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Il y a des images qu'on préfère ne pas voir. sont abandonnés, violentés, parfois affamés. Aujourd'hui, on vous emmène là où peu de regards se posent. 80 000 signalements de maltraitance ont été recensés en 2023, rien qu'en France, et cela ne cesse d'augmenter. Pourquoi n'arrivons-nous pas à endiguer la maltraitance des animaux domestiques ? Nous avons enquêté sur ce fléau, et ce que nous avons vu nous a surpris. Dans les commissariats, les policiers référents en maltraitance animale sont peu nombreux et le plus souvent pas formés. Une policière a accepté de nous emmener en mission de sauvetage et nous a révélé les coulisses d'un système défaillant.
Oh, mais il y a des bébés ! On n'a pas les moyens. On va essayer de te les sauver. Aujourd'hui, on ne peut pas travailler.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Nous avons également enquêté sur un trafic d'animaux bien ficelé, accessible à tous. Qui sont ces chiens et chats battus, abandonnés ? Qui les protège ? Que dit la loi ? Et comment s'organisent les forces de l'ordre ? Maltraitance animale, pourquoi rien ne change ? Voici ce que nous avons découvert. Tout commence lorsque nous avons reçu cet email chez 20 minutes. Un message d'SOS de la SPA en plein mois de juillet. Alors que la canicule fait brûler une grande partie de la France, les refuges sont saturés. La SPA recense déjà 10% d'animaux supplémentaires recueillis par rapport à 2025, alors que l'été ne fait que commencer. La raison, les cas de maltraitants signalés augmentent. Plus 16% de signalements cette année. Le problème, les refuges ne parviennent plus à absorber la demande. Ils ne désemplissent pas. T'as fini de manger ma princesse ? Nous nous sommes rendus à Evry, en Essonne, à l'assistance refuge animaux, pour observer de nous-mêmes la situation. Chaque année, le refuge accueille plus d'une centaine d'animaux domestiques. Leurs histoires sont bouleversantes. Sortie
d'une voiture et jetée devant le
refuge avec ses bébés. Certains sont arrivés traumatisés, comme Leïa.
Trouver attachée devant le refuge, muselée, elle a réussi à se détacher. On a eu du mal à la récupérer. Au départ, on ne pouvait pas la toucher. Donc on y allait avec une gamelle de poulet pour essayer de l'approcher et de pouvoir la tâcher et de la sortir. Parmi tous ces animaux, l'histoire de Sweetie est l'une des plus choquantes. La noiselle a été retrouvée rentre dans la voie publique avec un coup de couteau au niveau du crâne. Elle a été emmenée d'urgence chez le vétérinaire et en fait, heureusement, c'était superficiel, il n'y avait pas de dégâts. Et elle a aussi dû avoir des coups au niveau des pattes arrière, ce qui fait qu'elle a dû avoir une fracture qui s'est reconsolidée d'elle-même. Le point qu'on sait, c'est que visiblement elle a été donnée sur le bon coin. On a retrouvé les annonces, mais le monsieur dit que ce n'est pas lui qui ne sait pas de où elle vient en fait. Donc une plainte a été déposée pour maltraitance, mais il n'y a pas de tweet.
Ce refuge, comme tous les autres en France. est saturé par l'augmentation des cas de maltraitance.
Chaque semaine,
les bénévoles reçoivent près de 6 demandes d'abandon, avec souvent les mêmes explications. Une situation qui désespère Florence, ici depuis 7 ans.
Les gens disent souvent qu'ils sont devenus allergiques. On a souvent le problème de l'allergie. Vrai, faux, comment voulez-vous qu'on vérifie ? On ne sait pas. Et puis il y a des abandons, oui, parce qu'ils ne peuvent plus assumer les frais. On a pris un chat et puis on ne se rendait pas compte, ou un chien et on ne se rendait pas compte. Alors quand ils viennent abandonner, on râle quelque part. On préfère quand même qu'ils abandonnent leur animal comme ça, plutôt que de nous le déposer à la porte du refuge, dans une caisse qu'on arrive le matin et qu'on trouve un animal ou une portée.
