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Au Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
Et dans la vérité en face, dans un instant, et dès qu'on en aura les détails, on parlera évidemment, ça va être le fil conducteur de cette heure, des annonces gouvernementales pour l'aide aux agriculteurs. On en attend beaucoup, évidemment. On sait qu'en plus, ces aides ont été retardées de 24 heures. Il y avait des arbitrages financiers à faire. On a eu cette information ce matin, selon laquelle le Premier ministre Sébastien Lecornu demande à ce que les sommes soient compensées immédiatement dans le budget 2026. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a peut-être des bonnes nouvelles pour les agriculteurs. On verra. Ça veut dire qu'en tous les cas, il a fallu aller chercher de l'argent. Et je le vois à l'instant. L'information vient de tomber. La somme, en tous les cas, annoncée par le ministère serait de 1 milliard. 1 milliard pour les agriculteurs. On verra dans le détail. Restez avec nous. On en aura le détail dans quelques minutes. Et évidemment, vous aurez la possibilité d'intervenir aux euros 826 300 300. Mais tout d'abord... Maud Kieffer et Jean-François Akili. Je ne vais jamais y arriver. Non, ce n'est pas grave. Je ne vais jamais y arriver. Non, mais rebaptisez-moi,
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
j'aime bien.
Bon, Maud Koffler, voilà. Je vais essayer de bien le dire. Et Jean-François Akili sont avec nous. Bonjour à vous. Bonjour. Re, pour ceux qui étaient avec nous durant ce grand matin. Maud et Jean-François, j'aimerais aimer qu'on poursuive la discussion autour de ce que l'on a entendu sur la proposition de Bruno Retailleau. qui propose donc de passer plus souvent par la voie référendaire. Et j'avoue que je ne m'attendais pas à cela. Clément Beaune, durant l'interview, Jean-François, il n'écarte pas effectivement l'idée de faire un peu plus souvent appel au référendum qui, il faut bien le dire, est assez absent en réalité de notre actualité politique.
Oui, alors le référendum est absent tout d'abord parce qu'il est compliqué à mettre en œuvre, on ne va pas égrener là, on n'a pas le temps, les règles qui président, si vous voulez, à l'installation du RIP. On peut quand
même dire qu'il y a une règle qui consiste à d'abord réunir le double parlement.
Oui, et puis il y a le dixième de l'électorat aussi à réunir. Ce sont des règles qu'il faut assouplir. Si vous voulez consulter régulièrement la population, il faut que ça aille vite, et que ce ne soit pas une usine à gaz, que vous puissiez consulter rapidement la population.
Jean-François, vous qui connaissez bien ces milieux-là, c'est que dans les milieux parlementaires, on a l'habitude de dire, non mais si en plus, il faut réunir tout le monde, etc. C'est-à-dire que les parlementaires ont tendance à dire, non mais c'est trop long. Cette
histoire de référendum, elle est montée en force avec les gilets jaunes. Une grande partie de ceux qui ont manifesté, tous ceux qui ont manifesté sur les ronds-points, se sentaient exclus du débat national. Et se disaient, après tout, personne ne nous parle, on ne demande pas notre avis, nous sommes des recasés, des recalés de la vie politique de ce pays. Qu'est-ce qui se passe depuis ? Il y a eu l'opération d'Emmanuel Macron. C'est ça, c'est
ce que j'allais vous dire.
Avec des conférences citoyennes. Des doléances qui ont fini dans des placards. Personne n'en a rien fait. Il y a eu des crises successives. Les gens se sentent toujours, les Français en général, toujours un petit peu en dehors du coup. Vous avez eu la dissolution ratée qui fait qu'aujourd'hui ce Parlement n'arrive plus à voter la moindre loi. Qui plus est, quand elle finit par l'être votée et retoquée en partie, peu ou prou, par le Conseil constitutionnel, Richard Ferrand et ses neuf sages. Donc la vie, on va dire, démocratique est empêchée aujourd'hui. Donc l'idée est de se tourner vers des référendums. On se demande du coup à quoi va servir le Parlement là-derrière.
Maud Koffler, il a raison Bruno Retailleau de mettre cette thématique au centre du débat de la présidentielle ?
Oui, je pense qu'il a complètement raison, parce que Jean-François Aki a dit beaucoup de choses. On a l'impression d'une confiscation du pouvoir. On est quand même dans une démocratie. Alors effectivement, il y a eu la tendance gilet jaune qui a aussi porté un mouvement populiste qu'on voit dans toute l'Europe, voire dans le monde entier. Je pense que...
