Chargement...
Chargement...

Bonjour Maya, bonjour à tous. Bienvenue dans les cas de vérité. Après les incendies de cet été, les pompiers, plus que jamais en première ligne, ils entament une grève d'un mois et demi pour demander plus de moyens pour leur caserne. L'argent, on le sait, c'est le nerf de la guerre. Le budget 2027 va être l'ordre de vérité pour le gouvernement, les oppositions aussi. Mon invité aujourd'hui est Sébastien Chenu, bonjour. Bonjour Monsieur. C'est le vice-président du RN et député du Nord. On va d'abord commencer par la tour Eiffel qui a été fermée samedi lors de la visite de religieux hindous qui ont demandé à ce que les salariés EES soient mis à l'écart pendant leur présence. voyez une dérive religieuse.
D'abord je veux soutenir. Apporter mon soutien aux salariés, aux personnels féminins de la Tour Eiffel, qui a été obligé de s'effacer. Dans notre pays, les femmes n'ont pas à s'effacer. On ne demande pas aux femmes de s'effacer, que ce soit dans un contexte professionnel, dans un contexte public ou dans un contexte privé. C'est une dérive religieuse ? C'est d'abord une pression faite sur la société de la Tour Eiffel qui n'aurait pas dû accepter cette pression religieuse faite par un groupe de visiteurs religieux. Ce n'est pas notre conception. des choses. On n'efface pas les femmes dans notre société française au nom d'une religion.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Ça intervenait en marge de l'inauguration d'un temple hindou en France, à Bussy-sur-Marne, en Seine-et-Marne, géré par une association qui est proche du pouvoir indien, un pouvoir nationaliste, Marendra Modi. C'est un problème pour vous
ce n'est pas un problème pour nous que d'accueillir des gens qui viennent visiter notre pays. Je parle du temple. Le temple, chacun a le droit d'exercer sa religion dans notre pays. C'est d'ailleurs la laïcité. Vous avez le droit de croire ou de ne pas croire. Si vous croyez, vous avez le droit d'exercer votre culte. Ce n'est pas ça le souci. Le problème, c'est l'irruption, la pression qu'a pu faire cette communauté, mais surtout l'incapacité pour la structure publique ou semi-publique en tous les cas, puisque je crois que c'est une structure semi-publique qui gère la tour Eiffel, d'accepter ces pressions religieuses.
qui est adjoint au maire
de Paris. Vous lui demandez des comptes ? Oui, au minimum, mais ça dit quelque chose de notre société. Ça veut dire qu'il y a des coups de boutoir d'un certain nombre de mouvements religieux. Là, on parle d'un mouvement indien qui est très marginal, hindou, pardon, qui est très marginal, mais il y a en tous les cas dans notre société des coups de boutoir de religion, ou en tous les cas, si ce n'est de religion, d'idéologie, qui vont au-delà des religions, et il faut savoir lutter contre. Et c'est le cas là précisément, il y a de l'idéologie derrière. Je ne connais pas cette religion. En tous les cas, nous n'avons pas, la sphère publique française n'a pas à plier devant ces demandes religieuses.
Les pompiers sont en grève pendant un mois et demi. Ils vont assurer évidemment les urgences. 80% des pompiers en France sont des volontaires. Est-ce que c'est un système qui est encore tenable ?
'est intéressant, moi je soutiens, et d'ailleurs les Français dans leur immense majorité soutiennent les pompiers. C'est un système qui est un peu à bout de souffle. Vous savez que le financement est différent, ce sont les SDIS dans les départements, ce sont aussi l'Etat qui, à travers la protection civile qu'il finance, met de l'argent en tous les cas pour ça. Et ce système est un peu à bout de souffle. Nous avons, nous, déposé une proposition de loi, ce sont nos députés Julien Rancoule, député de l'Aude, Jocelyne Dessigny, député de l'Aisne, qui ont fait une proposition pour réafficher... des taxes et augmenter de plus d'un milliard le budget de la sécurité civile. Au bénéfice des
pompiers. Mais dans le même temps, j'ai retrouvé ça l'année dernière au moment du vote du budget. Il y avait un amendement pour donner un peu plus d'argent justement au service des départementaux d'incendie et de secours. Vous aviez rejeté en disant que c'était mal ficelé. Mais est-ce qu'il y a mieux quelque
chose de mal
ficelé
que rien du tout ? Non mais cet amendement, nous nous en avons proposé un autre. Je viens de vous dire, nous avons proposé de réaffecter des taxes parce qu'il était possible de le faire. Ce que proposait la gauche était d'augmenter encore une fois des taxes d'assurance. C'est-à-dire qu'à la fin, c'était à nouveau les Français qui... qui allaient les payer. La gauche ne sait finalement ne proposer que des taxes supplémentaires. Nous, on avait considéré qu'il y avait une réorganisation à faire du dispositif, du financement de ce dispositif. Vous l'avez dit, ce dispositif est à bout de souffle. On peut se poser la question. Et pour aider nos pompiers, il faut réorganiser le dispositif. Encore une fois, je crois que la proposition d'affecter plus d'un milliard, elle est tout à fait positive. Ça m'amène
à évoquer la préparation du budget pour 2027. Le gouvernement étudie toutes les pistes pour faire rentrer de l'argent, y compris la taxation de l'économie. Ou plutôt la mise en place de cotisations sociales sur l'épargne salariale, l'intéressement par exemple, ou bien l'abondement des entreprises pour les plans d'épargne retraite. Pour vous, quand vous voyez ça, c'est la censure
