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Merci et bravo pour la force de votre rassemblement. Bien sûr, non, on ne commence pas comme ça. des slogans politiques. Mon nom n'a aucune importance politique. Ce qui compte, c'est la résistance, c'est la volonté de changer, c'est la volonté de modifier la règle du jeu de ce monde. Et puisque je commence comme ça, je sais que nous sommes davantage qu'une foule, et je le dis à chaque fois, il y a cet instant... deux acteurs sur place, moi qui vous parle et qui porte votre parole, et vous tous qui vous êtes rassemblés, non pour figurer, mais pour dire. Alors, écoutez-moi, une élection, c'est un moment où l'on dit ce que l'on veut pour son pays. C'est un moment sublime en quelque sorte de volonté et de conscience. Vous autres, les plus jeunes, vous affirmez votre droit imprescriptible à décider ce que vous voulez pour vous-même et pour le pays que vous êtes appelés à diriger. Et nous, et ceux de mon âge, à accomplir leur devoir qui est de vous accompagner et d'y trouver notre place. Mais en même temps... que nous disons tous ensemble ce que nous voulons pour tout le monde. Nous disons quelque chose qui exprime notre personnalité, notre identité philosophique et morale. C'est la raison pour laquelle, à cet instant, quand bien même sommes tous dans la joie de nous trouver si nombreux et si ardents, ma pensée, ma conscience, en votre nom à tous, se tournent. en solidarité avec l'association France-Palestine Solidarité, Amnesty International, Médecin Sans Frontières, et l'ONG Abbas, pour dire qu'il faut que Netanyahou relâche Hussam Abou Sapia. Médecin. qui est l'honneur de son métier, l'honneur de l'humanité, qui après avoir soigné ses pauvres enfants, lâchement bombardés, refusa de se replier et fut capturé et se trouve à présent détenu et torturé. Puisque j'en suis à l'indignation et aux règles du jeu d'une présidentielle, je dis du jeu sachant que ce n'est pas un jeu. Je voudrais dire combien je forme le souhait que nous autres, les Français, nous donnions avoir au monde à cet instant autre chose qu'une inepte discussion, nous, Français, sur le voile que l'on aurait ou non le droit de porter. Nous, les Français, qui avons payé. Par deux siècles et demi de guerre de religion entre catholiques et protestants, nous devons affirmer que plus jamais sur le sol de notre patrie, il n'y aura de guerre de religion. Plus jamais ! Plus jamais ! Eh bien, d'une chose à l'autre, me voici à commenter le propos lamentable de M. Bardella en Angleterre. qui, sans qu'on lui ait rien demandé, promet aux fascistes anglais que les Français récupéreront les gens qu'ils voudront mettre dehors et qu'ensuite nous nous chargerions en plus de les expulser de chez nous. Comment peut-on être aussi misérable ? Non, ce n'est pas la France qui parlait, c'est seulement un fasciste, sans réputation et sans portée. Et je lui dis, jeune homme, quand on est à l'étranger, on ne dit pas du mal de sa patrie et on n'affirme pas qu'elle est ruinée. Parce que quand on dit que le pays est ruiné, on attire les vautours du capitalisme qui augmente les taux d'intérêt et se jette sur notre pays. Voilà ce qu'il lui reste à apprendre pour être digne, s'il y parvient un seul jour, de représenter la France. Quand j'ai dit que j'allais venir ici à la braderie de Lille, d'abord je me suis renseigné pour savoir ce que c'était que cette braderie. Alors vous autres du Nord, vous le savez mieux que moi. Mais puisque... Non mais attends, moi aussi je sais où je suis, je suis déjà venu deux ou trois fois. Mais je me suis renseigné et on m'a dit que la braderie, c'était une tradition qui remontait à l'ancien régime et avant la révolution, qui permettait aux domestiques de vendre les effets qu'ils pouvaient récupérer pour améliorer leur paie. Eh bien, deux siècles plus tard, de nouveau, je vous retrouve et nous allons parler de cette question de la vie chère. parce que maintenant je vous demande d'écouter avec soin, car les rencontres que nous avons entre nous sont des mouvements d'élévation de la conscience et de la compréhension. Bien sûr, il est plaisant de faire ce que nous faisons quand nous crions notre enthousiasme, mais avant tout pour décider, il faut réfléchir. Comprendre ce qui se passe pour tâcher d'y trouver sa place est la détermination qui nous conduira à convaincre autour de nous. A présent, voici ce qu'on appelle l'inflation, c'est-à-dire l'augmentation des coûts de la vie. Alors on nous dit qu'il y a un indice, ça serait plus 