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Je voudrais que mon pays vous proposa le moment venu, et si vous en étiez d'accord, qu'on fasse une organisation du même type à propos de la mer, puisque vous avez un rivage. Puisque les puissances ne se contentent pas de voler le minerai. Les puissances volent aussi le vivant par des accords léonins faits avec les pays qui ont une façade maritime, à qui on achète tout ce qui vit dans la mer, qu'on en vide sans se soucier des populations qui en sont limitrophes et qui jusque-là en vivaient avant de s'indigner, contre le fait que les mêmes réduits à la pauvreté sont conduits ensuite à l'exil. Et qu'une institution de même type, ça, ça serait la proposition magique de la langue française, de la langue commune, de la francophonie. que l'Afrique a été privée. Et je parle d'abord de l'espace de créolisation singulier qu'est la langue commune. Je vois donc dans votre présence, Madame, Messieurs les Présidents de la Commission, et vous singulièrement, Monsieur le Président de la Commission des Affaires étrangères, Messieurs les Présidents de groupe, une marque particulière à laquelle je veux que vous sachiez que nous sommes très sensibles. Nous comprenons que votre présence adresse un message à notre pays, le nôtre, la France, et à ce qu'elle peut représenter, nonobstant la singularité des moments et des épisodes qui parfois peuvent éloigner nos gouvernements ou bien les rapprocher. Quelque chose en définitive reste constant. C'est évidemment le devoir que nous nous sommes donnés librement les uns et les autres, de rester amis en toutes circonstances. de maintenir entre nos peuples la compréhension, le dialogue et l'amitié. J'ai donc un plaisir particulier à m'adresser devant vous, pour des raisons que je vais résumer, et de le faire dans notre langue commune dont vous êtes désormais, du fait des circonstances, de votre nombre. de votre éducation, les principaux dépositaires dans le monde puisque vous êtes la première nation francophone. Et cette langue que nous avons en commun, c'est à vous que sa dynamique en quelque sorte est désormais confiée par ce phénomène que j'ai décrit à la suite d'un de mes compatriotes, le poète Édouard Glissant, comme étant le phénomène de la créolisation, c'est-à-dire... du rapprochement de cultures éloignées, produisant soudain et sans préparation ici, là, du commun, dans des conditions de création imprévues.
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Jean-Luc Mélenchon réclame depuis des années la fin de la Vème République et l'instauration d'une VIème République. Mais pourquoi veut-il changer les institutions françaises ? Pourquoi dénonce-t-il une monarchie présidentielle ? Et que pourrait réellement changer une nouvelle république ? Dans cet e-book, découvre l'histoire de la Vème République, ses forces, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
Le terme créolisation vient des Antilles. où furent déportés des millions d'esclaves qui, pour conserver leurs conditions humaines, vu qu'ils ne venaient pas du même endroit et que ceux qui les esclavagisaient ne parlaient pas la même langue, ont dû créer une langue pour rester dans la communication, donc dans le statut d'être humain. Et lorsque le poète Edouard Glissant a proposé ce mot, j'ai pensé qu'il avait une splendeur particulière pour exprimer ce qui, dorénavant, sera le phénomène marquant de la marche de l'humanité. Que cela nous plaise ou pas, la créolisation est notre destin commun. Elle se constate de mille et une manières. Et j'ai noté que ceux qui par conservatisme, nous allons appeler de cette façon leur réflexe, ceux qui par conservatisme protestent contre cette créolisation comme si elle était une perte d'identité, une perte de soi, qu'ils protestent beaucoup moins dès lors qu'il s'agit de créolisation anglo-saxonne. qu'ils trouvent naturel de découvrir sur les façades de leurs magasins, les cartes dans les restaurants, que sais-je encore, les modes d'emploi. La créolisation reviendra dans mon propos. Dans l'instant où vous a présenté la délégation, je veux souligner son caractère politique qui tient, bien sûr, à l'identité politique particulière du mouvement insoumis. dont ils sont membres et au nom duquel ils ont été élus dans leur circonscription en toute connaissance de cause par ceux qui votaient pour eux. Mais nous avons ici une commission qui a un objectif politique dans sa présence en République démocratique du Congo. Monsieur Arnaud Le Gall, qui est membre de la commission des affaires étrangères et est notre, en quelque sorte et pour résumer, du sais-je faire souffrir sa modestie, notre ministre des affaires étrangères, cher Président. Vous avez votre interlocuteur. Madame Abou-Mongoli est membre du bureau de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale française. Et Carlos Bilongo, bien connu de vous, qui est ici, est le président du groupe d'amitié. France, République démocratique du Congo. Mes deux collègues, Le Gall et Bilongo, ont pris la tête d'une initiative dont est membre évidemment Madame Abou-Mongoli. en faveur de la reconnaissance de la difficulté que rencontre aujourd'hui la RDC avec les intrusions de son voisin et les manigances qui lourdit ici. Cette résolution a été signée par 75 députés français. Peut-être sera-t-elle à l'avenir signée encore par d'autres. Elle se conclut en trois points. Le premier... et l'affirmation de la fraternité qui nous unit. Le second est la condamnation des actions, intrigues et agressions venues de l'autre côté de la frontière en désignant par son nom le Rwanda, comme le fait avant nous l'Organisation des Nations Unies, la ministre des Affaires étrangères française, mais aussi le Parlement de l'Union européenne qui a voté sur ce point une résolution. Et le second point, après la fraternité et la condamnation de ces actions, c'est évidemment la demande que nous adressons à notre gouvernement, que l'Assemblée nationale française puisse prendre sur la base d'une résolution, une position, qui dise les choses, nomme, désigne, sans faux semblants et sans faux fuyants. Nous espérons que notre déplacement ici, où nous avons... fait fusionner en une démarche unique d'une part la présence des parlementaires de l'autre la mienne dorénavant en retrait de l'assemblée nationale mais pas en retraite de l'action politique et qui me fait répondre à l'invitation de l'université de kinshasa pour présenter le livre que je viens de faire paraître et qui réfléchit à l'avenir du monde il se trouve qu'il y a entre mon travail intellectuel qui est la compréhension des conditions nouvelles dans lesquelles se mène aujourd'hui les luttes pour la liberté dont votre pays au fond un des héritiers et de quelle manière les populations peuvent affirmer leurs droits au premier et définitive dernier des principes qui animent la vie des communautés humaines c'est à dire la souveraineté politique Ce point de rencontre est que nous sommes dans un ordre du monde qui est en train de changer totalement et radicalement. Peut-être suis-je en train de partager avec quelques-uns de ma génération le souvenir de ce que nous avons connu. Je suis né dans le monde de Yalta, c'est-à-dire un monde qui était partagé entre l'autorité de l'Union soviétique et la fascination qu'elle exerçait. et de l'autre côté les États-Unis d'Amérique, et qui à la fin du système de l'Union soviétique a conduit un autre ordre du monde que vous avez connu par contre tous, qui était celui qui avait été affirmé en 1991 par le président Bush père, qui prétendait fonder un nouvel ordre du monde, et de ce monde bipolaire nous sommes passés à un monde qui voulait être unipolaire avant que tout s'effondre, et que nous soyons maintenant dans un monde apolaire, il n'y a plus de centre. Et chaque nation, chaque pays est invité à définir par ses propres règles et ses propres visions ces systèmes d'alliances qui peuvent être différents suivant les dossiers et les circonstances. Ce monde est en train de se réorganiser dans une compétition venue par les États-Unis d'Amérique avec la Chine populaire. Et il est vrai que pour de nombreuses nations, cette nouvelle bipolarité présente l'avantage de n'être obligé de s'allier ou de s'aligner avec personne. Le non-alignement a donc trouvé dans cette forme de bipolarité une sorte d'espace de liberté dans lequel il est possible de construire. Au demeurant, il y a bien longtemps, les dirigeants de la République du Congo, l'actuelle République démocratique du Congo, c'était... Je vois un de près aux anciens non alignés. Je sais donc que je parle à des gens qui sont des connaisseurs et qui comprennent la signification profonde et le rapport entre le non-alignement et la liberté pour les peuples qui n'ont aucune prétention à dominer qui que ce soit et qui se contentent de vouloir vivre heureux et d'assurer le développement et le bonheur de leurs concitoyens. Je voudrais que ce soit le cas de ma patrie, la France. Je suis certain que c'est celui de la vôtre. Mais précisément, le moment a précipité la désorganisation du monde. La bascule est évidente. Non seulement la Chine est en compétition, gagnée par elle, d'être la première puissance productive du monde avant d'être la première puissance financière, ce qui ne saurait tarder, et une nouvelle organisation se dessine autour du Brésil, de la Russie, de la Chine, de l'Inde, de l'Afrique du Sud, donc de votre continent. et des 6 pays qui vont rejoindre ces BRICS au mois de janvier prochain, dans lesquels on va encore trouver des pays que l'on qualifie d'émergents, mais en tout cas qui sont des puissances, et qui, honnêtement, sont à égale capacité avec le G7 qui jusque-là avait dominé le monde. C'est ce moment-là que nous vivons. Les moments de transition présentent toujours des formes de possibilités, d'opportunités communes. Eh bien, la page se tourne et chacun retrouve une chance de pouvoir prendre sa place en toute liberté, mais aussi de risques. Et les risques, pour finir, se concentrent toujours sur les mêmes questions, quel que soit l'état de l'humanité. Les risques sont sur les frontières. En vain croit-on que la question des frontières est dépassée, quand bien même l'organisation de la production dans le monde et la