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Que va-t-il se passer, mesdames et messieurs, dans les pays dont nous dépendons pour nous alimenter ? Car comme vous le savez, après avoir créé un marché mondial et aussi le marché mondial de l'agriculture, la France n'est plus un pays souverain pour l'alimentation. Elle n'est pas capable, avec ses productions, d'alimenter sa population. Et alors, vous verrez que là, le sort de tout le monde n'est pas le même. On dit « Ah, la paysannerie est bien à plaindre ». Je le crois en effet, la petite paysannerie est bien à plaindre. Mais tout le monde n'est pas à plaindre de la même manière, car voici que les cours du blé sont plus hauts qu'ils n'ont jamais été, qu'ils se vendent à 245 euros la tonne, parce que le prix du maïs se vend à 275 euros la tonne, les taux records de paiement pour ces céréales. Alors les uns vont bien s'enrichir après avoir versé de grosses larmes en disant que les autres années n'avaient pas été aussi bonnes, mais les petits... par dizaines voient le risque de fermer leurs exploitations. Or, ce dont nous avons besoin, ce n'est pas du maïs pour nourrir les poulets chinois, mais de carottes, de poireaux, de tomates, de pommes de terre, qui sont les matériaux stratégiques de la vie quotidienne.
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