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Sylvain Chazot nous a rejoint et c'est l'heure désormais de l'addition. Merci Sylvain d'être avec nous ce matin, mais je t'observe un petit peu comme ça, tu m'as l'air bien fatigué.
Oui, je suis fatigué. Alors rien de grave, mais c'est ma faute. J'ai essayé de comprendre comment fonctionnait le PS et comment ils articulaient leur PPR. Ça m'a flingué. Mes semaines de vacances, ça s'est oublié. Je suis épuisé. Parce que cette semaine, ça a été le bordel de A à Z au niveau des règles. Notamment sur ce fameux tarif de 15 euros qu'il faut débourser pour participer à la primaire. Ah oui, avant... Je pense que c'était calé. Et puis Olivier Faure, en début de semaine, il est revenu en interview sur cette idée. Et il a dit que non. Lui, il était favorable à un tarif à 2 euros. il a dit que... potentiellement, on pourrait revenir à un tarif à 2 euros. Il est soutenu dans cette démarche par François Ruffin, qui lui aussi voudrait un tarif à 2 euros. Et en face, on a Raphaël Bussmann qui dit « Non, non, en fait, les règles, elles sont posées et on ne va pas les changer. » On a d'ailleurs un de ses proches qui nous a appelé, parce que nous, chez Paul, on s'interrogeait sur c'est quoi ce principe, parce que les militants ont voté cet été pour poser les règles. Une fois que les règles sont posées, c'est compliqué de revenir dessus. Et donc un proche de Glucksmann nous a appelé, je le cite, il nous a dit « quand on est candidat, on ne peut pas jouer avec les règles d'un jeu et les remettre en cause après les avoir acceptées ». Ça, ça semble logique, mais sauf pour les socialistes. Mais alors, il faut là faire Solferino LV1 pour comprendre vraiment le langage socialiste. Jonathan, il est spécialiste de ça. Et donc, en fait, et je pense que tu vas approuver, ils font de la politique en faisant ça, il va falloir faire de la politique tout le temps. Et ils veulent mettre en avant l'hypocrisie de Glucksmann avec ce sujet, parce que Glucksmann répète depuis des mois. Il veut de la primaire la plus ouverte possible pour faire ce qui a fait mener Hollande au pouvoir, par exemple, une grande primaire populaire. Mais en même temps, il veut un tarif à 15 euros parce que sa grande peur à Glucksmann, c'est de voir les Insoumis venir voter en masse contre lui et pourquoi pas pour Ford ou pour Ségolène Royal. La grosse tendance en ce moment qu'il dégage, c'est la peur de voir Ségolène Royal monter dans les sondages et prendre la place de Glucksmann. Donc voilà, il faut vraiment faire Solferino LB1 pour comprendre tout ce battage socialiste.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Mais c'est vrai que 15 euros, on a connu peut-être un peu plus inclusif.
Moi, j'ai fait un billet pour dire que c'était un suffrage censitaire qui montrait une peur du peuple et a fortiori du peuple de gauche. Oui, ça fait quand même rabougrie. En gros, on veut que ce soit le plus large possible, comme le rappelait Sylvain. Et puis, si quand même il y avait le moins de monde possible, ce serait pas mal pour verrouiller le scrutin. Et puis pareil, je ne sais pas si tu vas en parler, mais dans le périmètre des gens qui ont le droit d'être candidats, on avait l'impression que c'était à peu près fixé. Ça s'appelait la primaire sociale démocrate, virgule organisée par le PS et place publique. Là, on a tout d'un coup quelqu'un comme Emmanuel Morel, qui n'est pas membre du Parti Socialiste, qui a été membre du Parti Socialiste, mais qui est aujourd'hui gauche sociale et républicaine, qui est à côté, qui a été accepté pour participer à la primaire. Mais de l'autre côté, quand François Ruffin, qui n'est pas membre de LFI et qui a sa petite boutique lui aussi, qui s'appelle Debout, cherche à participer à cette primaire, on lui dit « Non, tu comprends bien, tu ne fais pas partie du PS et de place publique ». C'est ce que répondent les gens de chez Glucksmann. Et donc, des archives de Glucksmann ressortent, disant « Moi, si j'étais président, je pense que François... » enfin ce serait un bon premier ministre on est quand même dans un truc d'un jeu un jeu d'hypocrite ce qui est sûr c'est qu'il ya aucun élan à imaginer ou à chercher si c'est une primaire qui rassemble trente mille personnes pour être un simple vote de confirmation on savait que la gauche n'était pas absolument dans une bonne posture mais j'ai l'impression qu'ils sont même capable de se compliquer la tâche
et c'est bien possible qu'on en parle un peu plus longuement la semaine prochaine car il me semble que mercredi soir prochain devrait y avoir le débat de la primaire du Parti socialiste et de place publique. Donc on aura évidemment l'occasion de revenir là-dessus. Et la clôture des candidatures. D'accord. Et on aura donc l'occasion évidemment de revenir là-dessus dans notre prochain numéro de chez Paul Lémission. Pour se détendre un petit peu, je crois savoir, Sylvain, que tu nous as préparé un petit jeu.
