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RTL Soir,
c'est avec Vincent Parizeau
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
avant 19h le dimanche soir, le service politique d'RTL se place au plus près de la campagne présidentielle. Et commençons ce soir par ce qu'il y a dans tous les esprits, tous les discours, le budget 2027, le dernier gros morceau avant l'élection. Morceau important parce qu'il peut provoquer une sans doute dernière crise politique avant la fin du règne d'Emmanuel Macron. Olivier Boss, le chef du service politique d'RTL est donc avec nous. Bonsoir Olivier. Bonsoir Vincent, bonsoir à tous. Alors est-ce que ce budget peut faire tomber le gouvernement ?
Alors bien malin celui qui peut dire ce soir comment ça va se passer. Ce qui est sûr c'est que le Premier ministre est tendu et que les oppositions soufflent le chaud et le froid. Elles sont contre la politique d'Emmanuel Macron, principe numéro un de toute opposition. Mais elles hésitent sur l'idée de mettre le bazar politiquement, voire sur le plan financier, à quelques mois seulement de l'élection présidentielle. Je vous rappelle les règles du jeu de ce budget. Pour que Sébastien Lecornu parvienne sans encombre à le faire passer, il faut que le Parti Socialiste... et le Rassemblement National ne votent pas au même moment une censure pour faire tomber le gouvernement. Une censure qui peut intervenir à tout moment dès que l'Assemblée Nationale aura ouvert ses portes. Donc dans quelques semaines et jusqu'à Noël, le suspense va durer. Mais attendez, le PS comme le RN d'ailleurs n'ont pas dit ce qu'ils allaient faire ? Non, le chaud et le froid, je vous le disais. Hier, Marine Le Pen faisait la rentrée de son parti au Touquet. Elle a semblé de prime abord plutôt disposée à ne pas faire tomber le gouvernement sur le budget. Écoutez Marine Le Pen, hier devant ses députés.
Nous verrons bien la copie que nous présentera le gouvernement, mais j'assume une position claire. Nous assumons vouloir gagner les élections et gouverner la France au plus vite. Ce faisant... Un budget imparfait opérationnel avant les élections est préférable cette fois à une loi spéciale car nous pourrons le modifier immédiatement à notre arrivée au pouvoir avec une nouvelle majorité parlementaire. Cette situation évidente que tous les français comprendront quand elle leur sera exposée ne peut être un blanc sain au gouvernement. Nous n'accepterons aucune mesure qui constitue pour nous une ligne rouge aggravant la situation pendant les mois où les macronistes resteront au pouvoir. Nous allons donc engager un rapport de force subtile que nous assumons Il
y a quand même beaucoup de conditions. Le souci du Rassemblement National, il l'a montré dans le passé. Il peut changer d'avis dans les dernières heures. Le matin de la chute du Premier ministre, Michel Barnier, il ne votait pas la censure. Le soir, l'ERN votait et le Premier ministre quittait Matignon.
Et le Parti Socialiste alors ?
Le chaud et le froid aussi. Le chaud, c'est le patron du PS, Olivier Faure. Il a dit ce matin qu'il soutiendrait les Gilets jaunes s'il se remettait à occuper les ronds-points. Le froid, c'est François Hollande qui considère que ce n'est pas vraiment une bonne idée de faire tomber le gouvernement. Le problème du Parti Socialiste, c'est que s'ils annoncent de but en blanc qu'ils votent la censure, c'est le Rassemblement National qui a le sort de Sébastien Lecornu entre ses mains et qui devient le maître des horloges et le maître chanteur.
Comment il fait Sébastien Lecornu ?
Alors si je résume, le Premier ministre doit trouver 30 milliards d'euros d'économie, ce qui n'est déjà pas si simple, mais là c'est 30 milliards d'euros d'économie sans fâcher personne. Et j'ajoute un autre acteur qui s'invite dans cette situation stressante, c'est l'économie réelle. Tous les chiffres sont au rouge, le coût de notre dette s'envole, le budget 2027 est chaque jour un peu plus compliqué économiquement.