3%. Alors je prends 3% mais premièrement ces 3% n'ont pas le même effet selon que l'on est riche ou pauvre car cela représente bien plus pour les plus pauvres que pour les plus riches. Et en plus je critique un indice de taux de la vie où l'on met en même temps la bonnetterie pour les hommes et les femmes et puis le prix d'une voiture où l'on met dans le même sac un kilo de patates et un ordinateur pour évaluer le prix de la vie. C'est pourquoi... Je veux vous dire que le gouvernement insoumis aura parmi ses premières tâches à faire établir un indicateur qui ne sera pas seulement celui de l'inflation en général, ni celui du coût de la vie en général. Ce sera un indicateur de développement humain, comme le programme des Nations Unies pour le développement humain l'a prévu, qui prévoira, qui analysera, qui fera connaître non pas des quantités d'euros, non pas des quantités de voies du chemin de fer, mais des éléments du bien-être, c'est-à-dire le niveau de santé. le niveau d'éducation, le niveau d'égalité entre hommes et femmes, car tels sont les véritables indicateurs d'une société civilisée. Écoutez bien, parce que ça change tout de dire que l'on met au poste de commande l'évaluation du bien-être humain, car alors ce sont d'autres valeurs qui passent au poste de commande. Quand on vous dit que votre pouvoir d'achat baisse, votre pouvoir d'achat baisse, mais le pouvoir d'achat des dividendes dans l'arène internationale où il s'échange. Le pouvoir d'achat du capital, lui, ne baisse pas, si bien que ce qui est dévalorisé dans cette opération, c'est le salaire, c'est les revenus que vous avez, c'est eux qui sont dévalués. Leur valeur est rabaissée, le prix du travail, le prix des efforts est rabaissé, et sans aucune raison objective. Le travail n'a pas été moins dense, il n'a pas été moins intense, il n'a pas été aussi perfectionné et réussi, moins réussi qu'auparavant. Et pourtant, sa valeur baisse. Oui, alors on peut dire que c'est un rapt, un hold-up, une confiscation. Choisissez le mot que vous voulez. Mais voyez-vous, quand on regarde de quoi est fait cette augmentation de tous les coûts de la vie, alors on découvre une fois de plus... L'insouciance, la désinvolture, les gens foutre de ceux qui ne s'occupent d'aucune conséquence de leurs propres actes. Après tout, qui a déclenché cette épouvantable crise du changement climatique ? Sinon ceux qui ont programmé sciemment, délibérément, le fait que la société s'enfonce dans la civilisation du pétrole et des matériaux fossiles. C'est le détroit d'Hormuz, parfait ! Qui a bloqué le détroit d'Hormuz ? Sinon vous, au nom de cette guerre ridicule que vous êtes incapables de gagner, de perdre et qui fait perdre son temps, son énergie à tout le monde, en même temps que se déchaînent des massacres qui nous font haute quand vous nous dites que c'est en notre nom que vous les menez. Nous n'avons rien à voir avec vos guerres illégitimes, avec vos massacres, avec vos génocides. Alors ceux-là même qui bloquent le Détroit viennent maintenant pleurer que ça fait augmenter les prix. Et ceux-là même qui ont décidé légitimement... de soutenir l'Ukraine contre son invasion sont les mêmes qui, tout en se décidant, n'ont rien prévu, rien organisé et ne se sont pas rendus compte que leurs propres plans commençaient par frapper leur propre population. Et ceux qui économiquement souffrent le plus se trouvent parmi nous aujourd'hui. Voilà ce que j'appelle le règne de l'imprévoyance. Enfin, comment faut-il que ce soit des gens de l'opposition ? qui rappelle à ceux qui gouvernent que leur devoir est de prévoir et non pas de laisser toujours les choses arriver sans savoir quoi faire et être comme des poules devant un couteau quand arrivent des incendies qui ne le savent pas éteindre. Amis, voyez-vous, qu'est-ce qui se crie là ? Je ne peux pas. Si je crie plus fort, les yeux vont me sortir de la tête. Si quelqu'un peut quelque chose pour moi, là. Parce qu'il y a les élus derrière, ils rigolent. Ah ben ouais, d'accord, je fais ce que je peux, hein. Alors, regardez une chose qui montre le prix de l'imprévoyance et de la stupidité de ceux qui font confiance au Dieu marché pour tout régler. Arrivent des incendies. arrive une canicule dont on savait qu'elle se déclenchait déjà depuis le mois de mai. Ils ne font rien. Ils attendent que tout brûle. Et après, ils arrivent en disant « Ah, qui aurait pu imaginer ? » Comme si le GIEC n'avait jamais existé. Comme si on ne savait pas qu'on était entrés dans cette période. Et