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Messieurs, on s'intéresse à cet accord parce qu'il y a eu des remous après sa signature. Déjà, ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'à la signature de cela, il y a un engagement symbolique entre le Rassemblement national, représenté par Jordan Bardella, et le parti britannique de Nigel Farage, qui est le renvoi sur notre territoire, donc en France, de migrants qui seraient interpellés dans les eaux britanniques si ces deux partis arrivent un jour en même temps au pouvoir. Serge Simino, Jordan Bardella, qu'est-ce qu'il cherchait en faisant ça ?
Clairement, à se positionner en tant qu'alter ego de celui qui pourrait éventuellement arriver au pouvoir dans trois ans, s'il gagnait les élections, Nigel Farage, même si, malgré tout, il y a une petite erreur de niveau, parce qu'on sait quel est le rôle du Premier ministre en Angleterre, ce n'est pas le même que le Premier ministre en France, donc c'est plutôt Marine Le Pen qui devrait discuter avec Nigel Farage, ça c'est pour le petit décor et la parenthèse. Après, il a fait rimer Farage avec Carnage dans ce déplacement, Jordan Bardella, parce que… Déjà, à quel titre il s'engage ? Est-ce qu'il engage Marine Le Pen ? Et puis il y a quand même un débat sur l'immigration qui a fait sursauter beaucoup de gens en disant... Donc, le programme, une partie du programme de M. Bardella ou de Mme Le Pen, je ne sais pas lequel des deux a parlé, serait donc d'intercepter, l'avantage du décor, c'est qu'on peut lire en gros ce qu'il y a écrit sur le mémorandum, à stopper l'invasion du Royaume-Uni par les petites embarcations, etc. Donc, on les récupère, selon Jordan Bardella, et ensuite, il les expule, si j'ai bien compris. Donc, c'est aussi tout ça qui a fait un petit peu de tapage. Et puis, un autre point, c'est quand même qu'il s'est adressé à la même tribune, au chantre du Brexit. Donc, est-ce que ça veut dire... que le Rassemblement national recolle à ces positions qui avaient été écartées jusque-là. Donc c'est un petit peu tout ce mélange qui s'est fait à Birmingham. Mais c'est vrai que le point principal, vous l'avez rappelé, c'est ce petit article du mémorandum qu'on voit en décor sur le fait de raccompagner les gens en France et ensuite de les expulser. On dit qu'ils veulent faire des économies sur l'immigration. Je pense que ça, ça coûterait très cher à la France.
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Florian Tardif, est-ce que vous considérez qu'il a fait un bad buzz, Jordan Bardella, ou que finalement il a quand même réussi son coup ? In fine, toute la classe politique ou presque s'est positionnée sur la question de l'immigration. Ça a remis cette question-là au centre des discussions ce week-end
Oui, ça a remis certes le sujet au cœur du débat politique. Néanmoins, au-delà du terme que je ne reprendrai pas forcément de bad buzz, en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il échoue aujourd'hui à... mettre en place l'une des grandes difficultés qu'on peut dire au sein du Rassemblement national. C'est-à-dire qu'il y a eu la dédiabolisation du parti, ça a plutôt réussi. Il y a eu ensuite la normalisation du parti, on pourra peut-être y revenir. Et aujourd'hui, la grande difficulté du Rassemblement national, c'est la crédibilisation du parti. Or, ce qui s'est passé ces derniers jours, on peut clairement dire qu'il a fait preuve. d'un grand amateurisme. Pourquoi ? Tout simplement, et ça a été très bien rappelé sur ce plateau, il ne sait pas ce qui signe. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, lorsqu'une embarcation est dans les eaux territoriales britanniques, c'est aux Britanniques de prendre en charge bien évidemment les individus, potentiellement de leur porter secours, de leur procurer des soins, etc. Mais ce n'est pas prévu dans le cadre des accords internationaux, également dans le cadre des accords qu'on a pu signer d'ailleurs avec nos partenaires britanniques. Donc c'est la grande difficulté pour un parti qui aujourd'hui, si on grossit un tout petit peu, est présenté comme le parti qui pourrait l'emporter lors des prochaines élections présidentielles en France. C'est-à-dire que c'est un parti qui s'apprête potentiellement à gouverner. Or là, il montre bien qu'il n'est pas prêt. pour gouverner, pour négocier des accords avec des partenaires, que ce soit la Grande-Bretagne ou d'autres partenaires européens ?
