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Salut tout le monde. Salut Catherine. Salut
Pablo. Salut à toutes et à tous.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Petit débrief politique hebdomadaire. Cette semaine, on voulait vous parler de plusieurs choses. On va vous parler de... des communistes qui sont à la fois en campagne, mais aussi qui organisent la fête de l'humanité. On va vous parler de la primaire de la gauche, dont le dépôt des candidatures. La primaire du
Parti Socialiste, c'est pas public, puisque de la gauche, ça me saoule. La social
-démocratie, quoi. Oui, c'est ça, la primaire social
-démocrate. La primaire social-démocrate, tu as tout
à fait raison. Dont les dépôts de candidatures auront lieu, la date limite, c'est mardi prochain, mardi. 15 septembre. Mais d'abord, on voulait vous faire un petit point d'ambiance. Ambiance un peu lourde, un peu glauque sur la semaine. Il y a eu d'abord, ça nous a énormément... Choqué à un regard, cette vidéo qui a été mise en ligne par le journal Midi Libre, qui est un extrait de six heures de vidéo d'une caméra piéton embarquée dans une voiture de la police municipale de Carcassonne, où on entend les policiers à l'intérieur deviser pendant de très longues minutes. C'est que des extraits, mais on les entend deviser sur de très longues minutes. vraiment vomir leur vision du monde profondément raciste, profondément sexiste, profondément transphobe, profondément complotiste. On en a fait une recension partielle, mais quand même précise dans la newsletter de regards que je vous enjoins à aller regarder ou à écouter la vidéo parce que... Ça, c'est une toute petite remarque, mais dans beaucoup de médias, par exemple Mediapart, genre pas du tout, c'est une remarque. Il parle de ce qui est dit dans la vidéo. Moi,
je vais dire deux trucs.
Voilà, il cite la vidéo, mais de façon édulcorée. C'est-à-dire, ils disent, voilà, par exemple, ce que je viens de dire. C'est-à-dire, oui, il y a des choses transphobes ou complotistes ou racistes. Quand on lit ou quand on écoute la réalité de ce qui est dit, j'avoue que c'est stupéfiant. L'idée que ce soit en plus des tenants de l'ordre, des garants de la tranquillité publique, l'idée que ces policiers municipaux soient armés parce que la police municipale de Carcassonne, ils ont le droit d'apporter des armes. L'idée que le chef... qui est le plus bavard d'ailleurs dans la vidéo, soit un membre actif du Rassemblement National, qu'il fasse partie de la garde rapprochée, enfin garde du corps de service d'ordre, de Jordan Bardella, on le voit sur plein de photos, etc., qui ont été sorties par Mediapart et d'autres journaux. J'avoue que ça donne une espèce de vision, on se dit, genre, et c'est eux qui, dans tous les sondages, sont à deux doigts d'avoir le pouvoir en avril prochain. C'est absolument suffisant. Et le pire, et je terminerai là-dessus avant de te laisser la parole, c'est que tout ça, on le sait. fait, je veux dire, on a déjà entendu des vidéos où on entend des policiers, qu'on n'a cité qu'eux, ou des membres du Rassemblement National, et ou d'ailleurs, des membres du Rassemblement National, dire des horreurs racistes ou sexistes. On le sait, et pourtant, à chaque fois qu'on ne réentend, c'est un nouveau... Moi, je trouve que c'est un nouveau choc. Et là, j'avoue que la litanie, la longueur... Aussi, c'est brillant. En fait, c'est raconté de façon... Le titre, quand il parle, les phrases sont balancées, etc. Tu sens le notable qui parle. Mais vraiment, ça me dégoûte à un point inimaginable.
C'est qu'en fait, le caractère raciste, le fait qu'ils disent les bicots, les singes, les bougnots, tout ça, ça, on le sait. C'est très choquant, mais ça, on le sait. Mais là, ce qui est étonnant, c'est qu'on entend en effet en longueur cinq policiers entre eux qui parlent en toute connivence. Donc il n'y a pas de... Ils se connaissent, ils sont collègues, ils n'ont aucun doute sur le fait que ça va de soi, qu'on peut le dire et que d'ailleurs c'est partagé par les autres. Et ce n'est pas... Juste une insulte. Tiens, regarde le bico. C'est qu'en fait, c'est développé. C'est-à-dire qu'il raconte qu'en fait, il y a un enfant peut-être qui a été tué, renversé par une voiture, mais que finalement, peut-être que c'est un... Comment ils disent ? Un kirikou. Un kirikou, voilà. Peut-être que c'est un kirikou et que finalement, on s'en fout. Puis peut-être que la voiture, c'est une voiture communiste et donc voilà, ça fera les affaires de tout le monde. C'est pas juste une insulte, c'est en effet toute une logorée, un monde qui se dit. Et alors là, en effet avec Pablo, enfin moi quand Pablo a retranscrit, je me suis dit mais c'est démon. Alors là c'est, oui j'en peux plus en centre-bile du bico, du nec, du nec, du bico, du bico et de l'Afghan. Voilà, c'est un bounoul qui pue le kebab, enfin voilà ce genre de truc. Et après il dit, à un moment donné ils disent
Oui, sur...
Attends, attends. Ils disent, quand tu as un président qui prend une bite d'en cul par son transgenre et qu'on essaye de cacher ça au monde entier. Non, mais c'est... Là, quand je l'ai lu, j'ai été... Enfin, ça m'a saisi, quoi. De... Je ne sais pas quoi. D'absolue bêtise, d'absolue méchanceté, d'absolue... Enfin... horreur, quoi. C'est épouvantable. Vraiment, c'est tout le monde qui est rassemblé dans cette phrase-là, dans sa misogynie, dans sa connerie. C'est incroyable. Alors moi, ce qui m'a frappée, c'est que, en effet, ça a beaucoup tourné autour de la question de l'appartenance de ce monsieur. du chef d'équipe au Rassemblement national et puis on a interpellé le maire de Carcassonne qui est au Rassemblement national. Alors il faut rappeler que ce monsieur de la police municipale n'a pas été embauché par ce maire mais par le maire précédent qui n'était pas au Rassemblement national. Donc ce n'est pas lié simplement à l'accession au pouvoir. Et pourquoi c'est important ? Parce que c'est en fait ce que l'on sait. Ce qui est de plus en plus documenté, ce qui est documenté par des témoignages, par des témoignages de policiers qui n'en peuvent plus. Je pense à une scène du film de l'âge « L'île est misérable » où ils parlent ensemble et dans laquelle il y a cette espèce de connivence raciste et misogyne qui va de soi. On a un problème très, très, très sérieux avec la police. On n'a pas simplement une inquiétude à voir avec le Rassemblement national. C'est qu'en fait, le Rassemblement national, c'est le parti de ces gens-là. Donc s'ils sont au pouvoir, c'est open bar. Et on a d'ores et déjà un problème très sérieux avec la police. Donc je ne sais pas comment on règle le problème. Mais en tout cas, ce que je veux... Dire par là, c'est que la question, elle n'est pas simplement à renvoyer au Rassemblement national, elle doit être renvoyée au ministre de l'Intérieur, au gouvernement, à Emmanuel Macron, qui a laissé faire, pas seulement lui, mais en tout cas, depuis Pierre-Jacques, on ne sait pas quand est-ce qu'il y a eu un ministre de l'Intérieur qui a eu une position et une proposition politique républicaine vis-à-vis de la police. Jacques et Mitterrand, ils ont été... Voilà, la police, elle est au service de la République, elle est au service de la tranquillité publique, elle est au service des Français, elle est au service de la loi et du droit, et on n'accepte pas et on ne tolère pas ça. Et en fait, le nombre… sans fin d'excuses, de classements sans suite, etc., qui concernent les policiers. Le fait qu'il n'y ait pas de policiers qui étaient inquiétés depuis le mouvement des Gilets jaunes. Le fait que les policiers qui ont tué Naël ont été libérés, etc. Tout ça, c'est absolument... insupportable et c'est délétère pour notre pays. Donc ce qui vient de se passer à Carcassonne, c'est une question pour le rassemblement national, mais c'est une question pour la police et ça ne peut pas continuer comme ça.
