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Monsieur le maire de Miquelon, mesdames, messieurs les élus, madame l'ambassadrice, mesdames, messieurs, messieurs l'ambassadeur, mesdames, messieurs, en vos grades et qualités, chers amis, chers Saint-Pierrez, chers Saint-Pierrez, merci d'être là ce soir et je suis très heureux de vous retrouver. Quand j'arrivais, une dame là-bas me disait vous êtes le cinquième président à qui je serre la main. Cette Dame aura donc vu tous les présidents de la 5e République française qui sont passés par Saint-Pierre et Miquelon. Alors, je sais que vous m'avez un peu attendu, et moi, je suis heureux d'être là, finalement, avec vous. Heureux d'être là, dans cette terre de France, en Amérique du Nord. dans cette terre de femmes et d'hommes courageux qui l'ont forgé, les uns paysans venant d'Acadie et fondant Miquelon, les autres pêcheurs, Bretons, Normands, Basques, puis venant de la région, construisant ici une terre singulière qui a choisi la France et la République. Elle l'a choisie, si je puis dire, à plusieurs reprises. en la rejoignant et en contribuant à la libérer. Et c'était très émouvant d'être avec plusieurs d'entre vous en début d'après-midi et avec le Premier ministre canadien et de rendre hommage à nos compatriotes qui n'ont pas simplement contribué à libérer ce territoire aux côtés d'Amiral Muselier, mais qui ont décidé, en conscience, de rejoindre la France libre et de s'engager. Tout ça pour vous dire combien je suis fier et heureux d'être avec vous ce soir, de vous dire la fierté de cette part de France, si loin pour certains de Paris, mais si ancrée dans notre histoire, nos valeurs, nos intérêts stratégiques. Et combien vous pouvez être fier et heureux de ce que l'archipel porte dans cette région dont les enjeux sont essentiels. Nous l'avons encore revu ces derniers mois avec les coups de boutoirs envoyés au Groenland, s'il fallait comprendre que la région était ô combien stratégique, et se trouver en effet si proche de nos amis canadiens, si peu lointains de nos alliés historiques américains, et ancré dans cette région si stratégique... l'actualité nous l'a rappelé. Alors oui, je suis fier et heureux d'être parmi vous et je veux que vous soyez fiers et heureuses d'être là, de porter les valeurs, l'histoire de ce territoire à travers votre activité, vos familles, votre engagement. Et au fond, je voulais, par ces mots ici prononcés, essayer de vous dire ce que nous avons essayé de faire ensemble ces dernières années et ce que nous voulons ensemble porter pour les années qui viennent. D'abord, en commençant, nul ne peut sous-estimer le choc qu'a été 1992. Vous l'avez ici vécu dans votre chair. Les conséquences ont été immédiates, la baisse d'activité économique, la déprise démographique, le sentiment d'avoir été abandonné par la France, en tout cas pas suffisamment défendu, le sentiment de vivre maintenant avec un voisin qui nous traitait injustement, d'avoir vu la pêche qui était si importante pour le territoire et avait marqué ces années heureuses, ainsi se détricoter. Et je ne sous-estime rien de tout cela, rien. Mais ce que nous avons essayé de faire durant ces dix dernières années ensemble, et je veux ici rendre hommage au travail constant de vos élus et d'Annick Girardin, qui, pendant plusieurs années, a été à mes côtés comme ministre en charge de la mer et de nos Outre-mer, et qui a porté cette conviction, ce que nous avons essayé de faire, c'est de réinvestir profondément dans Saint-Pierre-et-Miquelon. Et si vous aviez un doute sur ce que Paris pouvait penser de Saint-Pierre-et-Miquelon, regardez avec lucidité ce qui a été fait durant les 10 années qui viennent de s'écouler. Jamais la France n'avait à ce point investi sur l'archipel. Jamais. Ces 10 dernières années... D'abord, c'est un investissement que nous faisons chaque jour en fonctionnement à travers nos fonctionnaires d'Etat, nos agents publics. Et je les en remercie. Je sais que vous êtes là nombreux. Près de 60 % de l'activité de l'archipel est faite