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Mélenchon, lui, il a été un petit peu radical. Enfin, ça va être toi qui va me le dire. Il a déclaré tout blanc, tout moche que vous êtes. Est-ce que tu condamnes clairement cette phrase ? Oui ou non ? Ou alors est-ce que comme... Potentiellement, il est dit, certains membres de LFI ne seront jamais dans la contradiction avec Jean-Luc Mélenchon parce qu'ils en ont peur.
moi j'ai peur ni de rien ni de personne, mais cette phrase est sortie de son contexte, comme on fait souvent. Franchement, c'est là où je trouve que le jeu médiatique ne fait pas honneur parfois au débat politique. Alors qu'est-ce qu'il voulait dire
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pour qu'on puisse comprendre justement cette phrase ?
Honnêtement, je ne me souviens plus très bien exactement de la phrase dans son contexte. Et c'est ça aussi la difficulté. prends des phrases isolées les unes des autres, y compris là, toi et moi, on va discuter, allez, une heure, tu vas mettre en ligne une heure, peut-être, et j'en suis quasiment sûre, quelqu'un va prendre une phrase de trois mots et va dire, regardez, nouveau scandale, Manon Aubry a dit que, et là va sortir les trois mots que j'ai dit. Je pense qu'il faut prendre la peine de nous écouter dans la longueur. Cette campagne présidentielle va être longue, elle va être sportive, elle va être violente. C'est une erreur
dans ce cas de communication,
de la part de Jean-Luc Mélenchon. Mais si tu passes de 4000 euros à un million d'euros, au bout d'un moment, une fois que tu as acheté tout ce que tu veux t'acheter, qui est super beau, etc., un bel appart, une belle montre, tout ce que tu veux, le yacht, machin et tout, au bout d'un moment, tu vas épargner, voire tu vas spéculer sur les marchés financiers, et c'est là où ça devient contre-productif pour l'économie. C'est pour ça que nous, ce à quoi on veut s'attaquer, c'est pas la richesse, c'est l'extrême richesse, pour redistribuer les richesses, et tu vas voir que ce sera... y compris meilleurs pour l'économie, meilleurs pour les entreprises, meilleurs pour les entrepreneurs, parce que ce que nous demandent les entrepreneurs aussi c'est... Qu'est-ce qu'on a besoin pour vivre ? C'est un carnet de commandes. C'est qu'on puisse vendre nos produits. Et aujourd'hui, avec l'inflation généralisée et la baisse du niveau des salaires, ce qui manque aux entreprises, c'est la capacité des gens à consommer. Et pour ça, il faut une meilleure redistribution des richesses.
Qu'est-ce que tu dis aux entrepreneurs, aux entrepreneurs qui nous écoutent et qui ne voteront pas pour vous ? Parce qu'au moment peut-être où ils nous écoutent, ils se disent « Mais en fait, LFI, c'est toujours les salariés, c'est jamais nous, c'est jamais la boulangère. » Toi, je sais que tu as déjà eu un discours là-dessus. Mais c'est jamais la petite entreprise, c'est jamais la moyenne entreprise dont parle LFI, ceux qui galèrent, qui a la sueur de leurs fonds, parfois même ne se rémunèrent même pas pour rémunérer leurs employés.
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Je vais te donner un exemple très précis, ce pourquoi, à mon sens, notre programme de la France Insoumise est le meilleur pour les petites entreprises, notamment d'un point de vue fiscal. Je trouve que c'est un exemple qui est assez parlant, sur lequel moi j'ai beaucoup travaillé, et qui témoigne de l'injustice fiscale qu'on essaie d'adresser dans notre programme. C'est que tu prends un bar au coin de notre rue. Ce bar-là, le bar PMU ou le bar du coin où tu vas prendre ton café. Gabriel
Attal doit y être.