Pour prolonger ce que tu viens de dire, il faut savoir que la vidéo, les instances de Carcassonne, de la police municipale de Carcassonne, On a eu connaissance en novembre 2025, donc il y a un peu moins d'un an maintenant, qu'une enquête a été diligentée à partir de janvier 2026, donc il y a maintenant neuf mois, et que, comme dirait l'autre au jour d'aujourd'hui, Il y a les policiers, ils sont toujours libres dans la nature et actifs. Alors là, ils ont été tout de suite, après la sortie de la vidéo, ils ont été virés du Rassemblement National, le monsieur a été suspendu de la police, tout ce que tu veux. Mais enfin, se dire qu'ils ont connaissance de cette vidéo et que... Ils n'ont rien fait. C'est exactement, enfin, ça participe du sentiment d'impunité dont tu parles et sentiment d'impunité de la police qui est ressenti par les policiers. mais aussi par la population, et qui se dit, mais en fait, qu'est-ce qui les arrête ? Et je rappelle que ce sont des gens, ceux-là dans leur voiture, qui ont des armes, des armes létales, au point. Donc c'est quand même un gros délire. Une dernière chose, mais qui va dans le sens de ce que l'on dit, c'est là, doit revenir au Sénat, une loi qui a été votée en première lecture à l'Assemblée nationale juste avant l'été. Par la droite et
le Rassemblement National.
Gabriel
Attal compris.
Exactement. Tout à gauche s'y est opposé. Tout
à gauche s'y est opposé et quelques députés macronistes
ont fait défaut. Et donc, cette loi, en gros, elle prévoit de donner une présomption de légitime défense aux policiers. C'est-à-dire qu'en gros, quand un policier va tirer et tuer quelqu'un, au lieu d'immédiatement diligenter une enquête et vérifier pourquoi est-ce qu'il a tué, on considérera que... de prime abord, eh bien, il a eu raison de tirer et il faudra faire la démonstration, c'est-à-dire dans l'autre sens, de sa culpabilité pour qu'il commence à être inquiété. Et Paul ne faudra
faire, c'est-à-dire que les victimes, en fait, donc les familles des victimes, etc., devront faire la démonstration. On est dans un renversement complètement de l'ordre du droit. C'est stupéfiant, c'est stupéfiant, un tube pareil, et que ce soit fait... avant même l'arrivée de Marine Le Pen, on va s'en dire deux mots, parce que là, vraiment, on a l'impression que... Mais on lui prépare tout sur un plateau, la petite dame, là. C'est vraiment... d'une gravité incroyable ce qui est en train de se passer. Tout à fait. Nous, on voit ça vraiment de notre fenêtre aussi.
Médiatique, exactement. Et d'ailleurs, au registre de ces choses qui se sont passées dans le champ médiatique, il y a eu cette... Alors, on peut considérer que ce n'est pas grand-chose, mais en fait, nous, on considère que c'est très, très grave et ça montre la pente glissante sur laquelle aujourd'hui, on est collectivement. installée, et en l'occurrence France Télévisions s'est installée. C'est Adèle Haenel, l'actrice et comédienne, qui était invitée parce qu'elle sort un bouquin dans l'émission La Grande Librairie d'Augustin Trapenard sur France 5. À la fin de cette émission, Augustin Trappnard donne une carte blanche à l'un des invités, c'est-à-dire qu'en gros, il se met face caméra et il lit ou il dit un texte. Une nouvelle en l'occurrence. Une nouvelle, exactement. Là, c'était Adèle Haenel, donc elle a fait sa carte blanche, très bien, où elle a... C'était très politique, c'était très incarné, parce que souvent c'est des auteurs et des autrices. Là, il s'avère que c'est une autrice, mais elle est aussi par ailleurs comédienne. Donc c'était très fort ce qu'elle a mis dans son texte. Elle a parlé à la fois de la question des violences sexistes et sexuelles, et elle a fini sur la question palestinienne. en appelant la France à sanctionner Israël et à libérer la Palestine. Je cite.
Elle dénonce le silence.
Elle dit
que c'est un silence médiatique. Personne ne parle de ce qui se passe. Elle dit qu'il y a un poids assourdissant pour taire ce qui se passe. Adèle Haenel est puissante dans son regard, dans sa manière d'être, toujours. Donc là, elle le dit puissamment.