Sans les refuges, tous ces animaux seraient à la rue, livrés à eux-mêmes. Pourtant, leur fonctionnement est souvent précaire, majoritairement financé par des donateurs.
on fait payer une adoption d'un chat 200 à 230 euros suivant l'âge du chat et 350 pour un chien, s'il y a... puces, de vaccins et stérilisation, on ne rentre pas dans nos frais. Sans les dons, on ne s'en sort pas.
Tant que les gens ne seront pas responsables, ils ne se diront pas que si on prend un chien ou un chat, il faut aller jusqu'au bout. Oui, on sera toujours nécessaire.
Avec seulement 83 adoptions l'an passé, le refuge est contraint de refuser plusieurs animaux par semaine. Les propriétaires risquent alors de les abandonner dans la nature. À 20 minutes, ces images nous ont choqués. En 2025, le nombre d'animaux abandonnés a battu un record en France. On s'est donc posé la question. L'État décharge-t-il sa responsabilité sur ces refuges ? Pour le comprendre, il faut d'abord s'intéresser à comment on en est arrivé là. Remontons au Moyen-Âge. A cette époque, l'animal de compagnie fait entièrement partie de la société, principalement car il a une utilité. Il n'a aucun droit et est considéré comme propriété de son maître avec une valeur marchande. En gros, l'équivalent d'une chaise. Chez les paysans, le chien garde la maison ou les troupeaux. Chez les nobles, il est élevé pour la chasse ou devient un chien de salon. Le chat, lui, est indispensable pour chasser les rats et protéger les récoltes. à la cour du roi ou dans les cirques, on utilise les animaux pour se divertir, des canaris en cage, des singes de compagnie. Autant vous dire que la condition animale était le cadet de nos soucis. Les choses changent au XIXe siècle. La SPA est créée en 1845. Le premier refuge ouvre à Gennevilliers en 1903. Dans le même temps, on vote une loi qui sanctionne les mauvais traitements abusifs commis en public sur les animaux domestiques. C'est la loi Grammont. Un siècle plus tard, les animaux obtiennent même le statut d'être sensibles grâce à la loi L214 du Code rural, votée en 1976. Sur le papier, les choses évoluent. Sur le terrain, rien ne change. En 1982, certains auteurs s'indignent. Milan Kundera écrit « Le véritable test moral de l'humanité, ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci, les animaux. Et c'est ici que s'est produite la faillite fondamentale de l'homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent. » Ces intellectuels participent à l'évolution des mœurs et de la société sur le sujet. Mais il faudra attendre 2015 pour que la loi change enfin. Le Code civil arrête de considérer l'animal comme un simple bien meuble et lui accorde la reconnaissance d'une sensibilité. Cette loi promettait un avenir serein aux animaux. vous allez voir que la réalité est bien plus complexe. Aujourd'hui, dans la loi française, la maltraitance animale est un délit. Mais comment est-elle sanctionnée
Il n'y a pas de crime en droit animalier, rappelons-le, ils sont toujours régis sous le régime des biens meubles. Quoi qu'il se passe, et même si ça engendre, si ça entraîne la mort de l'animal, on va être sur un délit aggravé.
Céline Gardel est commandante de police et fondatrice de l'association Cat Patoun. Elle saisit les animaux maltraités directement à leur domicile. Elle forme aussi policiers, gendarmes et magistrats à traiter des cas de maltraitance animale.
'ai fait mes premiers pas à la TPA, à la SPA de Toulouse, et là j'ai pu voir ce qu'était vraiment la maltraitance animale. J'ai découvert en fait ce qu'il y avait derrière ces mots. Et là en fait c'est là où je me suis dit mais c'est dommage ce fossé qu'il y a entre les forces de l'ordre, qui manque finalement de formation, et finalement ces associations qui s'improvisent mais qui parfois font des pas de côté parce qu'ils n'ont pas la légitimité de rentrer, par exemple le domicile étant protégé. Quand on parle de maltraitance animale, on parle d'infraction, on parle de contravention et de délit, donc c'était important de... de mettre des policiers et des gendarmes derrière cette noble cause.