globalisation numérique ont pu faire croire à une sorte d'état de nature de la communauté mondiale, ce n'est pas vrai. Les frontières sont les frontières, les nations sont les nations, et si je les nomme, ce n'est pas pour en faire une sorte d'apologie définitive, mais pour indiquer que comme elles existent, c'est à partir de là qu'on doit penser et organiser les relations du futur. De toute façon, nous n'y coupons pas. Et il est donc d'une importance singulière qu'avant toute chose, la sécurité de ces frontières soit garantie parce que ni la paix, ni aucun dialogue, ni intérieur, ni international n'est possible entre des nations qui seraient perpétuellement menacées sur leurs frontières de conflits. Et c'est exactement ce qui vous arrive. Nations en pleine expansion, je vais en dire un mot, vous avez un voisin très intrusif. qui, pour des raisons qui ne paraissent pas être toutes philanthropiques, s'intéressent de près au territoire dont il est voisin. Et dans cette circonstance, vous êtes à intervalles réguliers, contre votre gré et en dépit de vos engagements pris et tenus, notamment en matière de cessez-le-feu, confrontés à une forme de déloyauté qui n'est jamais improvisée. Nous sommes parfaitement conscients comme... Nous l'a encore expliqué tout à l'heure le président de la République qui nous a fait l'honneur de nous recevoir et de nous informer de ses vues. Nous savons que ce n'est pas par hasard que les incidents meurtriers reprennent, que l'agression reprend au moment même où vous vous préparez à tenir vos propres élections. comme une démocratie qui, vaille que vaille, a surmonté tant de difficultés, deux guerres sur son territoire, desquelles se sont mêlés à peu près tout le monde, et qui, de sa seule force, de sa seule énergie, de sa seule intelligence, a su surmonter toutes ces difficultés, et se présenter, alors à laquelle nous parlons, sous une forme, comme toutes les nations démocratiques, partagées entre des points de vue différents. mais tout de même assez solidaires et volontaires pour se présenter un visage uni, en tout cas unis pour former une communauté nationale, un peuple contenant toute cette diversité. Et je vais vous dire à ce sujet que contrairement à d'autres, je tiens à vous exprimer notre admiration pour cette capacité à surmonter les difficultés et à demeurer maître de votre propre destin. De la sorte, ici, en République démocratique du Congo, on voit comment les trois questions traditionnelles de la vie des nations, c'est-à-dire la sécurité des frontières, la souveraineté de l'État sur son territoire et la population qu'il contient, qui est la base de la définition de la souveraineté, et enfin la démocratie, sont liées en un seul et même projet qui se trouve être mis en cause par l'intervention extérieure, qui pourrait provoquer, j'ai bien dit, qui pourrait... provoquer une perturbation assez profonde de la vie de la démocratie de la RDC pour ensuite servir de prétexte à de nouvelles provocations qui pourraient désorganiser toute la zone. Vous êtes un lieu stratégique par votre nombre, vous êtes un lieu stratégique parce que vous avez neuf voisins, neuf frontières, que vous avez à la fois le contact le plus étroit qui soit avec le centre du pays et l'océan. et donc à partir de là avec tout le rivage du long de la frontière atlantique, si j'ose dire, avec les Amériques. Ce n'est pas par hasard que tant de choses se produisent et dépendent des décisions et des capacités de la République démocratique du Congo à rester maître de son action et donc de la paix qu'il est capable de protéger. Je voudrais vous dire que si j'y attache cette importance, c'est que le mouvement que j'ai l'honneur d'animer avec d'autres et avec les députés que vous voyez ici, partagent une conviction à la vérité assez isolée dans la classe politique française et sans doute européenne. Nous avons la certitude, non pas que l'Afrique qui a créé une histoire, personne ne doit l'oublier, puisque tous les êtres humains en proviennent. Et si j'y fais mention, c'est parce que naguère quelqu'un a prétendu que vous n'étiez pas entré dans l'histoire. Ce qui pour n'importe quel intellectuel est un défi au bon sens. Et d'autres aussi croient de manière erronée que l'histoire du continent a commencé au 15e siècle. Et bien non, ce n'est pas le cas. Et bien donc, disais-je, l'Afrique qui a créé l'histoire humaine, puisque tout le monde en vient, n'est pas seulement dans le futur de l'humanité. Je vais essayer de le résumer dans une phrase dont le caractère, j'espère choquant, permet d'aller plus avant dans la réflexion et de briser les routines intellectuelles. L'Afrique n'est pas dans le futur, elle est le futur. Pour une raison que j'explique en quelques mots. Comment peut-on croire que ce continent que l'on disait vide au XXe siècle ? quand les Africains étaient au total 300 millions sur un territoire si immense et réparti dans tant de nations. Comment peut-on croire que ce même continent contenant 4,5 milliards d'habitants à la fin du siècle, si nous parvenons à la fin du siècle, pourrait être autre chose que le futur lui-même ? Une expression familière dit que chaque génération est un peuple nouveau. Oui, mais chaque génération est une humanité nouvelle. Or la nouvelle génération est africaine. Voilà le cœur de notre conviction. Le 21e siècle est le siècle de l'émergence africaine, dans sa diversité, dans la complexité des nations qui le composent, qui la composent ce continent. Le nombre est le facteur explicatif de l'histoire. Il est la condition de toutes les autres évolutions de l'organisation humaine, inclue, pour ceux qui appartiennent comme moi à l'école du matérialisme historique, inclue la lutte des classes. Pour qu'il y en ait une, il faut d'abord qu'il y ait un certain nombre d'individus, il faut d'abord qu'il y ait une accumulation. Tout est lié au nombre et à ces fluctuations. Si donc l'Afrique représente le quart de l'humanité de la fin du siècle... A-t-on compris que pour en arriver là, il faudra d'abord être passé par l'étape dans laquelle nous sommes, où 50% de toute la jeunesse du monde de moins de 18 ans est déjà africaine ? Savent-ils que la majorité de nos enfants, à nous êtres humains, sont africains ? Dès lors, quiconque veut penser avec sérieux au futur. Il faut saisir toutes les opportunités qui nous sont présentées de cette manière. Et pour nous Français qui avons tant besoin d'aide, c'est notre devoir de nous avancer dans l'ère d'influence de la langue commune pour tendre la main pour l'entraide dont nous avons besoin. Pas vous avez besoin, nous avons besoin. Parce que tandis que 50% d'entre vous ont moins de 18 ans, tandis que la majorité de votre population est composée de jeunes gens, nous, cette jeunesse, ne représentent qu'à peine le quart de notre population. Nous sommes une population vieillissante. Et si les trésors d'intelligence que nous avons déployés au fil des siècles, la culture cumulative que nous avons réunie dans la langue commune, doit prospérer demain, ce sera naturellement et à l'évidence par vous. Et à notre tour, si nous voulons bénéficier de la dynamique de la jeunesse, de l'inventivité qu'elle va devoir obligatoirement déployer pour créer ce monde nouveau, si nous voulons pouvoir en bénéficier comme une contribution intelligente à notre futur, alors il faut savoir s'entraider plutôt que de vouloir dominer, plutôt que de donner des conseils, plutôt que de dire aux autres ce qu'ils doivent faire. Ma protestation contre l'arrogance, on va mettre des guillemets occidentales, n'est pas l'expression de je ne sais quel repentir que je ne ressens pas. C'est un principe de lucidité qui répond de la manière la plus concrète possible à ce que va être le futur. Dès lors, vous êtes la première nation francophone du monde. Vous êtes la première capitale francophone du monde. Je dis francophone, j'aurais dû dire à chaque fois de la langue commune. Du diable, pourquoi n'avons-nous pas inventé un autre nom pour la nommer ? Est-ce que nous allons dire que nous sommes congolophones ? Pourquoi pas, puisque vous êtes les plus nombreux. J'ai dit le nombre et sa vertu. J'ai dit la jeunesse et sa vertu. Et vous êtes confrontés à l'un des défis les plus extraordinaires de la civilisation humaine. Mon livre résume 390 millions d'années d'existence des hominidés, en prenant les problèmes tels qu'ils sont aujourd'hui, c'est-à-dire d'une humanité qui a une condition complètement différente de toutes les générations du passé. Nous, vous, avez été d'abord des peuples paysans. Une humanité est répartie dans des espaces immenses de survie autonome. Nous sommes maintenant tous en majorité des citadins. Vous l'êtes à plus de 56%. C'est un bon inouï si l'on se réfère aux années du milieu du siècle précédent où moi-même je suis né. C'est inouï, c'est sans précédent. Dans nos régions, c'est 80% de la population qui vit en ville. Le nez sur le guidon ne le voit plus. Et pourtant, c'est la réalité. Dès lors que nous sommes en ville, nous dépendons pour produire et reproduire notre existence matérielle entièrement et complètement des réseaux collectifs. De tous les réseaux collectifs. L'électricité, l'eau, les approvisionnements, l'éducation. Toute notre vie est faite de réseaux et de notre dépendance à ces réseaux. L'aspiration politique fondamentale de nos concitoyens porte sur le contrôle des réseaux, leur existence, leur fonctionnement, leur qualité. Et ce rapport au réseau est toujours un rapport socialement déterminé par qui possède le réseau, qui peut y accéder et qui n'y accède pas. Je dis tout cela que vous le savez comme moi, mais vous le savez mieux. Pourquoi ? Parce que nous, nous avons mis, allez, un millénaire ou deux. à arriver à cette situation. Vous, moins d'un siècle, et vous êtes confrontés à un doublement de la population de votre capitale tous les cinq ans. Personne n'a jamais affronté dans toute l'histoire un défi de cette nature. Personne, jamais, nulle part. Et c'est pourquoi je disais, la jeune génération, qu'elle le veuille ou pas, devra inventer la réponse au défi qui se trouve là. Celui de la construction de la ville, de l'extension des réseaux, et donc des moyens de les approvisionner. Et la jeune génération sait mieux