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7h36 avec Alba Ventura, nous accueillons Jean-Pierre Farandou. Bonjour. Bonjour. Ministre du Travail et des Solidarités. Grande réunion autour du Premier ministre à Matignon tout à l'heure sur les carburants, notamment pour aider ceux qu'on appelle les gros rouleurs. Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin si le gouvernement va aider plus d'automobilistes ? mais on va je
pense aujourd'hui finaliser des mesures qu'on va proposer aux français pour aller en gros jusqu'à la fin de l'année je pense que l'idée d'avoir des mesures ciblées va rester et la même logique c'est le monde du travail d'abord les entreprises pour lesquelles le coût du carburant est trop élevé dans le compte d'exploitation qui ont du mal à fonctionner et deuxièmement effectivement les salariés les plus modestes qui ont besoin de prendre la voiture tous les matins pour aller travailler dont la cible sera la même les modalités seront précisées aujourd'hui
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mais par exemple les auto-écoles se demandent si elles vont faire partie des aides les transporteurs routiers également est ce que ça Vous pouvez nous en dire un petit peu plus ce matin ?
Les transporteurs routiers, vous savez qu'ils ont la capacité, j'allais dire juridique, de répercuter dans leur coût de vente le coût du carburant. Donc on considère que ce sont en fait les consommateurs qui récupèrent le coût, les clients des transporteurs routiers. Par contre, les pêcheurs, les agriculteurs, là, on sait que ce n'est pas le cas. Donc on aura quand même une cible principale sur les professions les plus en difficulté à cause de la hausse du coût du carburant.
100 euros pour les grogleurs, est-ce que c'est une aide suffisante ? Jean-Pierre Farandou, deux secondes, je ne sais pas. si vous avez vu la une du journal le parisien aujourd'hui en france notre vie c'est le système d c'est ce que disent en fait beaucoup de français tous ceux qui galèrent tous ceux qui dépendent de leur voiture et acquis l'augmentation des prix du carburant a donné en fait un coup de grâce est ce que vous allez augmenter cette aide de 100 euros pour les gros rouleurs ?
D'abord, je crois qu'on est tous conscients que c'est difficile pour les gens. Je viens d'un milieu rural, on sait qu'à la campagne, les gens prennent leur voiture tous les jours pour aller travailler. 100 euros, c'est suffisant
ou pas ?
100 euros, c'est la somme qui a été laissée jusqu'à maintenant. Ça fait partie des discussions qu'on va voir aujourd'hui. Est-ce qu'il faut donner plus d'argent sur plus longtemps ? C'est autour de ça que ça va se passer. Oui, c'est sur la table, bien évidemment. On voit bien qu'il faut réfléchir à une aide supplémentaire pour accompagner les gros rouleurs, les salariés modestes, pour prendre ce choc de la hausse des coûts des carrières.
Et il y a un million et demi de personnes qui ne réclament pas les aides. Est-ce que vous ne pourriez pas les aider ?
L'idée, c'est de les aider. Oui, mais à
récupérer cette aide.
Visiblement,
ils n'y arrivent pas.
On va voir comment on peut faciliter encore l'accès aux aides. Si on propose une aide, c'est pour qu'elle soit choisie et prise. Donc, il n'y a pas de problème de ce côté-là. Ça peut être un sujet d'ailleurs de voir comment on va chercher ce million et demi de personnes qui, jusqu'à maintenant, n'ont pas demandé leur aide.
Le gouvernement est en pleine préparation du budget. Tout le monde doit faire des efforts, c'est ce qu'a dit le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui annonce quand même un objectif de 54 milliards d'économies. Alors tout le monde, ce sont aussi les retraités. Est-ce que vous prenez à votre compte ce matin cette déclaration du ministre de l'économie, Roland Lescure, avec une retraite de 2000 euros ? On n'est pas riches, mais on n'est pas non plus démunis.
D'abord, je voudrais dire, vous l'avez dit, il faut faire des efforts. Si on veut redresser ce pays, il faut redresser ce pays. Ce qu'on appelle les intérêts de la dette, ça coûte trop cher. On arrive bientôt à 100 milliards d'euros. C'est insupportable. Donc ça, les Français... Le premier budget. Mais oui, c'est quand même dingue. C'est plus cher que les armées, c'est plus cher que l'éducation nationale. Il faut que ça s'arrête, donc il faut avoir le courage. Et quand on est au gouvernement, il faut avoir un peu de courage de temps en temps. Et le
courage, c'est de s'en prendre aux retraités ? Non, non, non,
justement. Ce n'est pas le mot s'en prendre du tout. D'ailleurs, on ne s'en prend en personne. On essaie de voir comment on peut récupérer des économies. Parce que des impôts, il y en a beaucoup dans ce pays et des cotisations. Donc oui, il faut donc faire des économies. Et sur les retraités, on l'a dit, on n'a rien contre les retraités en particulier. C'est une solidarité globale. Les retraités, c'est en gros un peu moins de 6 milliards. Donc c'est 10 de l'effort à peu près, puisque c'est 54 milliards, et les retraités, c'est 25% de la population. Un quart de la population, 10% de l'effort. Il me semble que c'est raisonnable et c'est proportionné. Est-ce que
ce sont ceux qui touchent des pensions au-dessus de 2034 euros qui verront leurs pensions gelées ?