Que risque-t-on quand on maltraite un animal ? La plus grosse peine applicable aujourd'hui en France va jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende. Si l'animal meurt sous les coups ou à cause de sévices, la peine grimpe à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
y a trois situations que l'on rencontre le plus souvent qui reviennent. Ça va être un animal qui va vivre dans un enclos trop exigu ou en plein soleil, qui n'a pas d'abri, qui n'a pas accès à de l'eau, qui va être à la tâche très courte ou qui va vivre dans ses excréments. Ça voilà, c'est une contravention de quatrième classe, donc c'est 750 euros d'amende d'encourus. On a tout ce qui est les abandons, c'est-à-dire ne pas subir. venir aux besoins vitaux de l'animal, la jurisprudence dit pendant 48 heures, ou plus de 48 heures, c'est-à-dire un animal qui va être privé de nourriture, d'abreuvement, de soins, qui va être délaissé. Et ensuite, le troisième, qui est un petit peu plus rare, dans les deux premiers, c'est vraiment récurrent, c'est tout ce qui est les sévices sexuels, qui est une impraction autonome depuis 2021, qui est souvent dans des sphères, on va dire, un peu cachées, puisque c'est tabou, et qui est aussi concomitante, tout comme les violences intrafamilières sont concomitantes avec la maladie. La maltraitance animale, les violences, on va aussi retrouver ce parallélisme des formes dans ce qu'on pourrait appeler la zoophilie, les sévices sexuels, et la pédophilie.
maltraitance animale, est souvent associée à d'autres formes de violences. Trafic de stupéfiants, d'animaux exotiques ou d'armes, violences intrafamiliales.
maltraitance animale est une infraction, on va dire, ce sont des infractions autonomes, mais malheureusement, concomitantes avec des tas d'autres infractions. On parle de violences intrafamiliales, mais il y a tout ce qui est aussi les trafics de stupéfiants, les trafics d'animaux, tout ce qui va rapporter finalement de l'argent. Détecter de la maltraitance animale, c'est aussi voir que derrière, il y a des femmes et des enfants ou des hommes en détresse. Et l'inverse est possible aussi largement. Donc on pourrait doubler les chances, gagner en efficience.
Endiguer la maltraitance animale s'avère un enjeu de société. Alors, que fait l'État pour faire appliquer la loi ? En 2023, le ministre de l'Intérieur d'Armanin crée le statut de référent maltraitance animale. Ils sont 4000 en France, en poste au sein de la gendarmerie et de la police nationale. En théorie, il doit donc y avoir un policier dans chaque commissariat. Mais qu'en est-il réellement ? Nous avons demandé à l'une des personnes les mieux placées pour répondre, Céline Gardel. Et ce que l'on va apprendre est surprenant.
On vient de parler de référents, mais aujourd'hui, il n'y a pas de référents de policiers ou de gendarmes qui font ça à temps plein. Ce n'est pas normal qu'il y ait un référent dans certains départements et qu'ils n'ont que 10% de leur temps pour le faire. On n'a pas les moyens. Et encore là, je vous parle juste des choses glauques qui nous arrivent, des sévices graves où on ne peut même pas intervenir, où on pleurerait. Je ne vous parle même pas. d'aller vérifier après ou de faire de la prévention. Parce que dans nos métiers, il y a le volet de la sanction, mais il y a aussi le métier de la prévention qui est indispensable. Il y a tout un arsenal législatif qui est mis en place, qui est déjà intéressant en termes de contravention, de délit, d'interpellation. On aurait de quoi faire. Mais faute de formation, de disponibilité, de moyens et de place dans les refuges, on ne peut pas travailler. Aujourd'hui, on ne peut pas travailler.
Suite à ces propos, nous avons décidé de suivre Céline sur le terrain. Au cœur d'un village en Haute-Garonne, un propriétaire de quatre chiennes a été hospitalisé en urgence. Son retour est incertain. Rien n'a pu être prévu pour assurer la survie de ces animaux laissés derrière. Sans proches pour prendre le relais, les animaux se retrouvent en détresse. Pas de nourriture, pas d'eau, ils sont livrés à eux-mêmes. Soudain, Céline repère quelque chose. Dans le jargon policier, cette situation de maltraitance, sans intention de la donner, est appelée une garde forcée. Ici, comme la maltraitance n'est pas intentionnelle, il n'y a donc pas d'infraction. La police ne peut pas intervenir. C'est un vide juridique. Le maire a eu écho de la situation et a lancé un appel à l'aide à 15 associations. Aucune n'a pu répondre à l'appel. Céline s'est donc portée volontaire au nom de l'association des 4 patounes.