Populiste et populaire, parce que c'est peut-être populiste, mais bon, je ne sais pas très bien ce que ça veut dire. Ce n'est pas forcément négatif. Non, mais derrière ça, il y a juste la volonté du peuple en réalité. Oui, absolument. Mais
pour poser quelle question ? Si vous prenez l'immigration, est-ce que... Est-ce que vous êtes pour ou contre l'immigration ? Non, ça ne sera pas ça la question.
Ça, Clément Beaune est très clair là-dessus, et c'est vrai que c'est la condition. La question doit être très bien posée. Vous savez,
sur l'immigration, par exemple, une question pourrait être, est-ce que vous êtes pour ou contre l'instauration de quotas d'immigration liés à la vie économique du pays ? C'était la proposition phare de Nicolas Sarkozy en 2007. Ça n'a jamais été établi, mis en place. Ça faisait partie d'une récente loi, et cet aspect-là, ce texte-là, cette mesure-là, a été retoqué par le Conseil constitutionnel. Ah ben oui, c'était une loi de 2024 qui a été, on va dire, allégée par les sages. Là, cette disposition des quotas a été refusée par les sages. Donc, quelque part, il y a une sorte de blocage institutionnel en France, du fait que certaines lois qui sont même votées dans la configuration actuelle du Parlement sont retoquées. Donc, redonner la parole au peuple sur certains points, ou la donner au préalable pour, on va dire, enjamber le Conseil constitutionnel, je rappelle au passage, ce n'est pas de la politique politicienne, c'est quand même un détail majeur, Une proposition, c'est la proposition phare de... Marine Le Pen, depuis une dizaine d'années. Donc en fait, les uns et les autres, quand ils vont vers cette proposition-là, ils ne font que valider une proposition soutenue par la candidate du RN depuis dix ans.
Pour le moment, on voit bien que dans les chiquiers, il y a à la fois Marine Le Pen et en effet Bruno Retailleau, puisque c'est lui qui met, à travers son interview dans le Figaro hier, qui met cette thématique au centre du jeu. Mais j'ai envie, Maud Koffler, de vous faire réagir à ce qu'on a entendu, ce que dit Mme Braun-Pivet, qui s'érigent tout de suite en disant « oui, mais moi je suis garante des institutions, etc. » Et donc, comment vous percevez ça ? Parce que c'est ce que se disent les gens, ils se disent « oui, mais finalement... » Ça va être anarchique. Non, mais c'est surtout qu'ils se disent... On n'y arrive pas. On n'arrive pas à aller vers le référendum parce qu'il est complexe. Donc Bruno Retailleau a raison de dire qu'il faut peut-être revoir le système.
Oui, parce que notre dernière expérience du référendum a été quand même un échec cuisant. On se souvient du référendum 2005. Donc on sait que les référendums... C'est pour ça que Bruno Retailleau veut vraiment revoir constitutionnellement le problème, et il a raison. Parce que, voilà, on avait lancé des idées de référendum ces derniers temps. Moi, je pense à la pétition, vous savez, de Philippe de Villiers, vous parliez d'immigration, qui était illégitime, qui a été considérée comme illégitime parce qu'elle n'était pas publiée sur le site de l'Assemblée nationale. Mais il n'empêche qu'il y a eu plus de 2 millions de signatures, donc il y a quand même une demande.
Il faut un cadre constitutionnel, Maud Coffler, là-dessus. Vous ne pouvez pas lancer une pétition dont on ne connaît pas vraiment, effectivement, la... C'est vrai qu'il y a eu une tendance... forte avec celle de Philippe de Villiers, qu'il faut entendre. Mais là, pour le coup, c'est ce que disait d'ailleurs Clément Bonne, votre invité, Jacques Cardoz, il faut un cadre extrêmement strict.
Et c'est ce que suggère Bruno Retailleau.
Oui, c'est ce que porte Marine Le Pen depuis plus de dix ans.
Bruno Retailleau, c'était la question qu'on posait ce matin dans le cadre du Grand Matin de Sud Radio. A-t-il raison de vouloir multiplier les référendums pour donner la parole aux Français ? Évidemment. instinctivement, les Français, enfin bon, c'est le sondage, évidemment, qui, évidemment, doit être pris avec recul, mais c'est quand même, oui, à 87%, et ça donne le sentiment, mais on le sait, que le référendum, c'est quelque chose qui est très populaire dans l'opinion, et c'est aussi ça que comprennent pas les gens, finalement, c'est que à chaque fois qu'il y a une proposition qui paraît évidente, qui est populaire, qui va dans le sens de la démocratie... on oppose quelque chose qui est tout de suite, oui, mais c'est compliqué, oui, mais on ne peut pas, oui, mais on est garant des institutions, etc.