regardez le bilan à la fin. Ils ne savent même plus ce qu'ils disent. Les uns disent « Ça coûte 0,1 poids du PIB. » « Oh, ça va nous coûter 10 ou 15 milliards, alors faudrait savoir 3 milliards ou 15. » Ils n'en savent rien et au fond, ça ne leur importe pas trop puisqu'ils s'en vont tous et je préfère dire que le plus tôt sera le mieux. Mais enfin, même si je prends le chiffre le plus bas... Ça nous donne 3 milliards. Eh bien, mesdames et messieurs, je ne dis pas qu'ils auraient pu tout éviter, qu'il n'y aurait eu aucun dégât, mais je leur dis qu'avec 3 milliards, qu'on se serait économisé. Si on n'avait pas tout laissé partir sans rien prévoir, avec 3 milliards, on achète 30 canadaires. Et avec 30 canadaires, on éteint les incendies qui coûtent 3 milliards. ni un savant, ni un prophète. Et pourtant, voici qu'au mois d'avril dernier, comme l'esprit curieux que j'ai le devoir d'être, compte tenu des responsabilités que j'assume en votre nom, je me tiens au courant de ce qui se passe et je me tiens au courant des développements de la crise climatique. C'est depuis le mois d'avril dernier qu'on sait que l'eau de surface et des grandes profondeurs dans l'océan Pacifique comme dans l'océan Atlantique se réchauffe et crée un courant qui va perturber tous les climats de la planète. Car le climat est en tout, si bien que l'on va voir des canicules, des sécheresses, des trompes d'eau ici où il n'y avait rien avant. et des trompes, si j'ose dire, de chauds, là où il n'y en avait pas avant. Tout ça, nous le savons. Alors pourquoi ne font-ils rien, ne prévoient-ils rien, n'organisent-ils rien, plus pour nous-mêmes, Français ? Sur le territoire de l'Europe, car je vous le redis, l'Europe se réchauffe plus vite que le reste de la planète, puisque c'est là que les glaciers vont le plus diminuant. Et la mer Méditerranée se réchauffe plus vite que l'océan mondial, parce que c'est une mer fermée. Dès lors, nous sommes certains que les perturbations d'El Nino arriveront jusqu'à nous. Et là encore, il s'agit de s'organiser. Et là encore, rien n'est organisé. Pourtant, les îles françaises de la Caraïbe sont déjà confrontées au phénomène. Pourtant, les territoires continentaux et insulaires sont tous et pas seulement les nôtres confrontés. Que va-t-il se passer, mesdames et messieurs, dans les pays dont nous dépendons pour nous alimenter ? Car comme vous le savez, après avoir créé un marché mondial et aussi le marché mondial de l'agriculture, la France n'est plus un pays souverain pour l'alimentation. Elle n'est pas capable, avec ses productions, d'alimenter sa population. Et alors, vous verrez... que là, le sort de tout le monde n'est pas le même. On dit « Ah, la paysannerie est bien à plaindre ». Je le crois en effet, la petite paysannerie est bien à plaindre. Mais tout le monde n'est pas à plaindre de la même manière, car voici que les cours du blé sont plus hauts qu'ils n'ont jamais été, qu'ils se vendent à 245 euros la tonne, parce que le prix du maïs se vend à 275 euros la tonne, les taux records de paiement pour ces céréales. Alors les uns vont bien s'enrichir après avoir versé de grosses larmes en disant que les autres années n'avaient pas été aussi bonnes. Mais les petits, par dizaines, voient le risque de fermer leurs exploitations. Or ce dont nous avons besoin, ce n'est pas du maïs pour nourrir les poulets chinois, mais de carottes, de poireaux, de tomates, de pommes de terre, qui sont les matériaux stratégiques de la vie quotidienne. Cette petite paysannerie nous apporte parce que c'est elle qui nous nourrit et c'est elle qu'il va falloir aider. Mais pas de manière indistincte, les yeux fermés. Il est temps de changer le modèle agricole français. Et si nous gagnons cette élection, nous commencerons immédiatement à nous préoccuper de faire en sorte que tous les enfants de France mangent gratuitement à la cantine bio. Les plus grandes économies que nous voulons faire pour rétablir les comptes publics sont des économies de santé. Il faut que le peuple français soit moins malade. Il faut que nous tous, le peuple en France, nous puissions profiter de la vie sans avoir à craindre à telle ou telle étape l'inexorable cancer, les deuils qui vont avec, le diabète et les autres maladies qui sont toutes des maladies politiques. Dans ce contexte, j'ai regardé ce qui se disait. Je trouve qu'il y en a certains qui ont le malheur des autres assez confortable. Les prix augmentent. Ils augmentent dans un pays où il y a déjà 9 millions de personnes à l'aide