Il ne fait pas le poids, c'est l'image qu'il a donnée en signant cet accord symbolique. Jean-Yves Camus, est-ce que là, Jordan Bardella a mis à mal tout un travail de dédiabolisation, de normalisation dont parlait Florian Tardif à l'instant, qu'avait fait le RN ces dernières années ? Est-ce que tout ça est par terre à cause de cette signature symbolique
Non, tout ça n'est pas par terre, mais c'est vrai que tout cela repose sur des explications qui sont quand même assez contestables. Quand on interroge dirigeants du Rassemblement national après l'épisode de Birmingham sur le fait que nous récupérerions donc les migrants... qui avait voulu rejoindre les côtes britanniques, la réponse est de dire mais de toute manière, ça ne se produira pas parce que si nous mettons en œuvre notre politique dès notre accession au pouvoir, ce qui revient à commencer par dire on a déjà gagné, à ce moment-là, il n'y aura plus de problème d'immigration partout. C'est un petit peu la pensée magique. Moi, je fais partie des gens qui pensent que la maîtrise est plus migratoire. ne peut être réalisée que si jamais elle s'étend au-delà du couple franco-britannique. Parce que ces gens qui arrivent en France pour s'embarquer sur des rafios et rejoindre la Grande-Bretagne, d'abord ils le font parce que la Grande-Bretagne a des règles du marché du travail extrêmement flexibles et qu'ils espèrent pouvoir y trouver leur place. Peut-être un peu trop flexibles d'ailleurs ces règles. La seconde chose, c'est qu'ils viennent bien quelque part. C'est-à-dire qu'avant d'être en France, ils viennent d'ailleurs. quelques pays qui viennent, que ce soit des gens qui ont fui le Moyen-Orient, le Maghreb, l'Afrique subsaharienne, ils transitent bien par un certain nombre de pays. Donc si on n'arrête pas ce flux en amont, il est illusoire de penser, si j'ose dire, qu'avec nos petits bras additionnés à ceux des britanniques, nous réussirons à donner un coup à ce qui est par ailleurs. Aussi intrinsique d'être humain quand même dans beaucoup de cas. Donc moi, ça me laisse un peu pantois, si vous voulez, qu'on puisse expliquer. Bon, mais finalement, d'une part, on signe, donc on signe a priori quelque chose en quoi on croit. Sinon, ça n'est pas la peine. Et puis d'autre part, de toute façon, tout ça n'a aucune importance parce qu'on a une sorte de baguette magique qui résout la question de l'immigration au plan global des 27. Ça, c'est pas possible.
On parlait d'immigration, mais il y a un autre point sur lequel il a un peu raté son week-end, c'est que Nigel Farage est aussi... embourbé dans certaines affaires de dons supposés illégaux pour sa campagne puisqu'il a été réélu député. Ça fait un peu écho à ce que vit Marine Le Pen et le Front national et maintenant Rassemblement national avec l'affaire des assistants parlementaires européens. C'est pour ça que je disais tout à l'heure sous forme de boutade qu'il a fait rimer Farage avec Carnage parce qu'on a l'impression qu'au-delà de se donner une stature, au-delà de celle d'un éventuel futur Premier ministre, il a quand même fait un maximum de faux pas qui mettent. sont partis au-delà de la question de l'immigration que vous avez bien résumée. Au-delà de cette question-là, on sent bien que cette fracture, alors qu'on dit inexistante au sein du RN, est de plus en plus béante, a priori, non pas sur des faits de coulisses, mais sur des réalités politiques et d'options politiques. Je
ne crois pas qu'on ait entendu Marine Le Pen sur cette question depuis la signature de cet accord-là. Est-ce que ça veut dire qu'il y a un malaise, justement, Florian Tardif
ne sais pas s'il y a un vraisemblablement, compte tenu, on n'a pas entendu, certes, Marine Le Pen, mais ils ont été assez gênés tout au long du week-end pour tenter d'expliquer, et ça a été dit à l'instant, pourquoi Jordan Bardella avait signé ce mémorandone qui n'engage que lui et Nigel Farage. Pour l'instant, précisons-le tout de même, et qui n'engage pas du tout le pays. Non, mais ce qui est étonnant, c'est que... L'histoire du Front national puis du Rassemblement national regorge de victoires promises aujourd'hui qui se terminent en défaite. On peut citer ce qui s'est passé en 2015, les régionales ou le Rassemblement national. Front National à l'époque, avait été arrivé en tête dans six régions sur 13. On pensait quasiment que Marine Le Pen allait devenir présidente de deux régions. Et finalement, le Front National n'avait pas réussi à gagner une seule région au terme de ses sélections régionales. On pensait à ce moment-là qu'au sein du Rassemblement National, justement, il y avait eu une prise de conscience, comme quoi il fallait s'écarter un tout petit peu des grands thèmes dits du Front National et du Rassemblement National, c'est-à-dire l'immigration notamment, mais pas que, et aller sur d'autres termes, comme par exemple le pouvoir d'achat. C'est ce qu'avait très bien réussi à faire Marine Le Pen, par exemple, en 2022, ce qui lui avait permis de faire un... Bon score, très bon score même lors de l'élection présidentielle de 2022. Donc c'est assez étonnant de leur part de revenir à ces vieilles recettes, vieilles recettes qui n'ont pas marché. D'autant plus que, et on pourrait citer juste cet exemple et je termine là, de Giordia Meloni qui porte peu
ou prou en
Italie le même discours que le discours porté aujourd'hui par Jordan Bardella sur ces questions sécuritaires. Pas du tout sur les questions économiques où elle avait quasiment à son arrivée à la tête du Conseil des ministres italiens poursuivi peu ou prou la même politique économique que son prédécesseur. Elle n'avait pas du tout la même position qui est tenue aujourd'hui. On peut se poser des questions concernant ce qui se passe au sein du Rassemblement national et leur position. Sont-ils avec l'Ukraine ou avec la Russie ? C'est ça qui est étonnant. d'essayer de voir ce Rassemblement national qui ne semble ne pas avoir pris en compte ses erreurs passées et qui les répète aujourd'hui, force est de constater avec cet exemple-là.
