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On parlait tout à l'heure du prélèvement exceptionnel sur les grandes entreprises. La surtaxe DS. En 2025, c'est exceptionnel. C'était pour une année. Il a été reconduit un tout petit peu modifié. On a changé
l'assiette d'entreprise. C'était un milliard, on est passé un milliard 5.
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Néanmoins, ça a rapporté autant. Donc le prélèvement... 7 milliards. 7 milliards. Donc le prélèvement... est identique sur un plus faible nombre d'entreprises. Donc ça veut dire que les entreprises qui sont taxées, qui sont sollicitées, le sont beaucoup plus. Hélas, pour le budget 2027, on ne peut pas s'en passer. Donc on va voir les propositions concrètes qui seront faites par le gouvernement. Mais vous voyez, il y a des objectifs contradictoires. Il y a un objectif de bonne tenue, si j'ose dire, de respect ou de ne pas trop s'écarter en tout cas des objectifs budgétaires. Et en même temps, simultanément, dans un contexte de croissance qui est celui qu'on connaît aujourd'hui, de ne pas augmenter. les impôts et de ne pas modérer les dépenses. C'est une équation d'une complexité
inouïe.
Donc ça sera une découverte, évidemment, le projet de budget et les discussions ne manqueront pas d'être passionnantes.
Mais Olivier, cette surtaxe DS, le problème, c'est que vous payez beaucoup d'impôts en France. Vous prenez le crédit mutuel, l'activité est en France, il paye très cher. Vous prenez la BNP Paribas, l'activité est plutôt à l'étranger, il paye moins d'impôts. Ça finit par être une taxe sur le Made in France. Oui,
tout à fait. Et d'autre part, l'annonce de Le Cornu, il faut la prendre avec des pincettes. Parce qu'en fait, on est quand même dans des annonces qui précèdent les négociations qu'ils vont avoir lieu sur le budget. Il voudrait donner une poire pour la soif pour obtenir une non-censure des socialistes, il ne ferait pas autrement. Donc là, il annonce ça, mais est-ce que ça va être maintenu ? On va rentrer dans des négociations, rappelez-vous les deux précédents budgets. C'est la réforme des retraites. C'est une négociation de marchands de tapis, on va rentrer là-dedans. Donc toutes les annonces aujourd'hui, elles sont nulles et non avenues. Il dit ça, mais est-ce qu'il pourra le maintenir ? Moi je ne crois pas du tout qu'il pourra le maintenir. Il va se heurter là-dessus à une levée de bouclier et donc il va être obligé de remonter. remonter cet impôt pour le remettre au niveau 2025 pour obtenir la non-censure. A mon avis, c'est ça qui va se passer. Donc il est en train de lâcher des pistes. Là, c'est une par jour. En prévision de la négo pour faire passer le budget.
