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Bonsoir Henri Vernet, vous êtes éditorialiste politique à France Info. Bonsoir Lune Bonneton, vous êtes journaliste politique à France Télévisions. Béling Naby est là également. Bonsoir à vous, professeur de droit public et chroniqueur au Nouvel Obs et auteur de l'État de droit au PUF. Et enfin Sylvain Bersinger, vous êtes économiste, fondateur du cabinet Bersin-Géco. Bruno Cotteret est avec nous à distance. Merci beaucoup à vous d'être là également, politologue, chercheur au Césipof. enseignant à Sciences Po. Commençons avec vous, peut-être Bruno Cotteres, qui nous fait l'amitié d'être avec nous depuis tout à l'heure et d'avoir suivi ce discours en direct, discours enflammé d'un Jean-Luc Mélenchon à forte tonalité sociale avec des annonces sur le pouvoir d'achat.
Oui, effectivement, un discours tonitruant de Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, ça lui fait trois discours en une dizaine de jours aux universités d'été de la France insoumise. Son moment politique, il y a deux jours, et là un gros discours, à nouveau, il y a du monde. pour l'écouter, des discours assez longs à chaque fois, entre 45 minutes et une heure. Et effectivement, vous avez souligné l'aspect extrêmement enflammé du discours de Jean-Luc Mélenchon, avec de fortes propositions dans le domaine social, rétablissement d'une échelle mobile, des salaires, augmentation des salaires, etc. Donc on retrouve effectivement Jean-Luc Mélenchon sur les thèmes qu'il martèle depuis toujours, avec un gros moment quand même sur l'écologie à nouveau, sur le changement climatique, sur son projet des écoles. Et un grand moment également sur la question de la dette. Il revient au fond sur l'idée qu'on aurait moqué ou pas pris au sérieux son projet d'annulation d'une partie de la dette française. Et il réutilise les mêmes arguments au fond. Donc effectivement, Jean-Luc Mélenchon qui est effectivement en pleine ascension de sa campagne avec beaucoup de meetings en quelques jours.
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Jean-Luc Mélenchon qui veut donc décréter l'état d'urgence sociale, c'est l'expression qu'il a employée, expression importante, l'une bonne ton, un état d'urgence qui consiste, si on a bien compris, à la fois à bloquer les prix et à augmenter les salaires de manière
générale. Oui, alors derrière cet état d'urgence sociale, il y aurait donc la stratégie de Jean-Luc Mélenchon sur le pouvoir d'achat. Parce que pour Jean-Luc Mélenchon, le pouvoir d'achat, il passe d'abord par les salaires. Il juge que c'est l'augmentation des salaires qui aurait un impact réel sur le pouvoir d'achat des Français. Il a repris sa mesure phare du SMIC à 1 700 euros net, ce qui serait une augmentation de 15% par rapport au montant d'aujourd'hui. Donc ça reste la question du financement. Il l'a défendu cet après-midi à Lille. Il l'avait déjà porté devant les patrons du MEDEF en leur expliquant, sans hausse des salaires, la consommation. va ralentir et avec elle l'économie. C'est donc une politique assumée de relance par la consommation. Mais augmenter les revenus, vous l'avez dit, ce n'est qu'un premier volet. Il veut aussi empêcher certaines dépenses de progresser avec ce blocage des prix de produits de première nécessité. Il a évoqué les loyers, les carburants, encore une fois, c'est des mesures qui restent à chiffrer. Et pour financer cette redistribution, il l'a moins évoqué aujourd'hui, mais il y a toujours cette mesure de la France insoumise de faire contribuer davantage les hauts revenus avec le patrimoine et le capital. On va revenir dans
le détail sur les annonces sur le plan économique avec vous, Sylvain Bersinger, dans un instant. Mais d'abord, Henri Vernet, je voudrais que vous me disiez de manière générale comment vous avez ressenti ce discours, une heure de discours devant une foule importante, si on n'en croit les images qui nous sont fournies par la France insoumise avec beaucoup de jeunes. Oui, on voit, c'est la