Oui, un petit jeu tout simple pour toi et pour Jonathan. Je vais vous donner des noms et vous me dites juste s'ils sont candidats à la présidentielle. J'adore. On commence facile. Emmanuel Macron.
Non, il n'a pas le droit. Il aimerait, je pense.
Il aimerait, mais il n'a pas le droit. Bon, celle-là, elle était facile. Un tout petit peu plus dure. Natacha Polony. Ah
oui. Officiellement candidate ? Non, en tout cas, elle veut faire un
élan autour
d'elle.
Elle ne se l'interdit pas, mais elle n'est pas officiellement candidate.
J'adore ses formules. Elle ne se l'interdit
pas.
C
'est que nous, on aurait tendance à lui interdire, mais ça ne plaidera pas.
Et un peu plus dure, là, vraiment, Xavier Bertrand.
Même lui, je ne sais pas. Même je ne sais pas, il dit dans la même phrase oui et non.
C'est exactement ça. Il est
candidat, mais il ne peut pas le dire maintenant.
C'est exactement ça. Il n'est pas candidat. Si la situation l'exige, peut-être. C'est compliqué. Mais officiellement, il n'est pas candidat. Mais il a dit qu'il le serait.
Mais il ne peut pas le dire.
Le canard enchaîné cette semaine, ils ont compté depuis 15 ans. Xavier Bertrand a annoncé 12 fois qu'il serait candidat à la présidentielle en 15 ans. C'est exceptionnel. C'est un record du monde. Combien de candidatures effectives ? Pour zéro, effectivement. Parce qu'il n'a jamais été officiellement candidat. On n'a jamais pu mettre un bulletin Xavier Bertrand. Même s'il avait été candidat, personnellement, je n'aurais pas eu envie de mettre un bulletin Xavier Bertrand. Mais en tout cas, il n'a jamais été candidat à la présidentielle. Il y a réfléchi beaucoup. Oui. Peut-être un peu trop. Mais en fait, tout ça, ça soulève une question de fond, parce qu'il n'y a pas que Xavier Bertrand, il y a aussi Bernard Cazeneuve. Si vous avez écouté France Info, c'est aussi pour ça que je suis fatigué, j'ai aussi écouté en partie Bernard Cazeneuve, qui a passé une demi-heure ce matin sur France Info, expliqué qu'il pense à être candidat, mais il n'est pas candidat, mais peut-être qu'il pourrait être candidat, mais en tout cas, il ne l'est pas. Et tout ça, c'est un mouvement de fond depuis des années sur des gens qui disent qu'ils peuvent être candidats mais ne le sont pas, qui attendent le moment opportun pour faire leur annonce. Mais par exemple, Bernard Cazeneuve, j'ai noté, au printemps, il a créé son assaut de financement qui est obligatoire si on veut être candidat à la présidentielle. En juillet, il a envoyé une lettre aux Français dans laquelle il dit... qu'il prépare sa candidature. Et mardi, TF1 a révélé qu'il avait envoyé une lettre au maire pour avoir leur parrainage. Mais il n'est pas candidat. Et tout ça, pour revenir sur ce que je disais au début, c'est que ça participe à un mouvement de fonds où on est dans un système aujourd'hui où si on ne dit pas qu'on est candidat à la présidentielle, en fait, les médias ne vous l'invitent plus pendant quelques semaines, quelques mois. Par exemple, il y a quelqu'un qu'on ne voit plus depuis quelques mois, c'est Manuel Valls. Et pourquoi ? Non pas qu'il ait rien à dire. Je pense que Manuel Valls a toujours fait quelque chose. Non, je déconne. Mais en tout cas, on ne le voit plus. Et pourquoi ? Parce qu'il a dit qu'il ne serait pas candidat. C'est Manuel Valls qui me vient en tête. En fait, c'est peut-être le problème de notre système, c'est que la présentielle... est tellement centrale dans le monde politique qu'en fait, si on dit qu'on n'est pas candidat, plus personne ne s'intéresse à nous.
