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On était resté un peu au milieu du guet. Vous nous avez donné des grandes théories sur... Pas des grandes théories. Non, mais vous avez identifié que... Une vision. Une vision. Une vision républicaine, réaliste, etc. On a besoin de noms, de partis et de familles
politiques. Et moi j'ai besoin d'expliquer parce que la technique... C'est là pour ça. La technique qui devient courante c'est... de couper court aux explications de manière que les auditeurs n'arrivent pas à suivre le raisonnement. On est là
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pour aiguiller.
Alors je vais essayer moi de faire en sorte. On disait avant votre coupure que le premier tour, on n'a plus droit au premier tour. Parce que si tout le monde y va dans le désordre, on est fichu. Il
faut une primaire, vous avez dit.
Et donc il faut organiser une compétition loyale entre tous ceux qui partagent l'impératif d'écarter les extrêmes. Mais ils ne veulent pas. C'est ça le problème ? Ils ne veulent pas pour l'instant. On est là pour les convaincre. Puisque nous, nous sommes les électeurs. Les voix qui en parlent,
que ce soit Édouard Philippe ou Bruno Retailleau, ils n'en veulent pas. Nous, nous sommes les citoyens.
et les citoyens qui vont devoir se battre pour que ces candidats soient portés au deuxième tour. Et donc, je dis que la moindre des choses est d'accepter une confrontation loyale. dans laquelle chacun défendra sa thèse, sa personnalité et ses idées, et dans laquelle les électeurs qui se retrouvent dans cette volonté d'éviter le pire, ces électeurs pourront participer.
– Mais comment se perd le principe discriminant ? Vous dites, on fait la primaire, parfait, qui a le droit d'y participer ? – Qui a le droit d'y participer ? – Ça ne va pas la tête
du participant. – Qui a le droit d'y participer comme candidat ? Tous ceux qui accepteront une charte. qui écarte les deux extrêmes et qui retient un certain nombre de principes qui sont extrêmement simples. Comme ? Comme nous sommes une économie de liberté. à vocation sociale, comme nous sommes pour une démocratie pluraliste. – Mais je
crois que tout le monde pour l'instant peut signer ça,
bien au-delà du bloc central. – Non, parce que tous ceux qui refusent les extrêmes, ça fait quand même des frontières. –
Mais ça veut dire qu'il y a des socialistes aussi, il y a des sociodémocrates dans votre choix ? – Je
pense que Bernard Cazeneuve par exemple, qui s'est exprimé de manière très claire sur ce sujet, a tout à fait sa place dans une confrontation loyale de cette heure. Il ne fera pas partie des combinards qui
donnent les clés à LFI à la fin ? Sûrement
pas.
Je reprends les mots de Jean-Luc Mélenchon qui parlait de combinards qui ne seraient pas chers à racheter. C'était juste avant les élections municipales, vous avez vu ce qui s'est passé après. – François,
est-ce que vous ne participez pas aussi vous-même à cette forme de confusion dans ce qu'on appelle le bloc central ? Parce que quand on vous demande quel est le bon candidat pour incarner ce camp, vous répondez ni Edouard Philippe, ni Bruno Rotaillot, ni Gabriel Attal, vous dites que non, ça n'a pas l'air d'aller… –
Excusez-moi, vous faites semblant. Vous êtes là pour provoquer et pour faire semblant. Et moi, je n'aime pas les gens qui font semblant au micro.
Vous avez dit, dans une interview, qu'il faudrait que Thierry Breton soit candidat. Ne vous
défendez pas. Je pense qu'il y a beaucoup de personnalités. qui ont la capacité, l'envie et l'expérience de participer. Alors j'ai cité Thierry Breton, il y a Jean-Louis Borloo, il y a Bruno Le Maire, par exemple. – Donc les
trois autres ne
vont pas. – Il y a Elisabeth Borne, je parle de candidats qui toussent dans une discussion privée. n'écarte pas cette idée, au contraire. Et après, je regarde les expériences, et donc tout ça peut faire une sélection intéressante, plutôt que d'avoir.
Donc les trois déclarés, ça ne vous va pas ? Il en faut de d'autres ? C'est pour comprendre ?
Non, mais ça n'est pas pour comprendre, c'est pour... disqualifier le raisonnement. Non, pas du
tout.
Eh bien moi, je vous invite à ne pas le disqualifier.
Donc, ça fait beaucoup de monde, là.
C'est le choix. Si vous
ne disqualifiez pas les trois, c'est-à-dire Retailleau, Attal et Edouard Philippe, vous en rajoutez cinq, là. Cazeneuve, Borne, Thierry Breton... Et vous en avez cité deux autres. Ça fait quand même beaucoup de monde. Non,
ça ne fait pas beaucoup de monde. Ça fait des personnalités qui acceptent de se soumettre à une confrontation loyale, à un débat de deux mois. Et au terme de ces deux mois de confrontation, on vote. C'est-à-dire que vous, à ce stade,
vous ne savez pas encore parce que vous n'avez pas eu la confrontation et le débat entre ces 8 personnes, c'est ça ?
En tout cas, j'ai des préférences. Par exemple, je considère que le centre n'est pas représenté comme il faut dans cette élection. Pourquoi ? Parce qu'on dit la droite et le centre. Quand on dit la droite et le centre, ça veut dire que le centre, c'est la droite. Or, il se trouve que tout l'engagement de ma vie... c'est que cette famille politique du centre, démocrate, certains disent démocrate chrétien pour les uns, démocrate humaniste pour les autres. – Ça a une histoire, vous savez ce que
disait François Bitterrand, que le centre n'était
ni de gauche ni de gauche.