Donc elle dit ça. D'ailleurs, hier, on avait mis l'extrait dans notre newsletter. Parce que j'avais trouvé ça particulièrement puissant, donc j'avais mis l'extrait dans la newsletter. Eh bien, il s'avère que ça s'est passé hier dans la journée, parce que ça, c'est hier matin que j'ai mis l'extrait. Et hier dans la journée, France Télévisions a supprimé le replay total de l'émission et a supprimé des réseaux sociaux l'extrait de sa carte blanche. C'est-à-dire que l'extrait que j'avais mis hier, ben, pardon, je n'ai plus accessible sur la newsletter. Tout le monde s'est posé la question de pourquoi. Télérama a fait un article, il s'en a demandé à la direction de France Télévisions, qui a répondu aux journalistes de Télérama, qu'ils avaient supprimé parce que la prise de parole d'Adèle Haenel n'était pas contrebalancée par une opinion alternative. Quoi ? La pire justification de la Terre, ils auraient dit qu'il y a eu un problème technique, j'aurais préféré, mais non, non, là, ils considèrent que, en fait, du coup, je ne comprends même pas très, c'est tellement dingue, à tellement de niveaux, c'est-à-dire qu'on est sur une artiste. une femme qui est à la fois autrice et comédienne qui prend la parole et on lui dit non non il faut qu'il y ait quelqu'un qui vienne te contredire mais qu'est-ce que c'est que ça ? ça veut dire que dans le théâtre public à chaque fois qu'il y a une pièce de théâtre qui te dit quelque chose pour inviter quelqu'un qui te dit le contraire non mais enfin c'est complètement con genre après chaque téléfilm genre sur France 2 ils vont inviter quelqu'un qui dit attendez là Joséphine Ancherdien il s'est passé ça mais en fait non mais c'est vraiment mais c'est complètement lié et
ce dont on se souvient parce qu'on l'avait aussi mis dans la newsletter c'était l'intervention de
Annie
Ernaud, c'était il y a un an à peu près, dans la même émission, exactement le même cadre, où elle avait parlé face qu'à l'erreur, et elle avait parlé du génocide en cours à Gaza. Et l'émission, elle est toujours en ligne, et vous pouvez le voir, la prise de poison. Donc il y a un an, Annie Ernaud pouvait le dire, un an après... Adèle Hénel ne peut pas le dire. Donc ça, ça nous a paru comme très significatif. Surtout que si on veut bien regarder un peu l'histoire, c'est que quand même, il y a tout cette affaire sur France Inter, en fait, avec Charles Satan qui est arrivé comme chroniqueur banal, alors qu'il est le directeur de la rédaction. directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles, donc journal d'extrême droite, qu'on a vu depuis quelques temps, mais de façon accélérée, des figures de sensibilité de gauche. Je pense par exemple à Nora Amadi qui faisait la revue de presse. C'est quand même, je dirais, elle racontait la presse. Elle était une femme que tout le monde sait être plutôt de gauche, mais c'était une revue de presse. Elle a été dégagée. Thomas Legrand a été dégagé. Charline Gordon-Necker, elle est rétrogradée le week-end en fin de journée. Sophia Aram, non. Sophia Aram, elle continue tous les mardis de faire sa chronique. On pourrait appeler la chronique anti LFI parce que tous les mardis, quelle que soit l'actualité, Sophia Aram défonce la France à Saunis. et les Palestiniens au passage. Mais c'est incroyable, c'est obsessionnel chez Sofila Aram. Alors à ça s'ajoute ce que tu avais remarqué justement, c'est qu'en fait quand il y a des gens de gauche comme nous, quand on y va, nous on est toujours dans des débats, on est toujours face à des contradicteurs, ce qui n'est pas le cas des gens de droite qui faisaient des chroniques attitrées ou pas. Ils sont tout seuls et puis ils déblatèrent leur truc. Il n'y a personne pour les contredire.
Je vous donne un petit exemple parce que, hyper parlant, c'était genre il y a deux semaines. BFM annonce que le vendredi, il y avait écrit Robert Ménard face à Rocaia Diallo. Et moi, je me suis dit, bon, je vais regarder ça. Qu'est-ce qu'elle va dire Rocaia ? Tu vois, comment elle va le démonter, le petit Robert Ménard ? Et donc, j'allume. C'est pas ça. Oui, mais ça dit quand même. Non, mais
BFM, je voulais en parler aussi.
J'allume à 18h, ou je ne sais plus à quelle heure c'était. Et là, je vois pendant une demi-heure, Robert Ménard tout seul, en train de discuter avec Sonia Mabrouk, machin, machin. Et... À 18h30, Rocaia effectivement qui rentre, mais avec un type du Figaro et un type de BFN qui rentre à 3 pour faire la deuxième partie avec Robert Ménard. Et ça... Ils considèrent, je ne sais pas, qu'ils ont fait du pluralisme dans l'heure. Mais le résultat, c'est quoi ? C'est que Robert Ménard, pendant une demi-heure, il a pu parler tout seul avec Sonia Mabou, bien tout déroulé. Et que Rocaia, elle arrive et elle est un tiers du temps de parole qui va être alloué à l'opposition à Robert Ménard pendant une demi-heure. Et en fait, c'est sans arrêt comme ça. C'est-à-dire que la gauche, et qui plus est la gauche de la gauche, est sans arrêt reléguée à nous, on est jusqu'à pour faire le match. Jamais on nous donne 2 minutes 30. comme Charles Sapin, par exemple, sur France Inter, pour dire à peu près ce qu'il veut sur à peu près ce qu'il veut.
Oui, tout à fait. Et alors, du coup, la France Insoumise a protesté, et je trouve qu'ils ont parfaitement raison, en pointant ce fait, c'est-à-dire en pointant le fait que... On leur dit de venir pour un interview. Et en fait, ce n'est pas un interview. C'est un débat contradictoire avec des sujets sur lesquels ils sont plus ou moins informés. C'est-à-dire qu'en fait, ils sont toujours mis, on ne leur donne pas la parole, on les met en opposition alors que les autres, eux, ils peuvent dérouler tranquille, mi-mille, sans... Alors, BFM, avec l'arrivée de Sonia Mabrouk, c'est l'enfer, l'enfer sur terre, cette chaîne, c'est déjà pas terrible, mais alors là, maintenant, c'est ultra dominé par une couleur politique qu'elle a importé de ces news, qu'on voit que la télévision publique et la radio publique se met, enfin, s'assied devant toutes les exigences de la commission à l'oncle de ce député d'extrême droite et qu'on a l'impression qu'on prépare. L'arrivée de l'extrême droite. Je veux dire, qu'est-ce qu'ils font là ? Ils sauvent leur poste ? Ils se disent que là, ils vont faire minou-minou pour que quand l'extrême droite sera au pouvoir, ils conservent leur place de journaliste ? C'est totalement choquant ce qui se passe.
Moi, j'ai envie de dire à Delphine Ardott et Sybille Veil, quand le Rassemblement national, si le Rassemblement national un jour est au pouvoir, Ne croyez pas que vous allez être liquidés comme les autres. Ils vont supprimer le service public de l'audiovisuel. Comme ça, du jour au lendemain. Et croire que leur dérouler un pseudo tapis rouge pendant quelques mois va suffire à les appâter. Déjà, c'est honteux. D'autre part, c'est se foutre le doigt dans l'œil. C'est perdant, perdant. Il
y a vraiment un climat de... de défaite, d'acceptation par avance de cette extrême droite qui est stupéfiante. Et le fait de me retrouver comme ça, alors je n'ai pas que tout le service public est comme ça. Mais c'est ce que j'allais dire, c'est que moi, j'ai encore tout le service
public et tout BFM. Moi, j'ai des amis à BFM. Tout le monde est emmerdé. Moi, les gens que je connais de BFM et de France Info, tout
le monde est emmerdé. Moi, je ne parle pas des journalistes. Je ne parle pas de... Parce que tous ceux que nous, nous connaissons les uns et les autres, on sait très bien qui sont. Ce n'est pas eux qui décident. Ce n'est pas eux l'échec. Dans les rédactions, ce n'est pas eux qui décident comment on constitue le plateau. Donc, voilà. S'il n'y a que de la droite, il n'y a que de la droite. Ce n'est pas de leur faute. Et eux, ils le savent. Ils le voient très bien. Et ça crée un sacré malaise. Donc, il doit y avoir... une grève dimanche et lundi sur France Inter. Je ne sais pas comment elle sera suivie, mais en tout cas l'émotion et l'inquiétude. Elle est très grande.