Mais ne pas prendre en compte, Jean-Yves Camus, les erreurs du passé, pour vous c'est un problème au niveau du parti, où là il y a une compétition de personnes, Jordan Bardella, Marine Le Pen sur fond de présidentielle. Comment est-ce qu'on peut expliquer ce qu'on a vu là avec Jordan Bardella ?
y a d'abord une séquence internationale de Jordan Mardella. C'est lui et non pas Marine Le Pen qui va à Birmingham. Et il enchaîne sur ce forum à la ville d'Est, sur le lac de Combes. Forum sur lequel d'ailleurs il n'a pas été dit grand-chose qu'entre au fond. Et c'est intéressant parce que c'est un forum qui réunit... et ça semble être un public que Jordan Bardella aime beaucoup, des hommes d'affaires, des gens du monde corporate, des représentants du patronat, et des hommes et femmes politiques d'ailleurs de tous les partis, absolument tous, y compris de gauche, du spectre politique italien. Est-ce que Marine Le Pen aurait intérêt à faire ce tour d'Europe ? Je n'en suis pas sûr. Sans doute, c'est ce qu'elle préfère se concentrer sur les questions proprement françaises, qui sont quand même celles, je le répète, qui déterminent le choix des électeurs dans les urnes. Veut-elle laisser Jordan Mardela continuer à accumuler les faux pas ? C'est une possibilité aussi. Le plus intéressant dans tout ça, me semble-t-il, c'est que… Il ne faut pas quand même penser que ce qui est présenté comme des erreurs tactiques disqualifie forcément Marine Le Pen, qui est donnée actuellement aux alentours de 34% dans les sondages. C'est-à-dire qu'effectivement, dans le passé, il y a eu des campagnes qui étaient données gagnantes et qui se sont terminées en cas pilotades. Là, c'est différent. Peut-être que nous accordons une importance disproportionnée à ces questions, notamment internationales, et que les électeurs finalement s'en fichent, de sorte que Marine Le Pen peut rester jusqu'au bout. Certaines d'arriver au second tour, ça me paraît acquis. Et peut-être que sa victoire n'est pas totalement exclue. Ça ne va peut-être pas la disqualifier totalement. Maintenant, il ne faut pas non plus que se succède, y compris au plan de la politique intérieure, les erreurs de ce type.
qui est certain, si vous nous rejoignez sur France Info, c'est que ce qui s'est passé au Royaume-Uni, cette séquence qu'on vous montrait avec Jordan Bardella et Nigel Farage, a été très critiquée par de nombreux candidats à la présidentielle. qu'ils en ont profité aussi pour refaire passer leurs idées sur la question de l'immigration. Je voudrais par exemple qu'on regarde l'une des réactions de Gabriel Attal, qui écrivait, sous les applaudissements de ses militants, Nigel Farage fait signer à Jordan Bardella un mémorandum qui prévoit de renvoyer en France tous les migrants interceptés dans la Manche, ça c'est ce qu'on vous expliquait. Soit Jordan Bardella ne comprend pas l'anglais, soit il est d'une faiblesse indigne lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts de la France, et je crois qu'il comprend l'anglais. Et ces dernières heures, Gabriel Attal, d'ajouter qu'on ne maîtrise pas suffisamment notre immigration, qu'elle soit illégale ou légale, et lui défend une immigration de travail. Est-ce que ça, Serge de Simino, cette question de l'immigration et par exemple la proposition sur l'immigration de travail de Gabriel Attal, c'est quelque chose qui peut être un gros thème ? de cette campagne présidentielle ? Est-ce que l'immigration qui a été remise là, sur le devant de la scène, par Jordan Bardella, peut continuer à faire parler les candidats à la présidentielle ?
