce qui fait des appels d'air. Et puis, les fins de mois, les trafiquants les arrondissent bien avec ce marché illicite.
Petite réaction rapide, il nous reste une minute tous les deux.
Le prix a quand même une incidence sur l'entrée dans la consommation. On voit que les jeunes...
Une hausse de 10% réduit en moyenne la consommation d'environ 4%. Les plus
jeunes fument moins en moins d'accès. Vous voulez que je vous dise, franchement... 26 ans de métier. Il y avait eu une autre démagogie sur la suppression des paquets de cigarettes. Certains vont s'en rappeler, des auditeurs, des paquets de 10 cigarettes. Les démagogues de la santé disaient que les jeunes rentrent dans le tabac par ces paquets moins chers à 10. Vous savez qui fumait le paquet de 10 ? C'était plutôt le quadrat ou le quinca pour se limiter dans la consommation journalière. Donc, malheureusement, les jeunes majeurs qui rentrent dans le tabac ont les moyens.
Quand j'avais 15-16 ans, J'ai commencé à fumer, j'ai arrêté après, mais quand on fume quand on est ado, le paquet de 10, à l'époque c'était encore en franc, ça aidait beaucoup quand même.
Moi c'était plutôt des adultes responsables qui se limitaient. Donc s'ils veulent rentrer dans le tabac, de toute façon vous savez, on n'a pas réglé le problème du prix, puisque à la sortie des collèges, des lycées, dans le métro, n'importe où, sur Snapchat, vous avez du produit à 5 euros. Vous voyez, en définitive, on n'a pas réglé le problème. Il
faut régler cette affaire de trafic. Vous savez que l'Europe, comme à Londres, interdire les gens de fumer.
Génération sans tabac, mais c'est génération sans liberté aussi dans ces cas-là.
Messieurs, on se retrouve juste après la pub avec notre dernier sujet. On parlera de ce scandale à Carcassonne pendant une patrouille nocturne. Quatre policiers municipaux sont enregistrés par une caméra piéton qui reste allumée. Le résultat est... Pas terrible, mais même très choquant. Vous pouvez venir réagir 0826 300 300 pour la dernière partie d'émission.
Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru. Sud
Radio, à vous de le dire, avec mes débatteurs, Mathieu Batchelon et Samuel Laffont et Philippe Coy. On parle maintenant de ce scandale, je pense qu'on peut appeler ça comme ça. À Carcassonne, pendant une patrouille nocturne, 4 policiers municipaux sont enregistrés par une caméra piéton qui reste allumée. Les images, il faut le préciser, remontent à novembre 2025 mais viennent seulement d'être rendues publiques. Leur brigadier-chef multiplie les insultes racistes, les propos misogynes, homophobes et complotistes. Un autre agent participe également à ces échanges.
On est devenus chrétiens sous Clovis. Bientôt on va devenir musulmans sous Macron. Il faut le vite ces bouignons. Il y a un chameau aujourd'hui une voiture. Il n'y a pas de transition. La transition est rude. Ils ont été faire les courses avec un petit peu de nos impôts. Ce qui est bien, c'est qu'au mois de décembre, la zone sera claire. Parce qu'avec les forains, les punka chiens et les bouignols, ils n'aiment pas ça, ils règlent ça en creux. J'espère que ce n'est pas un gamin ou quelqu'un qui a l'apercuté par contre. C'est peut-être un migrant. Un petit kirigou. Il est percuté. Il est venu en France, il est percuté par un véhicule. Imagine, il est en France, il se fait buter par une voiture communiste. Il a relancé un hôpital. vieil a percuté un bon nul apparemment.
c'est sûr que là, c'était un petit... Je crois que ça dure 4 heures. Il y a un petit florilège. Il y a aussi des propos bien misogynes. Une enquête préliminaire est ouverte. L'affaire est devenue politique puisque c'est un ancien militaire, un gendarme, qui aurait participé au service d'or du RN. Il serait proche du nouveau maire RN de Carcassonne, même si les faits sont antérieurs à l'élection de ce dernier. Alors le RN non seulement a condamné ce matin, mais il a suspendu immédiatement de ses fonctions au sein du parti ce policier suspecté de propos racistes. Alors c'est vrai que c'est toujours embêtant, parce que la plupart des policiers sont là pour nous protéger, ils ont un travail très difficile. On l'a encore vu ces derniers jours à Chambéry, avec un refus d'obtempérer qui a mal tourné, qui se transforme en violence urbaine. Mais c'est vrai que ça, c'est absolument condamnable. Qui veut réagir, Mathieu
Bien sûr que c'est condamnable, mais plus que condamnable. Les propos sont absolument honteux. J'espère que ce monsieur va non seulement être bien évidemment suspendu de ses fonctions, mais qu'il ne pourra plus jamais exercer dans le domaine de la sécurité. Je pense qu'il y a un sujet au-delà du cas précis de Carcassonne, il y a un sujet sur les polices municipales. et sur les profils des personnes qui sont dans les polices municipales. Il faut savoir que la police municipale a quand même des prérogatives, qui sont des prérogatives assez importantes. Dans certaines villes, ils sont même armés, désormais, d'armes létales. Donc ça implique quand même une grande responsabilité. Là où la police nationale a, je pense, depuis des années, fait sa mutation, avec bien évidemment des brebis galeuses comme il y a partout. C'est une société humaine, donc il y a forcément la perfection. n'existe pas, mais la police nationale a quand même fait sa mutation. Là où la police municipale, à mon avis, mériterait, alors je ne sais pas s'il faut faire un grenelle des polices municipales, mais du moins, en tout cas, interroger. Ça a été fait. C'est vrai qu'en France, on aime bien les grenelles. Mais je pense que ça interroge, parce que dans un style... différents. Évidemment, je ne mets pas sur le même pied d'égalité, mais il y a eu des polémiques récentes à Saint-Denis sur la façon dont le nouveau maire, Ali Bagayoko, avait décidé de donner un nouveau virage sur la police en recrutant un nouveau directeur qui était visiblement controversé. Je ne mets évidemment pas sur le même pied. C'est
sûr que ça donne du grain à moudre à l'extrême gauche. Mais je pense qu'il y a un
sujet sur la police municipale, sur les profils qui sont recrutés, sur les responsabilités qu'ils ont. la façon dont ils sont encadrés. Je ne suis pas un expert du sujet, mais je pense qu'il y a un sujet sur la police municipale.