Peut-être, mais Gabriel Attal, il va dans les bars où la pinte est à 15 balles. Moi, je te parle du bar, le bar du coin, le bar qu'on connaît tous autour de chez nous. Ce bar-là, quel que soit le type de bar dans lequel tu vas, n'a pas de filiale au Luxembourg, aux Pays-Bas. Starbucks, qui est une grande chaîne, une grande entreprise que tout le monde connaît, ou McDonald's, ont des filiales au Luxembourg et aux Pays-Bas et délocalisent artificiellement une grande partie de leurs bénéfices. Nous, en mettant la question de la lutte contre l'évasion fiscale au cœur de notre programme, et en mettant une progressivité de l'impôt sur les sociétés, c'est-à-dire que les premiers euros de bénéfices que va faire une entreprise, un entrepreneur, une petite entreprise, il va payer moins d'impôts que ce que va payer une très grande entreprise, y compris en proportion. Et cette progressivité de l'impôt dont je te... parler pour les particuliers juste avant pour moi elle doit s'appliquer également aux entreprises et donc oui je pense que notre programme est le mieux le meilleur pour les petites entreprises à la fois parce qu'il rétablit de la justice fiscale entre les petites et les grandes entreprises mais aussi de la compétitivité parce que moi quand je vais voir un bar au coin de la rue ou même une librairie au coin de la rue ils me disent mais moi je peux pas être compétitif avec starbucks ou avec amazon parce qu'ils font des économies d'échelle en évadant en faisant de l'évasion fiscale et donc en prenant le problème à bras le corps c'est à dire avec une progressivité de l'impôt sur les sociétés, mais aussi en interdisant la délocalisation artificielle de bénéfices, et ça on a plein de techniques pour le faire, il manque juste la volonté politique, alors on pourra rétablir de l'équité entre les entreprises, rétablir aussi, aider, soutenir nos petites entreprises. Je te donne un autre exemple. Sur les plus de 200 milliards d'aides aux grandes entreprises qui sont... versé en France par l'État français, une grande partie de ces aides, ça ne bénéficie pas aux petites entreprises, à la boulangère que tu évoques, même à des petites entreprises comme la tienne, je ne sais pas combien de salariés tu as dans ton entreprise. On est
trois.
Donc tu seras considéré comme une toute petite entreprise. Tu touches peut-être des aides de l'État, mais en proportion. C'est un bon exemple, alors qu'une très grande entreprise va toucher du CICE, du CIR, crédit impôt recherche, crédit impôt compétitivité emploi, qui sont toutes sortes de crédits d'impôt. qu'une petite entreprise ne va pas toucher. Donc nous ce qu'on propose c'est de remettre ces aides-là à plat en disant on ne va pas toutes les supprimer, il y en a qui sont utiles, nécessaires pour aider les entreprises. Par contre, il y a une disproportion entre les très grandes entreprises et les petites entreprises. Donc tu vois, j'espère qu'avec ça, j'ai convaincu l'entrepreneur de voter pour nous en 2027.
Et est-ce que c'était convaincant de qualifier les milliardaires de nuisibles ?
En tout cas, le pari est réussi d'avoir créé un débat sur le sujet, non ? C
'est certain. En gros, la phrase c'est « Oui à la France insoumise, notre objectif politique pour 2027 est de mettre fin à l'ère de l'extrême richesse et qu'il n'y ait plus de milliardaires. » Et par la suite, tu les qualifies de nuisibles. Est-ce que ce n'est pas regrettable de les déshumaniser ? Non,
je dis très exactement qu'ils sont nuisibles pour l'économie. On a commencé à en discuter de pourquoi, à mon sens, ils sont nuisibles. Alors, je pourrais dire pour l'économie, mais pas seulement. Je peux dire un mot sur le climat. Par exemple, les 1% les plus riches sont responsables de deux tiers des émissions de gaz à effet de serre de l'humanité. Donc, ça veut dire que forcément, le mode de vie, le mode de consommation, je prends un cas extrême d'un Barnard-Arnaud avec ses yachts et ses jets privés, ne va pas être le même. Non, je pourrais prendre un Vincent Bolloré, si tu veux. Xavier Niel, peut-être. Rodolphe
Saadé, c'est des nuisibles ?
Oui, moi je pense qu'ils sont nuisibles et j'assume de le dire. Ils sont nuisibles au climat. Je termine là-dessus pour comprendre pourquoi ils sont nuisibles. Ils sont nuisibles aussi à la démocratie. Quand on a 90% des médias dans notre pays qui sont détenus par 9 milliardaires. Et pour le coup, tu en as cité un certain nombre, dont Vincent Bolloré. Je pense que ça porte atteinte à la démocratie, à la liberté d'expression, à la liberté de la presse. Moi, je suis ravie que des créateurs de contenu comme toi mettent un pied dans la porte, y compris... de la production audiovisuelle et médiatique parce que, mine de rien, vous les bousculer un petit peu. Et enfin, ils sont nuisibles à l'économie parce qu'en s'accaparant une grande partie des richesses, y compris sur le dos des travailleurs, on oublie, mais c'est pas le mérite incroyable en se levant le matin qui fait qu'un Bernard Arnault peut créer des dizaines et des dizaines de milliards d'euros. Derrière, il y a aussi des salariés qui font tourner la boutique. Bien sûr, en parlant salarié,
il va recruter 15 000 personnes là en 2026. Ça va devenir un des plus gros emplois. encore c'est enfin on peut pas le mettre de côté ça non plus
là aussi c'est assez intéressant ce que c'est quelque chose qu'on a on a l'impression
que la fille n'aime pas les riches
Non, moi ce que je n'aime pas, c'est les inégalités et l'injustice fiscale.
