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Et puis ensuite, c'est eux qui ont, par exemple, envoyé la première femme dans l'espace Valentina Tereshkova. Ensuite, ce sont eux qui ont envoyé les premiers satellites sur la Lune, sur un choix technique et politique, qui était on n'envoie pas d'être humain, c'est trop dangereux, donc on envoie des machines. Bon, pour les plus jeunes d'entre vous, tout ça peut paraître bien fumeux, mais figurez-vous que la mission Apollo 13, ça marchait tellement mal qu'ils sont tous revenus dans un bout de cabine, vous diriez gros comme une cabine téléphonique, quatre enfermées là-dedans. tout le temps du retour, donc les Russes étaient des maîtres dans la manière de faire, et ils le sont restés, avec des méthodes qui sont plus rustiques que les nôtres, mais leur fusée, Soyouz, est une merveille technique tant d'années après. Alors, il était juste que dans la période où nous protestions et que nous protestons toujours et que nous ne voulons pas qu'ils restent en Ukraine, on marque, mais pour autant il ne faut pas en faire des parias de l'espace. Avant,
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la compétition des nations, la démonstration qui a été faite, qu'il pouvait y avoir dans l'espace une source de profit considérable, ont attiré toutes sortes d'affaires. Et deux visions s'opposent, la nôtre qui est celle de l'espace comme bien commun, et l'autre qui considère que c'est un bien comme les autres qu'on peut s'approprier. et donc on a eu cette déclaration grotesque de monsieur Trump, mais qui en même temps est un manifeste qui dit la Lune est à nous parce qu'on est arrivés les premiers. Et comme nous les Français en cachette, notre gouvernement a signé un accord qui s'appelle Artemis, qui dit qu'on a le droit d'installer des corps spatiaux, qu'on a le droit de s'installer et de s'approprier ce qu'on trouve dans l'espace, et même de le sécuriser, c'est-à-dire d'installer des bases militaires autour, il y a donc vraiment deux visions du monde qui s'opposent. Le président Macron, en accord avec sa conception philosophique de la politique, considère que l'espace est un marché. Et donc pour lui, toutes les coopérations de type commercial sont les bienvenues, quand bien même elles aboutissent pour les Français à des absurdités, c'est-à-dire à mettre en concurrence avec notre propre système d'État. avec des systèmes privés, plus ou moins privés d'ailleurs, tout ça confie nos ridicules avec la traditionnelle série des copinages entre belles personnes pour s'arranger des marchés publics.
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si le véritable problème politique français venait directement de ces institutions ? Depuis 1958, la Ve République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une VIe République ? Dans cet e-book découvrent l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre. Donc
en effet, je condamne certains de ces accords que je trouve inacceptables et surtout je demande que la France puisse se saisir du sujet. Ce n'est pas monsieur Macron, y compris par temps, qui va décider. Le traité Artemis, on ne l'a jamais voté au Parlement, c'est le moment de le faire. Pourquoi ne collabore-t-on plus, ne collabore-t-on pas avec les Chinois qui ont une station spatiale dans laquelle ils vont et viennent tous les six mois ? Pourquoi ne le fait-on plus avec les Indiens, qui sont nos partenaires depuis la Saint-Glinguin ? Pourquoi n'y aurait-il encore une fois au monde que les Américains ? Et puis, d'un autre côté... les Allemands. Alors je viens à la deuxième aspect, avec qui collaborer ? Eh bien, avec ceux qui ont envie. Clairement, les Allemands étaient nos partenaires dans le système européen et sans crier garde, d'une manière assez grossière, ont décidé eux-mêmes de faire une fusée et un lanceur qui a un étage récupérable. Alors du coup, les Français se sont mis à en faire autant. Nous avons donc un an peut-être de retard sur eux ou deux ans. et tout ça est calamiteux parce qu'on est censé être allié, on est censé être dans la même agence spatiale européenne. Alors cela accroît la difficulté avec les Allemands qui ne tiennent quasiment jamais parole, que c'était pour les satellites. où ils nous ont trompés régulièrement, et maintenant c'est pour les fusées. Donc il y a une situation difficile pour les Français, et il ne faut pas se laisser aller, c'est le moment ou jamais. Nous sommes la première puissance spatiale européenne, et quoi que j'ai vu dans une émission assez calamiteuse, quelqu'un faire le malin en disant