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Un mot de l'actualité, en Allemagne, la victoire du parti d'extrême droite AFD, alternative pour l'Allemagne, dans une élection en Saint-Analt, provoque l'hier de Jean-Luc Mélenchon. Cela montre l'aveuglement des politiques centristes, ce désastre et leurs résultats. Est-ce que cela préfigure pour vous ce qui pourrait se passer en France et dans d'autres pays d'Europe ? C'est-à-dire cette montée du ras-le-bol des peuples face à des pouvoirs politiques qui ont été incapables de répondre à leurs demandes en matière de pouvoir d'achat, de sécurité et de régulation de l'immigration.
Vous avez tout résumé, le mépris, le déclassement. L'incapacité à pouvoir vivre de son travail, l'incapacité à pouvoir se loger, l'incapacité à pouvoir se soigner, l'incapacité à se dire, tiens, mes enfants vont pouvoir mieux vivre que mes grands-parents, que nos grands-parents, que nos parents engendrent montée de l'extrême droite. Et ce n'est pas avec des déclamations ou avec des cris d'orfès, c'est une crise systémique. On voit que ça fait depuis 1945 qu'on n'a pas eu une poussée de l'extrême droite aussi forte, aussi flagrante dans un pays comme l'Allemagne. Eh bien, malheureusement, ce n'est pas en se disant l'eau hyper chaude brûle qu'on va commencer à forcer des solutions.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
C'est des gratitudes, c'est
vraiment des sujets systémiques. Et ce qui se passe en Allemagne, c'est ce qui se passe en Italie, c'est ce qui se passe dans des régions d'Espagne, c'est ce qui se passe au Brésil, c'est ce qui peut se
passer
en Angleterre et en France.
Eric Zemmour dit qu'ils ont oublié qu'il y a une évidence, le désir de demeurer soi-même pour les peuples. Est-ce que ce n'est pas ça, au fond, la question ?
ne pense pas. Je n'ai pas du tout une vision zémouriste de la situation. J'ai plutôt une valeur universelle. Il y a cette espèce de nostalgie du passé, cette espèce de colère du présent et puis une peur de l'avenir qui se traduit par des partis populistes qui trouvent comme solution. Le fait de stigmatiser la différence, la différence c'est souvent l'immigré, c'est souvent l'étranger, mais si on arrive à avoir une politique sociale féconde qui donne la possibilité encore une fois à tout le monde de vivre de son travail et de bien se loger, on n'a pas ce type de... Elle n
'est pas cassée cette machine-là, cette machine à intégration, cette machine à assimilation que vous et moi avons connue en tant que petits enfants d'immigrés ?
Elle est malheureusement cassée. Et ce n'est pas là
le problème ?
C'est là le problème, parce qu'aujourd'hui, lorsque vous avez une société qui n'arrive plus à vivre grâce à son travail, Dans les années 70-80, lorsque vous avez des personnes comme vous, comme moi, issues d'un milieu populaire, il nous fallait à peine 15 ans pour doubler notre pouvoir d'achat. Aujourd'hui, il en faut 80. Lorsque vous voyez qu'aujourd'hui, l'évolution des rémunérations ont été deux fois moins importante que l'évolution du prix des logements, qu'on voyait qu'aujourd'hui, il y a 86% de déserts médicaux, la société est grippée. On trouve un bouc émissaire et le bouc émissaire, c'est souvent celui qui n'a pas le même phénotype que nous, la même... orientation sexuelle que nous, la même orientation culturelle que nous.