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Reda, merci, on va parler de Saint-Pierre-des-Corps. Je voudrais qu'on voit cette photo immédiatement parce que j'en ai tellement assez de la manière dont vous êtes traité dans l'espace médiatique, les policiers, j'aime dire souvent les flics. Voilà, à Saint-Pierre-des-Corps, c'est la réalité derrière ce chiffre. Alors c'est flouté là, c'est dommage que cette photo soit floutée parce que c'est un de vos collègues. qui était donc, c'est l'homme qui a percuté ? Non, c'est le
collègue qui a pris un pavé lors de l'intervention sur les lieux. pense que c'est des policiers qui, à la base, sont appelés. Donc c'est un appel 17. Ce n'est pas une initiative policière en disant on va faire une descente, on va s'occuper des pauvres petits jeunes qui font de la moto. Ce n'est pas comme ça que ça s'est passé. C'est un appel 17 où les gens qui en ont marre nous appellent et nous demandent à intervenir pour faire cesser les rodéos motos, qui sont un fléau aujourd'hui parmi tant d'autres dans notre société. Les collègues sont arrivés sur place. Il y a eu un accident, il y a eu une enquête en cours. que je trouve de marge aujourd'hui, c'est que malgré, et je le regrette, les blessures importantes de l'individu qui a refusé d'obtempérer, je le rappelle, aux injonctions des policiers. On sait les
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circonstances, comment le policier a percuté précisément sur l'Odéo ? Non,
on ne sait pas encore. Les magistrats, je pense qu'ils doivent sûrement le savoir, puisqu'ils étaient en capacité de demander le placement en garde à vue du collègue. Ce qui est
logique, qu'il soit en garde à vue, c'est la procédure habituelle ou pas ? Non, pas du tout. Moi, ça me choque. Ça me choque, je pense que ça choque beaucoup de Français d'ailleurs. Ça choque beaucoup de Français. Il est d'ailleurs toujours en garde à but, votre collègue ?
Non, il a été déféré pour le coup. Donc il a été déféré, c'est des mots importants je pense. Et il est où en ce moment ? Il est libre, il est placé en qualité de témoin assisté, ce qui est un hybride en fait. Il est entre le témoin, mais peut-être qu'il est mis en cause, enfin il est mis en cause, mais il est témoin, mais il est peut-être auteur des faits, on ne sait pas trop en fait. Mais il y a des témoins précisément de ce qui s'est passé ? Il y aura les policiers, donc l'enquête c'est ça, c'est-à-dire que la suite de l'enquête, c'est vous allez faire l'audition de l'ensemble des fonctionnaires à titre judiciaire, il va aussi y avoir une enquête administrative, vous savez, nous on a l'habitude, c'est à chaque fois qu'il y a ce type de fait, il y a deux enquêtes. Une enquête pour, normalement, le refus d'obtempérer. les violences urbaines, mais il y a toujours cette fameuse enquête de nos services, notamment l'IGPN, pour savoir... Et le jeune homme
qui est blessé, on sait l'état précisément dans lequel il est, il est hospitalisé pour le moment ? Alors, il est normalement,
il est toujours hospitalisé, en tout cas, il a été blessé, mais son pronostic vital n'était pas engagé. Donc, pronostic vital pas engagé. Sûrement qu'il s'est levé un matin, il s'est dit je vais faire de la moto, même si c'est interdit. Il n'avait pas de casque. Il semblerait qu'il n'avait pas de casque non plus. On sait le
profil de ce jeune homme, on sait l'âge qu'il a, on sait qui il est.