alimentaire, où déjà un tiers déménage. Les adultes ne mangent pas tous les repas pour que les plus jeunes puissent manger. où le salaire a baissé, où il baisse encore, où le chômage est à son sommet. Le voilà, le bilan du Mozart de la finance, le super intelligent qui passait sous la pyramide. Oui, vous avez raison. Et les autres ? Les puissants, les importants, ceux qui savent ce qui est bon et qui, à chaque élection, se moquent de nous et disent, comme la dernière fois, « Quoi, quoi, quoi ? Mélenchon, vous n'y pensez pas. Il va nous faire 100 milliards de déficit. Ils en ont fait 1000 et ça ne les empêche pas de revenir me faire la leçon. » Et là, que se passe-t-il ? Je lis. La déclaration du patron de Carrefour. Il dit ce qu'il pense. Je l'admets. Mais il doit comprendre qu'on ne peut pas être d'accord avec une telle insouciance quand il dit « Chez Carrefour, on a été les premiers cet été à dire comment aider les agriculteurs ». Tant mieux. Et comme conclusion, la première chose, c'est qu'il faut accepter cette hausse de prix. Non, nous ne l'acceptons pas, figurez-vous. Nous ne l'acceptons pas. Dans un journal aujourd'hui, que le symptôme suprême de la décadence de la France, c'était que dorénavant, il allait falloir acheter des légumes aux formes biscornues. Ah, rendez aux bourgeois la poire bien en forme qui se laisse peler tranquillement. N'allez pas inventer la patate torve qu'il vous faut couper en deux. C'est incroyable. Je crois qu'ils ne se rendent même pas compte de ce qu'ils disent. Mais souvent, vous avez pu voir à quel point ils ne se rendent même pas compte des sentiments qu'ils expriment, comme par exemple, quand ils éclatent de rire quand on parle d'augmenter les salaires. Et voici le président de la FN et ceux-là. Celui-là, c'est le meilleur. C'est un petit paysan qui dirige une ou deux multinationales et qui a une partie de ses affaires installées au Brésil, mais qui, de temps en temps, dit... Oui, le Mercosur, il était pour. Il était pour. Ils ont laissé faire. Ils ont appuyé partout. Et maintenant, voilà qu'arrive exactement ce que nous avions dit, à savoir que la viande qui arrive moins chère du Brésil... est une viande qui a été poussée par des produits qui sont condamnés en Europe. Mais cette viande-là circule parmi nous. Et c'est bien ainsi qu'on peut dire que si ce marché a favorisé la voiture, la vente des voitures allemandes au Brésil, elle va augmenter le nombre de la maladie sur notre continent. Voilà où nous en sommes. Il dit, celui-là, un petit peu d'inflation alimentaire n'est pas un drame. Pour lui, ce n'est pas un drame, mais pour des millions de gens, si, parce qu'il y a plus de gens qui vont se priver de repas une fois que les prix vont augmenter. Vous le savez comme moi, braves gens du Nord et des alentours, parce que c'est notre vie, c'est la vôtre. Et même Michel-Edouard Leclerc qui est d'habitude prudent. dit « Ah, les prix du lait vont probablement réaugmenter ». Il a bien dit « ré ». Ça veut dire que c'était déjà le cas avant. Le prix de la viande, c'est sûr. Nous allons devoir intégrer la hausse des prix agroalimentaires avec nos prix pour les matières premières. Alors, moi, je vais vous dire, ce n'est pas acceptable de se dire « On n'y peut rien ». Ce n'est pas acceptable de se dire que ce serait là une sorte de loi de la nature. Ce n'est pas le cas. C'est le résultat de politique. Et c'est par des moyens politiques que l'on peut redonner de la marge de manœuvre aux êtres humains. Il faut maîtriser nos vies. Il faut maîtriser nos vies. Ce pays... souffre dans sa profondeur, il souffre dans la dignité qui est celle des pauvres gens ou qui le deviennent, et qui toujours, comme ils disent, ne veulent pas déranger. On a sa fierté, on n'affiche pas sa misère dans notre pays, c'est comme ça. Mais cette souffrance est là, et elle a le droit d'être dite, d'être portée en mots, d'être exprimée sur la place publique pour dire qu'on doit impérativement y faire face. Voici comment j'envisage de le faire, car... Il faut que notre pays, dorénavant, dispose quand de telles circonstances éclatent d'un moyen de décréter l'état d'urgence sociale. Il y a un état d'urgence qui est prévu pour... ... ... ... ... ... Avec les éco-régions que nous allons créer et qui vont remplacer les anciennes régions. Mobiliser quand c'est l'occasion de le faire et la nécessité. pour un état d'urgence écologique. Et alors, la garde écologique que nous aurons constituée à partir de la réserve et de la jeune génération, nous