C'est inégal d'engager 15 000 salariés
? Sur la question de la création d'emplois, parce que c'est quelque chose qu'on m'a beaucoup opposée, il se trouve qu'en pratique, les grandes entreprises ont supprimé 179 000 emplois ces dernières années. Et dans le même temps, les petites entreprises, celles dont on parlait tout à l'heure, les PME, le boulanger, le plombier, tout ce que tu veux, ont créé 1,9 million d'emplois. Donc les premiers pourvoyeurs d'emplois dans notre pays, ce sont des petites entreprises, une entreprise comme la tienne. Donc, moi, je veux bien qu'on fasse du chantage à l'emploi. Attention, ces entreprises emploient. Pardon, mais ce ne sont pas les premières pourvoyeuses d'emploi dans notre pays. Si ces milliardaires-là font des richesses, c'est sur le dos de ces employés aussi et qui contribuent à ces fortunes-là. Et enfin, ces grandes entreprises bénéficient en grande partie d'aides de l'État, d'aides de l'entreprise, mais aussi d'un cadre fonctionnel dans notre pays, de gens qui sont éduqués par l'éducation nationale, qui a un coût, d'un système de protection sociale, de sécurité. dont on voit qu'il est miné d'année en année, qui là aussi a un coût et dont toutes les exonérations qu'on fait aux entreprises, derrière on le paye cher. Et je te dis ça d'autant plus que moi j'ai travaillé par exemple en République démocratique du Congo pendant deux ans. Donc un pays au cœur de l'Afrique, un pays qui est très riche en cuivre et en cobalt, donc dans ta tablette, tu as probablement du cuivre ou du cobalt qui vient de là-bas, qui a un pays qui, sur le papier, devrait être extrêmement riche compte tenu des ressources qu'ils ont dans leur sol. Sauf qu'en République démocratique du Congo, tu n'as pas de système d'éducation fonctionnelle. Tu n'as même pas de route. Le nombre de routes dans le pays, pour un pays de la taille de l'Union européenne, c'est quelques dizaines de kilomètres. Et donc, dans un pays comme celui-là, l'investissement, il ne peut pas être favorisé. parce que tu n'as pas d'État fonctionnel. Donc, ce que je veux dire par là, c'est que les entreprises ont aussi besoin d'un État qui est fonctionnel. Et ça, ça a un coût. L'éducation nationale a un coût.
La
protection sociale a un coût. La santé a un coût. Et ça, il faut que les entreprises y contribuent aussi.
Mais qu'est-ce que tu aimerais ? Tu aimerais que Bernard Arnault, il se barre ?
moi, ce que j'aimerais, c'est qu'il y a un peu plus de redistribution des richesses. Et c'est pour ça que, à mon sens, être milliardaire... Oui, c'est immoral parce que si tu dépenses, c'est un calcul que... Donc les
milliardaires ne devraient pas exister.
Mais si tu redistribues davantage les richesses, franchement, être millionnaire, ce dont on parle... C'est 999 millions. C'est pour ça que je redonnais les ordres de grandeur tout à l'heure.
Est-ce qu'il n'est pas possible d'être milliardaire pour la France insoumise ? C'est ça la question.
Moi, j'assume de dire qu'il faut arriver à un système de redistribution des richesses qui doit permettre qu'aujourd'hui, il n'y ait plus de pauvres dans notre pays et plus de milliardaires. Donc en fait, vous
voulez plafonner l'enrichissement ?
« Paradis des riches qui est fait l'enfer des pauvres ». Tu connais cette phrase, elle vient de Victor Hugo.
Et
je trouve que c'est une belle phrase. Et c'est pour ça que je te redonnais les ordres de grandeur tout à l'heure. Avec un salaire médian de 2190 euros par mois, il faut 3,6 millions d'années pour arriver à la fortune de Bernard Arnault. Tout ça est complètement démesuré. Si Bernard Arnault, il dépense même des dizaines de milliers d'euros par jour, il n'arrivera qu'à 1% de sa fortune. Mais il a volé sa fortune ? Mais je ne dis pas qu'il l'a volé. Je dis juste qu'on est dans des disproportions totales. Et moi, ce que je ne supporte pas dans mon pays, c'est qu'il y ait 10 millions de pauvres. Ce que je ne supporte pas dans mon pays, c'est qu'il y a des gamins à l'aide alimentaire. Ce que je ne supporte pas, c'est qu'il y ait des étudiants qui doivent faire un boulot, deux boulots, trois boulots pour financer leurs études. Et on parlait tout à l'heure de notre mesure sur « après 12 millions d'euros, on prend tout ». Tu sais à quoi ça va servir à financer ? Une allocation d'autonomie pour tous les jeunes. Que tous les jeunes dans notre pays, ils puissent faire des études. sans se poser la question de « est-ce que je vais devoir travailler ou pas à côté ? » Et que tout le monde soit à égalité pour commencer dans la vie. Et là, on parle juste d'une allocation de 1 300 euros par mois.