braderie, c'est vrai que l'île est une ville universitaire, mais c'est vrai que les jeunes sont un peu les gros bataillons de l'électorat de Jean-Luc Mélenchon et ça se ressent bien. Et du coup, c'est vrai qu'il avait ce côté assez professoral, pourrait-on dire. Alors on peut ne pas être convaincu par sa pédagogie, par la manière dont il explique un petit peu ses différentes mesures, dont il les étaye, notamment il y a eu un long passage sur sa mesure assez tonitourante, mais qui lui a permis de marquer la rentrée et de provoquer le débat autour de sa proposition. sur cette fameuse proposition d'annuler la dette, enfin en tout cas une partie de la dette, et notamment celle qui est détenue par la BCE européenne. D'ailleurs, en développant un peu, il a même fait un dialogue comme il sait faire. Il reste ce tribun, mais c'est vrai que, pas forcément convaincant d'ailleurs, parce qu'il dit, ok, on va se mettre d'accord avec d'autres pays européens qui sont tout autant concernés que la France, mais encore faut-il les trouver. Même s'il a bien identifié les pays latins, il fait le distinguo entre les pays latins, qui sont un petit peu dans la même situation que nous, c'est-à-dire France, Espagne et Italie. contre l'Allemagne. Il a beaucoup visé l'Allemagne. Et là, on retrouve Mélenchon avec son langage quand même assez virulent. Sur l'Allemagne, à un moment, il se dit, mais c'est quoi cet effort militaire ? À qui ils veulent faire la guerre ? C'est quand même un peu curieux d'entendre ça aujourd'hui, un peu provoque comme il sait le faire. Il a également visé les patrons, à la fois les patrons, Bompard pour Carrefour, Michel-Édouard Leclerc, la grande distribution, ça c'est dans le volet pouvoir d'achat. Donc on sent quand même qu'il y a ce côté un peu dirigiste, mais également ce du MEDEF, enfin bref. Donc il y a ça, il y a cet aspect-là. Néanmoins, c'est vrai que ce n'est pas le Mélenchon de la provoque, des saillies parfois douteuses qu'on a entendues ces deux dernières années et qui ont provoqué beaucoup de polémiques. On voit bien qu'avec ce discours, vous l'avez souligné, c'est vrai que depuis sa rentrée, depuis le MEDEF, depuis les Amphiles de Valence, il y a cette construction de LFI qui serait plus crédible, même avec des mesures et des propositions assez étayées. on ne les approuve pas sur le terrain économique. Donc c'est la construction d'une crédibilité et d'un programme assez radical, même très radical, sur le plan économique et écologique.
Jean-Luc Mélenchon qui est donc rejoint en ce moment sur cette scène érigée à la braderie de Lille par les classiques insoumis. Vous le voyez sur ces images tournées pour France Info par Soazic Houllier, Bélique Nabli. Qu'est-ce que vous retenez de ce discours ? Probablement le premier grand discours. économique et social de la campagne de Jean-Luc Mélenchon ?
Disons que c'est un discours important parce qu'il charrie finalement une vision de la société où on a bien compris qu'il mettait, pour reprendre un peu son champ lexical, l'humain au centre. Et c'est assez saisissant parce qu'il le fait en établissant un lien entre les grands défis géopolitiques de notre temps. et notre condition très concrète. Et ça, c'est une manière de faire de la pédagogie qui est assez intéressante, je trouve, parce que ça intéresse à la fois ceux qui ont une impétence pour la politique, la vie intellectuelle, et en même temps, les citoyens qui veulent aussi des solutions, des pistes, des idées qu'on peut discuter. Mais voilà, il fait ce pari. Et d'ailleurs, il l'a souligné, qu'il se mettait en position de pédagogue. Donc il y a une vision de la société où il tente de mettre l'humain au centre. Et de l'autre, ce qui est saisissant aussi, c'est le contraste entre l'espèce de souffle dynamique qu'il tente d'incarner et ses concurrents. Parce qu'au-delà de la présidentielle, il y a un premier match pour lui et pour d'autres qui est un match au sein de son... propre camp, la gauche. Et là, pour le coup, le contraste est vraiment saisissant. Quand vous voyez la difficulté pour les autres figures, notamment celles qui se préparent à une, voire deux primaires, je ne sais plus, il y a ce contraste, à la fois à travers cette capacité à mobiliser, deuxièmement, à travers les figures de cette foule, comme vous l'avez dit, il y a des jeunes, et il faut bien le reconnaître aujourd'hui lorsque vous jetez un œil sur les meetings. les jeunes, on ne les trouve pas forcément. D'ailleurs, il y a un élément objectif. La participation électorale des jeunes n'est pas très importante. Alors que LFI réussit à mobiliser. Alors le RN aussi fait des scores.
