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Emmanuel Macron a proposé un débat à Marine Le Pen, une initiative qui place une nouvelle fois le Rassemblement national au centre de l'affrontement politique avant les élections européennes. Cette démarche intervient après deux débats impliquant déjà la majorité présidentielle et Jordan Bardella, dont les résultats n'ont pas permis à la liste Renaissance de réduire l'écart dans les sondages. Le débat entre Valérie Ayer et Jordan Bardella, le 2 mai, avait été jugé difficile pour la tête de liste Renaissance. Quelques semaines plus tard, Gabriel Attal a lui aussi affronté le président du RN. Le premier ministre a été salué par plusieurs observateurs pour sa maîtrise des dossiers. Mais selon le sondage cité dans l'article, 51% des Français interrogés estimaient que Jordan Bardella avait été le plus convaincant. La confrontation n'aurait pas eu d'impact mesurable dans les intentions de vote pour les européennes. C'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron a proposé un échange avec Marine Le Pen alors que celle-ci a finalement posé plusieurs conditions à une éventuelle participation. La députée du Pas-de-Calais avait d'abord accepté le principe d'un débat avant d'évoquer un rendez-vous après les élections européennes. Jordan Bardella a ensuite indiqué qu'elle pourrait débattre avant le 9 juin si tous les sujets étaient abordés. Marine Le Pen a enfin demandé que le président de la République évoque, après le scrutin européen, sa démission ou une dissolution de l'Assemblée nationale. Selon l'analyse développée dans l'Arctique, cette proposition permettrait surtout à Emmanuel Macron de présenter Marine Le Pen comme une adversaire centrale en cas d'absence de débat. Cette stratégie suscite toutefois des réactions d'autres oppositions, qui estiment être mises à l'écart du débat politique. François-Xavier Bellamy a notamment critiqué la place accordée au Face à face entre Gabriel Attal et Jordan Bardella, une réaction qui a largement circulé sur les réseaux sociaux. La démarche a également surpris Édouard Philippe, qui a déclaré que le premier ministre débatte avec le chef d'un parti politique, ça ne me paraît pas scandaleux. Que le chef de l'État se propose de débattre avec une personnalité qui d'ailleurs n'est pas chef de parti, c'est plus surprenant. Au-delà de ce débat qui n'a finalement pas été organisé, l'épisode illustre la place centrale prise par le Rassemblement National dans les affrontements politiques actuels autour des élections européennes. Bref, tout en alimentant les critiques d'autres formations qui dénoncent une confrontation limitée à un duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
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