On a son âge, je regarderai tout à l'heure, mais j'ai le profil à peu près, c'est un jeune de quartier. Et après, moi ce qui me dérange, c'est qu'aujourd'hui, vous avez un individu qui... commet un acte de délinquance et que les policiers, dans leur action, à raison ou à tort, selon ce que va donner l'enquête, ont mis leur vie et ont pris des risques pour pouvoir interpeller un individu. Ça s'est mal passé puisqu'il y a un blessé, ça arrive à tout le monde. Moi, je défie de trouver en France un policier de voie publique qui n'a jamais blessé quelqu'un lors d'une intervention. Je pense que ça n'existe pas. Et forcément, vu que vous êtes dans une société qui est de plus en plus violente, forcément, quand vous allez faire usage de la violence légitime, elle risque aussi d'être beaucoup plus violente. Voilà, les gens, ils sont tous là à nous juger, mais nous, notre boulot, il est hyper difficile. Reda Bellach,
porte-parole du syndicat de police Unité Île-de-France, et c'est vrai qu'on va le répéter sans cesse d'ici le mois d'avril, et la campagne présidentielle, j'ai entendu Mathilde Panot, l'enquête n'a même pas commencé, qu'elle explique que c'est le policier qui est responsable, et c'est la police qui est responsable, et violence policière. Hier soir, il y avait également, et c'est Eliott Deval qui remarquait cela, je crois que c'était sur France Info, violence policière. n'étaient même pas mis entre guillemets. C'est-à-dire que vous êtes dans un état, dans un espace médiatique où personne ne vous défend, et notamment pas les journalistes. Et c'est un scandale. Donc je ne peux pas vous dire autre chose. La ville de Palau était assistée
d'Assa Traoré.
Voilà, bien sûr. C'est vraiment scandaleux. On va être avec Alexandra Bischoff qui est sur le terrain et qui hier a été remarquable en nous apportant beaucoup de témoignages. Je la salue Alexandra. Mais je voudrais deux choses. D'abord qu'on voit le tweet de Marine Le Pen. Il faut le dire avec force. À Saint-Pierre-des-Corps, comme partout ailleurs en France, la République n'a pas reculé face à ceux qui pourrissent la vie des habitants et imposent leurs lois. Et c'était le cas quand même avec évidemment ce... rodéo urbain et je voudrais qu'on voit le sujet de Sharon Camara où vous allez voir cette violence alors c'est Saint-Pierre-des-Corps cette semaine c'était Chambéry il y a dix jours c'est Laval c'est toutes les villes moyennes mais ce n'est que le début moi je le dis en permanence ce n'est que le début si on ne prend pas des solutions radicales et ces solutions là elles tardent manifestement à venir voyez le sujet de Sharon Camara
Les véhicules calcinés témoignent de l'ampleur des violences. Dans la nuit de samedi à dimanche, des affrontements ont éclaté dans un quartier de Saint-Pierre-des-Corps après qu'un motard a été blessé à la jambe dans une collision avec une voiture de police. Conséquence, une vingtaine de véhicules ont été incendiés, 9 policiers ainsi qu'un gendarme ont été blessés.
Très compliqué et ça fait très peur. Ça fait très peur. On se demande dans quel monde on vit, on marche sur la tête.
C'est désolant. Vous travaillez toute une vie, si vous avez besoin de votre voiture pour bosser ou des retraités pour bouger, vous allez vouloir payer votre voiture ? Peut-être pas.
Des centaines de policiers et gendarmes appuyés par un hélicoptère ont été mobilisés sur le terrain, tandis que des barricades étaient dressées et plusieurs feux allumés.
On a vu faire caillasser les voitures de police, mettre le feu. Les insultes, les mortiers, le feu d'artifice, je croyais me trouver dans un jeu GTA.
C'était vraiment l'émeute, on a l'impression que c'était la révolution ici.
Le policier impliqué dans la collision a été placé en garde à vue. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de cet accident. Cinq jeunes âgés de 15 à 20 ans ont également été interpellés, notamment pour participation avec arme à un attroupement avec le visage dissimulé.
Ce qui est sidérant, c'est que ce sont les personnes les plus faibles, les moins économiquement, les plus économiquement en difficulté, qui sont les premières cibles. Ceux qui, je parlais des artistes, qui vivent dans les beaux quartiers, parfois, pas toujours bien sûr, mais les journalistes qui sont à l'écart de tout ça, ne condamnent pas ce qui a pu se passer, mais ce n'est pas en bas de leurs immeubles. Ce n'est pas en bas de leur immeuble. Et on entendra M. Dupond-Moretti qui m'a encore ciblé ce week-end en expliquant que la justice... Parce que je dis que la justice est laxiste. Je ne sais pas si la justice est laxiste, mais en tout cas, il y a des prises, des décisions qui sont laxistes. Qui le contesterait en France ? Qui le contesterait ? Mais lui, il est tranquille. Ce n'est pas en bas de chez lui. C'est pour ça que moi, je trouve cette hypocrisie et ce rapport au monde invraisemblable. On est avec Alexandra Bischoff et je la salue et je la félicite et je lui dis de faire attention parce que c'est pas facile sur le terrain. Je sais que nos confrères et consœurs de BFM ont été prises à partir dans une manifestation à Paris et j'espère que pour eux, tout ira pour le mieux. Je vous ai appelé ce matin Alexandra à 7h et je vous ai dit essayez. qu'une personne vienne, face caméra, nous raconter ce qu'elle vit. Et c'est intéressant parce que personne ne veut, parce que tout le monde a peur. Donc vous avez pu interroger des gens, je dis en ce moment qu'on interroge des gens et on voit les pieds des gens. C'est ça la réalité, Alexandra. Les gens que vous avez rencontrés depuis ce matin et depuis hier, ils ne veulent pas parler parce qu'ils savent qu'il y aura des... Comment dire... Oui, des sanctions contre...