La manière dont il tutoie, dont il prend un temps manifestant, c'est ça ? Bien sûr.
Et donc ça, c'est très important. D'autant plus que lui, pour le coup, n'est pas très jeune. C'est un argument qui... auquel il sera peut-être confronté à un moment donné, il pourra invoquer le fait qu'il est soutenu par un segment important de la jeunesse française. Donc voilà, il y a cette capacité à souligner un souffle, une dynamique qui contraste avec... L'essentiel de ses concurrents pour l'instant.
Sylvain Versinger, Jean-Luc Mélenchon persiste et signe sur cette proposition choc de la rentrée politique, comme le soulignait Henri Vernet il y a quelques instants. L'annulation de la dette, alors pas toute la dette, il l'a bien reprécisé, la dette auprès de la Banque centrale européenne. Que pensez-vous de cette proposition ? Est-ce que ça peut devenir une vraie thématique de campagne ? Est-ce qu'elle a été caricaturée, comme l'a dénoncé cet après-midi Jean-Luc Mélenchon
fait, au-delà de la dette publique, mais plus globalement, quand on a écouté Jean-Luc Mélenchon tous ensemble, je me suis dit, moi, je n'ai plus qu'à pointer à France Travail, parce qu'en fait, c'est simple l'économie. Les prix augmentent, vous bloquez les prix, vous changez l'indicateur, vous voulez du pouvoir d'achat, vous augmentez les salaires, il y a trop d'aides, vous en supprimez une partie. Je suis d'accord que politiquement, il est bon, il cape les jeunes, il cape l'attention. Le problème, c'est que ce n'est pas sérieux. Ce projet d'amination de dette, je dois dire que je ne le comprends pas, parce que... Il va annuler la dette publique qui est détenue par la BC ou la Banque de France, mais on ne va pas chipoter. La Banque de France est filiale à 100% de l'État. Donc en fait, vous déshabillez Pierre pour habiller Paul. Quand vous faites le bilan agrégé, consolidé de l'État, il y a déjà la Banque centrale. Donc en fait, annuler cette dette publique détenue par la Banque centrale, ça ne changerait rien la situation de l'État. C'est-à-dire que l'État aurait moins de dettes, mais il aurait une filiale en situation de faillite, faillite virtuelle. Donc ça ne changerait rien en fait. C'est une mesure que je ne comprends pas. Alors politiquement, je la comprends. Elle permet de capter l'attention. D'un point de vue strictement financier, ça ne change rien et ça mettrait une gigantesque pagaille sur les marchés financiers à l'échelle européenne. Donc je pense que c'est une proposition avant tout politique. qui d'un point de vue strictement économique, à mon avis, n'a pas de sens.
Bruno Cotteres, politologue et chercheur au CIVIPOF, c'est une proposition qui peut imprimer, qui peut marquer la campagne et lui rapporter des points. Est-ce qu'on sait ce qu'on pense ? Les Français, il me semble avoir entendu Jean-Luc Mélenchon revendiquer le fait qu'une majorité de Français étaient d'accord avec lui.