Mais au point que, par exemple, sur France Inter, il y a la médiatrice qui a dû prendre la parole, le directeur des éditoriales de Radio France qui a pris la parole. Céline Pigalle était invitée de France Inter. L'émission de la médiatrice. À chaque fois, je trouve que moi, j'écoute les émissions. Je ne suis absolument pas convaincu par la direction. Je ne comprends pas. En gros, leur argument principal sur Charles Sapin, le mec de Valeurs... actuelles, c'est de dire genre, non mais c'est vrai que c'est un magazine d'extrême droite, on ne va pas le nier, mais dès qu'il dira quelque chose qui, alors nous on le foutra dehors. Il n'aura
pas le droit de dire des horreurs interdites par la loi. Voilà, c'est ça, d'accord. Voilà, c'est ça. Il ne pourra pas dire bougnou, il ne pourra pas développer les mêmes conneries que les filles dans la voiture. Voilà, c'est ça.
C'est absolument lunaire. C'est dingue. Tout ça est un peu asfixiant. On a
du mal de trouver de l'air, là.
Non. peut-être, dans la primaire de la
gauche. Je te mets, ce n'est pas la primaire de la gauche, mais c'est incroyable. Ils n'ont pas vu de la primaire de la gauche. Ils n'en veulent toujours pas d'ailleurs. Voilà, donc il n'y a pas de primaire de la gauche. Social-démocrate qui a été taillée pour que Raphaël Luxemann sorte gagnant. Et d'ailleurs, c'est probablement ce qui va se passer.
Je me laisse intoxiquer par les éléments de langage, notamment des médias qui parlent de la primaire de la gauche. Là, par exemple, il y a des articles qui expliquent tous les débats qu'il va y avoir sur LCI, sur BFM et sur le service public. Et à chaque fois, ils mettent primaire de la gauche. C'est pour ça que je dis primaire de la gauche.
Mais tout à
fait. Intoxiquer.
C'est la ligne de la clé comme ça. Mais ils sont tous d'accord. pour ça. Dans les médias, ils sont d'accord pour l'appeler comme ça. Les socialos sont d'accord pour l'appeler comme ça. Ils s'appellent la gauche. Ils sont la gauche au point que ça a fait tout un tas d'histoires. C'est-à-dire qu'en fait, on a pu penser que le terme de gauche était dévalorisé, décrédibilisé, qu'on ne pouvait plus se référer à la gauche tellement ça renvoyait simplement au Parti Socialiste, à François Hollande, etc. Moi, je pense qu'on ne peut pas renoncer à se référer à la gauche, mais ceci étant, ce n'est pas la primaire de la gauche, précisément parce que la gauche, elle est plurielle et que donc, là, ils sont en train de désigner un candidat social-démocrate.
Alors, dans les starting blocks, nous avons nos candidatiaires. Alors, il y en a, je ne faisais même pas. C'est vraiment honteux. On a regardé un sondage d'Opinion Way sur la primaire sociale démocrate. Il y en a un, je ne sais pas qui c'est. C 'est
l'ancienne maire de je ne sais plus quelle ville du centre de la France. Je ne sais plus quelle ville, mais c'est une ville moyenne.
Sinon, les candidats principaux, c'est quand même Raphaël Glucksmann, Olivier Faure et Ségolène Royal. Voilà les candidats qui font les plus gros scores. Il y a aussi Jérôme Guillaume. Gage, Philippe Brun et Fabien Verdier, mais eux qui font des tout petits, vraiment, qui sont testés dans Opinion, ils font des tout petits scores. Dans le sondage Opinion Way, pour vous en rendre compte complètement, celui qui est testé a plus de 50%. Il est à 56%. 56%. C'est Raphaël Bluxmann, suivi par Olivier Faure à 10%, suivi par Séguène Royal à 6%. Voilà, en gros, c'est ça le trio de tête, sachant que c'est en deux tours. Après, il y aura des ralliements. On verra bien ce qui se passe. Moi, peut-être qu'on peut commencer par... C'est un
deux tours, ça aussi. C'est Duxman et c'est Duxman. Exactement, on peut tout à
fait raison. Peut-être qu'on peut commencer par Ségolène Royal.
C'est un peu la surprise du moment. En fait, elle a décidé de se présenter à cette primaire et elle a réussi très rapidement et très facilement à obtenir ses parrainages, puisqu'en fait, il faut des parrainages de membres de la direction du Parti socialiste, plus de députés socialistes, plus de 50 fédérations. C'est bien verrouillé pour que ne puissent pas se présenter des farfelus, voire des gens qui sont de
gauche, extérieurs
à l'espace. On dira deux mots sur François Ruffin après. Donc, Ségolène Royal fait une entrée assez remarquée dans la primaire. Je dois dire que je pense qu'on ne l'attendait pas beaucoup, surtout qu'on ne s'y attendait pas, bien qu'elle n'ait jamais cessé de vouloir intervenir dans l'espace public. L'idée que 15 ans après, 20 ans après son échec face à Nicolas Sarkozy, mais quand même son succès d'être la première femme à être allée au second tour et une femme de gauche à être allée au second tour, elle considère que... elle incarne et qu'elle peut porter la gauche dans cette élection. Donc, elle a décidé de se présenter. Moi, je trouve qu'elle est vraiment très hardie, cette dame, parce qu'elle s'est quand même pris un gadin de première catégorie, je ne sais plus quand c'était, il y a 10 ans. Je ne sais plus si c'était il y a 10 ans, il y a 15 ans, quand elle s'est pris 6%, précisément le même score qu'il lui donnait là, qu'elle pleurait à l'issue de...
Je crois que c'était en 2012. Contre
Hollande ? Non, non,
non, ce
n'était pas contre Hollande, non, non. C'était en 2007. Oui, c'était en 2016. Moi, je me rappelle de Hollande trouvant qu'elle avait eu un score qu'elle ne méritait pas. Oui, ça devait être en 2017. C'était qu'entre Valls et Hamon, et donc elle avait été marginalisée dans ce débat. Aujourd'hui, je pense qu'elle a tiré les leçons de ce débat, c'est-à-dire qu'elle cherche à se positionner plus clairement au cœur de la controverse politique, puisqu'en fait, entre Fort et Glucksmann, il y a une controverse politique qui est, au fond, on se présente au nom de quel espace politique ? Au nom de la social-démocratie qui exclut de l'espace de la gauche, de l'espace de la République et donc de la légitimité à être tout simplement la France insoumise, Kant Faure ne le fait pas. Il ne dit pas le contraire non plus complètement, mais en tout cas, il dit qu'il ne voit pas très bien comment on peut gagner en gros si on les exclut. Pour l'instant, un peu ces deux-là qui prenaient position, et Ségolène Royal, elle, elle arrive et elle dit avec des mots qui sont beaucoup plus forts, comme elle a un certain talent, Ségolène Royal, pour s'exprimer, elle est gonflée comme ce n'est pas croyable, donc elle y va, hop, comme ça, et donc elle dit que tout de go, elle, pour elle, la gauche, c'est les insoumis, les communistes, les écologistes et les socialistes, et que ça s'arrête là, et qu'elle ne vaudra pas d'alliance avec... Parce
que le centre, c'est la droite.