que nous tous qu'un mode de production est définitivement condamné s'il doit continuer comme c'est le cas aujourd'hui. Non pour des raisons idéologiques, ce n'est plus le sujet. Le sujet est que le productivisme nous condamne tous à mort. Et vous êtes un pays fabuleusement riche. Et si les uns et les autres cessent de se mêler et de vouloir prendre votre part... De toute façon, vous serez confrontés à des décisions politiques d'un niveau inouï. Que faire de tout cela ? Comment s'y prendre ? L'extraire ou pas ? Dans quelle proportion ? Ce sont des questions qui se posent maintenant, mais que vous, vous n'avez pas le choix de vous poser ou pas. Vous êtes obligés d'y répondre. Et vous allez y répondre pour nous tous. Parce que ce que vous ferez, selon ce que vous ferez, l'humanité sera ou ne sera pas. Et on ne peut pas vous demander à vous tout seul. de faire les preuves de sobriété, d'économie, de simplicité qu'aucune de nos nations ne se prépare à faire, puisque au moment où ils font le plus de bruit à propos de la décarbonation de l'industrie, c'est le moment où il n'y a jamais eu autant de projets de pipeline de gaz et de pétrole. Il y a un double langage constant qui pourrait être considéré comme un folklore traditionnel des dominants occidentaux, mais qui dorénavant est une duperie qui nous menace tous. Parce que si on dit une chose et on en fait une autre sur des sujets aussi importants, l'issue est connue. Elle sera terrifiante et elle est commencée. Le changement climatique, ce n'est pas demain. Il a lieu. Et il est irréversible. Et il remet en cause toute notre organisation sociale et notre organisation productive. Voilà pourquoi il paraissait si important qu'au moment où des difficultés qu'on est parfaitement capable d'identifier, se présente entre nos deux nations. On rappelle d'abord que la France n'a pas manqué à sa parole à l'égard de la République démocratique du Congo. Et nous sommes tous assez politiques dans notre diversité pour savoir comment ont été maintenus des liens qui continuent à servir nos causes communes. J'ai prononcé le mot qu'il me fallait prononcer à cet instant. La politique qui peut nous rassembler. dans le cadre de l'usage de notre langue commune et des solidarités qu'il faut à chaque génération renouveler et dont il faut réviser le contenu. Parce que rien n'est jamais acquis en amour, fût-ce entre des personnes ou entre des nations. Il faut sans cesse s'en donner des preuves et les éprouver mutuellement. C'est évidemment par le non-alignement que nous parviendrons à cette attitude. Le non-alignement n'a jamais voulu dire la neutralité. Jamais. Le non-alignement veut dire qu'on se donne le devoir d'apprécier au cas par cas ce qui se passe pour faire prévaloir en toutes circonstances des principes stables et communs. Et donc, dans un monde qui va au désordre, baptisé de grands mots multipolaires et je ne sais quoi, nous autres européens, nous avons connu le monde multipolaire, nous connaissons ça, c'est la compétition et la destruction mutuelle qui achèvent un processus pareil. Nous avons besoin d'un monde ordonné. avec des règles respectées par tous. Et donc ce monde ordonné doit pouvoir disposer des moyens matériels de faire respecter la loi commune. S'il y a une mission de l'ONU, elle doit être équipée en armes et en matériel pour faire prévaloir les raisons pour lesquelles elle a été envoyée à tel ou tel endroit. Et vous savez de quoi je parle. Dans ces conditions, le non-alignement peut sans cesse nous rapprocher, si nous nous réclamons de principes communs. Ce n'est pas la neutralité. Et c'est encore moins l'équidistance, comme je l'ai entendu dire une fois. Nous ne sommes pas équidistants entre l'agresseur et l'agressé. Nous ne sommes donc pas équidistants entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, car c'est la République démocratique du Congo qui est agressée et envahie. Et à ce fait, nous disons à nos propres collègues, ce que vous trouviez valable pour l'Ukraine et la Russie doit s'appliquer pour la République démocratique du Congo. Et le Rwanda. Le refus que vous prononcez contre les organisations qui pratiquent des actes de terreur à tel endroit, vous devez aussi le vouloir ici et le faire respecter avec la même énergie. Quand vous organisez des sanctions contre une nation qui viole la loi internationale, vous devez aussi les organiser pour protéger la pacifique République démocratique du Congo. Je pense en m'adressant à vous de cette manière, que je vous donne la preuve qu'il existe une France, qui est proche, qui est amie, qui est solidaire, qui comprend et se sent comprise. Lorsque, par exemple, vous nous accueillez, nous. Le non-alignement conduit au mot que j'ai prononcé tout à l'heure, les causes communes. Nous avons des causes communes qui peuvent nous rassembler. La forêt est une cause commune. La France étant présente sur le continent nord-américain, sud-américain, dans la forêt amazonienne, devrait être directement partie prenante de la coalition qui s'est faite sur les forêts, qui réunit votre pays, le Brésil, je ne sais plus qui en Asie, et nous, nous devrions être ensemble. Vous avez des outils qui sont des outils de premier rang sur le plan technologique, et notamment une université dédiée à cette question. Et bien sur ce modèle, qui est évident pour nous tous à cet instant, Je voudrais que mon pays vous proposa le moment venu, et si vous en étiez d'accord, qu'on fasse une organisation du même type à propos de la mer, puisque vous avez un rivage. Puisque les puissances ne se contentent pas de voler le minerai. Les puissances veulent aussi le vivant par des accords léonins faits avec les pays qui ont une façade maritime à qui on achète tout ce qui vit dans la mer, qu'on en vide sans se soucier des populations qui en sont limitropes et qui jusque-là en vivaient avant de s'indigner contre le fait que les mêmes réduits à la pauvreté sont conduits ensuite à l'exil. Et qu'une institution de même type, ça, ça serait la proposition magique de la langue française, de la langue commune, de la francophonie. Que l'Afrique a été privée, et je parle d'abord de l'espace de créolisation singulier qu'est la langue commune. Que l'Afrique a été spoliée du 19e siècle par l'esclavage. Que l'Afrique a été spoliée du 20e siècle par la colonisation. Que l'Afrique ne vienne pas être aussi spoliée au 21e siècle. de l'espace, où dorénavant se déploie l'humanité, à l'heure à laquelle nous parlons, huit expéditions sur la planète Mars, trois expéditions sur la Lune. Croyez-vous que ce soit pour faire du tourisme ? Croyez-vous que ce soit par pure philanthropie et enthousiasme pour un nouveau point de vue sur le ciel étoilé ? Non, bien sûr. Et les États-Unis d'Amérique ont répondu avant tout le monde à la question que je pose en disant, dorénavant, et contrairement à ce qui avait été dit jusque-là, 1. Premier arrivé, premier servi. Deux possibilités de protéger militairement ce qui est pris, c'est-à-dire transposant la barbarie de la compétition à l'univers entier, dès lors qu'on serait capable d'y prendre pied. Est-ce que nous vieillissants, vous si jeunes, nous n'aurions pas un intérêt commun à avoir une université de l'espace qui permette à la zone de la langue commune, elle aussi, d'accéder ? Comme d'autres le font sur ce continent. Car oui, le Maroc est capable de fabriquer des satellites. Et qu'on ne vienne pas de dire qu'ils ne sont pas si gros que ça, parce que les satellites du futur sont des satellites de petite taille. Ce sont souvent des constellations, ce qui est un autre problème. Mais d'autres pays africains ont des satellites. Voilà ce que je voulais décrire rapidement. Je m'excuse peut-être de la longueur. du temps que j'ai pris pour vous le présenter, qui au fond revient à dire une chose. Nous avons en usage une langue commune, mais nous savons bien que c'est ce qui nous permet d'être meilleur être humain, avant tout, puisque nous pouvons chanter dans la même langue, nous pouvons inventer de la musique dans la même langue, nous pouvons nous échanger les mots, les peintures, et donc être meilleur être humain, plus profondément cultivé par la langue commune. Mais... Nous sommes avant tout composantes du peuple humain. Le peuple humain, c'est notre communauté de destin parce que nous sommes tous dépendants du même écosystème. Et que la meilleure des preuves qui vient nier les discours racistes qui ont entouré et justifié l'exploitation la plus honteuse des êtres humains au nom de prétendues différences de races est démentie par le sort commun qui nous attend. Quelle que soit notre religion, quelle que soit notre couleur de peau, quel que soit notre genre, nous sommes également concernés par la qualité de l'air qu'on respire, l'accès à l'eau potable, le fait de pouvoir regarder le ciel. Voilà comment, comme peuple humain, nous sommes appelés à l'alter mondialisme. Penser autrement les relations, non, la domination et la puissance ne sont pas le dernier mot de la relation humaine. La puissance morale, la puissance intellectuelle, la puissance de prévision, voilà la vraie racine de la puissance. Le reste est une illusion provisoire et barbare qui donne tout le pouvoir au plus fort parce que c'est lui qui a la possibilité à un moment donné de faire taire tous les autres. Mais le silence des cimetières n'est pas celui de la création, du développement et des projets que nous pouvons faire pour le monde. J'achève en vous disant toute ma confiance. toute l'affection qui anime notre délégation, toute l'espérance. J'aurai l'honneur et le bonheur de rencontrer votre jeunesse étudiante bientôt pour pouvoir lui présenter quelques thèses. Je rassure qu'il serait inquiet par cela. Je n'évoquerai pas les chapitres sur la révolution citoyenne. Je n'ai pas l'intention de me mêler de la vie politique de votre pays. Je crois que j'ai assez à faire avec le mien. et que vous ne manquez pas d'imagination pour ce qu'il y a à faire chez vous. Mais, je le dis en plaisantant, mais en même temps pour donner un signal d'alerte. Nos peuples, nos générations veulent contrôler. Les formes de ce contrôle peuvent être très diverses et nous en discuterons par la force des choses. C'est pourquoi nous sommes des démocrates.