par cette activité publique et nos agents. Nous en sommes fiers. Et cet investissement, nous l'avons poursuivi. Mais c'est un investissement nouveau que nous avons aussi décidé. C'est 500 millions. d'euros qui ont été investis durant les 10 dernières années sur le territoire, ce qui fait que, par nombre d'habitants, c'est de très loin le territoire ultramarin dans lequel nous avons le plus investi. Aux côtés des collectivités, pour des projets de chaque jour, j'y reviendrai, à Miquelon, sur le village, sur les quais, ici et là, et donc... ayez bien une chose présente à l'esprit, ce qui a été fait durant les 10 dernières années, ça a été d'essayer de remettre à flot l'archipel après le choc de 92, de réinvestir, d'aller de l'avant, de donner de la clarté, et c'est ce que nous voulons continuer de conforter. Le port, d'abord, les ports. Et je veux ici dire que ce qui a été décidé pour le port de Miquelon sera fait jusqu'au bout, dans la durée, et les 13 millions d'euros d'investissement. Vous dire aussi qu'au-delà des travaux qui ont déjà été faits à Saint-Pierre, de ce qui a été fait sur le quai Croisière, je sais que beaucoup attendent qu'on confirme pour le quai du commerce en investissement, il sera bien rénové. Et le gouvernement a décidé des 19 millions d'euros d'investissement nécessaires et les travaux pourront donc commencer dès 2027. C'était attendu, c'est une décision qui est cohérente avec ce que nous avons fait ces dernières années et qui va permettre de rattraper le retard en termes d'infrastructures qui étaient dénoncées par certains. Et ça doit s'accompagner de plusieurs choses. D'abord, une organisation nouvelle entre l'Etat, les collectivités territoriales, la collectivité territoriale, les communes, les acteurs économiques. aller chercher les fonds européens, les emprunts de long terme, la défiscalisation, pour donner toute l'ambition à ces infrastructures. Parce que derrière, il faudrait faire fonctionner avec des organisations plus souples et plus ambitieuses. Et puis, c'est ce qui va permettre de diversifier, mais encore faut-il s'en saisir, les activités, la pêche, le fret, passage et transbordement, croisière. Et là, les investissements déjà faits permettent de remonter le nombre des escales, on l'a vu dès 2026, et nous aurons la même ambition pour les années à venir et la plaisance. Investir dans les infrastructures et dans le port, c'est ce que nous avons fait ces dernières années, c'est ce que nous continuerons et c'est ce qui doit être consolidé. Et à cet égard, je veux remercier le président de CCI France, M. Alain Crescenzo. Alain Di Crescenzo, qui est à nos côtés, qui vient d'animer la table ronde économique, cher Alain, et qui, en effet, CCI France doit gérer plus de 90 ports d'ores et déjà aujourd'hui, et donc qui va être là aussi pour aider à cette gouvernance, vous aider à gérer le port de la meilleure manière avec l'ensemble des partenaires économiques pour porter cette ambition. Ensuite, c'est la pêche. Je le disais, 92 a été un choc et aujourd'hui... C'est 1% de l'activité. Mais nous devons continuer de pouvoir avancer sur la pêche et aller plus loin. Aujourd'hui, on n'exploite pas toute la biomasse disponible dans la zone économique exclusive et surtout, on ne la transforme pas. Et donc, ce faisant, vous voyez bien qu'on perd des opportunités et qu'on pourrait. Aller plus loin, plus vite, plus fort, avec une organisation sans doute différente et avec une ambition redoublée. Et c'est cela ce que nous voulons faire avec vous. D'abord, en améliorant la connaissance. L'IFREMER relancera les travaux avec l'ARDA pour mieux connaître le stock, aider au choix, pouvoir mesurer, suivre ce qui est disponible et améliorer les choses. Ensuite, nous avons besoin de structurer. la filière pêche. Et c'est pour ça que le président du Comité national des pêches, M. Lenezet, nous accompagne. Il a commencé le travail. On en a vu tout à l'heure à Miquelon. On verra aussi d'autres représentants de la filière demain. Et je remercie aussi le travail de Loïc