Parce que le centre, c'est la droite. Donc ça, en ce sens, ça a des biens militaires indiennes, comme on le sait. Et elle se farcit son ex-mari. Dans les grands longueurs, parce qu'elle explique évidemment sa grande proposition géniale de faire payer les cotisations sociales par la TVA dite sociale. Elle dit non, une TVA sociale, ça n'existe pas, pas plus que n'existent les plans sociaux. Les plans sociaux, c'est du licenciement. La TVA sociale, c'est de la purge. Voilà, elle ne se gratte pas pour dire les termes, comme on dit. Donc, elle est sur un positionnement, je dirais. assez clairement identifié à gauche. Alors là, lui, il a une mémoire de poisson rouge. Moi, je sais, je sais qui est Ségolène Royal. Donc je sais qu'elle a été sa campagne en 2007. Je sais qu'elle était, que c'est elle qui a promu un slogan qu'elle ne renie pas et qu'elle remet en avant, qui est celui de l'ordre juste et qu'elle est une femme qui se présente comme étant une femme puissante qui est capable de remettre le pays en marche et en ordre. Elle a participé dans les années 80-90 aux côtés de François Hollande quand il est devenu secrétaire du Parti socialiste. au glissement et au recentrage du Parti Socialiste sur son axe démocrate, c'est-à-dire rompant avec la tradition d'union de la gauche qui avait précédemment porté au pouvoir François Mitterrand. Ségolène Royal n'est pas une femme de gauche. Enfin, pas de gauche. Si, elle est de gauche, mais elle est d'une gauche. Elle n'est pas tellement plus à gauche que Raphaël Glucksmann. Son positionnant aujourd'hui, son discours n'est pas celui-là. Son histoire ne raconte pas ça. Je ne crois pas que Ségolène Royal soit... en vérité, quelqu'un qui soit du côté de la radicalité, de l'alternative, etc. Elle est une autre façon d'être... une Anne Hidalgo, ce qui ne veut pas dire qu'Anne Hidalgo n'a rien fait de bien, ça ne veut pas dire que Ségolène Royal ne dit rien de bien. Voilà, ça c'est la première chose. Et la deuxième chose, quand elle dit « pour moi je veux le rassemblement avec les Insoumis », c'est un peu flou comme dirait l'autre, parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'elle pense pouvoir rallier la candidature de Jean-Luc Mélenchon, que Jean-Luc Mélenchon va venir la soutenir ? Je pense que là elle se trompe. Jean-Luc Mélenchon ne soutiendra pas Ségolène Royal, ne va pas se désister en faveur de Ségolène Royal. Donc du coup, C'est dans l'autre sens que ça peut s'envisager, que Ségolène Royal se résiste en faveur de Jean-Luc Mélenchon. Je pense que ça, c'est pareil, ça n'existera pas. Elle, elle peut le faire. Elle a déjà envisagé d'être la candidate de la tête de liste de la France insoumise pour les élections européennes. Elle s'était proposée, elle avait proposé ça il y a deux ans. Donc elle peut tout à fait proposer ses services et de faire un ticket avec Jean-Luc Mélenchon. Ça, c'est tout à fait envisageable. Mais alors, il y aura une autre candidature. Je veux dire, les sociodémocrates... exemple, François Hollande se prépare à avoir, en toute hypothèse, une candidature social-démocrate. Et ça, ça vaut pour François Ruffin, c'est-à-dire ceux qui pensent... Le
gouvernement Sylvain-Royal sera une candidature de droite. Mais,
je veux
dire, s'il le fait sans les socialistes et machin...
Mais non, mais, mais, mais, mais, Carole Delga et je ne sais pas quoi, et le chef des députés socialistes, comment il s'appelle ?
Boris Vannot.
Boris Vannot et tout ce monde-là, tu peux tous les ramener à la droite, mais tu... Ils sont sociodémocrates et ils veulent une candidature social-démocrate. Ça peut être Ségolène Royal. Moi, je pense que Ségolène Royal peut l'être. Mais elle le sera. Elle ne peut qu'être une candidature social-démocrate. Elle ne peut pas être une candidature de rassemblement de la gauche.
Catherine, ce que tu actes là, en racontant les choses de cette manière-là, de la même manière que Raphaël Glucksmann ou Jean-Luc Mélenchon, c'est l'existence de deux gauches qui, de toutes les façons... au moins à horizon 2027 sont irréconciliables, qu'il y aura deux candidatures.
Mais deux candidatures, ça ne veut pas dire irréconciliables. C'est ça que je conteste.
Ah ben voilà. Alors justement, c'est là où je voulais en venir. C'est qu'aujourd'hui, moi je remarque que la parente de Ségolène Royal, tu as eu bien raison de rappeler à la fois son parcours, sa proposition politique en 2007, etc. Mais aujourd'hui, Ségolène Royal est la seule à ne pas... acter le caractère irréconciliable de... Pour le dire simplement, la France Insoumise et le Parti Socialiste. C'est vrai ? Olivier Faure ne dit pas ça ? Bien sûr que si. Alors là, franchement, Olivier Faure, là, au moins depuis quelques mois, il est parti en torche. Mais bien sûr, il ne dit pas que c'est irrémédiable. Mais elle, elle ne dit jamais un mot au-dessus de l'autre, ni en ce qui concerne le Parti Socialiste, ni en ce qui concerne la France Insoumise. Et elle continue, tu vas, de dire non. En fait, on va réussir, on va faire un espace. Et alors, Alors, c'est intéressant, je l'ai écouté sur BFM, c'était hier, et en fait, elle explique, non pas qu'elle a la solution, d'ailleurs, c'est ce qu'essayent les journalistes, essayent de lui dire un peu ce que toi, quel chemin, en fait, elle entend prendre, si jamais elle emporte dans cette primaire, ce qui, pour l'instant, est hautement improbable, qu'elle remporte la primaire sociale démocrate. Mais, admettons qu'elle, en fait, elle, elle ne te dit pas, j'ai la solution, elle te dit, moi, je vais parler. En fait, je vais me mettre et je vais commencer et on va discuter parce que je ne me résous pas, elle ne se résout pas à l'idée que l'extrême droite puisse gagner. Et c'est là que je voulais rattacher à notre précédent débrief. C'est que dans le précédent débrief, on a raconté François Hollande, la proposition de François Hollande que tu as rappelée là, en gros, alliance du centre. Et la proposition Ruffin-Villepin. Ruffin-Villepin, c'est aussi une voie alternative à la proposition de Jean-Luc Mélenchon pour battre Marine Le Pen. Ségolène Royal, elle fait aussi une proposition, elle cherche aussi sa proposition, et elle l'exprime très bien, elle dit... Si on veut battre Marine Le Pen, il n'y a qu'une proposition de gauche qui puisse battre Marine Le Pen. Alors, on ne peut pas être d'accord avec ça. On peut dire, genre, elle est parfelue, il faut réunir plus largement entre la gauche. Et elle, elle dit, moi, je vais rassembler sur ma gauche. Ce n'est pas
parfelue, mais ce que je veux dire, c'est que Ségolène Royal n'est pas cette femme-là. Ma conviction profonde, c'est que Ségolène Royal n'est pas la femme de gauche qui peut incarner la même chose.