Et à la fin, ça finit qu'on n'arrivera pas à faire les
économies ? Je crois que Gilbert a raison. Quelque part à court terme, les ressources dans nos disposants sont définies. Pour l'année qui vient, on ne va pas avoir grand-chose. Et même si on prenait les plus belles réformes au monde, elles n'auraient pas d'effet à horizon de trois mois. Aucune bonne réforme n'a d'effet à horizon de trois mois, etc. Mais nous avons, comme le disait Gilbert sous le pied, au moins 10% de plus de travail. et d'activité. Et c'est ça qu'il faut mobiliser. On en revient toujours à la fois. Et donc, ça doit être l'objet. C'est pour ça que ça sera important. que les candidats à la présidentielle se mettent sur ce trip, parce qu'ils ne pourront pas être jugés sur le résultat de l'année 2027, la deuxième année 2028. Personne ne
veut parler retraite. Dès que vous posez la question, hop, maintenant je vous dirai plus tard, dans 15 jours je reviendrai vers vous. Ils vont se trouver
en fin de mandat avec plus de problèmes qu'ils n'en ont en début de mandat s'ils ne font pas des réformes
structurelles. Le constat qui a été fait par le gouverneur de la Banque de France dans sa lettre au président de la République est quand même un constat qui... Le pouvoir d'achat va être entamé et en particulier le pouvoir d'achat des travailleurs. L'augmentation des prix va être supérieure à l'augmentation des salaires. Si on n'envisage pas Je dirais un effort du côté des retraités, soit par une désindexation partielle, soit par la suppression de l'abattement de 10%. Il y a différents moyens. C'est une expression de gérontocratie. Incroyable, c'est le mot qui a été employé dans cette lettre. Le seul pouvoir d'achat qui va être protégé et maintenu serait celui des retraités, des personnes qui ont quitté l'activité. Ce pouvoir d'achat est plus celui des prestations, évidemment, les plus basses. C'est quelque chose qui peut choquer les salariés et les
travailleurs. Du côté
des prélèvements, je crois qu'il faut regarder juste les chiffres, c'est intéressant. Je regarde régulièrement le site FIPICO fait par notre collègue, notre ami François. Et ce qu'on voit, c'est qu'en France, quand on se compare aux autres pays européens, les prélèvements sur le capital sont plus élevés. prélèvements sur le travail sont plus élevés. Il n'y a qu'un prélèvement qui est plus faible, c'est celui sur la consommation. Voilà. Il n'y a qu'un prélèvement qui... Ah bon, le ministre a écarté toute hausse des impôts. Et une TVA sociale serait de fait une hausse de certains impôts. Néanmoins, c'est là où il y a une différence. Je rappelle que dans l'Union européenne à 27... Il y a 20 pays qui ont un taux de TVA normal supérieur au nôtre, supérieur à 20%. Mais vous me
dites que le pouvoir d'achat va déjà être attaqué, alors là vous me rajoutez une TVA en plus. Mais de
toute façon il faudra, il y aura une baisse de pouvoir d'achat des ménages dans le contexte actuel. Néanmoins il faut souligner, ça c'est une réussite de la France, que l'inflation en France est plus basse que dans la moyenne de la zone euro et depuis plusieurs années, et plus basse qu'on a engrangé. des gains de compétitivité pris remarquables. Je vous renvoie au rapport du Conseil national de la productivité, sur les six dernières années, près de 20% gains de compétitivité pris en France par rapport à l'Allemagne. Et ça c'est lié à quoi ? Considérable. Des prix qui ont moins augmenté, et des prix qui ont moins augmenté, pourquoi ? Parce qu'on modère l'augmentation du coût salarial différentes politiques, et puis le bouclier tarifaire a eu des conséquences incroyables. Incroyable. Le bouclier tarifaire s'est reporté évidemment sur l'indice des prix à la consommation, moindre croissance de l'indice des prix à la consommation. Mais c'est du déficit ça Gilbert. Mais c'est du déficit. On a payé à crédit une inflation plus faible et des gains de compétitivité. On s'est acheté des gains de compétitivité. C'était beaucoup plus favorable. Et quand on les
achetait à 0%, c'était bien, mais là c'est 4,3%.
Là où la politique devient vraiment un sport complexe, c'est qu'il y a un effet de bord sur la baisse de la consommation. Baisse de la consommation, par exemple, c'est l'augmentation de la malbouffe. Parce que les gens vont avoir moins de budget. Vous parliez du poisson, par exemple. Les gens vont s'acheter moins de... Sans prendre l'exemple de Master Poulet, mais fondamentalement, les gens vont aller vers de la nourriture moins chère, puisque la nourriture, à un moment, il faut quand même un peu manger. Et les conséquences, on les paye sur le budget de la santé, en revanche. C'est-à-dire que derrière, avec tous les accidents de santé qui peuvent être liés, les accidents cardiaques et autres, fondamentalement, vous retrouvez la dépense ailleurs. Donc attention aussi aux effets de bord. La baisse de la consommation peut avoir... Donc vous dites
non à la TVA sociale ?
pense qu'on, honnêtement, on ne va pas y couper. Je pense que, comme le disait Gilbert, quand vous regardez la liste des prélèvements, c'est le seul prélèvement sur lequel on a une marge de manœuvre par rapport à nos principaux voisins. On va forcément y aller.