irons, courant au premier rang, venir à la rescousse de tous ceux qui auront besoin d'aide et le reste du temps pour prendre les mesures qui permettent que les catastrophes s'avancent et déferlent sur des gens sans moyens. Alors, voici ce qu'il faut faire d'urgence, bloquer les... qui ne peuvent continuer telles qu'elles sont, bloquer les loyers pour ne pas être expulsés avant l'hiver, augmenter les salaires, et d'abord le SMIC. Et si j'en avais le pouvoir à cet instant, non seulement nous augmenterions le SMIC, mais je dirais... Avec les pouvoirs dont je disposerai, je demande une nouvelle convocation des négociations annuelles obligatoires. Car il ne s'agit pas seulement d'augmenter le SWIC, mais d'augmenter tous les salaires intermédiaires. Et je ne suis pas d'accord pour que continue le scandale qui est que dans ces négociations... On augmente seulement certains pour les garder et pas tous les autres. Il faut que tous retrouvent une marge de manœuvre dans leur vie. Et à titre exceptionnel, pour certaines périodes exceptionnelles, peut-être est-ce le cas aujourd'hui, il faudra rétablir l'échelle mobile des salaires comme elle existe en Belgique, à côté de chez nous. C'est-à-dire que quand les prix augmentent, les salaires aussi augmentent. Car sinon, c'est un marché de dupe. Et ne croyez pas que je sois en train d'inventer je ne sais quelle mesure exceptionnelle dont on n'aurait jamais entendu parler. De 1952 à 1983, la France avait une échelle mobile des salaires. Alors je la rétablirai pour chaque période de crise des salaires, comme c'est le cas actuellement. Il faut redonner de la marge de manœuvre à notre pays. Alors vous avez vu comme moi ces gens venir à l'invitation du MEDEF qui a raté une bonne occasion de ne pas se ridiculiser. Et on nous a installés là pour parler à sept de trois fois les mêmes questions des seuls sujets qui intéressent ces gens. Comment payer moins de cotisations, qu'ils appellent des charges, et payer moins de taxes et d'impôts ? Et tout ça dans un délire collectif où toute la droite et l'extrême droite étaient là, faisant la queue pour mieux caresser la tête. de ceux à qui parler. Oui, nous allons supprimer ci. Oui, nous allons supprimer ces impôts. Il ne faut plus payer de cotisations. Et vous avez même des gens particulièrement culottés qui vous prennent. C'est leur défaut, vous verrez, mesdames, messieurs. C'est ça qui va les perdre. Ils ont un défaut énorme. Ils nous prennent pour des imbéciles. que ce peuple est plus éduqué qu'il l'a jamais été de toute son histoire, qu'il sait lire, écrire, compter. Et quand on entend M. Retailleau jouer le rôle de M. Mileï, je vais supprimer, dit-il. Ceci, cela, enfin bref, ils supprimaient tout, je me dis encore un peu de patience et il va faire comme Milley, il va nous dire quand il est à la télévision qu'il entend des voix. Supprimez et quand vous leur dites mais qui va payer tout ce que vous supprimez ? Voyez cet homme avec ce culot monstrueux dire mais moi je rends du pouvoir d'achat aux français puisque je rapproche le salaire brut du salaire net. Mais il oublie que brut et net, dans ce pays, tous ceux qui ont eu un emploi ont eu au moins une fois dans leur vie une feuille de paye. Et ils savent que le brut, c'est du salaire, c'est pas un cadeau. Et le brut, ça sert à payer les cotisations. Et quand il dit « je vais vous le rendre et j'augmente votre pouvoir d'achat », ah oui ! Notre pouvoir d'achat, mais pour quoi faire ? Eh bien, pour vous payer les assurances que les cotisations ne paieront plus, pour vous payer l'amortissement de votre chômage, etc. Mais attendez, pas qu'un peu ! pour avoir le même niveau de protection pour votre retraite qu'avec vos cotisations actuelles dans le régime de répartition, vous devrez payer deux fois plus. Voilà pourquoi ces gens se moquent de vous. Et vous, ne soyez pas assez ballot pour les croire. Ne raisonnez pas. Comme je vois certains le faire, disant « Ah, ça me donnera un peu mieux. Ça ne te donnera rien un peu mieux. Tant que tu es en bonne santé, c'est un peu mieux. Mais le jour où tu es malade, eh bien là, tu sais combien tu es reconnaissant à la société de faire en sorte que tu n'as pas besoin de regarder le prix des médicaments, pas besoin de regarder le prix des machines, parce que tu reçois selon ton besoin. » Ils nous disent la France est en déficit. Ah oui ? Vous voulez que j'annule le déficit ? Mais moi je vais vous le faire s'ils insistaient. C'est très simple. Chaque année, vous nous coûtez 220 