Prendre tout, ça ne vous gêne pas ? Au-dessus de 12 millions ? Au-dessus de 12 millions d'euros ? Bah oui. Typiquement, avec 12 millions d'euros, tu t'achètes à peine un hôtel particulier à Paris.
Et tu penses que ce n'est déjà pas suffisant pour commencer dans la vie ?
Je ne parle pas de moi. Je ne parle pas de moi. Moi, je n'ai personne qui va me faire égiter de 12 millions d'euros. Toi, personne ne t'a donné
12 millions d'euros pour commencer dans la vie. Si j'avais la chance, si j'avais la chance, si j'avais la chance
Manon Aubry, d'avoir des parents qui se seraient saignés toute leur vie et qui me lègueraient 20 millions d'euros et que j'ai envie de m'acheter un hôtel particulier à 15 millions, je ne pourrais pas parce qu'au-dessus de 12 millions, vous me prendriez tout.
Franchement, avec 11 millions dans la vie pour commencer la vie, je pense que tu la commencerais très bien. Et si tu veux, on fait un petit sondage. C'est assez fou quand même quand on y pense. Attends, la vidéo va être diffusée sur YouTube. Ouais. Ok, petit sondage dans les commentaires. Est-ce que, pour vous, vous pensez que commencer dans la vie avec 11 999 euros... ça va et c'est déjà assez inégalitaire. Non mais c'est le principe de
tout prendre.
Je crois. Ça s'appelle de la redistribution des richesses. Mais la redistribution
elle existe déjà. Il y a déjà un impôt sur les héritages. Il y a déjà un impôt sur les héritages. Est-ce que c'est pas anticonstitutionnel de tout prendre ? Hyper
intéressant parce que justement on confond beaucoup de choses. Tu sais ce que c'est l'héritage médian en France ? C'est 145 000 euros. Donc la moitié des Français hérite moins que 145 000 euros. En dessous de 145 000 euros, l'État te prend 0 euro en ligne directe. C'est-à-dire d'un parent à un enfant.
Encore heureux, ils ont payé toute leur vie déjà dessus.
Mais ça, on ne propose pas d'y toucher.
Encore heureux ?
On râque toute notre vie, tout le monde râque toute sa vie. Attention, c'est pour ça qu'il faut faire attention et être précis de ce dont on parle. Nous, quand on propose notre grande réforme fiscale, la plupart des Français vont être gagnants. Vous qui me regardez là, vous qui avez galéré à payer vos études, vous allez recevoir une allocation d'autonomie grâce à qui ? Grâce à 800 héritiers qui ont plus de 12 millions d'euros. Donc tu
n'es pas d'accord avec la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet ? Je ne sais pas,
qu'est-ce qu'elle a dit ? Elle
a déclaré qu'elle voulait prendre... Tout au-dessus de 70 000 euros.
Tu vois, on n'est pas si radical que ça.
Donc là, c'est pas s'attaquer aux riches. Là, en fait, c'est s'attaquer aux Français. 70
000 euros. Moyen. 70 000 euros, on est, je ne sais plus à quel pourcentage ça fait, je ne connais plus par cœur, mais on est sur un héritage, somme toute, assez faible. Et aujourd'hui, c'est exonéré, de nouveau en ligne directe, donc de parents à enfants. Et nous, comme je te l'ai dit, on ne propose pas d'y toucher. Donc c'est pour ça que je vois des gens qui crient, qui poussent des cris d'orfraie quand on parle des millionnaires, etc. Mais en fait, vous n'êtes pas concernés, les gens. Genre, si vous voulez défendre vos propres intérêts... Mais c'est pas parce qu'ils ont envie de le
devenir un jour.
Ouais, mais enfin, personne ne le deviendra. Ah bah si, bien sûr, quand on veut, on peut. Mais tu gagnes peut-être très bien ta vie, mais est-ce que tu es millionnaire ?
Je ne suis pas millionnaire. Mais quand on veut, on peut se donner les moyens de réussir et d'atteindre ses rêves.
Qu'ils soient d
'ordre familiaux, d'ordre sociaux, d'ordre financier. Je
te le prends à l'envers. Pour les tenants de la méritocratie, si on pense que... Moi j'ai des doutes là-dessus. Mais si on pense que la méritocratie c'est la base de tout, qu'il faut avoir que ce qu'on mérite dans la vie, pourquoi alors on ne partirait pas tous sur la même ligne de départ ? Pourquoi il y a des gens qui partiraient avec 11 millions d'euros et d'autres avec 0 euros ? Parce qu'on est des
êtres humains et que par définition, nous sommes remplis d'inégalités, de complexités.
Tu vois, même d'un point de vue méritocratique, du coup, si on suit cette logique-là, il faudrait tous qu'on parte sur la même ligne de départ avec exactement la même chose. Finalement, je ne suis pas si radicale que ça.