On va sortir tout doucement.
abandons, en cas de personnes hospitalisées, parfois mises en garde à vue ou incarcérées, sont fréquents. Rien n'est prévu dans la loi pour les animaux laissés derrière. Cette chienne et sa portée seront vus par un vétérinaire, puis envoyés en famille d'accueil. D'un côté, la prise de conscience. De l'autre, des associations qui s'épuisent à sauver des vies. Mais au milieu, un immense trou noir juridique. Comment ces animaux arrivent dans les mains des futurs propriétaires ? Vous allez découvrir un marché noir bien ficelé et facilement accessible. Pendant qu'on regarde du côté de la justice et des associations, un angle mort est encore ignoré. C'est le grand Far West de la mise sur le marché des animaux de compagnie. Le premier hébergeur de ces ventes illégales, c'est Meta. Aujourd'hui, acheter un animal sur Internet est devenu aussi simple que de commander une paire de baskets. En quelques clics, sans aucun contrôle, n'importe qui peut s'offrir un être vivant, comme s'il s'agissait d'un vulgaire colis. Entre septembre 2023 et juin 2024, le réseau 4 pattes a enquêté sur le commerce de chiots sur Facebook et Instagram. En France, les enquêteurs se sont intéressés à 18 groupes Facebook et 8 pages Instagram contenant des annonces publiées par des éleveurs non déclarés et dont l'audience combinée dépassait les 45 000 membres. Un trafic d'animaux de compagnie à la fois très répandu et particulièrement lucratif. En me renseignant, j'apprends pourtant que depuis deux ans, les particuliers n'ont plus le droit de vendre des animaux en ligne. Mais cette interdiction est facilement contournée. Les vendeurs, prétendant être des particuliers, proposent un don avant de négocier en message privé. J'ai fait l'expérience de ce marché noir sur un autre site bien connu. Il s'agit de la plateforme Leboncoin. En recherchant un chaton à adopter, je me renseigne sur les dons de portée. A ma grande surprise, le site pullule d'annonce. Plus de 3000, rien qu'en Ile-de-France. La rubrique animaux s'ajoute aux rubriques immobilier, véhicule ou location de vacances. De très nombreuses annonces ne respectent pas les obligations prévues par la réglementation. Par exemple, ce numéro d'identification, obligatoire pour la vente d'un animal. Je le vérifie sur le site officiel de l'ICAD, appartenant au ministère de l'Agriculture. Il est attribué à un autre animal. Princesse, type européen, née en 2025. D'autres mentions obligatoires sont manquantes. Ces ventes sont toutes réalisées par des particuliers, autrement dit de l'élevage clandestin. Sur le site, je repère une vente d'un chaton vendu par un particulier. Tout laisse à penser que son chat a eu une portée non désirée qu'elle souhaite faire adopter. Le chaton est un don, donc gratuit. En bas, un simple message de sensibilisation du gouvernement pour rappeler que les animaux sont des êtres sensibles. Je contacte donc la vendeuse. Très vite, celle-ci me rabat sur un numéro de téléphone certifié par Leboncoin. Très vite, l'acheteuse me demande 200 euros. Pourtant, l'annonce affichait un don gratuit. Vous confirmez qu'elles sont vermifugées et déparasitées, mais je dois encore faire le vaccin. L'acheteuse se justifie en me certifiant que les 200 euros servent à rembourser les frais de vaccin, vermifuge et antiparasitaire. Non, ça a été fait pas le vétérinaire la semaine dernière. J'accepte donc et demande la possibilité de rencontrer l'animal avant de l'adopter. Mais la vendeuse refuse. Je suis disponible que dimanche pour l'adoption. Nous fixons un rendez-vous pour aller chercher le chat dans 3 jours. Julie me propose un appel pour fixer le lieu et m'expliquer les habitudes du chaton. Je demande le lieu où se trouve le chat, elle reste évasive et me propose qu'on se retrouve sur un parking à l'arrêt du métro Pont de Sèvres. Au téléphone, Julie est très gentille et me demande d'acheter une marque de croquettes en particulier. Puis, elle précise, le paiement se fera en espèces. Je me rends donc au lieu du rendez-vous, trois jours seulement après avoir vu l'annonce. Contrairement aux refuges et aux associations, aucune procédure n'a permis à la vendeuse d'évaluer si j'étais réellement capable d'assurer le bien-être de l'animal. Elle ne me connaît pas, elle ne sait pas où je vis, ni les conditions de vie que je vais offrir à l'animal. Sur le parking, l'échange se fait comme n'importe quel bien. Elle me donne le chat, je lui donne les 200 euros en billets. Sur place, je demande si le chaton est bien vacciné. Julie me répond que oui. et qu'elle m'enverra son carnet de santé par email. Je ne recevrai jamais le carnet de vaccin. Deux jours plus tard, le numéro n'est plus attribué.