Merci Olivier Bost. Et parmi ceux qui ne veulent pas faire chuter le Premier ministre, vous l'avez dit, François Hollande, l'ancien président, fait de plus en plus parler de lui dans cette pré-campagne présidentielle. Bonsoir Arthur Bélier. Bonsoir. Depuis plusieurs mois, l'ancien président dit qu'il n'est pas candidat, en tout cas pas encore, tout en se présentant comme un recours possible. Mais on a le sentiment que plus le temps passe, plus il prépare son retour. Comme hier, lorsqu'il est revenu dans un lieu qui avait vraiment marqué la fin de son quinquennat.
Oui, la fête de la Rose de Frangy-en-Bresse, en Saône-et-Loire. Rappelez-vous, 24 août 2014. Arnaud Bonnebourg, alors ministre du redressement productif, est de plus en plus critique avec la politique de François Hollande, se lâche devant les journalistes. Je vais lui envoyer une bonne bouteille de la cuvée du redressement, Président. On colère à l'Elysée, à Matignon, remaniement dès le lendemain. Au revoir Arnaud Montebourg, bonjour Emmanuel Macron. La suite, on la connaît, le jeune ministre se lancera son aventure présidentielle dans le dos de François Hollande. C'est donc tout un symbole d'avoir revu François Hollande hier à Frangé en Bresse. Le voilà de retour, mais pas encore question de se déclarer candidat. Et
en sous-main, il tisse sa toile de
gauche à droite ? Oui, à gauche, François Hollande retrouve beaucoup de ses anciens amis socialistes. Certains de ses conseillers de l'Elysée de l'époque sont... revenu au plus près de lui. Et puis François Hollande qui veut t'unir au-delà de la gauche, intrigue aussi au centre. Il a rencontré plusieurs députés macronistes qui ne se retrouvent pas dans les candidatures du Bloc central. Notre voix pour le moment n'est pas portée et son positionnement est très intéressant, confie un de ses députés.
Merci Arthur Bélier. Et pendant ce temps, Eric Zemmour faisait sa rentrée à Port-Marly. Vous y étiez Thomas Desprez, bonsoir. Est-ce qu'il a annoncé sa candidature alors ? Alors
non, toujours pas de candidature pour Éric Zemmour, même si c'est un secret de polichinelle. Elle est attendue cette candidature pour l'automne, mais c'est tout comme ici ce week-end avec des tables rondes, des témoignages à un grand banquier ce midi. Et donc cet après-midi, le discours du chef Éric Zemmour qui n'a pas changé ses thèmes de prédilection,
l'identité française, l'immigration. Une civilisation ne peut pas accepter indéfiniment l'arrivée massive de populations dont les mœurs, la religion, les valeurs sont en opposition frontale avec les nôtres. Il ne suffit pas de prôner l'immigration zéro. Il faut ce que je réclame depuis des années, la remigration.
La remigration lors de sa première campagne, le terme avait choqué, mais le presque candidat persiste et signe. Même si on sent bien dans l'Assemblée que la recette a vieilli au sens propre, comme au figuré d'ailleurs, puisque les jeunes, très nombreux il y a cinq ans dans ces meetings, ont presque disparu des allées. Autre fait notable, Éric Zemmour n'est plus le mieux applaudi dans son propre camp, puisque la nouvelle star s'appelle Sarah Knafo. Quand nous vivons dans un pays où un salarié ne touche que la moitié de ce qu'il produit, ce n'est pas un prélèvement, c'est un casse. Moins d'immigration, plus d'économie, c'est sa recette depuis sa candidature remarquée à la mairie de Paris et elle plaît. Il n'y avait qu'à voir la longue file d'attente à la mi-journée de militants venus dédicacer son premier livre, le casse du siècle. Je vous admire tant. Merci madame, c'est adorable. Sarah Knafo, qu'est-ce qu'elle représente pour vous ? L'avenir, l'avenir de la France. Sarah met des mots, des chiffres par rapport à ce qu'elle dit Eric et ça devient tout à fait compréhensif. De là à imaginer qu'elle finisse par voler la vedette à son compagnon, il n'y a qu'un pas. Ce sera bien lui le candidat dans quelques semaines, aux grandes dames de quelques discrets militants, croisés ici depuis ce
matin. Thomas Dépré à Port-Marli pour la rentrée d'Éric Zemmour, RTL, au plus près de la campagne. C'est chaque dimanche avant 19h. Et donc il est 19h.