Eh bien, Jean-Luc Mélenchon, lui, il a été un petit peu radical. Enfin, ça va être toi qui va me le dire. Il a déclaré tout blanc, tout moche que vous êtes. Est-ce que tu condamnes clairement cette phrase ? Oui ou non ? ou alors est-ce que comme Et potentiellement, il est dit, certains membres de LFI ne seront jamais dans la contradiction avec Jean-Luc Mélenchon parce qu'ils en ont peur.
Non, moi, j'ai peur ni de rien, ni de personne. Mais cette phrase est sortie de son contexte, comme on fait souvent. Et franchement, c'est là où je trouve que le jeu médiatique ne fait pas honneur parfois au débat politique. Alors, qu'est-ce qu'il voulait dire
pour qu'on puisse comprendre justement cette phrase ?
Honnêtement, je ne me souviens plus très bien exactement de la phrase dans son contexte. Et c'est ça aussi la difficulté. des phrases isolées les unes des autres, y compris là, toi et moi, on va discuter, allez, une heure, tu vas mettre en ligne une heure, peut-être, et j'en suis quasiment sûre, quelqu'un va prendre une phrase de trois mots et va dire, regardez, nouveau scandale, Manon Aubry a dit que, et là va sortir les trois mots que j'ai dit. Je pense qu'il faut prendre la peine de nous écouter dans la longueur. Cette campagne présidentielle va être longue, elle va être sportive, elle va être violente. C'est une erreur
dans ce cas de communication,
de la part de Jean-Luc Mélenchon. Honnêtement, si tu commences à sortir les phrases isolées les unes des autres, on ne s'en sort pas. Et ça vaut pour n'importe quel candidat à l'élection présidentielle. Dans ce cas-là, il faut nous expliquer ce qu'il voulait dire. Mais moi, je ne suis pas Jean-Luc. En l'occurrence, je ne peux pas te faire l'exégèse de le nombre d'interviews, d'émissions qu'il fait, etc. Question
à 12 millions. Si Jordan Bardella avait dit tout noir ou tout arabe, tout moche que vous êtes, est-ce que tu aurais sorti de la même façon la carte de « Oh, il faut remettre les propos de Jordan Bardella dans son contexte ». La différence
avec Jordan Bardella, c'est que moi, je le juge sur son programme. Question
simple, réponse simple.
J'assume de dire... que le projet de Jordan Bardella, il est raciste. Dans sa définition même. Marine Le Pen vient de faire un meeting ce week-end où elle prône la préférence nationale dans l'accès au logement. C'est raciste. Il y a des travailleurs dans notre pays légaux. qui sont là en toute légalité, qui payent des impôts, on parlait des impôts à l'instant, qui payent des impôts, dont Marine Le Pen veut les exclure de l'accès au logement, donc elle veut créer des SDF, comme s'il n'y en avait pas assez dans notre pays. Quand le Rassemblement national veut interdire aux binationaux, donc des gens qui ont la nationalité française et une autre nationalité, l'accès à des postes à responsabilité dans la fonction publique, etc., c'est raciste. Donc moi, si tu veux, j'essaie d'avoir un débat... C'est la
discrimination.
Oui, et c'est de la discrimination, et j'assume de dire que c'est raciste. Donc j'essaie, c'est pas facile, dans le cadre de cette campagne présidentielle, mais ici aussi au Parlement européen, d'avoir un affrontement projet contre projet. J'essaie d'éviter de sortir du débat des petites phrases, et c'est pour ça que je ne juge même pas une potentielle phrase de Jordan Bardella ainsi, je veux juger leur programme, et c'est sur ça que j'ai envie qu'on nous juge, nous aussi. T'es d'accord, t'es pas d'accord, y compris sur les 12 millions d'euros, etc. Je l'ai argumenté, mais pas sur des frais à sortie de son contexte, sinon on s'en sort pas.
Et les 200 signatures, j'ai vu qu'il y avait 200 promesses pour l'instant que vous aviez la France insoumise. On est encore un petit peu loin des 500. Il y a une éventualité pour que Jean-Luc Mélenchon ne puisse pas candidater ? Il
faut 500 signatures de grands élus,
de maires,
de députés,
de
députés européens. Moi, par exemple, j'ai le droit de donner une signature, donc je vais évidemment parrainer Jean-Luc Mélenchon. chose d'un problème démocratique et c'est pour ça que nous on avait proposé qu'au delà de ce parrainage des grands élus il y ait la possibilité de ce qu'on appelle un parrainage citoyen nous on a proposé et c'était à l'époque une proposition qui avait été faite par lionel jospin dans le cadre d'une commission à l'époque où il était premier ministre pour que à partir de 150 mille parrainages citoyens un candidat puisse se présenter parce que on a quand même un défi majeur Quoi qu'on pense de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ? Aujourd'hui, on est donné au second tour dans beaucoup d'hypothèses de sondage. Comment se fait-il que potentiellement on est donné au second tour et qu'on ne puisse pas accéder, même au premier tour, si on n'atteint pas les 500 paris ? C'est
exactement ce que je me suis dit. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'institution vous bloque ?
