Chargement...
Chargement...

Qui devra se serrer la ceinture et jusqu'où ? Dans un entretien au Figaro ce soir, le Premier ministre annonce un plan d'économie sans précédent, 54 milliards d'euros. Parmi les pistes, le gel du point d'indice des fonctionnaires, celui des aides au logement et de certaines pensions, mais tout en promettant de protéger les plus modestes des baisses du budget qui toucheront directement au pouvoir d'achat. Alexandre Peyrou et Mathieu Nivengloski.
Loin des caméras, dans le huis clos de Matignon. Le gouvernement a planché toute la journée sur sa copie. Impôts, retraites, aides sociales aux entreprises, le Premier ministre dévoile ce soir une première réponse au casse-tête du budget. Avec un objectif, un gros effort de 54 milliards d'euros en 2027 pour atteindre 5% de déficit public.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
'est un redressement important. Ces économies serviront à refroidir considérablement le moteur des dépenses qui augmente inexorablement chaque année. Un
effort difficilement imaginable pour certains français. Pour moi, ça dépasse l'imagination.
54 milliards. On nous parle en milliards. Nous, on a du mal à s'en sortir avec des centaines ou des milliers d'euros.
Le gouvernement compte d'abord mettre l'Etat au régime sec. Si certains ministères, comme les armées ou l'écologie, verront leur budget préservé, d'autres devront se serrer la ceinture. 2 milliards et demi de coupes, par exemple, pour celui du travail. Le point d'indice des fonctionnaires sera, lui, gelé pour faire 2 milliards d'euros d'économie. L'exécutif confirme aussi un effort des retraités. Pas de baisse des pensions, mais les plus aisés pourraient être mis à contribution pour une économie inférieure à 6 milliards d'euros.
toute façon, apparemment, c'est nous qui allons les payer, les fameuses économies, les retraitées. Donc, je ne lui dis pas merci. Justement, qui
devrait payer alors, si ce n'est pas vous ?
Que tout le monde paye, c'est tout. Les gros efforts, il faudra en faire, je pense.
Pourquoi
que sinon, c'est la faillite. Ça ne me fera pas plaisir, mais je suis prêt à l'accepter.
La copie de Sébastien Lecornu prévoit aussi des coupes dans les dépenses sociales, le gel possible des APL et 2 milliards d'économies sur les arrêts maladie.
Sur les arrêts, peut-être, oui, à condition que ça soit mieux cadré, encore une fois. Je pense
qu'on ne choisit pas d'être malade. Pour les gens qui le sont très rarement, je trouve qu'on paye pour ceux qui le sont tout le temps, voire de façon un peu imaginaire.
Enfin, concernant les impôts, pas de hausse selon le Premier ministre. La contribution des grandes entreprises sera, elle, abaissée à 5 milliards d'euros. Cette copie, Sébastien Lecornu doit maintenant la faire adopter par le Parlement. Il promet pour cela de n'utiliser ni le 49-3, ni les ordonnances.
parmi les premières réactions ce soir, Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, parle d'un scandale après l'annonce du gel du point d'adise des fonctionnaires. Elle appelle à une journée noire le 29 septembre prochain. Et puis Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, dénonce, je cite, un budget qui pénaliserait la France qui travaille ou qui a travaillé et serait extrêmement injuste dans une période où les Français souffrent, dit-il.