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On connaît votre soutien indéfectible à l'Ukraine. Le Rassemblement national, notamment Louis Alliot, sur notre plateau, a dit que si le RN arrivait au pouvoir, il couperait le robinet. C'est-à-dire que la France
capitulerait face à Vladimir Poutine. C'est ça que ça veut dire. Pour vous, c'est ça ces déclarations ? Le Rassemblement National est le parti de la soumission au dictateur Vladimir Poutine qui menace la sécurité des Européennes et des Européens. Le Rassemblement National ne doit pas prendre le pouvoir en 2027 parce que ce serait la victoire de Vladimir Poutine et la défaite des démocraties européennes. En réalité, nous avons face à nous un parti qui se dit nationaliste, qui se dit souverainiste, qui se dit patriote et qui agit pour les intérêts de la Russie, de Vladimir Poutine, des États-Unis, de Donald Trump ou de la Chine, du parti communiste chinois. Et donc nous avons face à nous un rassemblement. de patriotes de pacotille qui sont prêts à sacrifier la sécurité des Françaises et des Français. Et j'aimerais que les choses soient très claires. Ce n'est pas simplement par solidarité envers un peuple qui lutte pour sa liberté, le peuple ukrainien, depuis tant d'années, que nous aidons l'Ukraine. C'est pour notre propre sécurité, parce que nous sommes les cibles de la dictature de Vladimir Poutine. Et vous avez vu ce qui s'est passé en Allemagne. Vous avez vu les attaques de drones sur un aéroport allemand. Je ne sais pas si vous avez vu aussi les bombes posées sur des rails en Pologne où circulent des trains commerciaux. Et donc nous sommes, nous, Européens, ciblés par le régime russe. Et toute forme de faiblesse, toute forme de soumission... n'est qu'une invitation à l'agression. Et donc le rassemblement national, c'est le parti dans cette élection de la soumission à la Russie de Poutine, de la soumission aux Etats-Unis de Trump, c'est le parti de l'étranger.
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Est-ce que la France a encore les moyens d'aider l'Ukraine ? Jordan Bardella, hier, depuis la Grande-Bretagne, a dit que la France est ruinée. Est-ce que la France a encore les moyens, dans le contexte végétaire qu'on connaît, d'aider l'Ukraine comme elle le fait aujourd'hui
France... Comme l'Union européenne dans son ensemble, aide l'Ukraine parce que sa sécurité est en jeu. Un pays a toujours les moyens de défendre sa sécurité et la première responsabilité d'un président de la République, c'est d'assurer la sécurité de sa nation. Et donc, expliquer qu'on couperait les aides à l'Ukraine, c'est en réalité expliquer qu'une guerre qui coûtera beaucoup plus cher à la France aura lieu sur le sol européen. Parce que ce qui nous protège aujourd'hui de la machine de guerre russe, c'est la résistance ukrainienne. Vous coupez les aides à la résistance ukrainienne, vous aurez la guerre dans les pays baltes ou en Pologne, avec des pays auxquels nous sommes liés par des accords de défense. Et donc nous serons directement impliqués. Tout recul sur l'Ukraine entraînera un coût considérable, pas seulement un coût financier, mais un coût humain pour les Françaises et les Français. Et donc ce que propose le Rassemblement national là trahit les intérêts stratégiques, les intérêts vitaux de la nation française.
Un mot également sur l'héritage. On en entend beaucoup parler ces derniers jours dans l'actualité. Chaque candidat fait plus ou moins ses propositions. Quelles sont les vôtres ?
Nous avons mis sur la table la question des méga-héritages qui sont aujourd'hui moins taxés en France que dans les pays européens qui sont comparables, par exemple l'Allemagne. Et donc ce que nous, nous proposons, c'est une mesure simple. On taxe les méga-héritages, c'est-à-dire 99% des héritages en France ne seront pas touchés. Je parle là des très gros héritages. Et ce que nous gagnons... En augmentant cette taxe, nous le rendons aux salariés français sous la forme d'une hausse de salaire équivalente. Ce que ça veut dire, c'est qu'on va transférer 15 milliards d'euros des méga-héritiers vers les travailleurs français. C'est il y a 50 ans. Les deux tiers du patrimoine des Français étaient constitués par le produit de leur travail et un tiers seulement par leur héritage. Aujourd'hui, c'est l'exact inverse. Les deux tiers, c'est le produit de l'héritage et un tiers seulement le produit du travail. On est en train de constituer une société de rentiers et d'héritiers au lieu d'une société de travailleurs. Moi, je veux une société de travailleurs en France. Je veux qu'on puisse vivre dignement de son travail. Les sociétés d'héritiers, c'est des sociétés d'ancien régime qui sont sclérosées et bloquées. Il faut qu'on arrive, nous, à faire en sorte que les travailleurs puissent vivre dignement de leur travail.