L'annonce,
elle, a été supprimée. Plus aucune trace de Julie. Très vite, j'emmène Romy chez le vétérinaire. Elle est couverte de puces. Dans ses selles, je retrouve des vers et du sang. En fait, ce chat n'a jamais vu un vétérinaire. Pour Romy, l'histoire se finit bien. Pour des milliers d'autres animaux, les conséquences sont dramatiques. Ces ventes, déguisées en adoption, banalisent l'idée qu'un animal est un bien de consommation dont on peut se séparer à tout moment. Certains chiens et chats sont revendus quelques semaines plus tard, abandonnés ou confiés à des refuges lorsque leurs propriétaires réalisent qu'ils ne peuvent plus s'en occuper. Suite à ces découvertes, on s'est donc demandé comment lutter contre ces trafics d'animaux. Il nous a suffi de quelques clics pour découvrir qu'en termes de protection animale, la France est mauvaise élève. Nos voisins européens sont nombreux à être précurseurs en la matière. Allons voir ce qu'il se passe ailleurs. Et pas besoin d'aller bien loin. En Espagne, c'est une petite révolution qui a eu lieu en 2022. Les animaux sont désormais officiellement des membres de la famille aux yeux de la loi. En Suède, la loi interdit de laisser son chat sans contact humain toute une journée. En Angleterre, depuis le 1er mai 2026, les propriétaires doivent désormais justifier tout refus d'animaux à leurs locataires afin de réduire la saturation des refus. Traversons l'Atlantique. Aux Etats-Unis, depuis 2019, la cruauté envers les animaux est un crime fédéral. On y risque jusqu'à 7 ans de prison, c'est deux fois plus qu'en France. Et nous, comment on fait pour passer à la vitesse supérieure ? Nous avons demandé à Céline Gardel et Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Droit Animal, ce qu'ils en pensaient. Ils ont évidemment plein de mesures en tête et on vous en livre quelques-unes. D'abord, il faudrait s'attaquer à la racine du problème. Renforcer la régulation de la vente d'animaux pour endiguer le trafic. Un des leviers majeurs serait d'interdire les salons du chiot et ses fameux dons déguisés sur Internet. Deuxième idée, stériliser les animaux errants afin de ne pas laisser plus d'animaux vivre dans la misère. Pour cela, il faut de l'argent. Il faut que l'État, les régions, les départements et les collectivités financent ces campagnes. Enfin, la grande idée serait de créer un fichier qui recenserait les personnes déjà condamnées pour maltraitance ou inaptes à s'occuper d'un animal. Cette sorte de registre national est primordial pour tenir informés les refuges et professionnels de la vente. D'après Céline, il est primordial aujourd'hui de réellement former les policiers de chaque département à intervenir sur des cas de maltraitance. Et nous alors, en tant que citoyens, qu'est-ce qu'on fait à notre échelle ? Si on est témoin d'un cas de maltraitance, il ne faut pas hésiter à appeler la police ou le 3677. Et si on souhaite adopter, évidemment, le faire en refuge ou association. Car un animal adopté en sauve deux. Celui qui rejoindra votre foyer est celui qui pourra prendre sa place au refuge. L'info ne s'arrête jamais, et nous non plus. Alors si cette vidéo vous a plu, abonnez-vous et rejoignez la communauté 20 minutes France. Un like, un commentaire et un abonnement, c'est le meilleur moyen de soutenir notre travail et de ne rien manquer de l'actualité et de nos décryptages exclusifs. A très bientôt sur 20 minutes.