Est-ce que vous estimez que la France Insoumise étant la principale force de ce nouveau front populaire ? C'est à vous de prendre le contrôle des opérations. C'est ce que certains ont pu penser quand vous avez pris en premier la parole hier soir. Beaucoup se sont dit, ok, donc Jean-Luc Mélenchon, il vient pour donner le tempo et pour donner le ton.
Vous savez très bien que ça ne se passe pas comme ça.
Alors comment ça se passe ?
Le soir des résultats des élections, on propose son intervention, on prévient, j'appelle votre chaîne, enfin ceux dont c'est le métier le font, et toutes les autres chaînes, et dire... Jean-Luc Mélenchon s'exprimera il le souhaite à telle heure alors on lui dit ah non prenez plutôt telle heure parce qu'avant il y a machin qui passe ou il y a bidule et voilà donc il n'y a pas de volonté de dire je m'exprime pour ce sont les circonstances et puis après Peut-être, on peut soupçonner que des fois, on soit intéressé par le talent de bien faire les choses, ou de bien résumer une pensée, qui sait ? Peut-être qu'il y a des gens qui m'estiment assez pour trouver que c'est intéressant. Donc, ne réduisez pas tout à une comédie, car quel que soit l'heure à laquelle je parle, de toute façon, ce que j'ai à dire a de l'intérêt. Pourquoi ? Parce que je représente une force politique.
Alors, vous savez parfaitement que la pédagogie, c'est l'art de la répétition, Jean-Luc Mélenchon. Et vous savez très bien qu'encore et encore, des représentants, Olivier Faure, Fabien Roussel, Yannick Jadot, François... et je pourrais en citer d'autres, disent « Premier ministre Jean-Luc Mélenchon, c'est exclu ». On se pose les choses clairement.
et que pourrait réellement changer une nouvelle République. Dans cet e-book, découvre l'histoire de la Vème République, ses forces, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder aux livres. Ils l'ont dit ça ce matin ?
Ils l'ont redit ces derniers jours, vous le savez très bien. Les choses auraient pu évoluer selon vous
Par la force des choses, elles le doivent. Pour quelles raisons ? D'abord parce que nous avons besoin, avant toute chose, de stabilité. Nous ne pouvons pas être la cour des miracles de gens de gauche agités, qui se querellent. Donc il faut revenir, la fureur de la campagne étant passée, à des choses plus stables, avec des règles fixes, qui ne changent pas tout le temps. il s'agit de gouverner le pays, pas de faire un club d'une bande de copains.
C'est quoi la règle ? La
règle, depuis que la Ve République connaît des situations de cohabitation, a toujours été, et sans exception, que... Le parti qui a le plus grand nombre de députés est celui qui a le premier ministre. C'est ce qu'a fait le président Mitterrand en choisissant Jacques Chirac, puis quand il a sollicité de nouveau le RPR aux élections suivantes, qui était le parti dominant de la coalition de droite. C'est M. Balladur qui a été proposé par M. Jacques Chirac. Puis, lorsque nous avons gagné les élections en 1998, c'est le chef du principal parti de la coalition qui était Lyonnais Jospin. Donc ce sera
un Premier ministre de la France Insomne ?
Non, ce sont les règles qui ont été suggérées par Olivier Faure lui-même, au point de départ de toute cette campagne. Et je pense que c'est une règle sage. La deuxième, c'est le respect mutuel. C'est-à-dire qu'on ne peut pas... sans raison, sans cause, sans motif, dire pas lui, pas lui, pas lui, pas elle. Pourquoi ? Il faudrait qu'il y ait des raisons d'une gravité singulière. Regardez Jacques Chirac, au moment où il devient Premier ministre, on ne peut pas dire qu'il n'était pas un personnage clivant, tout au contraire, il l'était beaucoup. Pourquoi ? Parce qu'il s'était beaucoup engagé, comme c'est la règle de la démocratie.
Est-ce que oui ou non, votre nom ? pourrait être proposée et sera proposée. Encore une fois, soyons clairs. C'est
inconditionnel, mais madame, je vais vous expliquer quelque chose de simple. Moi, je fais partie de la solution, pas du problème. Depuis le début, je dis, ce n'est pas moi qui créerai un problème. Souffrez que, quand on me pose la question, je ne dise pas, non, je ne m'en sens pas capable. Il y a à peine deux ans, j'ai dit le contraire. Donc, je tiens cette position, mais j'ai dit, nous en discuterons. Nous avons plusieurs candidatures à proposer, nous les Insoumis.
Manuel Bompas ? Par
exemple ? j'ai déjà donné les noms, je vais recommencer, Manuel Bompard, Mathilde Panot, Clémence Guettet, peut-être est-ce que j'en oublie d'autres, mais il y a donc, les talents ne manquent pas, et de toute façon, Madame, pardon de vous dire, ce sera forcément une équipe. Là, on se concentre sur le responsable du gouvernement, le Premier ministre, mais le Premier ministre n'est pas un petit président de la Ve République. Il est
en charge de la composition de l'équipe gouvernementale,
il symbolise
auprès des Français.
Oui.
A peu près tout ce que vous êtes censé porter, votre méthode de gouvernement, le programme derrière, pour des jours et des mois et potentiellement des années, ce n'est pas rien.
Oui, je ne vais pas vous dire que c'est rien.
Donc, les noms que vous nous avez cités, potentiellement le vôtre, rien n'est arrêté.
Non, parce qu'il faut qu'on en parle tous. Et donc, ce sera un vote,
un consensus ?
Je sais plutôt de l'ordre du consensus, mais qui va faire la proposition naturellement ? Ce sont d'abord les chefs de parti. Nous avons besoin de structures stables. C'est pas l'Assemblée Générale où tout le monde y va, présente sa candidature, et puis on discute, et puis... Qu'est-ce que c'est que ça ? Nous avons besoin d'ordre. Et je le dis, le mot, moi, ne m'a jamais posé problème, de discipline. Je rappelle, il s'agit de gouverner le pays. Là, par exemple, nous sommes pris dans un calendrier. C'est mon devoir de préparer ce calendrier. Tout à l'heure, j'étais avec Eric Coquerel, le président de la commission des finances de l'Assemblée, qui vient d'être dissoute. Et nous regardions les dates qui permettent de passer un projet de loi de finances rectificatif. Ou bien, si nous n'en avons pas le délai parce que le président Macron fait ce qu'il faut pour rendre tout ingérable, eh bien, comment nous pourrions nous y prendre dans le délai pendant lequel l'Assemblée nationale va être là ? C'est-à-dire, nous avons la date du 24 juillet, et sinon, c'est par proposition de loi parlementaire que les idées peuvent avancer. Donc, pourquoi je vous donne ces détails ? C'est pour vous dire que c'est une affaire sérieuse, ce n'est pas un spectacle. Nous avons des choses à gérer. Et par exemple, je suppose que dès la formation de ce gouvernement... Je suppose que la Commission européenne va nous dire, à nous, quel que soit le chef ou la chef du gouvernement, nous vous rappelons que nous vous avons inscrit dans la liste des pays de déficit excessif. Oui,
on en a parlé la dernière fois.
Il va falloir répondre. Donc la réponse que nous leur ferons, ça ne va pas être, ah ben on vous déclare la pagaille, on va dire, écoutez, on vous entend, donc on va augmenter les recettes. Autre exemple, si les agences de notation commencent à créer une différence sur les taux d'intérêt entre le taux allemand et le taux français, il va falloir là aussi qu'on discute avec les allemands et avec la BCE.
Si vous avez accepté... Vous
imaginez ? Je dis moi, pour simplifier les choses, mais prenons, vous imaginez un Premier ministre qui passerait la moitié de son temps à aller discuter en Assemblée Générale et l'autre à gouverner le pays, ça ne tient pas debout. On a donc besoin de stabilité.