Je me tourne vraiment vers Samuel Laffont du parti Reconquête. J'imagine que ça, c'est sûr que ça ne vous arrange pas, ce genre de choses. Je vous taquine, mais c'est sûr que ça donne du grain à moudre à l'extrême gauche, qui explique que la police tue, que la police est raciste. C'est vrai qu'on entend ses propos, c'est extrêmement choquant, et ça s'allie malheureusement, là j'insiste, parce que la plupart des policiers nous protègent, ils font un travail extrêmement difficile et on pense vraiment à eux, parce que vous avez vu les refus d'obtempérer qui augmentent en France, c'est un cauchemar pour eux. Quelle est votre réponse ?
Comme vous l'avez souligné, les premiers concernés ont condamné tout de suite ces propos. Moi je rappelle simplement que la loi est la même pour tous et que tout le monde doit la respecter. Pour poursuivre, merci Mathieu d'avoir parlé de l'affaire de Saint-Denis, parce que je pense qu'il y a un vrai sujet, effectivement, dans les recrutements, on ne doit pas se retrouver avec des polices à moitié politiques, ou avec des... Il ne faut pas que ce soit une milice. Ou des profils,
on voit un peu tête brûlée, anciens militaires, qui n'ont pas forcément... Certaines fois, on sait que certains ont visé des concours de la police nationale, ils ne les ont pas eus, se retrouvent dans la police municipale.
Il y a un vrai sujet, parce que, effectivement, les policiers font un travail qui est extrêmement complexe, Je rappelle qu'il y a quelques années, on n'imaginait pas quelques personnes qui insultaient des policiers. Maintenant, c'est une vue normale, on voit plein de vidéos circuler où ils se font agresser à plusieurs maîtres à terre, parfois des gens qui savent leur prendre leur arme. Pourquoi je fais le lien avec ce que disait Mathieu à l'instant ? C'est parce que les municipalités, à raison, ont voulu améliorer la sécurité de leurs citoyens avec les moyens qu'elles ont, et donc se doter de police municipale quand elles le pouvaient, etc. Je coupe 30
secondes. On voulait, on dû le faire par manque d'engagement de la mission régalienne de l'État. Fermeture de gendarmerie, manque de personnel, et pour assurer la sécurité, les mairies ont souvent été obligées d'assurer elles-mêmes ce service. Complètement d'accord, parce
que l'État, on parlait des impôts tout à l'heure, on paie toujours autant, mais effectivement, la base de la base... en tant politique, je dirais que philosophique, pour moi c'est de la sécurité. On est en contrat tacite entre nous pour assurer la sécurité sur le territoire national. Et effectivement, l'État ne respecte plus sa mission régalienne qui est de faire respect de la sécurité. Donc il y a peut-être une question à se poser sur les recrutements. Juste Stéphanie,
deux secondes. Les propos qui sont tenus font froid
dans le dos. Ils peuvent rappeler la façon dont parlaient les policiers dans les années 70 et au début des années 80. Bien évidemment, pas tous, mais il faut se souvenir quand même qu'il y a eu la marche des beurres, qu'il y a eu beaucoup de discrimination, qui sont arrivées aussi parce qu'il y avait une police qui a été en France, et c'est pour ça que je parlais de mutation tout à l'heure, je pense qu'elle ne l'est plus aujourd'hui, qui l'a été. Quand on entend ce monsieur de la police municipale, ça rappelle les heures assez sombres de la police telle qu'elle était dans les années 70 et début des années 80 avec les immigrés et les personnes de couleur.
Merci à tous les trois, merci à vous Mathieu Bachelon, Samuel Lafon, Philippe Coy, bonjour. Perico Legas.
Bonjour Stéphanie. On va parler hôpital. Qui est en train de tuer l'hôpital public avec le docteur Eric Reboli qui est président du syndicat national des médecins remplaçant des hôpitaux. André Vercoff se fera un coup de gueule sur le rapport PISA, bien entendu. Il y a beaucoup de choses à dire. Et puis, on va le savoir, avec Mathieu Le Tourneur, auteur, les parents ont-ils le droit d'éduquer leurs enfants ? C'est bien, ensuite, pour les policiers, ils sont contents d'avoir en face d'eux des enfants bien éduqués. Et à l'école, des enfants aussi bien instruits. Et réciproquement, d'ailleurs, comme on vient de le dire. Merci, vaste
programme, comme d'habitude. On vous écoutera avec plaisir, Pierrico Legas. Merci à vous, et on se retrouve demain de 10h à midi avec Gilles Gansman. Vous, auditeurs qui réagissent et LJC et nos débatteurs. A demain.