M. Kluxmann, hier, Jordan Bardella est en Grande-Bretagne. Il a signé un pacte migratoire avec Miguel Farage. C'est le leader de l'extrême droite en Grande-Bretagne. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Ça vous inquiète ? Une fois de plus,
le Rassemblement National signe un pacte qui, heureusement, n'a aucune valeur légale puisqu'il ne s'agit absolument pas d'un pacte entre deux gouvernements, mais qui est au... détriment des intérêts de la France. Ce qu'il signe avec Nigel Farage, c'est à nouveau une capitulation des Français. Ça veut dire qu'il déresponsabilise complètement le Royaume-Uni de la question migratoire et que tout va à nouveau peser sur les épaules des Français. Mais vous savez, c'est la marque de fabrique du Rassemblement National. La faiblesse quand il s'agit de défendre les intérêts de la France. Regardez leur vote au Parlement européen. Tout ce qui permet de protéger les industries européennes, françaises en particulier, que ce soit sur la question des industries de défense. Moi, j'ai travaillé pour... Et j'ai lutté d'arrache-pied contre le complexe militaro-industriel américain pour pouvoir faire en sorte qu'on réserve les fonds consacrés à la défense, les fonds européens, aux industries européennes. Et en premier lieu, puisque nous avons la première industrie de défense européenne, aux industries françaises. Le Rassemblement National s'y est opposé. Donc ils ont servi les intérêts du complexe militaro-industriel américain. Je pourrais prendre l'exemple du vote à l'Assemblée nationale de Mme Le Pen sur la taxe sur les petits colis chinois qu'ils sont en train de détruire. Notre industrie de la mode, par exemple, ou nos commerces de centre-ville qui ferment les uns après les autres face à une concurrence déloyale de ces petits colis chinois, qui ne sont absolument pas contrôlés à l'entrée sur notre territoire, qui ne sont pas taxés. Et bien quand enfin il y a une réaction et qu'on taxe les petits colis chinois, que fait Mme Le Pen ? Elle vote contre. Mais elle vote pourquoi alors ? Pour les intérêts de Chine ? Contre les intérêts des producteurs français ? Contre les intérêts des commerçants français de Centrebourg ? C'est ça la réalité du Rassemblement National. Alors il y a les discours, il y a les discours sur la France, il y a les discours sur la nation, mais derrière il y a les actes. Et ces actes-là sont toujours en contradiction avec les intérêts nationaux français. Et donc ce que je veux dire, c'est un message simple. Nous sommes, nous, les véritables patriotes.
président, sur la question de l'immigration, justement, qu'est-ce que vous feriez ? Est-ce que vous iriez en Grande-Bretagne pour discuter avec le gouvernement britannique sur cette question des migrants
? Évidemment qu'il faut une coopération avec les Britanniques. Et je discuterai avec le gouvernement britannique. Et nous trouverons un accord. Mais de manière générale, moi, je vais être très clair avec vous. Il faut une maîtrise. Il faut un contrôle. Mais il faut arrêter avec ce mythe de l'immigration zéro. Quand le Rassemblement national, y compris d'ailleurs, c'était lors du débat organisé par le MEDEF, Mme Le Pen, quand on lui pose la question de la dette française, elle répond immigration et Union européenne, parce qu'elle n'a rien à dire sur la dette ou sur l'économie, mais ce qu'elle veut, c'est repartir sur l'immigration. Quand elle répond immigration, vous auriez dû voir le visage interloqué des entrepreneurs français. Parce qu'en réalité, l'immigration zéro, c'est la mort de l'économie française. Moi, je ne sacrifierais pas. l'économie française à la xénophobie du Rassemblement national. Et oui, il faut une immigration de travail, il faut une immigration qu'on contrôle, qu'on maîtrise. Et nos sociétés ne doivent pas céder à cette tentation du repli sur soi total qui entraînerait une chute et de nos économies et de nos démocraties.