Est-ce que vous avez accepté cette interview ce soir pour peser d'une manière ou d'une autre dans une forme de rapport de force dans la dernière ligne droite de ces discussions, sachant que plusieurs cadres de la gauche sont actuellement sur des plateaux pour aussi donner leur point de vue. Est-ce qu'on est quand même dans un rapport de force encore, qui est en train de se jouer, même dans notre discussion
? Pas me concernant. Moi, j'ai dit que j'étais candidat à rien, donc la vie est simple avec moi. Mais évidemment, je tiens à ce qu'il y ait des structures stables. Mais non, le rapport de force, ça n'a pas de sens, il est réglé. Il y a le nombre des députés insoumis, il y a le nombre des autres composants du nouveau Front populaire. S'il doit y avoir, comme vous dites, rapport de force, il est marqué là. Puis après, il y a capacité à dialoguer. Ça ne peut pas être sur la base de l'invective, de l'exclusive. Et je ne le dis pas parce que j'ai été visé d'une manière que je juge calamiteuse. Mais ce que je veux dire à tous mes amis, stop. Maintenant, on parle de gouverner le pays. Par conséquent, il y a un devoir d'attention aux autres, il y a un devoir de précaution à prendre, parce qu'il s'agit de gouverner le pays. L'impression que nous donnerons sur la scène mondiale est très importante et elle sera décisive pour la manière de conduire les affaires. Là, c
'est le Premier ministre qui aura en charge la composition de l'équipe. Parlons-en
de
cette équipe. Vos opposants notent les divergences qui existent toujours au sein de ce nouveau front populaire. Et certains jouent au jeu du « alors qui ? ». Qui, par exemple, pourrait être aux affaires étrangères ? Raphaël Buxman ou quelqu'un de la France Insoumise connaissant les divergences sur la politique étrangère ? Autre exemple, sur la question de l'énergie, la question du nucléaire, quelqu'un de la France Insoumise ou quelqu'un des écologistes alors que la ligne n'est pas la même ? Et donc ils pointent ainsi les divergences, voire ce qu'ils qualifieraient d'incohérence. pour mettre en place la ligne et une seule et même voie. Ça se réglera comment ? Évidemment,
par la discussion. Comment voulez-vous que ça se règle ? Comment voulez-vous que ça se règle ? D'abord, je vous signale une chose, nous avons un programme. Et si parfois on manque d'imagination, parce que le programme... et un peu limité, eh bien on remettra sur la table le précédent programme qu'on avait signé ensemble, qui comportait 640 mesures celui-là. Le dernier n'en comporte que 150, le précédent 600, ça va, il y a de quoi faire. Et puis, sommes-nous certains que les divergences sont si terrible qu'on ne puisse trouver. Dans les affaires étrangères, où est la divergence, je vous prie ? Pouvez-vous me l'expliquer ? Quelle divergence y a-t-il sur les affaires étrangères ?
Sur la question de la guerre en Ukraine, la stratégie à aborder vis-à-vis de la Russie, frapper ou non sur les territoires russes, on rentre dans ces détails.
Eh bien, on peut entrer dans ces détails, nous le verrons le moment venu, j'ai envie de vous dire. Deuxièmement, la thèse absurde d'aller frapper le territoire de la Russie n'a été déposée ni présentée. pas personne. Nous avons eu une discussion, nous sommes tous d'accord. Nous ne sommes pas superficiellement d'accord, nous sommes fondamentalement d'accord. Pardon madame, je veux finir. Nous n'acceptons pas que quelqu'un règle les problèmes qu'il a avec son voisin en passant la frontière. Nous, les Français, nous avons été envahis quatre fois, par conséquent, par notre voisin. Par conséquent, nous ne sommes pas un peuple qui reste indifférent à la menace d'invasion. Nous avons des amis, comme les Finlandais, comme les Suédois, qui sont en grande crainte que M. Poutine, un jour ou l'autre du fait d'une escalade, passe leur frontière. Par conséquent, nous ne pouvons pas nous désintéresser ni avoir une attitude neutre. Nous ne sommes pas... neutre, nous sommes engagés pour que l'Ukraine récupère sa totale souveraineté. Mais nous y sommes engagés avec l'idée que c'est la diplomatie et pas la guerre. Est-ce
que la gauche peut vraiment gouverner seule avec moins de 200 députés ? Est-ce que vous ne serez pas obligés de trouver des alliances, des alliés au sein de l'hémicycle pour réussir à appliquer vos projets, vos lois, que ce soit la sortie du nucléaire, la hausse du SMIC, etc., qui doivent passer par la loi ? Sachant qu'en face, si Ensemble et LR se mettent ensemble face à vous, ils pourraient être... en supériorité numérique et donc vous dire stop.
Avec
qui les alliances ? Déjà
commençons par faire la part entre la loi et le décret. Pour augmenter le SMIC, on a besoin d'une loi. Vous venez de citer le SMIC, on n'a pas besoin.
On n'a pas besoin non plus
de voter pour abroger les décrets qui concernent la génération d'avant 68 pour son départ à la retraite. Donc il y a toute une série de décisions qui relèvent du décret. plus des balayages qui peuvent paraître secondaires, vus de loin et de très haut, mais qui concernent l'avis des gens et qui sont des choses précises qui peuvent se régler par décret. Je peux m'arrêter sur la
question du décret, justement. Juste petite parenthèse, vous avez dit dans le discours hier, recours au décret pour pouvoir appliquer au plus vite notre programme. Je ne recite pas exactement mot pour mot votre discours, mais voilà, c'est l'idée. Mais certains vont dire, ok, par décret, vous luttez contre le 49-3. Vous dites même dans votre programme qu'il ne faut pas, vous voulez abroger le 49-3. Est-ce que ce n'est pas quand même donner l'impression qu'on avance coup de cœur ? coûte que c'est un peu du pareil il
faut gouverner vous êtes d'accord la majorité
aurait pu vous dire la même chose il faut Il faut gouverner, vous êtes d'accord ?
Mais nous leur avons dit, dans ce cas, provoquer des élections, ils les ont provoquées. Voilà le résultat. Ils les ont provoquées dans des conditions absolument ubuesques. C'est-à-dire que nous avons eu trois semaines, si nous n'avions pas eu le sang-froid extraordinaire, en 24 heures, de nous mettre d'accord, les partis de la gauche, après toutes les horreurs qui s'étaient dites, de nous mettre d'accord, aujourd'hui, vous auriez un gouvernement du RN. Il faut quand même se rappeler que, d'une manière ou d'une autre, nous avons, en quelque sorte, sauvé une nouvelle fois. la République et ceux qui nous ont fait confiance. Donc, nous sommes dans une situation. Le président ne peut pas dissoudre avant un délai d'un an. Il ne peut pas. Il n'existe qu'une solution, si ça lui paraît ingérable, c'est que lui s'en aille pour qu'on ait une élection présidentielle. Mais moi, je pars... Je suis pour que l'on comprenne à chaque étape ce qu'on est en train de faire. J'ai horreur de la politique fiction, qui est une rigolade de gens de salon qui font de la politique sans se rendre compte qu'il s'agit de la vie des gens. Donc je reviens sur ce que vous dites. Oui, nous n'avons pas un nombre suffisant de députés pour pouvoir régler entre nous, dans le groupe majoritaire de l'Union Populaire, tous les problèmes. Nous les amènerons donc quand nous pouvons faire autrement. devant l'Assemblée nationale. Et l'Assemblée nationale prendra ses responsabilités. Bon sens, c'est une démocratie. Donc, si RN s'allie de nouveau avec LR et avec des macronistes et je ne sais qui encore pour faire je ne sais quoi, ils en assumeront la responsabilité. Ils pourront même nous chasser. en votant une motion de censure.
Vers qui vous, vous pourrez vous tourner, vous comptez vous tourner pour faire passer vos textes en toute sérénité entre guillemets. Nous laisserons chacun,
bien sûr on va discuter, mais le programme sera présenté d'un bout à l'autre dans son séquençage. Madame, si nous ne le faisons pas... Cela veut dire que nous avons menti une fois de plus. Eh bien, je peux vous dire une chose. Les Insoumis, je ne parle que pour eux à cet instant, ne le feront jamais. Souligné trois fois. Donc, puisqu'il faut gouverner, gouverne avec le groupe le plus important, c'est-à-dire le nouveau Front populaire. Et il constitue un gouvernement, parce que c'est le devoir du chef de l'État. d'appeler le premier ministre, qui, soit dit par parenthèse, souligne la vanité de la discussion que nous avons eue tout à l'heure. Car ce n'est pas nous, Insoumis, ni nous, Nouveau Front Populaire, qui allons désigner le premier ministre. Nous en proposerons un, bien sûr, mais c'est le président de la République qui, lui, le nomme.
La logique veut qu'il choisisse celui-ci, mais il pourrait ne pas le faire aussi.
C'est ça, il pourrait, il pourrait, il pourrait, c'est la monarchie présidentielle. Mais nous, justement, nous devons introduire, pardon, des règles stables, fixes. Nous n'allons pas dire, ah ben tiens, comme c'est lui qui nomme, on va choisir la personne qui lui convient de gagner. Donc pas de concession sur
le programme ?
Aucune. C'est l'Assemblée nationale. Pas de concession et
pas de dialogue ?
Non.
Mais concession, est-ce que ça veut dire forcément compromission, Jean-Luc Mélenchon ?