Lenné, l'administrateur général, à cet égard. Nous devons réussir à structurer, regrouper dans une organisation professionnelle l'ensemble des pêcheurs, réussir à bâtir un plan pluriannuel et construire la bonne stratégie aussi pour mieux valoriser les produits de la pêche et se faisant en tirer davantage de richesse. Cette stratégie est clé. Nous devons aussi développer la filière qui a fait l'objet d'investissements. Et là aussi, je veux vous dire que nous renouvellerons l'équivalent du fonds pêche à hauteur de 400 000 euros pour pouvoir là aussi poursuivre la modernisation et les investissements qui sont attendus. Et puis, comme beaucoup le veulent, attirer des investisseurs nouveaux qui participeront à cette ambition, en particulier sur la partie transformation. Cette ambition pour la pêche est essentielle. Nous avons les moyens de la réussir. Et donc il faut redoubler d'efforts, d'investissements comme ceux que je viens d'évoquer, mais aussi d'organisation et d'ambition. Le troisième élément sur lequel, ces dernières années, nous avons déjà beaucoup investi et nous allons poursuivre, c'est l'adaptation. Le changement climatique et ses dérèglements se voient chaque jour. Je serai demain à New York aux côtés de nombreux Etats insulaires qui le vivent, et parfois on a l'impression... que ça se passe très loin de chez nous. On le vit ici, dans notre pays. Vous le vivez, en particulier à Miquelon. Et donc, conformément à l'annonce qui avait été faite par le président Hollande en 2014, les travaux ont été enclenchés pour accompagner Miquelon dans la relocalisation du village et de pouvoir protéger les habitants progressivement pour préparer l'avenir et les prochaines générations. Et mettre en place un investissement inédit, ce qui est aussi un exemple pour beaucoup de nations qui regardaient et scrutaient à travers le monde comme un modèle de l'adaptation climatique. Les travaux ont été menés durant plusieurs années, la mobilisation du fonds Barnier, y compris dans des techniques inédites. La décision a été prise en 2023, avec beaucoup de travail de la ministre. Et la phase 1 a pu ainsi voir le jour. J'étais tout à l'heure aux côtés de certains de vos administrés, monsieur le maire, pour voir ce travail et ses premières transformations. Je vais ici vous dire que la phase 2 a été acceptée. Madame la ministre est venue le porter ici. Mais le gouvernement a décidé de continuer à investir à vos côtés pour les 98 parcelles de la phase 2 et continuer à avancer pour se donner sur les 5 années qui viennent la possibilité de reloger ce qui doit être à peu près la moitié du village. mais aussi d'avoir justement la base vie, ce qui permettra, en cas d'événements climatiques particulièrement adverses, de protéger la population et de préparer l'avenir. Nous sommes fiers de cet investissement. Il est lui aussi inédit et il marque la volonté de la France de faire ici, à Miquelon, un exemple de ce qu'est l'adaptation au changement climatique et d'assumer ces investissements. C'est le même choix. que nous avons fait en matière de continuité territoriale. Vous vous rappelez tout à l'heure qu'en 2017, il n'y avait aucun vol direct entre Saint-Pierre et Paris, aucun. Par l'investissement que nous avons fait en subventionnant une délégation de services publics et un contrat d'équilibre, nous avons pu porter à 3, puis à 8, et maintenant à 12, le nombre de vols directs. Nous poursuivons l'ambition de faire davantage, mais je veux ici que vous mesuriez déjà l'investissement inédit qui a été fait durant les 10 dernières années et qui traduit ce que je vous dis depuis tout à l'heure. Et nous voulons consolider maintenant ce lien, consolider cette stratégie et permettre aussi de la diversifier, de la renforcer en favorisant la politique de transit des passagers par le Canada. Je sais qu'aujourd'hui... L'organisation n'est pas parfaite, loin de là. Il y a des contraintes sur les transits. Il y a parfois, pour certains d'entre vous, ça a été évoqué hier par vos élus dans la réunion de travail que