milliards, a dit le sénateur communiste Fabien Gué. Et le gars qui présidait la commission, c'est un gars de droite, de LR. Et lui il a dit, ah non non non, pas 210 millions, seulement 120. Eh bien d'accord, la prochaine fois, les 120 millions, vous ne les verrez pas, parce que le déficit de l'Etat, c'est 150. Et j'aurais fait passer le déficit de 150 milliards à 30. Ça vous va ? Mais vous n'aurez plus rien. Alors, bien sûr, ce que j'en dis... Je sais très bien que si je faisais ça d'un seul coup, ce serait une catastrophe. Il faut encore une fois organiser, planifier. Mais j'en ai marre qu'on vienne nous donner des leçons, qu'on dise le train de vie de l'Etat. Le train de vie de l'Etat, c'est vous, parce que... Les cotisations sociales que vous avez décidé d'exempter, elles sont payées par le budget de l'Etat, c'est-à-dire par vous tous, vos impôts. Expliquez-moi voir pourquoi les cotisations dont on exonère le patronat sont payées par les impôts des ouvriers. Je voudrais savoir pourquoi. Ce n'est pas juste, ce n'est pas normal. Et ensuite... Écoutez-les attentivement. Écoutez-les quand ils parlent. Regardez leurs mimes satisfaites d'eux-mêmes. Ils disent « Notre système est très généreux ». Non, notre système n'est pas très généreux. Nous sommes très généreux entre nous parce que nous cotisons les uns pour les autres. Mais vous, pour vous faire mettre la main à la poche dans votre porte-monnaie en poil de hérisson, c'est la mort à chaque fois. Alors, maintenant... Le moment est venu pour vous d'apprendre que nous avons parfaitement compris que vous mentez à tout le monde. Quand vous dites « Ce qui coûte cher à l'État, c'est notre régime social », eh bien ça ne coûtera plus rien à l'État si on rétablit les cotisations et si on n'aura plus besoin de donner le quart de la TVA pour payer les exonérations. Voilà la vérité économique. Si je prends le temps de vous l'expliquer, et je sais très bien que ce sont des chiffres, que c'est un peu aride, que des fois on a du mal à suivre et à comprendre, c'est bien normal. Il ne faut pas vous en vouloir si des fois vous vous dites « Ah là j'ai raté quelque chose, j'ai pas tout bien compris ». Demandez autour de vous qu'on vous explique, demandez aux syndicalistes, demandez aux camarades, demandez à qui peut vous aider pour bien comprendre. Car la décision que vous allez avoir à prendre va être terrible. En 2027, elle va engager durablement l'avenir de notre pays et les relations de tous ceux qui s'y trouvent. Alors j'ai dit pour l'aide, comment vont-ils faire pour la dette ? Regardez-les, ils sont là à dire « Ah, il faut payer la dette », a dit M. Edouard Philippe. La France a une parole, forcément c'est toi qui l'as faite la dette. Alors je comprends que tout d'un coup tu te sentes mal. Alors, comment vous comptez la payer, les intelligents, les super génies ? Qu'est-ce que vous avez trouvé ? Ils disent, ah, nous allons réduire le train de vie. Ah bon ? On est déjà à l'os. Qu'est-ce que tu vas réduire ? Dis-le avant. Quand tu dis, je vais faire 120 millions ou milliards d'économies, dis ce que tu vas enlever pour que les gens disent, ah, finalement, je préfère faire comme a dit Mélenchon parce que ça m'a l'air d'être plus raisonnable. Bien sûr que ce n'est pas raisonnable ce qu'ils comptent faire. D'ailleurs, ils ne prévoient pas de payer la dette. Mesdames, Messieurs, écoutez-moi. Quand ils prennent leur grand air, ils n'ont pas l'intention de payer la dette. Une fois, j'ai demandé à Bruno Le Maire, je lui ai dit « Mais vous comptez payer comment ? » Il me dit « Mais M. Mélenchon, la dette est déjà perpétuelle. On ne la paye jamais. On emprunte pour payer ce qu'on doit. » Ils ne payent pas la dette. Ils la font rouler, comme ils disent. Alors ils tombent sur un gars comme moi qui leur dit « je ne suis pas d'accord ». pour que, quand tout d'un coup ça prend la lubie au marché financier, ils augmentent le taux. Parce que c'est vous qui payez. En ce moment, on emprunte à 4%. C'est ruineux pour nous, mais c'est ruineux pour tous les pays du monde. Et la raison pour laquelle on paye 4%, c'est pas parce que, soi-disant, on ne travaille pas assez. Les Français travaillent plus longtemps que les Allemands. Les Français travaillent plus longtemps que bien des nations. Ils sont au milieu de la fourchette. Ce n'est pas le sujet. Leur productivité est une des meilleures d'Europe si on arrête d'additionner aux travailleurs qui produisent réellement quelque chose, des gens qui sont aujourd'hui... à l'école, et