a des représailles.
Des représailles, exactement. Je cherchais le mot. Bonjour Alexandra Bischoff.
bonjour Pascal. Alors vous l'avez rappelé, les gens ici, ils ont peur. Ils craignent effectivement de témoigner à visage découvert devant la caméra car ils craignent, comme vous l'avez dit également au plateau, des représailles. Alors cette nuit de violence survenue entre samedi et dimanche, elle a fortement marqué la population. Certains rêverains nous ont confié avoir passé la nuit de samedi éveillés, angoissés par le bruit des mortiers. Nous avons également rencontré hier soir une jeune femme en larmes découvrant son véhicule complètement calcée. Alors la plus grande inquiétude de ces habitants, on va le rappeler aussi, c'est évidemment que ces émeutes reprennent. Je vous propose d'écouter leur témoignage.
n'arrive pas à comprendre tout ça. Donc déjà quand on prend des arrêts de bus, tout ça, les gens ont peur. Ils ont peur, ils ont peur, ça peut arriver à leur maison ou n'importe quoi.
On est inquiet, on est désolé aussi, on est en colère bien sûr, il faut l'être. Parce que tout ça c'est quand même vachement malheureux. Ça fait du mal à tout le monde, y compris à ceux qui le font d'ailleurs, et peut-être même en promis à ceux qui le font. Parce qu'ils ne se rendent pas compte à quel point tout ça, ça va peser sur ce que va penser la population de eux ensuite. Donc effectivement, je pense que c'est des actes qui sont vraiment très peu réfléchis. Et ceux qui pilotent ça derrière, si certains pilotent ça derrière, ou encouragent, ou justifient, ne serait-ce que ça, ce genre d'actes se trompent.
vous rappelle également qu'hier soir, un dispositif important a été mis en place. Une centaine de membres de force de l'ordre ont été mobilisés toute la nuit. Alors ils ont été visés par un tir de mortier d'artifice, mais il n'y a pas eu de blessés supplémentaires. Je vous rappelle également que le policier qui avait été placé en garde à vue a été relâché et placé sous le statut de témoin assisté.
Alexandra Bischoff, et évidemment s'il se passe quelque chose à Saint-Pierre-des-Corps avant 11h, vous nous rappelez comment on va faire. Comment on va faire dans cette société, puisque ce n'est pas un fait divers, c'est un fait vraiment de société. Ça n'a pas d'intérêt de parler d'un fait divers pur. Mais là, on est sur des faits de société, c'est-à-dire rodéo et meute. Police. Donc comment on va faire ? Moi je ne sais pas, je ne vois que des solutions radicales. C'est-à-dire qu'avoir des sanctions qui soient suffisamment fortes pour qu'elles soient dissuasives. Je ne vois pas d'autres solutions. C'est-à-dire que tous ceux qui font un rodéo urbain, il faut prendre évidemment des peines de prison fermes immédiates. Je ne vois pas autrement.
Ça se passe à Tours. Une ville qui, avec Laval que vous avez cité, ou Nantes qui vous est chère, était un passé récent synonyme de douceur de vivre à la française. En réalité, on pensait que ce genre de choses n'appartenait qu'aux banlieues des grandes villes ou à des zones un peu interlopes. Là, c'est vraiment la France profonde, la France moyenne. Les gens, les rares qui témoignent un visage découvert, on voit bien, c'est les Français moyens normaux qui respectent la loi et qui sont pris en otage. Mais qui ne sont pas les plus riches.