veut dire qu'aujourd'hui c'est un défi, un vrai défi. Après je suis assez optimiste sur notre capacité à les obtenir, mais j'invite tous les élus qui nous écoutent, qui sont d'accord ou pas avec nous. Pour moi il s'agit de la préservation de la démocratie, de la possibilité d'être présent au premier tour, que l'on soit d'accord ou pas avec nous. Parce que sinon je pense qu'on va au devant d'une crise démocratique. On ne va pas se mentir, qui gronde, qui est beaucoup plus profonde, qui est je pense une crise institutionnelle de la Ve République. Emmanuel Macron a abusé de son pouvoir, d'une forme de pouvoir d'autorité, d'un homme seul à l'Elysée. C'est aussi une des raisons pour lesquelles nous on défend un changement institutionnel avec une VIème République, avec des référendums d'initiatives citoyennes pour que les citoyens ne soient pas une fois tous les cinq ans et après tu t'es et tu dis plus rien. Tu puisses intervenir dans la vie démocratique, tu puisses prendre des initiatives, tu puisses même révoquer des élus. propose, c'est, si t'es pas content de nous, allez, ciao, bonsoir, s'il y a suffisamment de gens qui votent contre nous, on nous dégage. Et ça, ça va forcer les gens, enfin, à tenir leurs promesses, je pense que ça ferait un peu de bien à la démocratie.
Pink, tu connais la chanteuse Pink ? Tu te demandes pourquoi je te parle d'elle ?
Oui, j'avoue, là, je n'ai pas la réflexion.
Tu vas découvrir. Elle a récemment été vivement critiquée après avoir dénoncé une performance jugée pro-palestinienne de Michael Moore. Elle dit aujourd'hui qu'elle soutient les droits des Palestiniens, mais qu'en tant que femme juive, certains discours autour d'Israël peuvent lui faire peur. Selon toi, Manon Aubry, est-ce qu'on arrive encore aujourd'hui à défendre la Palestine et à dénoncer la politique du gouvernement israélien sans que les citoyens juifs aient le sentiment d'être eux-mêmes visés ?
Oui, bien sûr, parce que je vais te dire, je pense que c'est profondément antisémite de ramener les personnes de confession juive à l'État israélien et au gouvernement de Benjamin Netanyahou. Encore heureux que tous les Juifs... d'Israël d'ailleurs, mais comme du monde entier, ne sont pas d'accord avec la politique de Benjamin Netanyahou. Et essentialiser les Israéliens à leur confession religieuse, c'est une dramatique erreur. C'est purement antisémite. Et je pense qu'il est aujourd'hui de notre devoir, au nom du droit international, que de dénoncer les crimes qui sont commis par Benjamin Netanyahou, que je le rappelle, et poursuivis par la Cour pénale internationale, pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité. C'est des dizaines de milliers de morts qui disent... dizaines de milliers de Palestiniens qui sont morts dans la bande de Gaza, mais aussi en Cisjordanie et au Liban. Moi, j'ai eu l'occasion de me rendre en Cisjordanie et au Liban. Et ce que j'ai vu, c'est juste une colonisation rampante, un état d'apartheid. Et moi, ce que je défends, c'est le droit des Israéliens et le droit des Palestiniens à vivre en paix. Et force est de constater aujourd'hui qu'on a une épuration ethnique qui est en train d'être faite par le gouvernement de Benjamin Netanyahu dans la complicité. Et je veux le dire singulièrement ici depuis le Parlement. européen, des institutions européennes, qui a refusé de cesser sa complicité avec le gouvernement de Benjamin Netanyahou. Qui est responsable ?
Ursula von der Leyen ?
Bien sûr. Tu sais, quand la guerre a démarré en Ukraine, donc l'agression de Vladimir Poutine en Ukraine, à juste titre, l'Union européenne a réagi. On a adopté, tu sais, combien de paquets de sanctions contre la Russie ? 21. Moi, je les ai tous soutenus et votés et à raison. On a essayé d'utiliser nos leviers
pour essayer de
tarir les sources de financement, notamment de la guerre en Russie contre l'Ukraine. Elle avait proposé en plus
l'année dernière Ursula von der Leyen qu'elle allait prendre des dispositions. Mais
contre le gouvernement israélien, rien. Pire, on a maintenu... La France l'a fait. Non, alors, d'abord on va finir sur l'Union Européenne. On a maintenu notre accord commercial entre l'Union Européenne et l'État, le gouvernement israélien. qui donne des facilités d'accès commercial aux produits israéliens et donc indirectement qui financent le génocide en Palestine. Nous, on a réussi à mobiliser plus d'un million de citoyens à travers une initiative citoyenne européenne pour suspendre cet accord d'association. D'ailleurs, ça a été historique. En moins de trois mois, on a obtenu ce million de signatures. Maintenant, la balle est dans le camp de la présidente de la Commission européenne. Et là, on se trouve. Au Parlement, cette semaine, Ursula von der Leyen est censée faire un grand discours sur l'état de l'Union, qui est son grand discours annuel. L'année dernière, déjà, elle avait dit « c'est insupportable ce qui se passe en Palestine ». Elle n'avait pas vraiment annoncé grand-chose. Et elle se cachait un peu derrière les États membres pour dire « nous, à la Commission européenne, on ne peut rien dire. » Mais là, Trump, il a attaqué des
juges français.