Donc ça sera travailler plus, plus TVA sociale, plus hausse des prix à cause de l'énergie ?
Je pense la TVA sociale.
point
de vue est une erreur. Qu'on prélève plus éventuellement pour les prestations sociales, pourquoi pas, mais elles n'ont pas à être financées par la TVA sociale, tout au moins les parties qui correspondent à des mécanismes d'assurance comme la santé et la vieillesse. Nous ne sommes pas dans des systèmes redistributifs. La TVA peut aider à financer de la redistribution. En revanche, tout ce qui est très... à l'assurance maladie et à la vieillesse doit être lié au revenu, ne doit pas dépasser le revenu. C'est des mécanismes d'assurance. Vous mettez de l'argent de côté pour faire face. à des coups durs. Et je crois qu'il faut qu'on en reste vraiment là, parce que la TVA sociale, c'est véritablement un non-sens social, parce que ça justifie la transformation de tout notre système de sécurité sociale et d'assurance en un système simple, une pompe à redistribuer. Mais c'est le travail qui finance la famille aujourd'hui. La conséquence terrible, terrible, c'est que personne en matière de maladie... personne en matière de retraite dit « mais au fait, est-ce que vous avez pris les mesures de prévention que tout assuré vous reprend ? » Donc les gens s'exposent en matière de maladie à des risques idiots qui pourraient être évités, et en matière de vieillesse, on ne prend pas les mesures qui permettraient justement un dérapage des dépenses. Gilbert, il nous reste une
minute. En relatif désaccord avec Philippe sur ce point-là, dans la protection sociale, il y a des dépenses dites contributives, il y a des dépenses qui ne sont pas la retraite. Et le chômage sont contributifs. Il faut avoir contribué pour y avoir droit. Par contre, la santé est une dépense non contributive, de même que la famille. Et on voit que 100 milliards sont payés, sont prélevés sur les entreprises chaque année en France pour financer, pour contribuer au financement de la santé et de la famille. Dans les autres pays qui se portent bien et dans lesquels les finances publiques se portent très bien. Ces dépenses non contributives sont payées par des recettes fiscales du type TVA. Et c'est pour ça que dans les pays nordiques et scandinaves, le taux normal de TVA est très largement supérieur au nôtre. On ne parle pas, et je ne parle pas ici, du financement des retraites ou du financement des chemins. Je parle du financement de la santé de la famille. Donc c'est une vraie question qu'on doit avoir dans un pays comme la France.
Olivier, je peux vous laisser 20 secondes. 20 secondes pour dire que ce n'est pas une TVA sociale qu'il faut faire, c'est une TVA productive. Il faut augmenter la TVA, mais avec ce gain-là, il faut à un moment... fiscaliser l'investissement pour que les entreprises investissent pour créer de la croissance. Ce n'est pas le mettre sur les dépenses sociales, ce serait une erreur.
Alors vous taxez quoi
Je taxe la consommation. J'augmente la TVA, mais le gain que je fais avec ça, ce gain-là, je le mets à un moment pour favoriser l'investissement, pour aller vers une société qui travaille plus et plus productive. Merci. Alors, deux secondes. Allez, trois.
Le petit point de désaccord avec Gilbert vient du fait que je pense que la... L'assurance maladie reste une assurance. Il y a de la redistribution dans la maladie, bien évidemment. Quand j'accorde une couverture maladie à des réfugiés politiques en France, je fais de la redistribution. Et ça, ça doit être financé par l'impôt et surtout pas par les cotisations sociales. Mais inversement, le reste,
non.