Parce que dans les beaux quartiers, ça ne se passe pas.
Ça dépend.
Mais à grands traits, les plus touchés, ce sont les plus faibles économiquement.
Je me suis intéressé à ce quartier pour une chronique ce matin. En fait, il n'y a pas besoin de faire de longues recherches. Vous voyez qu'il y a très régulièrement des violences lors des émeutes de 2023. La piscine municipale a été incendiée, le maire a été menacé. Bref, c'est un quartier qui est étiqueté Reconquête républicaine. Reconquête républicaine, en fait, c'est un joli mot pour dire qu'on ne fait pas grand chose. Moi, j'aurais aimé que ce matin, il y ait le ministre de l'Intérieur sur place. Pourquoi pas le premier ministre ? Le président de la République qui parle des menaces extérieures, aussi réelles soient-elles, on a des menaces intérieures, visiblement, qui sont très fortes aussi. C'est là où on les attend.
Richard Millet. Est-ce que je peux demander à monsieur si cette délinquance... des rodéos sauvages ne s'inscrit pas non plus dans une économie générale de la criminalité. A savoir que tous ces gens-là sont aussi des dealers, probablement. Vous voyez ce que je veux dire ? On ne va
pas faire d'amalgame. On ne va pas commencer la semaine en modérant. On n'en sait rien. Je
pose la
question, monsieur. Il y a
une jurisprudence. Je ne pense pas, j'en suis même certain. Ça n'a rien à voir avec le trafic de stupétion. Là, c'est une histoire de... C'est des gens qui vivent dans leur propre société parce qu'on les a laissés faire. Quand vous criez tous les jours, la police tue, la police fait du contrôle au faciès. Vous victimisez des gens. Au lieu de les rendre plus forts, vous les rendez plus faibles. C'est ma vision. de fils d'immigrés et anciens jeunes de quartier, parce que je ne suis plus tout jeune. Et puis policier qui a travaillé dans les quartiers.
Vous-même avez grandi dans un quartier, dans les quartiers, et vous-même, évidemment, ça se passait il y a 20 ans ou il y a 30 ans, et ça ne se passait pas comme ça. Non,
ça ne se passait pas comme ça. Je ne vais pas cacher que moi aussi, je me faisais contrôler régulièrement, mais en fait, quand vous êtes issu de l'immigration et que vous... En tout cas, vous avez un profil de quelqu'un de bien, enfin de délinquant, vous prenez pour les autres, en fait. Et des fois, c'est des deux côtés, comme ça, en fait, vous prenez... Et quand je suis rentré dans la police, il y avait très peu de gens de mon origine. Et je pense qu'à partir du moment où vous avez fait vos preuves et que vous avez la légitimité, vous créez... Vous savez, dans la police, on la critique, mais il existe des liens que je pense qu'on peut vraiment voir aussi. par exemple que dans l'armée, chez les pompiers, chez les gendarmes, dans les polices municipales. Parce qu'en fait, vous vivez, vous êtes confrontés au mal tout le temps, en fait. Vous voyez des choses, je vous assure, Pascal, vous voyez des choses vraiment horribles. Et quand vous entendez des accusations, même des condamnations dans les médias qui nous disent « la police tue, la police fait du contrôle au faciès », moi je vous le dis, c'est faux. C'est juste que la société ne veut pas assumer d'avoir parqué certaines personnes issues de l'immigration ou autres et qui ne font pas le boulot aujourd'hui. Et aujourd'hui, on a besoin que tout le monde soit de notre côté pour faire notre travail. Mais oui, mais
la gauche républicaine, je ne l'entends pas sur ces sujets. C'est toujours pareil. Alors, samedi après-midi, ça c'est Florian Bachelier que je salue. les télégrammes de Florian Bachelier qui me dit, samedi après-midi, manifestation de l'extrême-gauche à Rennes, orchestrée par les élus écologistes municipaux de la majorité, appairé, le thème, le permis de tuer de la police nationale. Donc c'est invraisemblable, une loi qui facilite l'usage des armes par la police, etc. C'est les écologistes de Rennes, donc vous avez des gens qui, effectivement, c'est pour ça, je ne vois pas comment on va s'en sortir, parce que vous avez...
Il y a des solutions.
Pardonnez-moi de me dire comme ça, il y a des mauvaises personnes. Il y a des gens qui n'ont...