nous avons faite, des contraintes un peu incompréhensibles pour nous tous qui empêchent de passer par là et qui bloquent complètement du coup sur Saint-Pierre et Miquelon. Nous devons les lever. Et c'est exactement ce travail que nous allons enclencher. Et puis, au-delà de cela, nous voulons continuer à avancer, investir et diversifier. Nous savons que l'un des défis, c'est de garder et même d'avoir davantage de main-d'oeuvre. Et donc, nous voulons faciliter les études pour nos jeunes. Là aussi, le gouvernement a pris la décision, avec le ministre des Outre-mer et son collègue de l'enseignement supérieur, de faciliter, de prendre en charge d'ailleurs les surcoûts d'études pour les jeunes qui iraient décider d'étudier au Canada, mais on veut les faire revenir. Et donc nous devons bâtir une stratégie pour réattirer notre main d'œuvre, les jeunes de l'archipel qui sont partis, et pour en attirer d'autres aussi qui contribueront au développement de l'archipel. On en a besoin. Nous devons consolider derrière la stratégie de logement portée par eux. la collectivité, pour l'aider à l'accélérer, reconvertir des logements, créer de nouveaux pour accueillir les jeunes qui auront à travailler et à participer à cette expansion. Nous voulons aussi contribuer aux diversifications économiques. Le tourisme, qui s'est déjà beaucoup développé ces dernières années, depuis hier, j'ai croisé beaucoup d'entre vous qui sont engagés dans ce secteur, le commerce, l'artisanat, mais également le numérique. Plusieurs d'entre vous en ont parlé tout à l'heure et ont cette volonté d'aller plus loin. Nous savons que Galiléo comme Ignos III sont déjà implantés ici. Nous avons à cet égard une ambition de développer le numérique, les nouvelles technologies à Saint-Pierre-et-Miquelon. Et ça n'est pas un rêve désincarné ou une forme de promesse en l'air. C'est ici et maintenant. Et donc, pour ce faire... Scles, qui est une formidable entreprise française, travaille à un câble reliant la Bretagne à New York qui passera par Saint-Pierre. C'est ce que nous voulons faire. Et donc on va investir, d'abord avec la Banque des Territoires pour les premières études, mais surtout nous voulons mettre Saint-Pierre et Miquelon sur la carte de cette connexion entre l'Europe... et l'Amérique du Nord, parce que c'est cohérent avec notre emprise, parce que c'est cohérent avec notre stratégie. Et donc nous investirons aux côtés de l'entreprise Cless pour porter ce projet. Et j'en ai parlé tout à l'heure et j'y reviendrai avec le Premier ministre canadien, c'est exactement l'ambition que nous portons avec le Canada. Aussi bâtir notre autonomie stratégique, l'autonomie de données, c'est-à-dire d'avoir des câbles qui passent par nos eaux. par notre territoire. Mais derrière le projet de SCLESS, c'est la possibilité d'avoir ici dans l'archipel une économie des données, de développer des acteurs du numérique derrière, des data centers, et donc d'avoir une vraie stratégie cohérente en la matière, de la même manière. Des entreprises du spatial veulent se développer à Saint-Pierre-et-Miquelon et font partie de la délégation qui m'accompagne avec des projets et des choix d'investissement. Grâce à votre géographie et parce qu'elle est stratégique pour les aider justement à couvrir le reste de la planète. déploie un réseau de stations au sol, permet d'avoir un système d'optimisation d'utilisation des satellites, que j'ai vu d'ailleurs lors du sommet spatial que nous avons organisé pour la 1re fois à Paris il y a quelques jours. C'est plusieurs millions d'euros d'investissements sur le territoire. Et c'est nous placer sur la carte de la stratégie spatiale. Lookup surveille... l'espace, les infrastructures orbitales, là aussi, formidable entreprise qui investira jusqu'à 20 millions d'euros sur le territoire en développant son activité ici. Ces trois exemples, Scles, Lookup, Sky & Opie, ces trois exemples qui vous montrent qu'aujourd'hui, maintenant, des entreprises sont prêtes à investir sur ces stratégies d'avenir à Saint-Pierre et