Oui, il y a une enquête de Pion qui est parue qui disait que 40% des Français, au fond, se trouvaient intéressés par la proposition. Je n'ai plus en tête le détail de la question qui leur a été posée, mais on voit que ce qui est important pour Jean-Luc Mélenchon en ce moment de campagne, c'est d'obliger les autres. candidats, notamment les autres candidats de la gauche, à venir sur ce sujet, parce qu'à travers la question de la dette, c'est un discours beaucoup plus important que Jean-Luc Mélenchon adresse, et qu'il a adressé cet après-midi en disant au fond, aux Français, on ne cesse d'expliquer que c'est de votre faute, vous dépensez trop, vous ne travaillez pas assez. Et ça, c'est vrai que c'est un discours qui parle aux gens, indépendamment des questionnements qu'on peut avoir sur la faisabilité, la non faisabilité de cette proposition, mais on voit que l'objectif pour Jean-Luc Mélenchon, c'est... c'est à la fois d'obliger les autres candidats de la gauche à se positionner, d'être lui la force de propulsion de la campagne à gauche, et d'adresser ce message qui va parler à une partie de la population, de dire « on vous a trop fait payer, vous, on vous explique trop que tout est de votre faute ». Et c'est vrai que ce message, dans l'opinion, va sans aucun doute trouver de l'écho.
Vous n'y êtes pour rien, on a entendu Jean-Luc Mélenchon prononcer cette phrase à plusieurs reprises, s'adresser à cette foule, l'une bonne ton, le pouvoir d'achat. sera probablement un des thèmes clés de la campagne. On sait que c'est la première préoccupation aujourd'hui des Français avec cette inflation. Il a d'ailleurs commencé sur le sujet de l'inflation en promettant de modifier les calculs et de créer un indice de développement humain.
L'indice
de développement humain, c'est l'indice du programme de développement des Nations Unies, il existe déjà. La France a d'ailleurs un assez bon indice, on est au-dessus de 0,9, qui indique une très bonne qualité de vie. Donc, à voir comment ce nouvel indice serait mis en perspective. Et pour revenir sur le pouvoir d'achat, oui, c'est un thème qui s'impose dans cette campagne. Mais j'ai envie de vous dire que ce n'est pas vraiment une nouveauté. C'est presque un passage obligé de chaque élection présidentielle. Là, en cette rentrée, en effet, c'est une préoccupation immédiate des électeurs. Le pouvoir d'achat et le niveau de vie constituent le principal sujet que les Français se doivent au cœur de la campagne, selon une enquête Ipsos. Mais quand on reprend cette même enquête à la rentrée 2021, le pouvoir d'achat était déjà la préoccupation première des Français. C'est un terrain politique important. Il revient dans tous les discours, comme aujourd'hui à la braderie de Lille. L'avantage, c'est que tous les candidats peuvent promettre davantage de pouvoir d'achat. Et après, ils se différencient sur leurs choix économiques très différents pour y parvenir. Sur
l'argument auquel il sera rapidement confronté, ou auquel il est déjà confronté, de la faisabilité du programme, du sérieux, du discours, il y a quelque chose qui va jouer en sa faveur, c'est précisément le bilan. 10 ans de macronisme. Là, pour le coup, n'oubliez pas qu'Emmanuel Macron était censé incarner la rationalité économique, la réussite, le succès, etc. Il s'était engagé également à avoir des résultats concrets sur le front du chômage et sur d'autres domaines. Et là, au moment du bilan, qui sera forcément incarné par au moins deux candidats, pour l'instant, M. Attal, M. Philippe ? L'argument du sérieux sera difficilement posable comme un argument d'autorité contre Jean-Luc Mélenchon. On pourra toujours discuter naturellement ces propositions. Mais balayer d'un revers de main en disant que ce n'est pas très sérieux parce que ça ne répond pas aux discours des marchés financiers et autres, franchement, ça va susciter une forme de tension au sein de l'électorat. Français, je pense.