Mais bon, nous allons prendre un exemple, parce que tout ça, ce sont des grands mots qui sont destinés à nous peindre comme des sectaires qui ne veulent parler avec personne, juste parce qu'on a dit qu'on tiendrait parole. Parfait. Nous allons dire, nous allons... rétablir l'impôt sur la fortune progressif. D'accord ? D'une manière apaisée. Nous dirons, eh bien, nous allons proposer l'impôt sur la fortune progressif. Alors, qu'est-ce qui va se passer à votre avis ? C'est quoi la discussion ? avec, par exemple, le groupe Macroniste. Il va dire, finalement, on a réfléchi, bon, d'accord, un impôt sur la fortune est rétabli et il sera progressif, mais vous, vous avez imaginé cinq tranches, nous en proposons que trois. Eh bien, d'accord, si c'est trois tranches sur l'impôt sur la fortune et que vous acceptez le rétablissement, bah... On s'en accommodera. D'ailleurs, je vais vous dire, c'est très simple, il leur suffira de déposer un amendement et de le voter. Par conséquent, ce que je veux vous dire, c'est qu'il n'y a pas l'opposition entre, il y aurait où la combinaison, les combines, les arrangements qui finissent tous à rabaisser, ou une forme d'intransigeance hautaine. Non. On gouverne, c'est-à-dire qu'il faut bien gouverner avec un programme, sinon on appelle ça expédier les affaires courantes. Donc on gouverne avec un programme, quand il faut la loi, c'est la loi, et l'Assemblée nationale prend ses responsabilités. Qu'est-ce qu'il y a de mystérieux là-dedans ?
Juste, par parenthèse, pas par parenthèse d'ailleurs, votre programme, il continue. de faire peur à certains. Bruno Le Maire, aujourd'hui, vous avez vu certainement ça, le risque le plus immédiat est une crise financière, le déclin économique de la France. Je le cite, l'application du programme de rupture du nouveau Front populaire détruirait les résultats de la politique que nous avons conduite, etc. depuis sept ans, qui a donné la France du travail, l'attractivité des usines. Ce projet est exorbitant, inefficace et daté. Sa légitimité est faible et de circonstances, il ne doit pas s'appliquer. Vous répondez quoi ?
Déjà il y en a un kilomètre de long, alors à quoi en particulier ?
A
quoi dois-je répondre ? Là vous avez lu 10 phrases, 20 phrases. Est-ce que c'est par exemple, nous allons détruire ce qui a été fait par le gouvernement précédent ? J'espère bien qu'on va bien réparer tous les dégâts qu'ils ont fait. Parce que qui est ce monsieur ? Un homme qui a fait 1000 milliards de dettes à lui tout seul en 7 ans. Et il vient nous donner des leçons. Et quand un prix Nobel d'économie dit ce programme, tient la route car j'ai déjà eu le bénéfice de pouvoir l'expliquer devant vous. En quoi consiste-t-il ? Mais vous allez voir qu'il y aura une phrase qui va faire mal. Il consiste à relancer l'activité en relançant la consommation populaire, qui représente plus de la moitié du PIB de notre pays. Si on relance l'activité, ça crée du salaire, ça crée de l'emploi, et ça crée des taxes, et ça crée des recettes pour l'État. Mais je vais vous dire une bonne chose, que je dis à M. le maire, et je lui demande d'ouvrir bien grand ses oreilles, bien grand, et pas que lui. Tous ceux qui, en Europe, vont entendre ce que je vais vous dire. Il n'y a pas... Une dépense, une seule dépense prévue par notre programme qui ne soit pas accolée à des recettes nouvelles. La question qu'il faut poser maintenant, c'est qui va payer ? Voilà la question qu'il faut poser et la réponse, nous vous l'avons déjà donnée. Il y a eu 222 milliards d'aides aux actionnaires qui ont été données au cours des années passées. C'est sur ce stock. que nous allons puiser la réserve. Exemple, et surtout, si le président Macron traîne, plus il traînera, plus dur sera l'omelette. Pardon,
laissez
-moi finir, parce que sinon, ce n'est pas la peine de poser des questions techniques. Vous m'avez lu 10 phrases de quelqu'un qui s'embrouille dans ses propres arguments, et je lui fais la réponse. Il n'y aura pas de dépenses qui ne soient accolées à une recette. Cette recette viendra de deux manières. par l'impôt sur les plus riches et par la réorganisation des aides qui ont été données aux entreprises. Pourquoi ? Parce que si nous augmentons le SMIC à 1 600 euros, 15% seulement d'augmentation, on pourrait faire mieux, mais dans un moment, commençons par ça. Il y aura des entreprises qui vont avoir des difficultés. Donc, nous avions prévu un fonds de péréquation. Comme il faut le financer dès maintenant, comment allons-nous faire ? J'en ai parlé avec Eric Coquerel, qui me dit, ne t'inquiète pas. Nous allons réorganiser, dans le budget actuel, l'affectation des crédits. C'est-à-dire que des aides qui sont données aux uns ne seront plus données à ceux-là, mais seront données à d'autres. Car il est normal que les plus grandes entreprises qui payent moins d'impôts que les petites soient davantage mises à contribution. Jean-Luc
Mélenchon, je reviens sur le discours d'hier, et la discussion, vous dites qu'il y a certains textes qui vont passer par décret pour appliquer notre programme et au plus vite. Quels seraient ces textes que vous souhaiteriez voir passer par décret au plus vite ?
Ce qu'il y a déjà... Bon, d'abord, moi je... Bon, dans l'idée que je m'en fais, après, je ne sais pas qui sera Premier ministre, mais je vous dis peut-être que j'avais préparé la précédente élection en 2022 avec Clémence Guettet, parce qu'on y a passé des heures, ainsi qu'avec Coquerel et quelques autres. Donc, il y a une série de choses qui se décident par décret. C'est le SMIC qui se décide par décret. C'est l'abrogation des décrets sur la retraite à 64 ans. Ça, c'est des choses qui changent la vie des gens. Tous ceux qui ont 62 ans, déjà... ils sont bons. Et ils vont demander après, jusqu'à 60, ce qui est prévu. Plus longtemps, nous resterons. Et puis, il y a une partie, comment dire, réparation, balayage. C'est-à-dire des mesures mesquines qui ont été prises contre les uns ou les autres. Je pourrais en citer quelques-unes, mais je ne veux pas surcharger notre entretien. Et puis, il y a des mesures qui viseront à mettre des moratoires, par exemple, sur les grandes bassines, engager la discussion avec la Commission européenne sur le fait que nous ne voulons plus de pesticides dans notre pays. dans les quantités dans lesquelles ils sont déversés, comme le glyphosate, qui a pollué la totalité de nos rivières et de nos fleurs. Sur les retraites, est-ce
qu'ensuite, là on passe le cap des décrets, il y aura une loi sur les retraites
? Par la force des choses.
Par la force des choses. Avec qui ? Est-ce que, pardon, je vais être beaucoup plus concrète, le temps file, on va être beaucoup plus direct. Est-ce que vous accepteriez, oui ou non, les voix du Rassemblement National, si vous aviez besoin de voix pour aller au bout de votre projet ?
Alors écoutez, on va être dans une assemblée déjà assez difficile à vivre. Donc, les députés... nominalement prendront leurs responsabilités. Le député qui veut voter contre le plan de retour à la retraite à 60 ans s'arme de courage, lève la main, appuie sur le bouton et son nom est marqué. Et ensuite, quand il y aura des élections, on dira, monsieur machin, député a voté contre. Telle mesure, il a voté contre ou pour. Ça, ça s'appelle la démocratie. Quand on arrive à l'Assemblée nationale, chacun compte pour une voix. Et aucune voix ne peut être méprisée. Elle peut être combattue, elle peut être contournée, mais pas méprisée. Et moi je veux, si je peux dire, comme parlementariste que je suis, que chacun soit conduit à chaque moment à être mis au pied du mur de sa responsabilité. Ceux qui ont voté contre la constitutionnalisation de l'IVG... Leur nom et la liste est connue. Et c'est pas faire une liste honteuse, c'est dire voici ce que chacun fait dans la vie.
Et à l'Assemblée nationale, est-ce qu'il y aura, vous l'avez effleuré tout à l'heure, on y revient, un seul et unique groupe du nouveau front populaire. Parce que certains effectivement le disent, et j'entends d'autres voix, Jérôme Getsch par exemple, qui dit entre Mélenchon et Macron, il y a un espace pour une gauche républicaine, universaliste, laïque, écologiste, européenne, féministe. Il y a différentes visions. Certains disent non, on va faire chambre à part.
Vous vous rendez compte du bazar que ce serait si on n'émettait pas de l'ordre ?
Donc un seul et même groupe nouveau front populaire. Pas du tout.
