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Marché conclu entre Nigel Farage et Jordan Bardella. Les deux hommes étaient réunis au congrès du parti britannique d'extrême droite Reform UK. Ils se sont mis d'accord sur un plan visant à lutter contre l'immigration clandestine entre la France et l'Angleterre. Et ce, alors que le parti britannique est empêtré dans une nouvelle affaire d'irrégularité de financement.
Nigel Farage et Jordan Bardella côte à côte qui brandissent un protocole d'accord visant à lutter contre l'immigration clandestine. C'est l'une des images du congrès annuel du parti d'extrême droite britannique Reform UK. Pour Faraj, l'objectif de ce texte sera de mettre un terme aux traversées de la Manche en petites embarcations. Le
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Royaume-Uni interceptera les bateaux partis des côtes françaises
et qui
sont entrés dans les eaux territoriales britanniques
et
renverra les personnes à bord vers la France. deux peuples veulent la même chose, des frontières qui nous protègent et un travail qui paie.
Des acclamations, des applaudissements, mais la lune de miel de l'extrême droite franco-britannique a été gâchée par le nouveau scandale dans lequel se retrouve empêtré Reform UK. Dans un reportage diffusé jeudi par la Channel 4 et filmé en caméra cachée, Dan Jouks, un proche collaborateur de Nigel Farage, propose de contourner la loi pour obtenir un don de 500 000 livres sterling d'un citoyen américain. Problème, seuls les électeurs britanniques sont autorisés à faire de telles donations. Nigel Farage, qui apparaît également dans ce reportage, affirme que réforme a été la cible d'un canular orchestré par des militants d'extrême-gauche.
Chaque année, au prix d'énormes dépenses, ils s'en prennent à réforme. Ne vous y trompez pas, il s'agissait d'un piège. Que les choses soient claires, le parti n'a rien fait de mal, il n'a reçu aucun argent illégal, en fait, il n'a reçu aucun argent du tout.
Il a tout de même poussé son collaborateur ainsi qu'un deuxième responsable, James Orr, à la démission. Nigel Farage fait déjà l'objet d'une enquête parlementaire concernant un autre don de 5 millions de livres sterling versé en 2004 par un crypto-milliardaire britannique. A la tête du gouvernement britannique, le parti travailliste affirme avoir écrit à la police pour exiger l'ouverture d'une enquête sur d'éventuelles infractions pénales.
nous sommes avec Catherine Coron pour en parler. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes enseignant-chercheur, maître de conférence en civilisation britannique à l'université Paris-Panthéon-Assas. Un mot pour commencer sur ce fameux plan conclu entre Réforme UK et le Rassemblement National. C'est dans l'ordre des choses que les deux parties s'entendent sur la question de l
'immigration clandestine ? Je dirais que la question de l'immigration clandestine est une question qui concerne tous les partis britanniques. Tous les partis du Royaume-Uni et jusqu'à présent, aucun parti, ni le parti conservateur, ni le parti travailliste qui s'était engagé au niveau de leur programme électoral n'ont réussi à le résoudre parce qu'il est bien plus complexe. Il ne suffit évidemment pas de signer devant des personnes. Déjà, il y a des personnes qui ont été élues et qui ont essayé de mettre en place un certain nombre de choses. Ça n'est pas si simple.
C'est pas courant finalement que Nigel Farage soit en aussi bon terme avec le Rassemblement national. Il avait eu par le passé des propos plutôt durs vis-à-vis du Rassemblement national et notamment de sa politique économique. Écoutez,
je pense qu'il a besoin de se refaire une vertu, entre guillemets, vu le poids des scandales qui se passent actuellement. Vous savez bien qu'il a démissionné. pour mettre en pause les poursuites qui sont contre lui, que aussi bien le Parti travailliste que le Parti conservateur n'ont pas voulu présenter de candidats contre lui parce qu'ils estimaient que c'était une mascarade. Et donc actuellement, je pense que les deux bénéficient. C'est un coup de pub pour aussi bien l'un que l'autre en fait compte.