Miquelon. Ils m'accompagnent, ils sont là. C'est à eux que nous devons donner la facilité d'aller encore plus vite et plus fort pour permettre d'employer les jeunes qui sont ici présents, les plus jeunes qui sont là, encore sur les bancs de l'école, et construire l'avenir de l'archipel et ce faisant l 'influence de la France. Et donc, oui, dans cette diversification, il y a une place centrale. précisément pour les nouvelles technologies, pour les données, pour le spatial, pour l'intelligence artificielle. Mais tout cela n'est possible que si nous arrivons à bâtir un nouveau chapitre. Et c'était aussi le sens de cette visite. Et c'est aussi pour ça qu'avec l'action que beaucoup ont conduite pour m'aider à faire cela, Nous avons eu l'immense honneur aujourd'hui d'accueillir pour la première fois de notre histoire un Premier ministre canadien en exercice. Une première. Quand on y songe, c'est fou. Mais ça dit beaucoup au fond du fait que le Canada regardait la France simplement en voyant Paris, mais qu'aussi depuis 1992, nous avions réagi. en tournant le dos au Canada ou en nous confrontant, même si la réalité économique de chaque jour nous fait coopérer. La défiance était là, parfois le ressentiment, les difficultés du quotidien que vous m'avez très bien décrites, aussi bien hier que tout au long de la journée. Je suis convaincu que cette nouvelle page, nous devons l'écrire et je veux ce soir vous convaincre de l'embrasser avec moi pour engager nos amis canadiens, sans naïveté, mais avec beaucoup d'ambition. Et je suis convaincu que c'est notre intérêt. Au fond, ce que nous avons fait ces 10 dernières années, c'est d'essayer de rattraper ce qui avait été perdu. C'est d'essayer de consolider par la continuité territoriale, par les infrastructures, sur l'adaptation climatique. On a mis beaucoup d'argent public. Mais est-ce qu'on pense que les 20, 30, 40, 50 prochaines années, on pourra les bâtir en mettant toujours plus d'argent public ? Non ! On doit redonner de l'essor, redonner à nos pêcheurs, à nos entrepreneurs, à nos innovateurs de la place pour faire justement de Saint-Pierre-et-Miquelon une terre d'avenir qui se réancrera dans cet espace. Et si Saint-Pierre-et-Miquelon reste toujours aussi loin de Paris... avec les difficultés administratives, techniques, réglementaires, souvent très lourdes pour vous, pour parfois arriver sur le marché européen, et en même temps rester si loin du Canada par la distance réglementaire et la défiance et le divorce de 92, nous n'y arriverons pas. Et donc oui, on doit bâtir cette nouvelle étape. C'est exactement le sens de la visite du Premier ministre aujourd'hui, et c'est ce que nous avons décidé ensemble. nous doter d'une ambition nouvelle, concrète, pour bâtir des projets communs, fort du fait que celui qui a exprimé il y a quelques jours à Strasbourg sa volonté d'une alliance du futur avec les Européens doit faire de Saint-Pierre-et-Miquelon avec nous le laboratoire de cette nouvelle stratégie. Et c'est exactement ce que nous allons faire. Nous avons donc décidé de mandater nos gouvernements. On aura deux personnes en charge, une de chaque côté. pour dans les prochaines semaines tout de suite commencer le travail et bâtir des initiatives nouvelles. Sur la pêche et la transformation, comme je vous l'ai dit, on en a besoin. Et donc regarder évidemment la question du plateau continental, mais la regarder avec un oeil nouveau et en nous disant aussi comment on peut coopérer de manière plus intelligente, faciliter les transits, les passages, mais peut-être avoir d'autres stratégies. Essayer de transformer sur... On peut peut-être avoir d'autres stratégies, essayer de transformer sur les autres pour avoir des opportunités nouvelles. Ensuite, le climat est notre stratégie polaire. Cette stratégie, nous la portons depuis plusieurs années. Notre envoyé spécial représentant ici, M. Poivre d'Avort, la porte l'a écrite. Nous avons écrit la 1re stratégie polaire française de notre histoire. On l'a déclinée. Plusieurs élus se sont engagés depuis des