Je partage à peu près ce que tu viens de dire, à ceci près que, franchement, je vois pas pourquoi, genre... je sais pas, Dominique de Villepin n'est pas plus à gauche que Ségolène Royal. Alors pour l'instant, il est envisagé, il y a plein de gens à gauche qui se disent, bah oui, tiens, un petit qui est avec François Ruffin, tiens, si François Ruffin se mettait derrière Dominique de Villepin, je veux dire, quand on regarde le passé de Dominique de Villepin, il est au moins aussi carabiné, voire beaucoup, beaucoup, beaucoup plus que celui, moi, je suis né, genre, contre le contrat, premier embauche, politiquement, je peux te dire que, j'en ai un souvenir, quand on me dit qu'il peut être président de la République et qu'en plus, il va falloir voter pour lui, on est de gauche pour battre Marine Le Pen, c'est aussi lourd, tu vois, enfin, je veux dire, et de quelle façon, tous ces gens-là, que Royal, François Ruffin ou Dominique de Villepin, aujourd'hui n'ont pas d'espace politique. Je veux dire, ils sont tout seuls. C'est des voix. D'ailleurs, elle fait sa campagne toute seule. Je ne sais même pas si elle a des miottements du Parti Socialiste derrière elle, tu vois, pour essayer, je ne sais pas, pour porter sa candidature comme l'ont et Olivier Faure. Et Raphaël Glucksmann, ils ont des équipes, ils sont déjà en train de lever des fonds. Il paraît que Raphaël Glucksmann est déjà à plus d'un million d'euros de levée, etc. Ils ont des gens dans toutes les fédés. Ségolène Royal, elle est toute seule. Enfin, genre vraiment. Comme Ruffin, comme Dominique de Vipin. Voilà. Donc, moi, ce que je vois, c'est qu'aujourd'hui, elle fait une proposition où elle dit l'unité de la gauche, ça peut encore exister. Voilà. Franchement, c'est totalement théorique pour l'instant. C'est totalement théorique, mais elle a le mérite de le dire et elle le dit sur chaque plateau.
Mais moi, de toute façon, ça fait très longtemps que je ne crois pas que l'unité de la gauche passe par une candidature leunique. Non, mais je ne le crois pas. Je pense qu'il faut acter que la gauche est historiquement et structurellement plurielle. C'est dieu. Non, je pense légitime. que les sociodémocrates sont une candidature et que Mélenchon soient candidats. Je trouve ça tout ça.
Là, je te parle de... Il va y avoir le budget. Là, on va rentrer dans la discussion du budget. Putain, alors là, les insoumis, ils sont déjà comme ça, avec hors fusil, et les socialistes, ils sont comme ça, ils vont se taper dessus jusqu'au mois de décembre. D'accord ? Moi, je veux bien qu'il y ait deux candidatures, pas de problème, mais si vous pouviez juste, genre, essayer de baisser d'un ton, tu vois, dans la façon... Oui, oui, mais en fait, parce que ça m'énerve d'avance. Je les vois déjà, en fait, en train de se hurler dessus et dire, genre, c'est les pires traîtres. C'est les pires antisémites, c'est les pires je ne sais pas quoi, les pires... Je suis d'accord. Je veux bien qu'ils aient deux candidatures parallèles, mais qu'ils arrêtent de s'y aller dessus. Mais c'est la laine royale, au moins, tu vois, elle est là et elle fait genre... Maintenant, on se calme, genre les méchants, ils sont de l'autre côté, de l'autre côté du rubicon.
Je suis d'accord avec ça, qu'elle a le mérite de le dire et elle n'aime pas seulement de le dire. À un moment qu'elle le dit, je dis encore une fois, ça n'en fait pas pour autant, de la même manière que Villepin, il dit des choses très justes sur le point international, ça n'en fait pas. de gauche voilà donc je veux dire on peut avoir des éléments de d'analyse et de propositions et de discours politiques qui avec lequel on peut être d'accord mais ce que je te dis moi c'est que Pour l'instant, le problème, c'est qu'il y aura une candidature social-démocrate. Et je veux dire un mot sur le fait que c'est ma conviction profonde que cette candidature existera, que si jamais il y avait une entourloupe à l'élection dans la primaire des sociodémocrates et que, par exemple, tu poses de trucs de dingo, que ce soit François Ruffin qui l'emporte. Je vais développer deux, trois trucs après sur Ruffin. Je suis absolument certaine que l'autre parti, autour de François Hollande, de Buxman, etc., ils se mettront en situation de mettre une contre-proposition. C'est-à-dire qu'ils veulent avoir une proposition. Le truc, c'est qu'il faudra montrer qu'ils n'ont pas la bonne réponse. Il faudra les battre politiquement sans se déchirer. sans déchirer la gauche. C'est ça l'enjeu. L'enjeu, c'est d'être capable d'être en désaccord, sans faire des ruptures qui rendent impossible de se retrouver, et de se retrouver en particulier dans les combats politiques et sociaux qui vont arriver, et face à Marine Le Pen.
Juste un mot, parce que, justement, hier, dans son interview à BFM, c'est Gaëlle Royal. Elle dit exactement ce que tu dis. Elle dit, heureusement que la France Insoumise était là quand il y avait la colère des Gilets jaunes, quand il y avait la colère sur les retraites. Parce qu'ils ont capté la colère. Elle dit, alors certes, ils l'ont capté d'une manière que moi, elle s'est mise en distance. Elle dit, moi, à titre personnel, mon histoire politique ne m'aurait pas fait être le vecteur de cette colère de la même façon qu'ils l'ont été. Mais ils ont été les seuls à la comprendre. Ils ont été les seuls à l'appréhender. Voilà ce qu'elle dit. Et elle dit, moi, c'est pas mon histoire, mais par contre, je leur reconnais ça. Je leur reconnais. Et donc, tu vois, ça, c'est une façon de dire, il y a un désaccord, peut-être stratégique, etc. Mais... Bravo, vous avez été là et elle ne dénigre pas la façon dont ils ont eu d'embrasser les colères ou les dynamiques sociales à ces deux moments qui ont été les Gilets jaunes et les retraites. Franchement... Oui,
d'accord, encore une fois, ce que je dis, c'est que ça ne vient pas d'arriver, ce discours-là chez Ségolène Roya, ça n'en fait pas pour autant une porteuse d'une proposition que j'identifierais comme une proposition... politique de gauche alternative. Elle était du gouvernement de François Hollande, sans discontinuer parce qu'elle n'est pas rentrée au début. Mais enfin, elle est allée jusqu'à la fin, donc pas le meilleur de François Hollande, c'est le moment qu'on puisse dire. Et elle était, encore une fois, elle fait partie de ceux qui ont contribué à la droitisation très nette du Parti socialiste après l'aventure Lionel Jospin. François Ruffin, alors il est troublant, parce que comme tu le rappelles, la semaine dernière, on en a parlé après son débat avec Villepin, donc il avait l'air d'ouvrir, de dire qu'on pourrait être la ligue des dérailleurs et puis ouvrir un espace qui serait en gros souverainiste. pour aller vite, c'est-à-dire qui s'appuie sur des objectifs à la fois d'indépendance nationale, de redéveloppement de l'industrie et de respect du droit international. Voilà, c'était à peu près les trois piliers sur lesquels ils semblaient d'accord. Donc, on s'est dit « Ah