sait que l'extrême droite en France est aux portes du pouvoir. A cette mois de la présidentielle, Marine Le Pen fait la course en tête. Qu'en est-il côté britannique ? Est-ce que Nigel Farage peut espérer un jour arriver au pouvoir
En fait, Nigel Farage est d'un parti populiste. La gauche et la droite au Royaume-Uni ne sont pas aussi représentés de la même manière. Et dans le scandale qui éclate actuellement, le plus important, c'est de comprendre que Nigel Farage, qui est censé être près du peuple, apparaît comme quelqu'un qui a beaucoup d'argent en fin de compte et qui cherche beaucoup d'argent, qui dit aux gens qu'il faut payer des impôts, mais qui lui essaye de contourner la loi. Il est probablement en bien moins bonne posture que, malheureusement, le Rassemblement national en France. Tout à fait. Ce n'est pas du tout pareil. Et je pense que... Le gros problème pour Nigel Farage, c'est justement d'arriver à passer outre ces poursuites qui sont actuellement en train de l'embarrasser. Aux dernières élections, Andy Bernham a justement réussi à battre l'extrême... Parti populiste, je préfère utiliser ce mot-là. Après, c'est vrai qu'avant, dans une élection, ils avaient gagné. Donc ce n'est pas aussi net que ça. Une
étude Ipsos qui dit que plus des deux tiers des Britanniques jugent que Nigel Farage n'est pas prêt à devenir Premier ministre.
'est fort possible. Ils se souviennent peut-être de ce que Nigel Farage avait dit contre l'Europe, que c'était l'Europe qui prenait l'argent. Et on s'aperçoit maintenant que la dette britannique n'est absolument pas due à l'Europe, ou bien au contraire. Et c'est une bonne chose. Je travaille actuellement sur une étude sur les valeurs au travail. J'ai interrogé des travailleurs britanniques et des travailleurs français. Les valeurs ne sont pas les mêmes. Et au Royaume-Uni, ce qui compte, c'est la loi. Et donc finalement, actuellement, Nigel Farage ne montre pas qu'il est loyal.
propos de ces affaires dans lesquelles il est empêtré, c'est une affaire d'irrégularité de financement qui a été révélée par une enquête de journaliste d'investigation. Il aurait bénéficié d'argent provenant de donateurs étrangers, ce qui est interdit. On l'a vu dans le reportage, un proche collaborateur a été contraint de démissionner aujourd'hui. Ce n'est pas seulement une mauvaise passe pour Nigel Farage, ça peut lui coûter plus cher que ça ?
Oui. Il est fort possible, oui, qu'il soit condamné. Je dirais que l'attitude des médias, et surtout de l'opinion publique britannique, il y a la présomption d'innocence, donc tant que la personne n'est pas condamnée, et puis le fait de faire des élections met en pause. ces poursuites. Nous allons voir. Suivons l'opinion publique britannique. Il y a la présomption d'innocence, il faut voir. Mais enfin, effectivement, le gros problème de cette affaire nouvelle montre que finalement, il y a probablement plus qu'on ne le pense au niveau de... problèmes d'honnêteté par rapport aux règles. Et ça, c'est quelque chose qu'au Royaume-Uni, on ne peut pas contourner. Ils sont vraiment très soucieux, les électeurs britanniques, que les gens respectent les règles. L
'intégrité des politiques. Un dernier mot sur ce fameux congrès annuel de Réformes UK. Ça a été l'occasion pour le parti de présenter les mesures qu'un gouvernement Réformes UK prendrait s'il arrivait au pouvoir. En dehors de l'immigration clandestine, Quels sont les priorités de Nigel Farage et de son parti
? Je pense qu'il faut s'intéresser aux priorités du Royaume-Uni. C'est la dette, c'est le pouvoir d'achat. C'est pour ça qu'en fait, quand on voit Jordan Bardella venir, les priorités sont les mêmes pour tous. La dette et le pouvoir d'achat. Nous allons vers un hiver qui va être difficile pour les personnes. qui ont des budgets un peu serrés. Et je crois qu'effectivement, il faut que ces personnes-là sentent qu'on ne va pas les abandonner. Et au Royaume-Uni, c'est exactement la même chose qu'en France, oui.
Merci beaucoup Catherine Coron d'être venue sur le plateau de France 24. Merci pour votre éclairage.