Pardon, madame, mais vous avez la mémoire courte. Je l'ai proposé en 2022. Et à l'époque, tout le monde a dit « Ah non, qu'est-ce que c'est que cette idée ? Ce n'est pas possible. » Et j'ai remballé. finalement, je remercie ceux qui ont refusé. Parce que cela a laissé à chaque groupe une capacité d'initiative, d'autonomie, d'expression et une obligation de s'entendre. Grâce aux deux femmes qui dirigent... les groupes verts et insoumis, mais aussi à la présidence plutôt modérée chez les socialistes, on a pu le plus souvent aboutir très rapidement à des accords, à chaque fois qu'il y avait un sujet qui posait problème. La vérité, c'est que dans 90% des cas, spontanément, on voyait les choses de la même manière. Car voyez-vous, Quand on est à l'Assemblée nationale et qu'on est devant des textes de loi, on n'est pas dans un congrès d'un parti où il s'agit de définir avec précision... la ligne le programme la stratégie il s'agit de choses concrètes qu'on se propose de mettre en oeuvre ou pas et donc il est plus facile de s'accorder je l'ai toujours dit sur l'action et la décision à prendre que sur les grandes dissertations que les uns et les autres peuvent faire pendant des autres après pendant des heures donc voilà il y aura plusieurs groupes et ces groupes vont s'entendre comme ils l'ont fait jusqu'à présent de manière plutôt réussie
question importante reste que le rassemblement national aura connu sa plus forte progression. Reste que 10 millions de Français ont mis un bulletin au Rassemblement National. Comment vous faites ? Est-ce qu'il faut les entendre ? Est-ce qu'il faut se tourner vers eux ? Est-ce qu'il faut embrasser certains des thèmes qui les ont inquiétés, qui ont fait que 10 millions de Français sont allés vers les urnes ? La sécurité, l'immigration... Le racisme. vous allez faire pour leur... Est-ce que vous allez oui ou non leur parler à ces Français-là et de quelle manière
? Nous ne parlerons pas. à des gens parce qu'ils sont électeurs du Rassemblement National. On parle à tous les Français. Et la ligne qui est la nôtre, tout le monde la connaît. Unir le peuple français en expulsant de lui, en refusant, en rejetant tout ce qui le divise d'une manière telle qu'on ne peut le dominer. C'est-à-dire le racisme, la haine religieuse et tout ce qui va avec ces deux aspects-là. Par conséquent... Il est clair, parce que vous me dites qu'il faut les entendre, je ne suis pas leur papa, ils se sont fait entendre, ils ont élu des députés. Donc les députés diront ce qu'ils ont à dire et ils se feront entendre. Quant à nous, il est clair que nous aurons une pratique absolument implacable de lutte contre le racisme. Et j'ajoute que dans notre programme, il y a un couplet sur la lutte contre l'antisémitisme et contre l'islamophobie. Ils seront mis en avant. Mais en termes
d'institution, est-ce que la proportionnelle ? C'est quelque chose qui doit et qui peut exister. Parce que vous vous dites aussi, dans trois ans, c'est peut-être la dernière chance avant l'arrivée au pouvoir éventuellement de Marine Le Pen. Et donc, pour parler aux Français, et que les Français se sont tous autour de la table. Il y
en a ras-le-bol. de mettre en équilibre des peurs. Peur de la maltraitance sociale de monsieur Macron ou peur du racisme de Le Pen. Nous avons ouvert un autre chemin. Nous avons combattu, tenu notre devoir et proposé un programme positif. Alors si votre question sur faut-il les entendre, ma réponse, vous venez de l'entendre, elle, je crois qu'elle est assez claire. Et la
proportionnelle
Attendez.
-ce que c'est une solution ? Je commence d
'abord par répondre à votre question parce que je ne veux pas la laisser en suspens. Nous mènerons une politique implacable de lutte contre le racisme, c'est-à-dire l'antisémitisme, pour des raisons distinguées, pour des raisons que j'ignore, du racisme en général, et l'islamophobie. Donc il n'y a ni concession, ni arrangement sur le sujet. Quant à la politique de sécurité, nous en avons une, elle est définie par notre programme, elle sera appliquée, et elle ne se résume pas aux caricatures qui en ont été faites. Et de même pour l'immigration. Tout ça est consultable. Il y en a ras-le-bol des fantasmes. Il faut qu'on parle de choses concrètes, sérieuses. On fait comme ci ou comme ça. Et qu'on examine la faisabilité. Maintenant, je viens sur la représentation proportionnelle. Il y avait une excellente loi, celle de 1986, qui a établi une proportionnelle départementale. C'est Pierre-Jacques, ministre de l'Intérieur, qui l'avait proposée. Son mérite était qu'elle était une proportionnelle, mais en même temps qu'elle favorisait les alliances et regroupements. Donc ce n'est pas la proportionnelle intégrale qui rend à peu près ingouvernables tous les pays dans lesquels on les met en œuvre, parce que quand on fait la proportionnelle et vous êtes élu à partir de 1%, n'importe qui peut faire 1%. Donc la proportionnelle départementale loi de 1986. Cette loi a été abrogée par la droite. Parce que, paraît-il, elle avait fait entrer le Front National, à l'époque, à l'Assemblée Nationale. Tandis que le scrutin à deux tours, une invention de Napoléon III, elle, lui, était censée nous en protéger. Ce n'est pas le cas. Donc, maintenant, les compteurs sont remis à zéro. Et j'ajoute une chose. Voyez-vous, vous m'avez posé la question de savoir si on pourrait dialoguer. Eh bien, voilà un exemple. M. Bayrou, dans le passé, a déposé une proposition de loi en faveur du rétablissement de la proportionnelle modèle 1986. le nouveau Front Populaire dépose une telle loi, on peut penser qu'il recevra immédiatement le renfort de M. Bayrou. Et par conséquent, nous aurons une majorité pour le faire voter.
Jean-Luc Mélenchon, la transition est parfaite, puisque François Bayrou est l'invité de Darius Rochebin. Tout de suite, il va peut-être pouvoir rebondir, prendre la balle au bon.
Absolument, parce qu'il y a toutes sortes de divergences, mais M. Bayrou est un homme assez intelligent pour comprendre qu'il faut que nous trouvions la formule qui nous permet que la politique démocratique règle les problèmes dans notre pays au lieu de les aggraver. Dans notre pays, une arme à feu et l'utiliser contre quelqu'un, quelle que soit la personne qui l'utilise, en dehors du cas de guerre. n'est pas un acte qui est considéré comme ordinaire ou acceptable. Il faut que des circonstances tout à fait exceptionnelles soient là et reconnues comme telles pour qu'on admette l'idée que quelqu'un a le droit de tirer pour se défendre. Il faut que ce soit pour se défendre et que ce soit clairement une situation de légitime défense. La légitime défense, c'est l'évaluation de chacun, en tout cas de celui qui est armé. Mais dans notre pays, lorsqu'il y a mort d'homme, il y a une enquête. Et personne n'est censé, avant même d'avoir utilisé son arme, avoir le droit d'abattre quelqu'un d'autre. Il faut donc que cela soit vérifié, s'il y a une plainte, enquêter pour que cela soit confirmé. Donner le droit à quelqu'un de tirer en partant de l'idée qu'il y a de manière automatique, et sans qu'on y regardait davantage. Légitime défense, c'est donner un pouvoir tout à fait extraordinaire à quelqu'un, le pouvoir de vie et de mort sur quelqu'un d'autre. Et pourquoi ? Qu'est-ce qui peut justifier le cas échéant ? Une telle légitime défense, regardons les choses telles qu'elles sont. Naguère, après plusieurs délits de fuite, dans des conditions souvent dangereuses ou mortifiantes pour des policiers, on avait pensé améliorer la situation en donnant le droit aux policiers de tirer, parce que tel ou tel véhicule, le chauffeur de tel ou tel véhicule, refusait d'obtempérer. Et beaucoup d'esprits se disaient, après tout, c'est normal, on a le droit d'arrêter le véhicule. Il n'a pas été question d'arrêter le véhicule en tirant dans les pneus. C'est qu'ici, là, puis à répétition et à la cadence d'un par mois, on a tué des gens pour refus d'obtempérer. Alors bien sûr, ce n'est pas acceptable que l'on refuse d'obtempérer. Mais est-ce acceptable qu'on abatte pour autant quelqu'un ?
Ici, on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Si c'est aussi ta vision, abonne-toi.
Et si le véritable problème politique français venait directement de ces institutions ? Depuis 1958, la Vème République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une VIème République ? Dans cet e-book découvre l'histoire, les failles, et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre.