bon, tiens, il y a quelque chose qui a l'air de se chercher de ce côté-là. » Quand je dis, je crois, il fait un long poste et il dit voilà, les socialistes ont s'abordé la primaire de la gauche, certains la voulant jusqu'à la France insoumise, la France insoumise, ils ont dit qu'elle n'y participe pas, mais enfin, et en tout cas. Tous ceux qui voulaient de gauche s'y présenter pouvaient s'y présenter. Vous l'avez saboté parce qu'il y a eu quatre sondages qui ont été faits et qui tous les quatre me donnaient vainqueur de cette primaire. Donc vous ne vouliez pas, vous n'avez pas voulu de ma victoire et donc vous ne voulez pas que je sois. Donc c'est pour ça que vous avez décidé une primaire réservée aux militants du Parti Socialiste et de Place Publique et aux autres qui doivent payer 15 euros. Vous organisez mon exclusion. Et donc, il dit, moi, je suis pour une primaire ouverte à tous, avec deux euros de participation. Olivier Faure dit qu'il est d'accord. C'est pour ça que je ne suis pas d'accord avec toi, pour dire qu'Olivier Faure n'est pas sur la même ligne que Bluxpain. Je n'ai pas
dû quitter sur la MOU, mais attends, François Riffin, ce n'est pas la France Insoumise. Non,
non, non, non, non. Bon, on va repart pour voir sur Olivier Faure. Donc, il dit Olivier Faure est d'accord, toi Glucksmann, qu'est-ce que tu en dis ? Si tu veux, on en débat. Donc, il a l'air de faire le forcing pour pouvoir faire bouger les lignes de façon à pouvoir être candidat dans cette primaire avec l'espoir probable de la gagner. Et un espoir qui n'est pas complètement illégitime. Encore une fois, les sondages qui avaient été faits en interne montraient qu'il était suscité de la gagner. Et depuis, il a continué sa route. Il a ses 120 000 signatures de soutien. Donc, il a un peu de monde qui le soutient et probablement un peu d'argent aussi. Donc, il a l'air de faire le forcer. Moi, je trouve que ça ne peut pas aller. On ne peut pas, en une semaine d'écart, à la fois prétendre être celui qui représente le candidat de la gauche et être celui qui fait la Ligue des dérailleurs. Il faut savoir où on habite. Et j'entends bien que François Ruffin, c'est un homme... C'est un homme d'intuition, Ruffin. Donc il n'a pas d'organisation, il n'y a pas de cadre collectif qui fixe des capes auxquels on se tient. Donc il y va à l'estime, à l'intuition. Mais là, il y a quelque chose d'extrêmement troublant dans le caractère erratique. de la proposition de François Ruffin. On va attendre comment tout ça se termine, mais là je dois dire que dans le genre grand n'importe quoi, c'est pas mal.
Mais juste, et on terminera là-dessus cette partie, mais si on reprend ta définition de la primaire social-démocrate, précisément parce que la définition de cette primaire, c'est qu'elle est social-démocrate, il est clair qu'une personnalité comme François Ruffin ne peut pas y participer. C'est-à-dire que, et c'est pour ça que Carole Delga, Raphaël Glucksmann et tout ne veulent pas qu'ils participent. C'est parce qu'ils considèrent qu'il n'a rien à foutre dedans. Tu vois, il ne correspond pas aux quatre critères. À
ce qu'eux, ils veulent faire. Et c'est comme ça que je pense que si Ruffin s'imagine pouvoir la subvertir et leur faire abaler sa candidature... Même au pire, mais il y en aura une autre. Ce que je veux dire, François Hollande se prépare. Il y aura... J'ai vu que Kasim aussi continuait de faire miroiter sa candidature. Je ne sais même pas pourquoi ce type a de l'espace politique, médiatique, disons. Non, mais sérieusement, c'est quoi
?
c'est ça. C'est quand même super troublant. Il n'existe pas. Je veux dire, il n'y a que lui qui croit qu'il existe politiquement.
Comme on dit à la télé, à la radio, peut-être que dans les dîners en ville... En
tout cas, François Hollande, c'est certain que dans les Dignanville et ailleurs, il se prépare. Voilà, ça c'est sûr. Il espère le désastre de Glucksmann pour eux. pour prendre sa place. Mais, quand bien même, ça serait une autre candidature qu'une candidature clairement social-démocrate, François Hollande, il est partant. Donc voilà, Ruffin, je trouve que Ruffin trouble son positionnement pour un jeu qui n'en vaut pas la chandelle, parce que de toute façon, il y aura un candidat social-démocrate. Et lui, il dit, il nous l'avait dit dans Rugar, il a dit, mon objectif, c'est de fermer la parenthèse sociale-libérale qui a été ouverte en 1983 par le Parti socialiste. Je veux que cette part d'Antesda se ferme et que donc les socialistes, en gros, redeviennent des socialistes de gauche, comme dirait Bourdieu. Mais je ne vois pas et il ne le fera pas de l'intérieur de cette manière, pas en contrebande. Ça ne se fait pas en contrebande. Il y a l'idée des coups. Moi, je trouve que cette idée des coups politiques est quand même une idée un peu catastrophique, en fait, en politique.
Dernier sujet qu'on voulait aborder, Fabien Roussel.
les candidats. euh... Non, non, non. Je pense que Fabien Roussel se retrouve absolument pris dans un piège dont il ne peut pas sortir. a deux pièges qui se sont refermés sur lui. Le premier, c'est que depuis 2018, quand il a battu Pierre Laurent et qu'il est devenu secrétaire du Parti communiste, il a repris une analyse, à mon avis... vraiment très simpliste, qui explique le déclin du parti communiste par son absence dans les élections présidentielles. Franchement, je pense que le problème est un peu plus sérieux que ça, un peu plus profond que ça. Et donc, la promesse qui a été faite à ce moment-là aux communistes, c'est qu'il y aura un candidat communiste à toutes les élections présidentielles. Donc, ils pensent que la base du maintien et de la réaffirmation communiste en France... passe par la présence à l'élection présidentielle. Donc ça, c'est la première promesse qu'il a faite aux communistes. Je ne crois pas ce point parce que je pense que beaucoup de gens peuvent être candidats à l'élection présidentielle s'ils ont quelque chose à dire. C'est-à-dire que s'ils ont une identité, un projet, quelque chose à développer qui soit significatif et de façon globale. Il y en a un certain nombre, on en a parlé d'un certain nombre d'entre eux depuis tout à l'heure. Pour l'instant, Je ne pense pas que ce soit le cas du Parti communiste. Le Parti communiste dit des choses ponctuellement, on peut être d'accord ou pas d'accord, mais ils n'ont pas refabriqué une cohérence qui soit... moderne, au sens où elle intègre les questions d'aujourd'hui et avec le peuple d'aujourd'hui. C'est-à-dire que les évolutions d'Air France et du monde ne sont pas... conçu, traité, alors il n'y a pas qu'eux, les socialistes sont nuls à chier aussi, pardon, mais ils ne disent pas grand chose, les socialistes, ils n'ont pas beaucoup travaillé, mais les communistes non plus, ça fait partie du problème, c'est que les partis de gauche n'ont pas beaucoup travaillé depuis, moi je pense que la rupture, comme ça que je l'identifie, mais on peut discuter, c'est qu'ils sont... sans importance.