directe ? Mais on va regarder parce que sincèrement personne ne comprend ce que veut faire le gouvernement. Vous avez le ministre de l'économie et des finances qui sous-entend, qui lance des balles le matin, midi et soir pour dire un coup on va racketter les retraités, il faut que tout le monde fasse des efforts, etc. D'abord... Avec ce gouvernement, tout le monde ne fait pas d'efforts. Dans leur idée, moi je regardais par exemple ce que coûtent les étudiants étrangers dans notre pays. Le coût des étudiants étrangers, c'est plusieurs milliards d'euros. Donc si tout le monde doit faire des efforts, on peut peut-être aujourd'hui regarder pourquoi est-ce que des gens qui viennent du bout du monde dans notre pays ne feraient pas en premier lieu ces efforts. Ça c'est la première chose. L'année dernière, ils ont déjà essayé de s'attaquer au ticket restaurant, au chèque vacances, à la CSG. On les a stoppés sur l'épargne salariale. Ça concerne. 13 millions de Français, nous ne les laisserons pas taxer l'épargne salariale. Ça veut dire quoi ? Aujourd'hui, on n'a pas décidé si on les censurait ou pas. On n'a jamais voté un budget. Mais vous n'avez pas décidé si c'était censuré ou pas ? Nous n'avons pas encore décidé. Pourquoi ? Parce que la rentrée parlementaire, non seulement, n'a pas eu lieu. Mais nous ne savons pas sur quoi nous prononcer. Vous voyez bien, le corps nu dit, finalement, on ne taxera peut-être pas l'épargne salariale. L'Escur, son propre ministre des Finances, qui soutient Gabriel Attal, dit, on va soutenir... accès à l'épargne salariale, c'est un bazar épouvantable que ce gouvernement...
Mais l'approche de la présidentielle peut vous éventuellement faire que vous ne censuriez pas ? Ça peut bousculer la campagne présidentielle.
Nous, ce qu'on regarde, c'est l'intérêt des Français. On l'a toujours fait de la même façon. On nous a suffisamment reproché d'avoir des positions qui pouvaient être celles de la censure ou de la non-censure. Nous regarderons l'intérêt des Français. Mais faire les poches des Français, comme à chaque rentrée, ils essayaient de le faire, il n'est pas question de les soutenir. Est
-ce qu'il y a un sujet sur lequel vous direz absolument censure ?
Augmenter en tous les cas la charge des impôts des Français. Ça c'est censure. On leur dit déjà, écoutez, abandonnez la facturation électronique, envoyez des signes montrant que vous comprenez ce que les Français rejettent. Ils ne le font pas, ils sont totalement perdus, ils laissent les intérêts de la dette exploser, la charge de la dette exploser.
Je parlais de la présidentielle qui se prépare, Marine Le Pen va faire sa rentrée dimanche à Hénin-Beaumont. Il y a eu beaucoup de débats, on peut dire des couacs parfois, sur les retraites, l'aide à l'Ukraine, l'interdiction du voile au sein même du Rassemblement. Est-ce que dimanche Marine Le Pen va remettre les pendules à l'heure
? Marine Le Pen va s'exprimer devant les Français sur des thèmes qui intéressent les Français, qui intéressent leur vie quotidienne. C'est-à-dire pas sur tout ce que j'ai entendu cette semaine. C'est-à-dire pas l'interdiction du voile. ben si, ça intéresse beaucoup les Français. Il y a même une majorité de Français qui soutiennent l'interdiction du voile. Mais des choses très concrètes. Vous la verrez parler du quotidien des Français. Quand on parle effectivement notamment du budget, on peut aussi parler de la problématique salariale. Dans notre France, dans notre pays, on est assez mal payé. Nous, on propose une augmentation des salaires de 10% en échange d'un gel des cotisations patronales jusqu'à trois fois le SMIC. Marine Le Pen, c'est la candidate des Français, c'est la candidate du concret. Donc elle va s'éloigner de tous les racontards qu'on a entendus dans la semaine. Qui viennent parfois de vos rangs. Et elle va effectivement s'adresser aux Français et leur expliquer les solutions qu'on porte parce qu'il n'y a que ça d'intéressant. Donc remettre les pendules à l'heure. Non, ce n'est pas remettre les pendules à l'heure, c'est faire la campagne électorale qui intéresse le français. Ce sera le début de la campagne électorale, donc ? Ce sera le début de sa campagne ? Oui, c'est le début de la campagne électorale. Comprenez bien, monsieur Tellier, que les Français n'ont pas envie d'être privés d'une campagne électorale et de choix qui sont nécessaires après dix ans de macronisme catastrophique.
Dernière question, vous n'avez jamais caché que vous étiez proche de Marine Le Pen. Le fait que ce soit elle, donc, la candidate, puisque c'est clair maintenant depuis deux mois, et pas Jordan Bardella, ça vous a rassuré, vous, personnellement ? Non mais elle s'est préparée à cette présidentielle. Non mais ça vous a rassuré personnellement que ce soit elle. Mais moi j'en suis très heureux. Mais
Jordan Bardella se prépare à être Premier ministre. Ce qui n'est pas quand même un petit job vu l'état du pays. On a un duo extra. Il suffit d'ailleurs de regarder un petit peu les sondages. Ça marche bien avec les Français. On va continuer de cette façon-là.
Merci Sébastien Chenu d'être venu dans les cas de vérité. Et soutien aux buralistes qui sont en grève aussi. Où vous nous avez annoncé que pour la censure, pour l'instant, vous attendez d'en savoir plus de la part du gouvernement. A demain pour les cas de vérité. A vous Maya.