Oui, il a attaqué des
juges qui ont fait des enquêtes sur
Vladimir
Poutine et Benjamin Netanyahou. Et il y a des cartes bancaires qui leur ont été coupées. On peut même se demander comment les États-Unis ont ce pouvoir-là sur des juges français. Je veux dire, ce sont des juges.
Mais que fait l'Union européenne en réponse ?
Est-ce qu'elle les défend ?
Signer un accord commercial avec Donald Trump et les États-Unis. C'est ça quand même qui s'est passé ces derniers mois. Non seulement l'Union européenne ne suspend pas sa coopération commerciale avec un État génocidaire qui est Israël, mais en plus de cela, on signe à l'inverse un accord commercial complètement déséquilibré avec Donald Trump qui prévoit des droits de douane de 15% pour tous les produits européens. entrent sur le marché américain sans réciproque. Donc les produits américains qui entrent sur le marché européen, eux, ils sont tranquilles, ils ont zéro droit de douane. Donc on est en train de se soumettre aux intérêts de Donald Trump. Et moi, ce qui m'inquiète, c'est que je pense que l'Union européenne est en train de disparaître de l'histoire. Que l'Union européenne, celle que toi et moi on a appris dans nos livres d'histoire... comme étant la garante de la paix après la Seconde Guerre mondiale. L'Union européenne, c'est la paix. Quand l'Union européenne est incapable de prendre des véritables initiatives diplomatiques pour trouver une issue de paix en Ukraine. Quand l'Union européenne est incapable de rompre ses liens commerciaux, mais aussi des armes qui sont fournies au gouvernement de Benjamin Netanyahou. Et quand à l'inverse, on se soumet à l'ordre international qui est écrit par Donald Trump. alors on a un problème fondamental. Et moi, je ne suis pas d'accord pour qu'on abandonne ce pouvoir, on abandonne cette souveraineté et on se laisse, quelque part, dicter la loi par les États-Unis de Donald Trump. En tout cas, moi, je n'ai pas été élue ici au Parlement européen pour ça.
est là pour faire le bilan. Enfin, pas moi. Ils ont reçu la vente de la Yann. Calmement,
simplement, à chaque instant. De
ce qui s'est passé... Ah ben, les laits marrons. Les laits marrons, bien sûr. De ce qui s'est passé cette année. Je crois que c'est un truc
générationnel. Les gens plus jeunes, je me suis rendue compte, une fois je l'ai dit en meeting. Le temps passe et
passe et passe et beaucoup de choses ont changé. On verra en tout cas ce qui va changer. Ça va perturber.
Le bilan de Van der Leyen.
Qu'est-ce qu'elle a fait de bien ? Allez, dis-moi. Je sais que tu es sa principale opposante. Mais qu'est-ce qu'elle a fait de bien au cours de la saison, de l'année qui vient de se passer ?
Pour
l'Union européenne.
En fait, c'est très dur et de manière très objective. Parce que, y compris le mandat, moi c'est mon deuxième mandat au Parlement européen, ce mandat-là est très différent du précédent. Au mandat précédent, on a quand même réussi à faire adopter un certain nombre de mesures ambitieuses, je pense notamment en matière environnementale. Ce qu'on a appelé le Green Deal, c'était des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour prendre à bras le corps la question climatique. Je crois qu'on a tous vécu dans notre chair les vagues de chaleur ces derniers mois. Et on voit bien que, d'une manière ou d'une autre, on sera confrontés. au réchauffement climatique, qu'il faut changer de fond en compte notre mode de production et notre mode de consommation. Donc ces dernières années, on a réussi à faire adopter un certain nombre de mesures. Le problème, c'est que depuis le début de ce mandat, les majorités ici ont changé au niveau européen et il y a une majorité qui s'est dégagée entre la droite et l'extrême droite. Et la conséquence de ça, c'est non seulement des textes racistes et horribles, je te parlais de la directive retour en matière migratoire, mais aussi une dérégulation totale. La remigration,
c'est ça ?