Depuis que tu as quitté le parti ?
Du tout. Je pense que depuis 2002, qui était une rupture considérable avec le fait que Lionel Jospin avait fait une politique qui nous apparaissait à l'époque comme plutôt pas mal. On pouvait être d'accord ou pas d'accord, mais en gros, ça nous semblait plutôt pas trop mal avec des acquis. Le fait que Lionel Jospin se fasse d'être par Jean-Marie Le Pen, je pense que là, il y avait une rupture qui était. extrêmement importante, qui n'a pas été comprise et qui s'est réitérée en 2005 avec le non-référendum. Et je pense que le Parti socialiste n'en a pas tiré les leçons. Ségolène Royal et son compagnon d'alors, François Hollande. font partie de cette équipe qui n'en a pas tiré les leçons. Quant aux communistes, ils n'ont pas non plus tiré les leçons de, non seulement leur participation, mais c'est assez secondaire dans l'histoire communiste, et aussi, ils n'ont pas tiré les leçons de l'affaissement du projet socialiste-communiste, qui a été celui du XXe siècle, et de la transformation du monde du travail, donc des travailleurs. et des enjeux nouveaux, notamment la question écologique, etc. Donc, ils disent des choses. Moi, je suis plutôt d'accord avec l'idée qu'une politique écologique, ça passe par développer des énergies décarbonées. Moi, je pense que je suis d'accord avec ça. C'est quand même très insuffisant pour l'aborder globalement. Il n'y a vraiment pas que ça qui compte. Or, ils ne disent pas grand-chose d'autre que ça. Ils disent qu'ils veulent doubler l'industrie en France. D'accord, racontez-nous laquelle et comment. Dans quel objectif, etc. Tout ça est très, comment dire, lacunaire et ne représente pas, ne semble pas être la base ni d'un travail de refondation d'un projet communiste, ni d'un projet politique tout court. Donc je crois que France, et alors dernier point pour que j'ai qu'il y avait un double piège, c'est que. Ils se sont mis en dehors depuis 2024, au moins, et se sont mis en dehors du reste de la gauche. Ils ont participé du bout des lèvres au nouveau Front populaire. Ils sont en très mauvais terme avec la France insoumise, qui le leur rend bien. Donc ils se sont fait bananer dans la répartition des places au moment du NFP. Parce qu'au moment du NFP, on a donné des circonscriptions aux uns et aux autres. Et c'est certain que les communistes n'ont pas eu la part qu'ils auraient dû avoir. Je pense qu'ils se sont fait avoir et que la France insoumise les a bien niqués. Mais ils avaient un chien de leur chienne à leur devoir. Les communistes ont été très mal servis en 2022. En 2024, En 2022 et en 2024, au moment du nouveau Front populaire, mais ils se sont mis en retrait. C'est-à-dire, par exemple, jamais quand il y a eu l'idée de faire une primaire de la gauche, ils n'ont voulu manifester le moindre intérêt. Jamais ils n'ont participé aux discussions autour de Lucie Casté pour promouvoir, relancer la dynamique du nouveau Front populaire. Ils se sont mis tout seuls. Donc, en fait, ils sont tout seuls. Seul le Parti communiste défend ceci, cela. Eh bien, vous êtes tout seuls, les gars. Eh bien, ils vont faire un très, très, très mauvais score. Je pense qu'il n'est pas exclu que Roussel se retire sous la pression des militants communistes. Parce que quand on va s'approcher du scrutin et que quand même l'enjeu de battre Marine Le Pen va devenir le premier, l'idée qu'il y a un candidat communiste qui récupère 1,2% des voix, ça ne va pas faire rigoler le grand monde.
peut-être un dernier mot sur la fête de l'humain.
Parce que là,
ce week-end, c'est la tête de l'humain. Oui,
alors ça, c'est bon. J'ai fait une très méchante newsletter que je ne referai plus parce que là, on s'est dit à regarder. Maintenant, c'est fin de la plaisanterie. On rentre dans la campagne électorale et donc nous, nous, nous. On ne fera plus de choses comme ça un peu à l'emporte-pièce vis-à-vis des candidats. Donc on va essayer de tenir un peu, ça ne veut pas dire une analyse critique et dure éventuellement, comme je pense que je viens de le faire à propos de la candidature de Fabien Boussel. Mais ce n'est pas une moquerie. Je ne me moque pas de Fabien Boussel et encore moins du Parti communiste et des militants communistes. Je ne suis pas d'accord avec ceux qui se préparent, mais ce n'est pas une moquerie. Mais ceci étant, je m'étais moquée du candidat. du discours de rentrée de Fabien Roussel à l'université du Parti communiste. C'était un discours absolument lunaire. Le mec, il n'avait pas envie d'être là. Et ça se voyait du début à la fin. Il a commencé par nous parler de la bière qui est de l'apéro. Et à la fin, il a dit bon, on a bien mérité une bonne bière. Donc, c'était son discours sur les Palestiniens. C'était lunaire. C'était solidarité avec les Palestiniens. Tout ça n'allait pas du tout, du tout. Et c'était creux. Et on me dit que le discours à la fête de l'UMA sera plus substantiel. On verra. En tout cas, ce qu'il y a de certain et que je note, c'est que la fête de l'UMA de plus en plus s'impose comme étant vraiment le rassemblement, un rassemblement où toute la gauche a rendez-vous. Des tas, des tas de débats vont avoir lieu. Tout le monde, tous les dirigeants de la gauche vont y participer, vont venir participer à des débats, etc. Et d'une certaine manière, je trouve ça incroyable. qu'il y ait cette espèce d'écart entre l'humanité qui continue de porter une histoire longue, qui est l'histoire du communisme en France, et que cette fête reste une fête, un moment très important de rassemblement. C'est des centaines de milliers de gens, et notamment beaucoup de jeunes, qui vont venir pour les spectacles, pour les débats, pour la bouffe, pour l'ambiance. Et que toute la gauche va être là, et que les communistes, c'est eux qui l'organisent. Mais ils ne prennent pas la mesure de cette offre concrète qu'est la fête de l'humain. Nous, on ira, moi, dimanche, toi, samedi. Voilà, on y va tous les deux. C'est un rendez-vous très important. Et ça sera chouette, ça sera très, très bien. Et moi, vraiment, je trouve ce moment, 'est une parenthèse dans le temps. Les gens sont sympas, décontractés et la faire beau, ça va être super.
Exactement. Et on va boire, on va faire la fête, on va danser et on va discuter et se foutre sur la gueule parce que c'est quand même marrant de faire ça à la tête de l'humain.
Oui.
bien sur ce, bonne fête de l'humain à tous pour ceux qui y vont et puis pour les autres, on vous retrouve la semaine prochaine. Ciao, ciao. Ciao.