qu'on n'a tiré que trois fois cette année contre 154 pour les Américains, c'est évidemment une manière décliniste, vous savez, le chat d'Einfreude. traditionnelle des allemands se réjouir des difficultés des autres se réjouir des difficultés de son pays n'est pas une bonne chose et en particulier au cas précis de la fusée Ariane 6 elle a été mise en retard du fait du comportement du partenaire allemand mais elle est parfaitement performante c'est Ariane qui a placé le satellite James Webb c'est Ariane qui place assez curieusement une partie des satellites sur orbite basse du réseau je ne sais plus duquel si c'est Bezos ou l'autre En tout cas, nous sommes complètement présents dans les secteurs les plus avancés. Mais par contre, la logique du système privé ne permet pas de savoir ce que nous allons faire de tous les objets qui encombrent les orbites BAT. Est-ce que vous réalisez qu'on en est à 128 millions d'objets de moins d'un millimètre ? et à 10 millions d'objets de plus de 10 cm. Alors, on nous dit, on suit tout ça, mais évidemment qu'un accident va arriver, ça. Statistiquement, ça n'existe pas, zéro probabilité d'un événement. Voilà toutes les questions qui sont posées, et j'ai hâte que M. Macron s'en aille, parce que la direction dans laquelle il nous engage nous condamne à l'échec, les Français. Tandis qu'en assumant le public, c'est-à-dire... Les syndicats qui ont aujourd'hui convoqué à cette rencontre ont réalisé une unité qui est absolument remarquable, mais les personnes que vous voyez là sont des personnes décisives pour la France, parce que c'est elles qui savent faire, ce sont des ingénieurs, ce sont des techniciens, ce sont des savants, c'est eux qui sont la force, le reste c'est des mots, c'est des sigles, hein, et ces personnes, hélas, à coups de coupes dans les projets, qui fait qu'ils n'ont plus de travail à... certains domaines sont abandonnés. Deuxièmement, que des personnels ne sont pas renouvelés. C'est là que se joue la bataille de la France pour l'espace en ce moment et heureusement il y a une réaction salariale. J'ai hâte qu'on soit en 2027 et qu'on les bat tous pour passer au retour du public dans l'espace.
Tout à l'heure, vous avez dit qu'il était important dans un avenir plutôt lointain de faire des partenariats avec la Russie une fois le conflit en Ukraine terminé. Pourquoi est-ce que c'est si important pour vous ?
Parce que d'abord, les Russes sont les premiers qui sont arrivés avec des vols habités. Alors, pour vous, ça ne veut plus rien dire, mais la chienne Laïka, dans ma jeunesse, peut-être la vôtre ? Non ? C'était trop tôt. Bon, je rembobine. N'allez pas croire que j'ai quelque chose pour vous voir. Mais bon, les Russes ont été les premiers dans l'espace et avec une performance inouïe qui est le vol de Gagarine, qui est l'entrée pour la première fois de l'humanité au-delà de la frontière qui semblait infranchissable, quoi. Il y avait une chose qu'on ne franchirait jamais, ça serait la limite de la planète. Et puis ensuite, c'est eux qui ont, par exemple, envoyé la première femme dans l'espace, Valentina Tereshkova. Ensuite, ce sont eux qui ont envoyé les premiers satellites sur la Lune, sur un choix technique et politique qui était, on n'envoie pas d'êtres humains, c'est trop dangereux, donc on envoie des machines. Bon, pour les plus jeunes d'entre vous, tout ça peut paraître bien fumeux, mais figurez-vous que la mission Apollo 13, ça marchait tellement mal qu'ils sont tous revenus en bout de cabine, vous diriez gros comme une cabine téléphonique, quatre enfermés là-dedans, tout le temps du retour. Donc les Russes étaient des maîtres dans la manière de faire, et ils le sont restés. avec des méthodes qui sont plus rustiques que les nôtres, mais leur fusée, Soyouz, est une merveille technique tant d'années après. Alors, il était juste que dans la période où nous protestions et que nous protestons toujours et que nous ne voulons pas qu'ils restent en Ukraine, on marque, mais pour autant, il ne faut pas en faire des parias de l'espace. Et il faut se rappeler que ce seront des partenaires décisifs. De même, j'ai cité les Chinois, j'espère vous avoir provoqué avec ça. pour ceux qui, dès qu'on prononce le mot « chine », se roulent par terre avec de la bave aux lèvres. Mais les Chinois, eux, quand ils envoient du monde dans l'espace, c'est-à-dire tous les 6 mois, et qu'ils reviennent, eux… au bout de 6 mois, et pas au bout de 9 mois comme les autres qui ne savaient plus comment revenir de la station nord-américaine, eh bien ils accumulent un savoir-faire qui pour nous Français est décisible pour qu'on reste dans la course. Nous sommes la première puissance spatiale européenne. Il n'y a que les Américains pour croire qu'on trouve tout tout seul, ça n'existe pas ça. Dans le domaine des sciences, la règle c'est le partage. C'est encore un des rares domaines où on partage beaucoup. Pas autant qu'avant, mais on partage. Donc on a besoin de ces coopérations, et vous avez eu raison de m'interroger là-dessus. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? On coopère avec ceux qui veulent. Si les Allemands ne veulent pas, ben ils ne veulent pas, mais ils ne peuvent pas et vouloir faire avec nous, et faire contre nous. Voilà. Alors moi, je parle toujours un peu plus rudement que les autres sur ce sujet. N'allez pas croire que j'ai quelque phobie que ce soit. contre les Allemands, c'est tout, j'essaye de faire respecter la France dans cette affaire, enfin c'est quand même nous qui avons tout fait, et la fusée Ariane 6, elle a été mise en retard parce qu'eux ne voulaient pas payer, parce qu'eux faisaient des histoires sans arrêt, bon, elles volent, et on a fait le tir de James Webb, vous avez tous admiré des photos de James Webb. et on l'a tiré si bien, si précisément, qu'il a gagné 20 ans de carburant pour se recadrer. Alors ça va quoi, de temps à autre, on peut faire mieux que de dire, ah, c'est foutu, tout va mal, personne ne sait rien faire dans notre pays, ce n'est pas vrai, c'est le contraire, le pays qui sait le plus faire en Europe, c'est nous et personne d'autre, et personne d'autre. Alors, les Allemands ont tiré une fusée privée, bon, très bien, moi j'espère que la nôtre qui se fabrique à Vernon. qui est le projet Maya, j'espère qu'elle soit prête à temps. Je n'ai pas tout très bien compris, je ne me mêlerai pas d'aller critiquer techniquement, mais je sais qu'on est à nouveau dans l'excellence technique. voilà c'est un très grand enjeu je sais j'espère que vous que ça passera sur vos chaînes ne serait-ce que de me voir ça va exciter la jalousie des autres qui vont qui vont se mettre à s'y intéresser et à avoir quelque chose à dire pour se rendre intéressant et j'en serai très content parce que je crois que quelle que soit l'opinion d'un politique d'un français il peut comprendre l'intérêt qui nous attache à la question spatiale tous les français c'est les domaines dans lesquels nous sommes en pointe et l'humanité C'est sa prochaine ligne de développement. Qui plus est, nous sommes en ligne avec les agences spatiales africaines, qui commencent, hein. Mais comme l'Afrique est le lieu du dynamisme démographique, c'est très important que la francophonie soit cet outil de lien entre les pays qui ont des agences spatiales. Voyez-vous, il faut un peu se départir de la supériorité colonialiste, mais les Sénégalais savent faire des satellites, les Marocains savent faire des satellites. et l'agence spatiale africaine est au Caire, elle existe, et elle regroupe 19 nations africaines. Par conséquent, pour nous les Français, le partenaire naturel, ben c'est l'Afrique francophone. et si nous devons, comme je le souhaite, créer demain une université des métiers de l'espace, peut-être qu'elle sera assise en Afrique, et sans aucun doute, elle se fera avec les Africains, parce qu'ils ont eux aussi maintenant accédé à des formations d'élite, à la fois dans le Maghreb et le sud du Sahara, et donc pour nous, il n'y a que de l'avantage à coopérer avec eux, et plus vite ils seront en capacité d'être, ils le sont déjà assez largement, mais plus encore en avance. plus on sera nombreux à faire des choses intéressantes, et les Français seront toujours là pour coopérer. Voilà, ça a été un peu long mon affaire, mais quant au personnel, chère madame, leur crainte est qu'à force de les dépouiller de projets intéressants, bon, ils aient l'impression qu'ils sont là pour balayer les salles, et surtout que quand on ne renouvelle pas le personnel, quand on ne fait pas des nouvelles embauches, il y a un savoir-faire qui se perd. Je vous raconte juste l'anecdote que j'ai racontée tout à l'heure, je suis allé les voir au centre de Toulouse. et je voulais voir ceux qui s'occupaient de piloter Choury, je crois que ça s'appelait comme ça. Alors, on a tiré depuis le sol en 1993 un vaisseau spatial qui a mis 6 ans à arriver sur une sorte de patate gelée qui était dans l'espace, et de là, on se mettant en orbite autour de cet objet difforme, on a tiré un autre objet qui est allé se mettre sur la patate glacée pour faire des trous dans la glace et je ne sais pas quoi. Ça