Il y a eu plusieurs épisodes. Je rappelle que celui qu'il a remis dans la campagne, c'est Edouard Philippe, dans son déplacement à Mayotte. Certes, à un endroit où la question migratoire est prégnante, mais aussi qui est un terrain d'élection, voire d'affinité élective, pour Marine Le Pen, qui au premier tour... La presse présidentielle était en tête en 2022, certes avec une forte abstention, mais malgré tout en tête au premier et au second tour. Donc cette question-là, où il proposait de suspendre, je ne vais pas tout lire, mais suspendre le droit d'asile, par exemple, c'est lui qui l'a remis sur le terrain. Piau, effectivement, la séquence Rassemblement national, avec la remise au goût du jour de la proposition d'interdire le voile islamique dans l'espace public, qui là aussi, alors vous avez raison, ça ne va pas disqualifier Marine Le Pen, mais... À force d'ajouter un certain nombre de désaccords avec Jordan Bardella, qui était opposé à cette proposition qui est plutôt pour un référendum sur l'immigration, on voit bien qu'il y a des lignes qui se précisent. Mais moi je pense que c'est des paroles à usage interne, c'est-à-dire pour dire Marine Le Pen, le clan Le Pen a repris le pouvoir que le patron c'est la patronne, c'est pas le président du parti, mais bien la candidate à la présidentielle. Et de fait... En réaction à ce qui a été dit à Birmingham, chacun y va de son couplet. Jean-Luc Mélenchon a fait pareil à Lille en parlant d'un fasciste. Donc chacun effectivement commente à sa façon. Après, chacun jugera des bonnes ou mauvaises réactions. Mais en tout cas, c'est plus l'opposition à Jordan Bardella pour l'affaiblir face à Marine Le Pen que le thème même de l'immigration. Mais clairement, pour Marine Le Pen, en revenant sur des fondamentaux... comme l'interdiction du voile islamique dans l'espace public, clairement c'est pour dire, c'est bien mon programme qui sera présenté aux Français, et on l'a vu sur les retraites de la même manière. Donc je pense qu'on est dans un moment, effectivement, où Marine Le Pen reprend la main avec son cercle familial également, plus que le sujet en tant que tel de l'immigration. Mais clairement, ça a commencé fin août avec Edouard Philippe, et on est à peine début septembre, donc pour l'instant c'est un thème. Un peu en deçà quand même du pouvoir d'achat et des problèmes économiques du pays, qui en tout cas effleure un petit peu l'actualité quotidienne.
Est-ce qu'il n'y a pas d'intérêt pour certains, et je pense notamment à Bruno Retailleau, sur cette thématique-là, à essayer d'aller grappiller, en critique en Jordan Bardella notamment, des voix du côté du Rassemblement national ? Vous parliez tout à l'heure d'amateurisme, pour qualifier ce qui s'est passé avec Jordan Bardella. C'est ce qu'a utilisé comme terme Bruno Retailleau, qui a dit, je l'ai interprété comme le signe parfait d'un amateurisme, l'objectif serait de transformer la France. en un vaste centre de retour pour tous les immigrés illégaux qui tenteraient de traverser la Manche. Et il appelle les électeurs à se tourner vers lui, justement. Je vous vois faire nom de la tête, Jean-Yves Camus.
Je crois que c'est une tactique perdante. C'est à la fois pour Gabriel Attal, d'ailleurs, et pour Bruno Retailleau. Vu de l'électeur moyen... Vous savez, la question de l'immigration de quotas, de l'immigration de travail, bien avant Edouard Philippe, ça a été un thème qui a été agité par la droite à l'époque du mandat de Nicolas Sarkozy. Et puis rien n'est venu. Et finalement, tous ceux, à la fois au sein des Républicains et au sein du Bloc central, qui s'expriment aujourd'hui en disant « mais oui, il va falloir quand même restreindre l'immigration ou changer le modus operandi », Pour les électeurs traditionnels du RN, en tout cas, ils sont totalement disqualifiés. Parce que ce que les électeurs du RN répondent, c'est « Mais que ne l'avez-vous fait plus tôt ? Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, en période électorale, vous nous dites que vous allez changer une fois élus ? » des règles que vous n'avez jamais changées depuis un temps, si vous voulez. Donc, à un moment donné, je crois véritablement que le RN a durablement cristallisé cette partie de l'électorat pour qui la question migratoire, que ce soit l'immigration économique ou le droit d'asile, est véritablement au cœur de leur choix politique. Après, pour les voix qui restent à grappiller... notamment à droite, pour que le RN empoche la victoire, c'est autre chose, parce qu'il faudra aussi que le RN soit cohérent en économie, qu'il ait un programme financé, qu'il devienne un peu plus crédible. Mais en tout cas, pour ceux pour qui l'immigration est un peu l'alpha et l'oméga de leur vote, je pense que c'est avantage au RN, sans beaucoup d'espoir pour la droite dite classique, de les décrocher.