Chargement...
Chargement...

Ils sont de retour pour vous jouer de mauvais tours. François Hollande et Ségolène Royal, les Bonnie & Clyde du socialisme français. Bientôt 48 ans que ça dure entre ces deux-là, depuis leur rencontre sur les bandes de l'ENA en 1978. Un couple iconique s'il en est. L'une a été finaliste d'une élection présidentielle gravée dans les mémoires face à Nicolas Sarkozy. L'autre a été élu président de la République 5 ans plus tard. Alors fin août, aux universités d'été du PS à Blois, les journalistes espéraient des retrouvailles, une bise, une petite vacherie. Un grand numéro de Je t'aime moi non plus. Mais non, François et Ségolène, comme les appellent les militants, tout fait pour ne pas se croiser, tout en gardant un œil attentif l'un sur l'autre. Tiens d'ailleurs, Ségolène Royal, candidat à la primaire, qu'est-ce qu'il en dit François Hollande ? C'est une bonne candidate, dit-il, légitime à l'être, une personnalité libre, ça oui, qui s'adresse à des gens en dehors des murs du Parti Socialiste. François Hollande aussi est libre. Libre dans sa tête, libre de ne pas participer à la primaire, libre d'attendre que son principal concurrent, Raphaël Luxemann, s'effondre pour proposer ses services. Tiens, en parlant de Raphaël Glucksmann, François Hollande va pouvoir compter sur son ancienne compagne pour affaiblir le leader de place publique. Elle a déjà commencé avec l'efficacité redoutable qu'on lui connaît.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
C'est le chouchou des médias, mais allons-y, de toute façon, le processus commence.
C'est aussi, disons-le, pour ne pas avoir à jubile les foudres de la mère de ses quatre enfants, que François Hollande se tient à l'écart, mais alors bien à l'écart de la primaire. Imaginez un peu qu'elle ressorte ses vieux dossiers à l'occasion de débats devant les Français. Ça ferait des ordres, les infidélités, les manœuvres, les coups tordus. Ça ne serait pas la première fois que Ségolène Royal prend François Hollande par dessus. Souvenez-vous, c'était il y a 20 ans.