-ce acceptable qu'on considère qu'il en a le droit naturel et que ce n'est que par exception qu'on devrait le lui refuser ? Vous imaginez comment tout cela a donné immédiatement lieu à des débordements et à des situations inacceptables Des gens qui, certes, peut-être, dans certains cas, étaient dans une situation délictueuse, mais qui ne méritaient pas la mort. Depuis quand mériterait-on la mort ? Parce qu'on refuse de s'arrêter à un coup de sifflet d'un policier, même si ce n'est pas bien, même si c'est répréhensible, même si personne ne peut être d'accord. Peut-on mourir pour autant ? Dans quel code, de quel pays décide-t-on qu'on mérite la peine de mort ? Pour cela, ça n'existe pas. Et on a vu, bien sûr, tout de suite, que les morts se sont multipliées. Nous avons, je l'ai dit il y a un instant, tué une personne par mois de cette manière-là, de 2021 à 2023. Mais il est arrivé aussi que celui qui tire ne vise pas seulement le chauffeur, mais aussi le passager. Comment pourrais-je oublier cette jeune femme, Ryan ? qui en 2021 a été abattu par le policier qui avait d'abord tiré sur le chauffeur puis sur les passagers et qui fut exempté de toute responsabilité dans ses morts alors que c'est bien lui qui avait tiré et tué. Nous avons dans ces conditions eu plus de morts qu'il n'y en a eu dans des conditions comparables en 10 ans en Allemagne. On voit bien qu'on est devant une situation qui n'est pas acceptable. Eh bien, il s'est trouvé des législateurs pour proposer d'étendre encore ce droit. Il y avait dans le programme de Jean-Marie Le Pen la proposition que tout policier qui tire est considéré comme un état de légitime défense. Eh bien, cela a été repris dans une loi. Cela a été protégé par le gouvernement, accepté par lui. Et maintenant, voici que cela aura été voté. Naturellement, nombre d'associations, nombre de syndicats ont évidemment dénoncé cette idée. et mis en garde contre les dangers. Et savez-vous que cette loi, avant même qu'elle soit votée, n'a donné lieu à aucune estimation ? De la même manière qu'il n'y a pas de bilan des autres lois sécuritaires dans le passé, mais là, même avant. On n'a consulté personne, on n'a demandé l'avis de personne, et bien sûr, personne ne croit que le fait qu'un policier ait le droit de tirer va ici ou là empêcher tel ou tel délirant ou tel ou tel criminel de passer à l'acte. Mais c'est les autres qui en perdront les conséquences. Qu'avait fait cette jeune passagère dans cette voiture, sinon monter dans la voiture pour se faire ramener à la maison ? Eh bien, elle en est morte. Est-ce acceptable ? Non, bien sûr. Personne ne pense que c'est acceptable. Eh bien... La légitime défense par présomption n'est pas acceptable. C'est un permis de tuer XXL bien plus grand que l'a été la disposition de la loi proposée par le Premier ministre, M. Cazeneuve, Premier ministre de François Hollande, et qui a donné lieu déjà à tous ces morts. Amnesty International, la Ligue des droits de l'homme, le Défenseur des droits, le Syndicat des avocats de France, l'Ordre du barreau de Paris, le Syndicat de la magistrature, tous, à mesure qu'ils ont été alertés, ont dit « ce n'est pas possible d'accepter ça ». Et pourtant, voilà dans quelle situation nous nous trouvons placés. Il y a eu, à côté de ces associations, plus de 300 000 personnes qui ont signé dès qu'elles ont été prévenues, en quelques heures, quelques jours, pour refuser. Est-ce que vous avez vu dans l'actualité, ici ou là, par les débordements observés d'une façon ou d'une autre, que nous puissions comme ça, les yeux fermés, dire écoutez, il existe une catégorie dans notre population, dans un métier, à qui nous sommes d'accord pour reconnaître le droit de vie et de mort sur leurs compatriotes ? Eh bien, je vous dis non, nous ne sommes pas d'accord et nous ne le permettrons pas. Je ne sais pas si cette loi va avoir le temps de faire le tour. du circuit législatif. Mais je peux vous dire une chose, si nous l'emportons en 2027, nous l'abrogerons. Nous ne sommes pas d'accord avec la peine de mort en tant que droit personnel et particulier d'une profession face à tous les Français. Il ne peut pas être question de cela. Alors on me dit oui, mais c'est un métier difficile. Bien sûr que c'est un métier difficile. Bien sûr, lutter contre le crime organisé, lutter contre les criminels, c'est un métier difficile. Contre les chauffards, c'est un métier compliqué. Et contre les innocents, c'est un métier comment ? Vous comprenez ce que je veux vous dire. Bien sûr que toutes les professions ont leurs difficultés et certaines mettent en danger de vie et de mort ceux qui la pratiquent. Il y a assez de morts par accident du travail pour qu'on sache à quel point la vie peut infliger des destins imprévisibles et parfois fort jeunes lorsqu'on est un apprenti ou qu'on est un stagiaire. Aucun d'entre nous ne se résigne à cela et on essaye de trouver les circonstances, les conditions pour que cela ne se produise pas. De la même manière. On peut estimer que les policiers, par leur présence, par leur action, par le respect qu'ils inspirent, par la crainte éventuellement, qu'ils peuvent aussi inspirer, fassent hésiter celles ou ceux qui se préparent à se livrer à des actes inacceptés et inacceptables. Pour autant, faut-il tuer ? Mais c'est une question philosophique, morale, pratique, très importante. Eh bien, notre réponse est non. Il n'existe aucune législation dans aucun pays du monde qui, pour un délinquant par exemple pris en état, de fuite serait ensuite condamné à mort. Cela n'existe pas. Alors pourquoi faut-il que ce soit en France et à la discrétion d'une seule personne, celle qui a une arme de service ? Alors si cela paraît difficile, et c'est difficile, si cela paraît insupportable, et c'est insupportable, eh bien il y a une autre possibilité, c'est ne pas faire ce métier mais en faire un autre. De la même manière qu'un militaire lorsqu'il signe son contrat, met sa propre vie. en jeu dans l'exécution de son contrat. Il le fait avec un dévouement, un courage, démontré par les faits, une abdégation totale qu'on a pu observer sans cesse, chaque fois que les nôtres ont été engagés d'une manière ou d'une autre sur un front, et parfois même dans des conditions où ils ont été assassinés lâchement, comme ce fut encore récemment le cas au Liban. Aucun de ces morts. n'a jamais réclamé pour lui-même ou pour les autres des représailles. Et personne n'a pensé, ce qui à mon avis est une erreur, qu'il fallait que l'on prenne des dispositions dans le cas de guerre pour répliquer. Mais là nous ne sommes pas en guerre entre nous-mêmes, nous parlons de police, nous parlons de la vie de tous les jours. Vous acceptez que dans la vie de tous les jours, une personne dispose en fonction de l'évaluation qu'il a de votre comportement, du droit de vous tuer, ou de tuer vos enfants, comme ce fut le cas à propos du jeune Naël et de combien d'autres ? Non, non, non et non. C'est pourquoi les Insoumis se sont engagés profondément contre ce texte. Il n'y a de notre part nulle naïveté, nulle laxime face au délit quel qu'il soit. mais un refus profond que l'on aille dans une société où de tels droits sont reconnus à des personnes, sans que l'on puisse rien faire, ni avant, ni pendant, ni après, car il y a un après. Si vous partez de l'idée que n'importe quel coup de feu mortel était en quelque sorte légitime, alors où passe l'enquête, où passe la garde à vue, il n'y en a pas, où passe l'enregistrement des faits, il n'y en a pas. Il faudra qu'ensuite les familles des victimes viennent et le courage d'affronter une corporation entière qui sera liguée entre elles par des solidarités, puisque d'ores et déjà le principal syndicat a jugé bon de faire campagne et campagne de pétition pour obtenir ce droit de tirer avec présomption d'innocence. C'est leur choix. Je ne l'admets pas, mais c'est leur choix. Mais nous, qui nous oblige aller dans ce sens ? Personne d'autre que notre propre résignation, ou éventuellement notre lâcheté, ce ne sera pas notre cas. Je voulais que, dès l'instant où le vote a eu lieu, L'alerte soit amplifiée pour que vous compreniez que ceci est un des enjeux de notre vie commune. Nous ne devons pas accepter cette peine de mort à la disposition de personnes armées par nous-mêmes et qui en disposent d'après leur seule évaluation. Les êtres humains parfaits n'existent pas. Les êtres humains en état d'évaluer absolument bien une situation n'existent pas. Nous sommes tous... Tous, sans exception, poussés à l'erreur, nous pouvons en commettre, nous pouvons être parfaits à certaines circonstances et très mauvais dans d'autres, vous le savez comme moi. C'est pourquoi il faut toujours tout faire pour que rien à jamais ne soit irrémédiable et que toujours une entreprise humaine puisse être corrigée par une autre. 'est ainsi que le monde peut aller avec l'idée qu'il est perfectible. Sinon alors, chacun d'entre nous est enfermé dans un rôle et dans les conséquences d'actes qui sont irréversibles. Je vous remercie de votre attention. Je sais que mon intervention va déclencher les réactions habituelles de tous ceux qui trouvent que rien n'est assez sévère, jamais, que rien n'est assez violent, jamais, et qui ne tiennent aucun compte de ce que sont les réalités humaines et de la nécessité d'administrer les sociétés avec le sens de la mesure, de l'équilibre, sans donner aux uns des droits excessifs sur les autres. Personne dans ce pays n'a le droit de tirer sur un autre, telle est notre conception du monde. Et s'il arrive que les circonstances obligent dans certaines circonstances bien précises, bien délimitées et correctement évaluées à faire feu, il faut que cela soit fait dans des conditions telles que nous soyons tous les uns et les autres certains de ne pas nous être rendus complices d'un crime.
cette intervention, Jean-Luc Mélenchon s'oppose à une évolution législative qu'il estime susceptible d'élargir l'usage des armes par les forces de l'ordre. Son argument central repose sur une idée simple, dans un état de droit, aucun agent public ne devrait disposer d'un pouvoir de vie ou de mort sans qu'un contrôle judiciaire rigoureux puisse intervenir après les faits. Cette réflexion s'inscrit dans la pensée de César et Beccaria, philosophe des Lumières, qui affirmait que la justice devait toujours rester proportionnée et que le droit de punir ne pouvait jamais se transformer en droit de supprimer arbitrairement une vie humaine. Mélenchon soutient également que la sécurité ne peut être garantie au prix d'un affaiblissement des libertés fondamentales. Cette vision rappelle Montesquieu, pour qui la liberté politique repose avant tout sur l'encadrement du pouvoir, lorsqu'une autorité dispose d'un pouvoir sans contrôle suffisant, le risque d'abus devient inévitable. L'ancien candidat de la France insoumise insiste aussi sur la nécessité de préserver l'enquête judiciaire et le contrôle des faits avant toute conclusion sur la légitime défense. Cette conception rejoint la philosophie juridique de Robert Badinter, artisan de l'abolition de la peine de mort en France, qui rappelait qu'une démocratie se juge précisément à sa capacité de refuser les réponses irréversibles, même face aux situations les plus graves. Au-delà du débat sur cette loi, cette intervention renvoie à une interrogation politique plus large, comment protéger efficacement les citoyens tout en préservant les principes fondamentaux de l'état de droit. C'est l'un des grands dilemmes des démocraties modernes, où la recherche de sécurité doit constamment être conciliée avec le respect des libertés publiques et du contrôle démocratique des institutions.
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