La remigration, ça c'est un concept qui est défendu par l'AFD et l'extrême droite. qui est repris quelque part comme argent comptant ici par une partie de la droite et surtout par l'extrême droite qui veut renvoyer les personnes d'origine étrangère, même si tu as la nationalité française ou allemande ou européenne. C'est pas uniquement en situation illégale ? Ah non, la remigration, le concept de remigration, c'est un concept qui date de l'ère nazie et dont l'objectif c'est de renvoyer les personnes d'origine étrangère. Donc moi par exemple, ma grand-mère est née sur le sol algérien, elle était française pour autant, est née sur le sol algérien, et bien... On pourrait considérer que je suis d'origine étrangère et donc me renvoyer. Et donc, ça vaut pour des millions de Français, des millions d'Allemands, etc. Donc, c'est un concept qui est purement raciste. Mais ici, au Parlement européen, il y a aussi eu des conférences, en collaboration avec le groupe de Jordan Bardella, sur ce sujet. Donc, ce qui prouve la progression des idées vraiment néo-nazies. Je veux dire, c'est des idées issues du troisième Reich, de l'ère nazie allemande. Et ça dit quelque chose de l'inquiétude, je pense, qui doit être la note. Mais je reviens à Ursula von der Leyen, ce que je n'oublie pas. ta question. Ursula von der Leyen, on a eu un changement de braquet entre le mandat précédent et ce mandat. Le mandat précédent, on avait aussi obtenu d'autres choses. Par exemple, je pense pour les travailleurs des plateformes, ma collègue Laïla Chaiby avait beaucoup travaillé, les travailleurs uberisés, donc Uber, Deliveroo, etc. On a réussi à obtenir un statut. qui les protègent et qui leur donnent ce qu'on appelle une présomption de salariat. Tu sais souvent, c'est des faux indépendants, complètement exploités.
Même avec un salaire valorisé.
Qui n'ont aucune protection sociale. Donc s'ils ont un accident, par exemple, ce qui est évidemment possible quand tu fais des livraisons en vélo, s'ils ont un accident de la route, ils ne sont pas protégés. Donc on a réussi à obtenir une protection pour eux. On a réussi à obtenir des choses. Parfois, il a fallu pousser la Commission européenne. Et je veux dire que ça sert aussi d'avoir des députés insoumis pour ça au Parlement européen, parce qu'on a obtenu des victoires. Mais force est de constater que sous ce mandat-là, c'est la vague de dérégulation, mais la plus complète. En gros, le peu de normes en matière sociale. en matière environnementale, en matière numérique, que nous avions obtenu ces dernières années, c'est en train d'être complètement défait. Donc là, semaine après semaine au Parlement européen, ce qu'on vote en fait, c'est le fait de détricoter des textes, c'est d'enlever des régulations qui protègent les citoyens européens. Parfois il y a des régulations qu'il faut changer, revoir, adapter à la situation, ça j'y suis évidemment pas hostile. Mais quand t'enlèves par exemple, tu dérégules sur l'intelligence artificielle, tu dérégules des protections qui nous protègent... des géants du numérique, a fortiori des géants américains qui posent une question de souveraineté, de protection de nos données, etc., on se dit mais là on est à rebours de l'histoire, à un moment où l'intelligence artificielle est en train de prendre tant de place dans nos vies, à un moment où on n'a aucune capacité en Europe de produire les puces, tous les data centers, tout ce dont on a besoin. mais aussi rationaliser l'usage, parce qu'il y a plein de questions environnementales qui sont aussi posées par les data centers, à ce moment-là, on continue de se soumettre encore plus aux États-Unis.
cet échange, Manon Aubry défend une ligne économique clairement centrée sur la hausse des salaires et la redistribution des richesses. Son raisonnement part d'un constat. Selon elle, augmenter uniquement le SMIC ne suffirait pas. Elle propose donc de pousser les négociations salariales dans les entreprises et évoque également une indexation des salaires sur l'évolution du coût de la vie. Mais son argumentation ne s'arrête pas au salaire. Aubry établit un lien direct entre pouvoir d'achat et activité économique. Selon elle, les ménages modestes consacrent une plus grande partie de leurs revenus à la consommation, ce qui soutiendrait mécaniquement l'activité. Autre point central, sa distinction entre les grandes entreprises et les petites structures. Elle reconnaît que toutes les entreprises ne disposent pas des mêmes capacités financières et estime donc qu'il faut différencier les politiques appliquées aux multinationales, aux PME et aux travailleurs indépendants. Enfin, sur les grandes fortunes, elle défend l'idée que la concentration des richesses pose à la fois une question économique, fiscale et démocratique. Derrière ce discours, une question demeure. Jusqu'où peut-on augmenter les salaires et redistribuer les richesses sans fragiliser la compétitivité des entreprises et l'investissement ? C'est probablement l'un des principaux débats économiques que cette position soulève.
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