années sur ce sujet. Et nous avons aussi décliné une stratégie polaire militaire qui a été écrite et promulguée en 2026. A cet égard, nous voulons travailler avec les Canadiens sur cet agenda. Je le disais... Les menaces qui ont été faites sur le Groenland ont rappelé combien dans toute la région. Nous avons un défi, qui est celui de se faire respecter, de savoir assurer notre propre sécurité. A cet égard, la France a toujours été à la hauteur de ses missions. Le secrétaire général de la mer est ici. L'action de l'Etat en mer, qu'il supervise aux côtés du Premier ministre, est là, présente, pour défendre nos eaux territoriales. Notre patrouilleur de services publics, le Fulmar, dans lequel nous serons demain matin, assure ses missions de souveraineté. Et en fin de vie, il sera remplacé par un bâtiment plus polyvalent, capable d'exercices plus complexes. Donc nous sommes là. Mais nous devons accroître la posture. Et notre stratégie polaire... planifie justement des exercices conjoints avec nos amis canadiens, nos amis danois, et c'est tout le sens de ce que nous avons décidé il y a quelques mois avec eux, et ce sont ces exercices que nous allons multiplier et qui impliqueront Saint-Pierre et Miquelon pour renforcer notre souveraineté, assurer notre protection, marquer stratégiquement ce que signifie être une terre française. Et au-delà de la partie militaire, la stratégie polaire est aussi une stratégie de science, de climat. A cet égard, notre ambassadeur coordonnera les travaux de l'IFREMER, de l'OFB, du CNRS, avec l'ARDA, pour justement améliorer notre connaissance, permettre de relancer des missions scientifiques. Et nous avons décidé avec le Premier ministre canadien qu'un forum polaire canado-français serait mis en place dès le début de l'année prochaine. Et la 1re session se tiendra à Saint-Pierre début 2027. C'est exactement cette stratégie qui sera portée ensemble. Et cette stratégie polaire, si nous savons la porter ensemble entre Canadiens et Français, c'est la clé pour lui donner à la fois de la visibilité des moyens et de l'avenir. Mais l'agenda que nous avons bâti vaudra donc pour la pêche, pour la stratégie polaire, pour les questions de défense, pour nos étudiants. pour la culture, pour le sport, pour les transports, en traitant tout particulièrement la question du transit des voyageurs que j'évoquais tout à l'heure, sur les coopérations également linguistiques, car la francophonie nous relie ô combien, et le Canada aura à accueillir le sommet de la francophonie en 2028. Opportunité, vous le voyez bien, pour relancer les choses encore plus vite et encore plus fort. Voilà, mes chers compatriotes, je ne veux pas être beaucoup plus long, mais vous l'avez compris, je suis venu ici aujourd'hui pour vous dire que la France est là, sur ce territoire qu'elle aime, dont elle est fière et en qui elle a confiance. Et depuis 10 ans, elle a été là d'une manière inédite en assumant les investissements qui ont été faits. Elle est là avec une ambition qui est de vous aider à continuer d'avancer, à aller plus vite, plus fort. sur les axes que je viens de décrire. Et elle est là pour ouvrir avec le Canada une nouvelle page d'avenir. Et je souhaite très profondément que nous soyons tous ensemble suffisamment lucides, ambitieux, pour nous dire que si nous voulons donner à Saint-Pierre et Miquelon l'avenir que nos jeunes méritent, que je vois là sur ces berges ou ici sur ces bancs... C'est à nous d'avoir l'audace de dire qu'il faut mettre derrière la page de 92 et que c'est un nouveau chapitre qui doit s'écrire. Cette ambition, je l'ai avec vous. Et j'entends dans les prochains mois mettre toute l'énergie pour que nous ayons ces résultats. Parce que c'est important pour Saint-Pierre et Miquelon, c'est important pour la France toute entière et c'est pertinent pour cet axe nouveau entre le Canada et l'Europe. Nous allons donc réussir à le faire ensemble. Vive Saint-Pierre et Miquelon, vive la République et vive la France !
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