qu'on compte comme travailleurs productifs, parce qu'ils y font leur temps d'apprentissage. Mesdames, Messieurs, vous n'avez rien à vous reprocher, ce n'est pas vrai, vous n'avez pas pas assez travaillé, vous n'avez pas pas assez économisé, vous avez tous fait ce qu'il fallait, mais vous êtes gérés par des gens qui se sont abattus sur vous comme des tics, et qui pensent qu'ils vont continuer à prendre, et prendre encore, sans jamais rien rendre aux autres. J'ai dit comment je comptais faire. La dette que nous devons à la Banque Centrale indépendante, la Banque Centrale européenne. La Banque Centrale n'a pas le droit d'acheter directement à un État des titres de dette. Ils ont décidé ça, c'est absurde. Mais elle s'est donné le droit, qui a été reconnu par les juridictions européennes, d'acheter à des banques privées les titres de la dette française. Si bien que la Banque Centrale Européenne a un gros tas de titres de dette français. Et je propose, puisque nous sommes tous membres du système euro, que cette dette-là soit annulée. Je me fous de savoir si on va la mettre au feu. Ils ont retenu ça pour vous foutre la trouille. Moi j'avais dit au feu au frigo, suspendu au plafond. Au feu ! Mélenchon a dit au feu, c'est terrible. Et les voilà tous tombés dans mon panneau, parce qu'aussitôt ils se sont mis à pousser des cris de putois qu'on égorge. Mélenchon veut annuler la dette, il est fou, regardez, plus personne n'aura confiance en nous. Ça nous a pris une semaine, dix jours d'Explicard n'a jamais dit ça, vous devriez écouter. On a dit la dette. à la Banque Centrale Européenne, pas la dette aux autres prêteurs privés. Alors, mesdames, messieurs, comme je n'ai pas le temps de faire un cours d'économie politique, toi, puisque tu es en face de moi, je vais t'expliquer. Je viens te voir, je te dis, c'est moi, Mélenchon, tu peux me prêter 1000 balles, parce que là, vraiment, ce mois-ci, je ne sais pas comment je m'y suis pris, je suis pris là. Et toi, alors, tu me réponds, eh bien, je ne peux pas, parce que... Je ne peux pas parce que je dois déjà un million. Un million ? Mais à qui t'as emprunté ça ? Eh bien à moi, à toi. Donc tu te dois un million. Je veux dire écoute, si tu te dois un million, t'as qu'à dire que tu te les dois plus. Et comme ça l'affaire est réglée. Voilà ce que je propose de faire avec les titres de la dette française dans la Banque Centrale Européenne. Vous allez voir, je prends rendez-vous avec vous tous. Parce que vous m'avez écouté, vous m'avez écouté, vous voyez les Français, les Français de toutes opinions, pas seulement les Français de gauche, des Français de droite, des Français du centre, c'est la terre de droite, des Français de gauche. Et même, il y a plus de gens, Français de droite, qui croient ce que je raconte, que de Français qui se disent de gauche au Parti Socialiste, qui croient ce que je raconte. Un sondage. Il y a plus de gens qui pensent que j'ai raison sur ce sujet que de gens qui pensent que j'ai tort. Autrement dit, la preuve est faite que quand on fait appel à l'intelligence collective avec des arguments si stupéfiants que soit une proposition, les Françaises et les Français écoutent, ils raisonnent, ils réfléchissent, ils ne s'arrêtent pas seulement à ce que leur disent leurs chefs. Et il s'arrête encore moins à ce que leur disent les médias qui leur mentent du matin au soir. Regardez comment ce grand journal de référence et de révérence est allé voir le banquier central allemand. Pourquoi l'allemand ? On se le demande sinon par de vieilles habitudes contractées il y a bien longtemps. pour lui demander son avis. Et dans l'interview, il n'est pas question une seule fois de moi, ni de ma proposition. Mais le journal titre, le panquier central allemand, c'est l'allemand qui l'a dit. Donc si l'allemand l'a dit, c'est que ça doit être vrai, parce que l'allemand est sérieux, tandis que le latin est frivole. C'est la réputation qu'on nous a fait. Or, mesdames, messieurs, c'est la première puissance industrielle de l'Europe. est allemande en effet, la deuxième est française, la troisième est italienne, la quatrième est espagnole. Autrement dit, c'est dans les pays latins qu'on produit en Europe le plus et le mieux. Mais, qu'a dit l'allemand, d'après ce journal ? Le journal Dill condamne fermement la proposition de M. Mélenchon. Point 1. M. Mélenchon s'en moque, il ne dépend pas du banquier central allemand. Point 2. Le banquier central allemand a mis contre un argument qui n'existe pas. Il dit que