paraissait absolument incroyable. Et c'est les Français qui ont... Alors je sais, les décalcomanies étaient européennes, mais le savoir-faire et tout ça, c'était français. Et les deux ingénieurs qui travaillaient là-dessus, c'était un homme et une femme, ils étaient dans une pièce, ils ne s'intéressaient pas au matériel qu'il y avait là, avec leur ordinateur sur leurs genoux, et ils étaient en train de piloter la mission. Évidemment, moi, j'étais absolument bluffé, absolument subjugué par le savoir-faire que ces deux personnes d'apparence tout à fait ordinaire portaient en elles. Voilà. Voilà, il ne faut pas laisser perdre ça. C'est trop important pour la France. Et il ne faut pas passer tout de suite au couplet les jérémiades. On a les meilleurs d'Europe qui travaillent. On a la seule base qui fonctionne, Kekourou. On a Toulouse, bien sûr. Alors à Toulouse, bien sûr, si nous gagnons l'élection présidentielle, nous ficherons dehors l'OTAN qui s'y trouve, pour je ne sais quel projet confus entre les Américains, les Allemands et nous, dont il ne peut plus être question, car nous ne voulons pas, nous n'acceptons pas l'idée de la militarisation de l'espace, mais c'est un autre sujet. J'ai rien oublié, chef
Bon,
attends, il est marqué Sagesse CGT Thalès. Merci, merci, je ferai presque. Les syndicalistes sont meilleurs que moi sur comment faire, mais pour ce qui est de savoir comment on va le faire, c'est eux qui savent, mais dans quelle direction il faut qu'on aille. C'est super important. Pour la France, c'est vital. Vous savez, ce pays souvent méprise sa propre capacité. Regardez, on est le deuxième territoire du monde maritime, c'est comme si ça n'existait pas. dans le domaine du numérique. Peut-être que le premier ordinateur quantique sera français. Il y a un système d'intelligence artificielle, bon là c'est un peu plus compliqué, puisqu'on a stupidement laissé des néerlandais rentrer là-dedans sous prétexte qu'on n'avait pas d'argent, mais on n'est pas les derniers de la classe, c'est pas vrai, donc je pense qu'il faut donner de l'allant et tous ces gens que vous voyez, quand ils décident de faire leur carrière dans le service public, aujourd'hui ils pourraient très bien dire on s'en va faire autre chose, on va faire des sous ailleurs, ils ne le font pas. leurs personnes sont des biens très précieux de la nation. Bon, voilà. Monsieur Saint-Martin, monsieur Lachaud, vous les connaissez tous, lui s'occupe du spatial militaire, lui du spatial en général et du spatial civil, et Anaïs représente la coordination du mouvement insoumis, et madame Sophie Larochefoucauld nous escorte parce que c'est une Parisienne qu'aucune mobilisation d'intellectuels ne laisse indifférente.
si l'espace devenait la prochaine grande bataille de souveraineté ? Jean-Luc Mélenchon défend une vision très différente de celle qui consiste à considérer l'espace comme un nouveau marché. Pour lui, cette frontière doit rester un bien commun de l'humanité, et la puissance publique doit conserver le contrôle des grandes orientations. Son opposition aux accords avec certaines entreprises américaines s'inscrit donc dans une critique plus large, celle d'une dépendance technologique qui pourrait, selon lui, affaiblir progressivement la France. Mais son discours ne se limite pas aux États-Unis. Il veut diversifier les coopérations, notamment avec la Chine, l'Inde, la Russie et les agences spatiales africaines, en partant d'un principe simple. Dans la science, le progrès repose aussi sur le partage des connaissances. Et derrière cette vision, on retrouve une idée profondément liée à la tradition républicaine française. Le savoir stratégique ne doit pas être abandonné aux seuls intérêts privés. Comme le rappelait Jean Jaurès, le progrès scientifique n'a de sens politique que lorsqu'il contribue au progrès collectif. Pour Mélenchon, l'enjeu est donc beaucoup plus grand qu'une simple question de fusée. Il s'agit de savoir qui contrôlera les technologies de demain, les États, les citoyens et la puissance publique, ou les intérêts privés et les grandes puissances.
-Luc Mélenchon réclame depuis des années la fin de la Vème République et l'instauration d'une VIème République. Mais pourquoi veut-il changer les institutions françaises ? Pourquoi dénonce-t-il une monarchie présidentielle ? et que pourrait réellement changer une nouvelle République. Dans cet e-book, découvre l'histoire de la Ve République, ses forces, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre. L'information
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