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'avenir du Liban, une partie en tout cas en discussion aujourd'hui à Paris. Emmanuel Macron reçoit en ce moment le président libanais Joseph Haoun et le roi Abdallah II de Jordanie. Alors que l'accord de cesser le feu conclut sous médiation américaine et plus précaire que jamais sur le terrain. Les trois dirigeants vont parler des négociations en cours avec Israël qui maintient ses troupes dans le sud Liban, du désarmement du Hezbollah et de l'avenir de la frontière après le départ de la finule, la mission des casques bleus de l'ONU, mission qui doit s'achever à la fin du mois de décembre. Vous êtes aux Invalides pour cette réunion entre ces trois dirigeants. Qu'est-ce qu'il se joue aujourd'hui ?
effectivement, aujourd'hui, on a vu tout à l'heure Emmanuel Macron arriver aux côtés du roi Abdallah II de Jordanie. Les deux dirigeants doivent s'entretenir au moment où on parle en ce moment. Puis un accord doit être signé dans la foulée. Vous l'avez dit, il y a également le président libanais Joseph Aoun qui a été reçu un petit peu plus tôt ce matin par l'Elysée. Joseph Aoun qui, à la sortie de cet entretien, a réitéré ses remerciements vers la France pour en tout cas prendre la direction et faire en sorte qu'Israël arrête ses frappes. et une partie de son occupation dans le sud Liban. On sait qu'ensuite, Joseph-Hong doit rejoindre Emmanuel Macron et le roi Abdallah II qui sont en ce moment derrière moi aux invalides où je me trouve. Une réunion trilatérale donc. Et puis ensuite dans la foulée, il y aura une autre réunion, cette fois-ci de hauts responsables militaires qui se tiendra avec plusieurs hauts responsables militaires dont des chefs d'état-major des armées français, britanniques, jordanien, libanais. Aussi une présence des Etats-Unis. notamment l'ambassadeur des Etats-Unis au Liban Michel Issa, le général Joseph Clairfield qui est le chef de groupe de coordination militaire pour le Liban et puis on a entendu qu'il y aurait aussi des proches conseillers de Marco Rubio et aussi ça c'est important à signaler une représentation saoudienne même si on n'a pas eu confirmation de qui exactement serait autour de la table. L'objectif vous l'avez dit Pauline c'est de préparer le soutien international au déploiement de l'armée libanaise dans le sud du Liban mais ce qui est important à noter c'est qu'il n'y aura aucune annonce chiffrée aujourd'hui. Il s'agit d'une réunion préparatoire et notamment pour entamer des discussions autour du retrait de la Finule.
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Voilà et justement à ce propos vous l'avez évoqué, l'armée libanaise a-t-elle aujourd'hui les moyens de se déployer dans ce sud Liban ?
Justement, c'est toute la difficulté, toutes les complications autour de ce sujet aujourd'hui, puisqu'on sait que l'armée israélienne, vous l'avez dit, occupe toujours une partie du pays dans le sud, que le Hezbollah refuse de se désarmer. Quant à l'armée israélienne, il y a encore eu des frappes il y a peu dans le sud Liban. Et puis Paris insiste, ce désarmement, en fait, il ne doit pas être fait par des forces internationales, il doit être pris de l'initiative du Liban. Et c'est pour ça, aujourd'hui, qu'il y a cette réunion pour préparer, pour aider. le gouvernement libanais et l'armée libanaise à faire en sorte que le Hezbollah se désarme. Il y a également la fin du mandat de la finule. On le rappelle, c'est un texte français qui a été voté, mais sous pression de Washington au Conseil de sécurité de l'ONU l'année dernière pour mettre fin à la finule, dont le « i » rappelait Washington, signifie intérimaire. Or, ça fait 48 ans que la finule est déployée dans le sud Liban. C'est une force de maintien de la paix, on le rappelle. Or, Israël et Washington n'en veulent pas. Vous l'avez dit, ce mandat devrait se terminer fin décembre, mais ça mettra à peu près un an pour que les casques bleus quittent totalement le pays. Alors la France travaille notamment avec l'Italie, un dispositif qui pourrait prendre le relais de cette force intérimaire pour éviter qu'il y ait un vide sécuritaire tout simplement au sud du Liban. Car malheureusement, les combats, on l'a dit, se poursuivent. La situation n'est toujours pas stabilisée. Paris, en attendant, demande quand même des contre... parti au Liban, notamment des engagements, des réformes économiques mais aussi la tenue d'élections avant d'envoyer une aide massive dans le sud du pays. Merci
beaucoup Mélina Huet depuis les Invalides où se trouvent en ce moment le président Macron, le président Aoun et le roi Abdallah II de Jordanie.