'est une façon peut-être aussi d'être testé dans les sondages, potentiellement, de dire qu'on veut être candidat. C'est une façon d
'exister, c'est horrible. Il vaut mieux être présidentiable, potentiel, que candidat vraiment, mais dans les choux. Ça donne une visibilité, puis il y a cette espèce d'attrait de la nouveauté, du feuilleton, souvent quand même quand on est candidat sans que ce soit évident pour tous les autres, ça veut dire que c'est un peu le bordel dans son camp, donc on est une source de bordel en plus, donc forcément ça crée de l'intérêt pour des médias qui veulent raconter la politique de cette façon. Là, honnêtement, si ce n'était pas un truc un tout petit peu important, ça pourrait être drôle. C'est juste consternant au bout d'un moment. C'est-à-dire que dans certains camps, il y ait des ambitions qui puissent être plurielles, qu'il y ait des processus de désignation qui permettent d'y voir clair. C'est assez sain, mais là, on a l'impression qu'en plus, comme chacun est éclaté avec son micro-partie, sa micro-boutique, son officine, c'est ridicule. Il y a des gens peut-être qui représentent des idées, mais là, on a l'impression que sur les mêmes créneaux d'idées, les gens, sans accepter de cadre en plus pour les départager, essayent de continuer à exister. Donc moi, je trouve vraiment un truc qui dégoûte la majorité des gens.
cela est en effet assez épuisant, mais heureusement, messieurs, c'est bientôt le week-end.
'est bien sûr, Mickey. Alors, je ne sais pas ce que vous avez prévu, vous, d'autre côté. Moi, ça sera la fête de l'UMA.
Moi aussi, je
le concède. J'adore les festivals, parce que ça me donne un coup de vieux à chaque fois que je regarde les programmations, parce que plus des années passent. Moi, je connais les personnes qui vont jouer sur scène. Alors, la fête de l'UMA, ça m'a un peu rassuré. Cette année, il y a Oxmo Puccino, Les Vents Passent, Superbus, Soprano. Bon, alors, les jeunes, il y a peut-être Oxmo Puccino, Les Vents Passent, Superbus, ça ne leur dira rien. Moi, quand j'ai vu les noms, ça m'a rassuré. Je fais, OK, je connais au moins ceux-là. Bon, et puis politiquement, ça aura quand même du sens. À chez Paul, aujourd'hui, on est revenu sur la fête de l'UMA 2016, qui était assez intéressante, parce que c'était une fête de l'UMA où il y avait, qui ressemble un peu, l'ambiance ressemble un peu à celle d'aujourd'hui. Par exemple, il y avait, comment dire, le parti de gauche qui était, Jean-Luc Mélenchon avait déjà annoncé qu'il serait candidat à la présidentielle sous l'eau, à l'époque c'était avec le parti de gauche, et le PCF qui organise la fête de l'UMA. hésitaient. Ils avaient dit qu'il n'y aurait pas de candidats de leur côté, mais ils étaient partagés entre Marie-Georges Buffet et qui, à elle, voulait soutenir Jean-Luc Mélenchon. Et puis, il y avait Pierre Laurent, qui était à l'époque le boss du PCF, qui lui hésitait. Ils comptaient beaucoup sur la fête de l'UMA à l'époque pour un peu trancher la question. Spoiler alerte, ce n'est pas son camp qui a gagné ses suites de Marie-Georges Buffet, puisque le PCF s'est rangé derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon. C'est là aussi où on voit. De l'eau a coulé sous les peaux. Mais bon, moi j'aime bien aussi la fête du Luma pour la musique. Personnellement, mon soutenir préféré de la fête du Luma, c'est John Bayes en 2011, sous la pluie. Je me croyais à Woodstock. J'en ai parlé tout à l'heure à Jonathan, il s'est moqué de moi, il m'a dit que j'avais 70 ans. Mais oui, j'assume musicalement, j'ai totalement 70 ans.