Alors ça, on verra. Dans le projet budget, vous savez, il y a deux grandes modalités si on veut freiner les dépenses sur la retraite. Premièrement, effectivement, c'est moins revaloriser l'évolution des retraites. Et deuxièmement, éventuellement, revenir sur l'abattement pour frais professionnels. On voit bien le petit paradoxe frais professionnels. retraité il ya quand même quelque chose qu'on pourrait regarder ça c'est le débat au parlement qui décidera est ce qu'on prend une mesure et laquelle et quelle combinaison des deux mesures éventuelles on peut finir par décider on
tape sur le pouvoir d'achat des retraités quand même parce que quand on désindex pas les retraites on leur ampute du pouvoir d'achat
mais déjà, aucune retraite ne sera baissée. Il faut commencer par démarrer comme ça. Et regardez les salariés. D'ailleurs, moi, j'ai dit de proposer aux retraités de faire comme pour les salariés. Une réévaluation annuelle des retraites avec des partenaires sociaux, d'ailleurs, comme dans les entreprises, autour des salaires. Et l'État, à la fin, prend ses responsabilités. Ça,
c'est une fois par an, par exemple ?
Ça serait une fois par an, effectivement. On regarderait quelle est l'évolution du système, quelles sont les grandes tendances économiques, quelle est la démographie. Et à partir de là, on pourrait décider d'une réévaluation. Il n'y a jamais de moins. Il n'y a que du plus. Et on pourrait même avoir une espèce de plancher minimum. On dirait chaque année, un minimum, les retraites pourraient augmenter de temps. Et on discute chaque année de ce qu'on peut faire plus.
Enfin, il y a une élection présidentielle. Donc ça, ça peut être balayé par le prochain président, votre idée.
C'est une proposition qui est loin d'être décidée et votée au Parlement. Et deuxièmement, l'élection présidentielle peut tout rebrasser. Vous savez d'ailleurs que ce budget, on le construit pour un semestre, pour être réversible. Oui, nous prenons des décisions pour tenir les comptes du pays et tenir les comptes de la sécurité sociale, mais en veillant à ce que la démocratie va désigner un nouveau président de la République, une nouvelle assemblée, à partir de là, les nouveaux élus pourront prendre des décisions contraires s'ils estiment que c'est ce qu'il faut faire pour la France.
54 milliards d'économies, vous ne croyez pas que ce budget... risque d'être censuré
on verra. Si on le présente, c'est qu'on y croit, c'est qu'on pense qu'il est nécessaire pour le pays. On est prêt à discuter, on rentre dans la discussion, on est ouvert à des comptes de proposition, on est prêt à évoluer. – Et le 49
-3, c'est une idée ? Yaël Braun-Pivé à votre place, la présidente de l'Assemblée disait « allons-y avec le 49-3 ».
Il faut d'abord commencer par discuter. On est dans une démocratie parlementaire. Donnons au Parlement la chance de travailler, la chance de proposer, la chance de décider, à la fois l'Assemblée nationale et le Sénat. On sait que le Sénat aussi aura des propositions à faire.
Une question, Jean-Pierre Farandoul. Il faut préciser quand même que la réforme des retraites reste suspendue. C'est ce que les socialistes avaient obtenu l'an dernier. C'est lors de la présidentielle que sera tranché le débat sur une future réforme des retraites. On est bien d'accord ?
Je pense que chaque candidat commence à arriver avec sa réforme. Et je pense que c'est très important, effectivement, que les Français puissent trancher, puisque s'il n'y a pas de nouvelle réforme, vous avez raison, le 1er janvier 2028, c'est la réforme d'avant qui repart. Donc, où il y a une nouvelle réforme, cette nouvelle réforme s'imposera. Et s'il n'y en a pas, c'est celle de 2023 qui repart. Là-dessus, on voit que les écuries présidentielles commencent à aborder des choses. On a d'ailleurs, nous aussi, vous savez, fait une conférence sociale, peut-être qu'on y reviendra dans le débat, qui commence à faire des propositions intéressantes, parce qu'elles pourraient être acceptables. Et je pense qu'une réforme des retraites doit être acceptable. par les populations, par les syndicats, par le patronat. Et là, cette conférence sociale arrive avec des voies de passage qui pourraient être les bases d'une prochaine réforme.
La dernière séquence de cette interview... J'y crois, j'y crois pas. Des propositions, des hypothèses. Et vous nous dites si vous y croyez ou pas. Aider les salariés en augmentant les forfaits kilométriques. C'est ce que demande Marie-Lise Léon de la CFDT. J'y crois, j'y crois pas.
Oui, moi j'y crois. Je crois effectivement que quand elles le peuvent, bien sûr, les entreprises peuvent aider leurs salariés à prendre ce choc sur les carburants. Vous savez que le gouvernement, d'ailleurs, on a déjà décidé de relever, de multiplier par deux la prime carburant. Et aujourd'hui, une entreprise, jusqu'à 600 euros, peut verser une prime exempte de tout, de quotidien. et de fiscalité. Donc il y a vraiment un instrument puissant pour permettre aux entreprises d'aider leurs salariés.
Jean-Pierre Farandou, recourir davantage au télétravail pour éviter de prendre sa voiture, j'y crois ou j'y crois pas ?
J'y crois, c'est du bon sens. Si vous avez deux jours de télétravail par semaine, ça fait 40% de déplacement en moins, 40% de budget et sens en moins. Donc bien évidemment, chaque fois qu'on le peut, j'encourage à l'usage du télétravail.