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Et Guillaume Tabard pour l'éditorial avec le Figaro. Guillaume, bonjour.
Bonjour David.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Jordan Bardella a assuré hier qu'il y avait entre lui et Marine Le Pen une entente politique et personnelle indéfectible. Faut-il le croire ou cherche-t-il à masquer une vraie crise entre eux ?
Ce qui est sûr, c'est qu'il y a quelques mois encore, cette entente indéfectible relevait de l'évidence. Mais depuis le 7 juillet, rien n'est plus tout à fait comme avant. On s'en souvient, Jordan Bardella ? accuser visiblement le coup lors de leur déplacement, juste après que la justice a permis à Marine Le Pen de se présenter. Il y a eu ensuite leurs différentes approches sur les retraites, puis sur le voile. Il y a eu le renvoi du conseiller économique François Durvy, coupable aux yeux de la candidate de l'avoir... un peu trop rapidement enterrés au profit de celui qui était le plan B. Les articles fleurissent, alimentés par les entourages respectifs, faisant état de fortes tensions entre eux. Et puis bien sûr, il y a eu ce week-end, vendredi, cette étonnante rencontre avec Nigel Farage, semblant faire retomber le Rassemblement National dans ses penchants anti-européens, ce que Marine Le Pen voulait justement éviter. Alors d'où cette mise au point de Bardella hier ? Vous savez, le problème des mises au point, c'est que si elles ne viennent pas, on dit que le silence passe pour la confirmation d'une crise. Mais si elles sont faites, on dit... Voyez, s'ils ont besoin de jurer que tout va bien, c'est la preuve que cela ne va pas de soi. Alors si ces divergences sont réelles, peuvent-elles affaiblir la candidature de Mme Le Pen ? C'est ce qu'espèrent tous ces adversaires, qui savent souvent d'expérience, les dégâts que peut produire le poison de la division. Et ils misent aussi sur le fait que les flottements sur des sujets comme les retraites ou le voile donnent un sentiment d'amateurisme pour un parti qui doit encore convaincre de sa capacité à gouverner. Amateurisme, c'est justement... le mot qu'a employé hier Bruno Retailleau sur BFM pour l'opposer au sérieux que lui aimerait incarner. Alors l'argument peut-il porter ? Ce qui est quand même frappant, c'est que quand on regarde les sondages publiés hier dans le Parisien ou dans le JDD, c'est que en dépit de ces turbulences incontestables depuis la rentrée, le socle de Marine Le Pen semble plus granitique. que jamais. 34-35% selon Opinion Way et BVA. Et plus frappant encore, non seulement le RN a repassé à LFI le mistigri du parti qui inquiète le plus, mais encore à BVA, Marine Le Pen est désormais de tous les candidats celle qui rassure le plus. Plus encore qu'Edouard Philippe qui n'arrive qu'en deuxième position. Et voyez, ça aussi c'est une leçon des campagnes électorales. Les signes de division. affaiblissent ceux qui sont déjà faibles, mais semblent glisser comme sur les plumes d'un canard pour ceux qui sont en dynamique. Alors est-elle invincible Marine Le Pen ? Évidemment non, et on s'en est souvenu encore la semaine dernière lorsqu'on a évoqué la mémoire d'Edouard Balladur. Je vous le disais, tout glisse ou tout semble glisser sur un favori, mais quand le récit médiatique et politique se retourne, ensuite ça peut aller. Alors, Marine Le Pen, de son côté, elle ne devra pas oublier une autre leçon constante des campagnes présidentielles. C'est que quand on est puissant, c'est une erreur de croire qu'on peut se permettre de rester replié dans son précaré. Ça peut bien sûr consolider son socle de premier tour, mais pour gagner au second, il faut prouver sa capacité à intégrer d'autres sensibilités. Et voyez-vous, séduire en dehors du RN suppose pour elle de ne pas commencer. à l'intérieur du RN par marginalisé Jordan Bardella.
faut faire sans arrêt le grand écart et la synthèse. Guillaume Tabard éditorial à retrouver sur lefigaro.fr. À suivre, Antoine Fouché qui publie « Pour que nos enfants vivent mieux que nous » aux éditions de l'Aube, alors qu'on connaîtra demain le classement PISA, qui est un classement des pays de l'OCDE et des pays qui y sont associés et qui mesurent le niveau des élèves.