les statuts de l'Union européenne l'interdisent. C'est faux, M. Lallemand. C'est faux. Déjà la justice européenne a donné raison, la dernière fois, quand les titres ont été achetés. Ça veut dire donc que nous sommes en état de les convaincre. Mais nous devrons le faire parce que vous verrez, je vous prends tous un témoin. En ce moment, les taux sont à 4%. Pas parce que vous avez fait quelque chose de travers, mais parce qu'il se trouve que les investissements dans l'intelligence artificielle captent des milliards. Et mesdames et messieurs, des quantités telles d'argent qu'il n'existe aucun modèle économique qui garantisse à ceux qui prêtent qu'il y aura un retour sur investissement. Donc les taux montent. Et d'un autre côté, la Banque centrale nord-américaine doit... c'est que l'État américain doit 30 000 milliards de dollars et que même en faisant comme ils font d'habitude, ça ne marche plus. Ils se sont rachetés une partie de leurs dettes et tout le monde sait que cette masse invraisemblable de monnaie pourrait retomber dans l'économie réelle et provoquer une catastrophe universelle. Alors vous verrez que reviendra la saison où on annule les dettes sans discuter, comme on l'a fait en 2008. Et c'est le peuple qui a payé. Et monsieur le banquier allemand se souviendra qu'en 1953, toute l'Europe... à annuler les dettes de l'Allemagne pour qu'elles puissent remonter sur le cheval. Alors le moment est venu que les Allemands aussi fassent le geste. Et je suis sûr que je les convaincrai. Pourquoi je les convaincre ? Parce qu'ils sont dans le même monde et dans la même situation que nous. Ils doivent investir massivement. Pour l'instant, ils ont cette lubie de faire des armes. Ils veulent faire la plus grande armée conventionnelle d'Europe. Eh bien, si c'est moi le président, je leur dirai que je ne trouve pas que c'est une bonne idée. Parce que s'ils font la plus grande armée, il faut qu'ils nous expliquent pour faire la guerre à qui ils la font. Parce que nous ne voulons faire la guerre à personne. Et il est clair que la France ne participera jamais à rien qui aille dans le sens contraire. Mais ils ont besoin comme nous d'équipements pour faire face à la crise climatique. Et ce pays dont on nous a chanté les merveilles comme un modèle, eh bien ce pays pendant plus de 20 ans n'a pas investi dans les bâtiments à construire, les ponts, les routes, les chemins de fer, les écluses. Il y a 4000 ponts à refaire en Allemagne. Il y a des centaines d'écluses. Il y a des milliers d'établissements scolaires. Ils doivent investir. Eh bien, s'ils investissent à 4%, ça va commencer à faire cher pour eux. D'ailleurs, l'année qui vient, ils n'en prennent plus que nous, les Français, qui sommes, paraît-il, les poches percées de l'Europe. Vous pouvez avoir confiance dans ce que je vous dis. Vous irez vérifier. Ne me croyez pas sur parole. Mais il n'y a rien dans ce que je vous propose qui n'ait été médité, réfléchi, calculé. J'admets qu'on puisse voir la vie autrement. Mais je n'admets pas qu'on nous reproche que nous ne maîtrisons pas les sujets que nous abordons. Car nous avons travaillé, beaucoup travaillé, avec les économistes à notre programme. Et puis, je veux faire un pôle public bancaire. Notre pays est plein d'argent. Vous m'entendez ? Plein d'argent. Aujourd'hui, dans l'assurance vie, il y a de l'argent qui est placé par le système qui s'en occupe. Il y a là-dedans 2 000 milliards. Il y a la caisse des dépôts et consignations. Là-dedans, il y a 1 800 milliards. Il y a le livret A, 400 milliards. Par conséquent, il s'agit de trouver l'arrangement qui permette que ces sommes puissent être dirigées vers les investissements dont notre pays a besoin pour y créer des entreprises et non pas le statut net de la Banque française d'investissement qui est chargée de faire de la valeur et qui va être incapable d'acheter une usine qui fabrique de la colle. pour fixer les pièces des avions, mais qui va acheter de l'argent dans des chaînes de restaurants dont nous n'avons pas besoin et autres arrangements de cette sorte. Voir quand nous en avons fait la démonstration dans la commission qu'a dirigée Aurélie Trouvé, ancienne présidente de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, nous avons fait la démonstration que cette banque... aide des fonds de pension nord-américains et autres à acheter des entreprises françaises. Ce scandale cessera à l'instant même où j'y mettrai les pieds. C'est une honte.
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