Il y avait d'ailleurs un autre candidat, il le rappelle de temps en temps Mélenchon, qui avait fait la même proposition il y a quelques années, c'est un certain Raphaël Glucksmann, enfin plutôt quelqu'un exactement de son parti, Aurore Laluc, qui est de place publique. L'annulation d'une partie de la dette. L'annulation d'une partie de la dette, mais le même schéma, c'est-à-dire en passant par la BCE, parce que grosso modo, je veux bien, c'est vrai qu'il embrouille un petit peu la façon dont il faisait des démonstrations, en prenant le public à témoin, tu et voilà, alors ça veut dire que toi-même, tu t'annules ta propre dette, tu ne te dois plus rien, etc. Mais c'est extrêmement efficace. évidemment simplificateur, et ça n'explique en rien les mécanismes. Néanmoins, c'est quand même ce principe-là, c'est-à-dire de jouer au sein de l'Europe, mais pas tout seul, avec d'autres pays. Il dit d'ailleurs, quand il développe ça, non pas dans le discours, mais ailleurs, que l'idée serait donc de regrouper, comme je le disais tout à l'heure, d'autres pays qui auraient les mêmes ambitions, les mêmes désirs. Il faut se rappeler qu'il n'y a quand même pas si longtemps, en 2021, plusieurs pays européens, la France en tête, ont tordu le bras des Allemands pour obtenir ce qui ne s'était jamais fait, un grand emprunt commun, mutualisé, pour relancer l'économie européenne après le Covid. Donc il y a cet aspect-là. Alors évidemment, je précise, parce que je commençais là-dessus, Raphaël Glucksmann, depuis, a changé d'avis en disant non, non, maintenant, dans la conjoncture actuelle, depuis quelques années, ce n'est plus possible. Donc il a renoncé à cette idée, mais enfin, elle existe. Le deuxième point, et là, je rejoins le plan de Coteres, bien sûr que c'est essentiellement politique. On est tous d'accord là-dessus. C'est un objet politique. Néanmoins, c'est à la fois, en effet, pour déculpabiliser les gens. C'est vrai que vous avez quand même souvent ce discours. La France, c'est le pognon dingue, finalement, de Macron, c'est-à-dire une France qui ne sait que dépenser. Mais il y a évidemment cet aspect-là. Il y en a un autre, c'est que cette idée de la dette et sur d'autres, l'état d'urgence sociale, l'état d'urgence écologique aussi, avec, par exemple, ce qui propose la création d'une espèce de corde volontaire, civile, un petit peu comme le service national côté militaire, au secours des gens victimes de catastrophes incendies au premier chef, il y a cette idée qu'avec de telles mesures, l'État, la politique, le politique peut reprendre le contrôle. Et ça, c'est quand même, alors évidemment, c'est lui qui le dit, rien de, c'est vrai que la réalité... vous dira le contraire à longueur de journée, que ceux qui gouvernent, ce sont les marchés, c'est l'Europe, c'est tout un tas de choses. Là, il y a ce volontarisme, qu'on retrouve d'ailleurs beaucoup chez les populistes, à gauche comme à droite, mais que l'État peut reprendre le contrôle. Et cette idée-là, faisable ou pas, fumeuse ou pas comme idée, mais c'est quand même imprimer ça. Et ça, le public, les électeurs, l'opinion peut l'entendre. en tout cas, peut s'y intéresser à ce message-là. Disons que tout n'est pas fatalité, il y a encore une marge de manœuvre pour la politique.
Peut-être là-dessus, Bruno Cotterès, un dernier mot sur cette offre de reprise de contrôle de Jean-Luc Mélenchon face à un certain nombre de discours qui apparaîtraient en tout cas, ou qui seraient davantage jugés comme raisonnables, etc., ou comme limités dans une certaine marge de manœuvre. C'est aussi une... ça, d'aller chercher les électeurs, de mobiliser l'électorat
sûr, c'est une façon de mobiliser l'électorat et puis une façon effectivement de dire un choix est possible. Ne pas oublier aussi que Jean-Luc Mélenchon, dans tous ses discours récents, revient aussi beaucoup. sur les maladies, la santé publique. Il l'a redit cet après-midi, il l'avait déjà dit au cours des deux derniers discours, pour lui, il y a des maladies qui sont politiques, c'est-à-dire qui sont liées à de mauvais choix en matière de politique sanitaire, qui sont les conséquences économiques du dérèglement climatique, etc. Donc effectivement, il propose une sorte de grand changement de paradigme où la politique reprend ses lettres de noblesse et où on dessert le carcan des experts, des institutions internationales qui disent que rien n'est possible, Il faut au bout du compte que les populations payent l'addition. Et c'est vraiment, je pense, le point fort de son discours de cet après-midi.