Mais la preuve que moi, j'ai plus peut-être 70 ans que toi, c'est que moi, mon souvenir remonte à 1994, donc peut-être que tu vas me dire « j'étais pas né ». Mais bon, en tout cas, 1994 avec Ayam, Ayam à la fête de Luma, qui était un concert assez impressionnant. Et pour revenir sur le côté politique de la fête de Luma qu'évoquait Jean-Luc Mélenchon, 2022, Jean-Luc Mélenchon fait son retour après six ans, 2016, 2022. Il arrête d'y aller parce que la relation avec les communistes ne fait que…
Il y a eu des incidents aussi. Le stand du parti de gauche avait été vandalisé deux fois. On avait retrouvé des excréments. C'était très
tendu entre les deux. Donc 2022, c'est un peu le retour de l'union de la gauche, tendance nupe. Donc voilà, Jean-Luc Mélenchon est de retour. 2022, autre année un peu singulière, six ministres du gouvernement Macron. à l'époque, sont invités à la fête de l'UMA. La fête de l'UMA, c'est autant la scène d'expression pour le premier secrétaire du Совéternational des communistes et de façon irrégulière, Jean-Luc Mélenchon, mais c'est aussi un lieu de confrontation parfois assez inédit. On a vu Edouard Philippe être invité à la fête de l'UMA, mais là, il y avait Gabriel Attal, Roland Lescure, Marlène Schiappa. Donc voilà, ça reste quand même un lieu qui arrive, peut-être plus que les autres et depuis plus longtemps que les autres, à faire cohabiter la fête, le rassemblement et en même temps le débat politique.
La fête de l'Huma, ce qui m'a marqué aussi, je me rappelle à ma première fête de l'Huma, c'est un grand discours, c'est là en fait où j'ai compris et vu la fascination impressionnante surtout de... une partie de la jeunesse en tout cas pour Jean-Luc Mélenchon, où on a un discours sous un chapiteau et où la place est beaucoup trop petite pour le nombre de personnes qui veulent venir écouter Jean-Luc Mélenchon, où du coup on est relayé très très loin, où on sent absolument rien et on ne voit absolument rien. Et vous applaudissez quand même. Mais voilà, il y a quand même des supporters mélenchonistes présents et qui restent pour faire nombre aussi et soutenir Jean-Luc Mélenchon. Après on peut regretter
que la fête de Luma soit plus à la cour d'oeuvre, c'était quand même le lieu historique, là aujourd'hui il faut faire un passage de route. C'est un peu loin.
On suivra d'ailleurs tout ça sur le site de Libération, car Libé sera à la fête de l'Huma, donc on pourra suivre tout cela en direct sur le site de Libération ce week-end. Ça fait partie des grosses actus et des gros événements politiques qui sont à suivre dans les jours à venir. Est-ce qu'il y en a d'autres, d'ailleurs ? Oui, il y en a d'autres.
On
l'a
évoqué avec Charlotte, mais donc la rentrée physique de Marine Le Pen et Jordan Barbella, main dans la main, tout sourire à la brasserie d'Enin Beaumont. Rentrée parlementaire, loin des caméras et des journalistes, on l'a dit, au touquet pour le RN. C'est aussi la rentrée politique d'Éric Zemmour. Je l'évoquais avec une Sarah Knafo qui a de plus en plus d'ambition. Ce sera peut-être moins scruté, mais Bruno Retailleau sera au campus des jeunes LR. Il fait partie de sa rentrée politique. Au marge de la politique, à partir du 15, c'est aussi, il faut s'en souvenir, le procès de Rachid Alati. Rachel Ledati qui a l'ambition de redevenir magistrate, mais qui a quand même quelques casseroles judiciaires qui, en fin de compte, finissent quand même par l'amener devant les tribunaux. Donc corruption, trafic d'influence, c'est tout le dossier avec Carlos Ghosn et Renault. Et je le disais tout à l'heure, mais voilà le 15, en tout cas à gauche, c'est un moment un peu important pour la primaire social-démocrate, puisque c'est à ce moment-là qu'on saura, à la fin du feuilleton, sur est-ce que François Ruffin a réussi à choper un strapentin ou reste sur le quai. Et bien tout cela sera à suivre sur
le site de Libération. Alors abonnez-vous si ce n'est pas encore fait. Merci beaucoup messieurs d'avoir été avec nous ce matin. Abonnez-vous aussi à notre chaîne YouTube pour ne pas manquer ce numéro-là et tous les prochains qui arrivent également. Notre prochain numéro d'ailleurs c'est jeudi prochain à la même heure, 10h30, en direct sur YouTube et sur Twitch pour le troisième numéro de chez Paul Lémission. Merci beaucoup à tout le monde d'avoir été avec nous et à la semaine prochaine.