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Tout le monde s'intéresse à ce qui se passe et puis de loin tout le monde oublie. Et en fait les leçons sont rarement tirées pour permettre de faire mieux la fois d'après. Donc c'est aussi la raison pour laquelle je viens pour pouvoir discuter avec vous et que je vais rencontrer... cet après-midi, à peu près l'ensemble des acteurs qui ont vocation à intervenir dans ce type de catastrophe, savoir qu'est-ce qu'il faut mettre en œuvre demain pour éviter qu'une situation aussi catastrophique se déroule. Dès l'origine, d'ailleurs, permettez-moi, parce qu'en réalité, le départ de feu, il y a aussi un débroussaillage effectué, ce que je sais, à forte température, au zénith du soleil, dont c'est peut-être pas non plus ce qu'il y avait. de moins dangereux potentiellement à faire. Du début de la chaîne jusqu'à la fin de la chaîne, il faut évidemment qu'on puisse tirer des conséquences. J'ai discuté avec un certain nombre de agriculteurs qui évoquent la possibilité de faire des parfums naturels avec des sculptures type carottes, des choses comme ça. Ça, c'est évidemment quelque chose qu'il va falloir mettre en place. Mais pour faire ça, il faut accepter aussi qu'on irrigue.
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D
'accord, on se retrouve toujours au même
problème. Et la difficulté des infrastructures à monter, puisque du coup, des bandes de pare-feu avec de l'irrigation, ça coûte extrêmement cher. Avec le prix du gasoil, on ne peut pas utiliser de groupe électrogène. Je ne suis pas agriculteur, mais je vois bien leurs difficultés. Et en fait, l'idéal, ce serait l'électrification, mais ça demande des investissements colossaux et donc une refonte complète du massif.
mais peut-être facile de le faire parce que ce massif est innu depuis des siècles. à période régulière, parfois avec des pertes humaines extrêmement importantes, comme au milieu du siècle dernier. De toute façon, il faut prendre une décision, et c'est aussi un problème de captation de l'eau. On se retrouve toujours confronté à des difficultés, avec des normes écologiques qui sont très rigides, qui ne tiennent pas compte aussi de la spécificité territoire. Il peut y avoir une norme qui peut être utile dans l'ensemble de la France, mais qui peut être pour le coup tout à fait toxique ou dangereuse dans un secteur qui est un secteur où il y a potentiellement des feux qui se déclenchent. qui se déclenche chaque année. Moi, l'inquiétude que j'ai face à cette récurrence, dont on sait qu'elle existera, elle existe aujourd'hui, elle a existé hier, elle existera demain, peut-être plus encore demain, c'est aussi le système d'assurance. Moi, la crainte que j'ai, pour être tout à fait honnête avec vous, le sinistré, c'est que, compte tenu de ce qui s'est passé, il arrive un moment où, en réalité, les assurances renoncent à assurer. c'est-à-dire que les maisons soient impossibles à assurer. Donc là, ça c'est un vrai grand sujet, parce que ça se déroule ici, mais ça peut se dérouler aussi ailleurs, où on se retrouve avec des bâtiments où les primes d'assurance réclamées soient telles compte tenu du risque-feu, que soit les habitants ne puissent pas y faire face, soit carrément les compagnies d'assurance renoncent. à un moment donné, à prendre en charge ce risque-feu. Vos assurances, on réagit comment après ce sinistre ? Pour l
'instant, ils se battent entre eux. On a rendez-vous le 14 octobre avec l'Esper de chez Enedis,
parce
que tout est remis en question, tout va être refait, tous les dossiers. Donc oui, on n'est pas sortis de l'auberge. Oui,
parce que là, en plus, il y a une responsabilité, j'ai envie de dire, il y a potentiellement une responsabilité sur le départ du feu. En attendant, vous êtes dans une caravane. Il y a un système qui doit être réfléchi pour que vous puissiez obtenir un relogement dans l'attente du déclenchement des assurances, parce que ça peut durer des années. combat entre les uns et les autres, ils ne vous ont pas donné d'éléments.
Personne ne nous donne de nouvelles. C'est clair et net. Les experts
sont passés ?
Ils sont passés. Ils ont vu, ils ont constaté. On a envoyé des photos. On a essayé de récupérer tout ce qui est facture. Ce n'est pas évident. Quand ça
boule, tout boule. Quand ça dépasse 2-3
ans, on a beau téléphoner. Quand ce n'est pas boule, c'est noyé. On attend sans rien savoir.
que le feu, ce qui est terrible, c'est que tout ce qui n'a pas été détruit par le feu est détruit par l'eau. Voilà. Donc vous n'avez absolument plus rien. aucune aide d'urgence qui a été mise en place. Pour l'instant,
non. Pas encore.
Pas encore. Ça va faire long, quoi. Et vous ? Nous, forestiers,
pour replanter, ça va être 20 ans. pour retrouver des revenus sur la forêt. Donc il va déjà falloir attendre quelques années pour replanter pour des raisons sanitaires. Et après, une fois que c'est replanté, il faut continuer à entretenir les pistes, les pare-feux, débroussailler, nettoyer, et pendant 20 ans, on va se retrouver sans revenus. Et donc comment on fait pour au moins avoir quelque chose au niveau des pertes d'exploitation ? Puisque du coup, la forêt, c'est quelque chose qui se fait à long terme.
C
'est une transmission entre générations. La génération qui plante, ce n'est pas la génération qui en retire un bénéfice. Et donc là, ce relais-là, en fait, est cassé. Et donc, comment on fait maintenant ? Est-ce qu'on a la possibilité de se diversifier ? Donc par exemple des cultures, de l'élevage, notamment sur les interfaces entre la forêt et les maisons, pouvoir avoir une interface de culture, faire des myrtilles, faire des fillets, faire du pain franc par exemple. Ça peut être des pistes à étudier. Et du coup vous
êtes en contact avec la chambre de agriculture sur ce sujet-là ? Pour l
'instant j'ai présenté quelque chose, mais si vous voulez c'est beaucoup trop tôt. Il faut qu'on prenne du recul, qu'on se pose. Je suppose qu'il
faut faire le nettoyage. Voilà, le bois n'est pas
évacué.
filière en bas, il va falloir déjà exploiter. Et pour le moment, on va dire qu'à l'heure actuelle, il n'y a pas de prix, il n'y a pas d'évacuation de bois, donc ça va être très compliqué.
secteur qui méritait une vraie réflexion sur l'intégralité de la filière, notamment en aval, parce que c'est déjà une filière qui est quand même en difficulté.