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Elisabeth Lévy, bonjour. Bonjour Jacques, bonjour à tous. Alors ce matin, votre Soyez Libre porte sur ce séisme au Parti Socialiste. Le député Philippe Brun est suspendu de son parti et de sa primaire. Mais au fait, que lui reproche-t-on ?
Personne n'en sait rien, lui non plus, et vous non plus, et même Françoise Degoy en fait n'en sait rien, mon cher Jacques. Mais en fait c'est grave, on rigole mais c'est grave. Parce que l'abias corpus, c'est-à-dire le fondement de l'état de droit... Ça veut dire que, un, on ne peut pas vous condamner sans vous dire pourquoi, et on ne peut surtout pas vous condamner sans vous entendre. Le contradictoire, c'est le cœur de la justice démocratique. Et l'EPS nous joue la comédie de la démocratie avec sa primaire et pratique un arbitraire vraiment décomplexé. Ça me fait peur. L'arrière-fond, c'est donc un conflit entre Braille et son assistante parlementaire qu'il a licencié pour faute en 2024. Cet été... ça c'est ce qu'on a lu dans la presse, qu'elle aurait dit, elle a saisi la commission idoine du PS sur les violences, le harcèlement, je ne sais trop quoi, et cette commission n'a rien fait. Et mardi, 23h50, 10 minutes avant la clôture du dépôt des dossiers de candidature à la primaire avec les parrainages, etc., et bien la militante, mécontente, appelle le PS pour balancer son ancien patron, qu'elle accuse de violence. Tout d'un coup, out of the blue. Ça sort mardi, 23h50. Et le lendemain matin, la main du bureau national qui se réunit pour valider les candidatures, sa main ne tremble pas et sa conscience non plus. Il ne contacte pas Brun, il le suspend du parti, il l'exclut de la primaire en prison. Sans passer par la caisse départ, les députés entérinent. Abracadabra, il n'y a plus que 5 candidats. Venons-en communiquer en tortillé qui parle de faits, je vous cite, susceptibles de relever d'une caractérisation pénale. Ça, c'est le communiqué du PS. C'est intéressant la sémantique, parce que susceptibles de, c'est une éventualité, peut-être. Ça veut dire que ces faits sont donc tout autant susceptibles de ne pas être pénalement répréhensibles. Le PS exclut Brun de la course à la candidature. parce qu'il a peut-être commis des fautes, dont la justice n'a d'ailleurs pas été saisie. Non mais on est en plein délire. Les gars poussent quand même loin le principe de précaution. Et le plus abject, c'est qu'il s'abrite derrière la défense des femmes, les pauvres victimes du patriarcat qui ne mentent jamais, ne se vangent jamais. Hier matin, Patrick Menouchi, de la commission primaire, dit que le mot sexuel n'a pas été prononcé, on parle juste de violence. Et hier soir, magie, des sources anonymes se répandent dans les médias pour parler de violence. sexistes et sexuels.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Mais vous ne savez pas ce que Brun a fait ou pas, finalement, Isabelle ? Oui, et vous non plus, et Françoise de
Bois non plus, et moi non plus. Voilà, ça c'est clair. Mais je sais qu'un régime où l'accusation suffit à condamner, où on embastille, où on sanctionne son procès, ça a un nom, ça s'appelle la terreur. Aujourd'hui, les socialistes la pratiquent dans leur parti, personne ne mouffe, après tout, on pourrait dire que c'est leur oignon. S'ils aiment le totalitarisme, on ne va pas... pleurer pour eux, mais s'ils étaient au pouvoir demain, est-ce qu'ils appliqueraient ces méthodes aux institutions ? Que pèserait la présomption d'innocence, soit ça la parole sacrée des femmes ? Françoise a répondu dans sa chronique, et ça va être un beau débat. Mais la présomption d'innocence n'est pas un colifiché. Et puis enfin, je finis Jacques, je suis un peu trop longue, pardon, mais il ne faut quand même pas nous prendre pour des jambons. Le timing, les méthodes, le fait qu'on ne l'ait même pas prévenu, ça suggère plutôt un compromat à la française d'une affaire. monté de tuy de pièce pour tuer, parti. Alors ça, je n'en sais rien, je ne connais pas leurs affaires internes assez bien, mais ça ne doit pas être un coup de l'extrême droite. Alors, la bonne nouvelle, au bout du compte, pour Philippe Brun, qui est un peu la gauche à l'ancienne dans le parti, c'est que si on déploie autant d'énergie pour les faire taire, c'est qu'il doit sacrément inquiéter ses bons petits camarades. C'est
dit et c'est dans Soyez Libres. Et alors, ce que j'aime sur Sud Radio, c'est qu'on a un fait politique avec cette information qui est... Il est tombé hier au sujet de Philippe Brun. Et on a deux lectures radicalement différentes entre Françoise de Goua et Elisabeth Lévy. Et ça, c'est beau. Vous voulez dire qu'il y a la vérité
et le mensonge ? Non, je ne dirais pas ça,
mais je dirais qu'on vous retrouve toutes les deux, si ça vous intéresse, entre 9h et 9h30, débat à venir absolument passionnant autour de cette question.