C'est une façon de cloisonner aussi la parole du peuple. Je pense que Bruno Retailleau a aussi compris que la parole du peuple n'est pas respectée à partir du moment où vous avez un million de personnes qui défilent dans la rue, par exemple contre le mariage pour tous, et que ces millions de personnes ne sont pas entendues. Les gilets jaunes que vous avez cités, c'est exactement pareil. Il y a eu une mobilisation populaire phénoménale. Pourquoi ? Pour finalement quoi ? Oui,
mais attention au risque que comporte ce type de mécanique, on va dire, démocratique. Pourquoi je dis ça ? Parce que d'abord, c'est un affaissement du rôle du Parlement, et ce n'est pas du tout un propos, on va dire, de journalistes politiques coupés des réalités. Le salon, vous voulez dire ? Oui, non, mais si nous élisons des députés, et de façon indirecte, les grands électeurs élisent des sénateurs. Est-ce qu'il faut en finir avec ce système ? Je pose la question. Qu'est-ce qu'il y a
avec le Conseil constitutionnel ? Est-ce qu'il faut
supprimer la Cour suprême ? Parce qu'au fond, elle fonctionne de plus en plus, aux yeux d'une grande partie de l'opinion publique, comme une sorte d'entité politique. Après tout, les neuf sages, on ne va pas faire la liste, ne sont pas des magistrats en réalité. Ce sont des politiques. Ça c'est la première chose. Et puis je convoque l'histoire. 1969, le référendum général de Gaulle, il y avait deux sujets. La fusion entre le Conseil économique social et le Sénat. que le général appelait de ses voeux, et une plus grande décentralisation, c'était une vraie révolution que propose le général de Gaulle, les français ont dit non, et ils ont dit dehors Charles de Gaulle. Voilà, c'était une réponse, on va dire, qui n'était pas adaptée à la question posée. Donc si vous avez un référendum et une question très précise et que les gens sont en colère... Est-ce que, au fond, ça sera la bonne méthode pour consulter le peuple français ? Je n'en suis pas sûr.
Maud, justement, est-ce que ce n'est pas ça le vrai sujet ? C'est qu'au bout du compte, on a un Conseil constitutionnel dont on sait qu'il est politisé, que ce ne sont pas des juristes. Or, ce que l'on attend finalement de ces instances, ça vaut pour le Conseil d'État et ça vaut pour le Conseil constitutionnel, c'est qu'elles répondent à des réponses purement juridiques, purement de droit, techniques, et qu'il n'y ait pas d'opinion.
C'est pour ça qu'il faut... En fait, on parlait à un moment donné, il y a eu un débat sur la suppression du Sénat. On trouvait qu'avoir deux parlements ne servait à rien. Moi, je m'interroge sur la suppression du Conseil constitutionnel. Vous me trouverez peut-être un peu radicale, ou peut-être que vous serez d'accord, j'en sais rien, mais je trouve qu'à un moment donné, quand une instance qui, effectivement, est habitée de personnes qui ont été nommées par le Président de la République, qui sont là de façon assez illégitime, finalement, prennent possession du pouvoir, confisquent le pouvoir... Vous vous posez la question de la légitimité de l'Assemblée et du Sénat à partir du moment où on donne la parole au peuple. Mais je trouve que déjà, en fait, ce pouvoir-là, cette légitimité-là, a été confisqué sur plein de dossiers. On peut parler de la loi immigration de Darmanin, comme on peut parler de la loi Philippine, qui finalement est passée. Mais initialement, le Conseil constitutionnel l'a annulée.
Il y a une bonne nouvelle dans tout ça, et je rebondis sur ce que vous dites, Maud Coffler, est-ce qu'il faut, oui ou non, supprimer la Cour suprême ? Je ne crois pas. Aux Etats-Unis, il y a une Cour suprême, ça fonctionne, avec plus ou moins de succès, avec sans doute souvent des questionnements, des polémiques. Ce que je dis, la bonne nouvelle dans tout ça, malgré tout, c'est que les uns et les autres se posent la question. Certes, Bruno Retailleau, ce matin, a validé vraisemblablement, avec quand même des précautions, par votre invité, Jacques Cardoz, Clément Beaune, donc sur l'autre partie de l'échiquier, on va dire. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a un début de commencement, de prise de conscience, que la parole des Français n'est pas écoutée. Et que la diatribe contre les élites, ce n'est pas du populisme, c'est le constat d'une réalité. Il y a un pouvoir qui semble rouler pour lui-même, il y a des élites, elles sont dans les médias, elles sont ailleurs, et puis il y a la majorité des Français qui se disent, quand nous on ressent ce qu'on vit, on n'en a pas du tout la traduction dans la marche du pays, et ça, c'est plutôt positif.
Maud Koffler et Jean-François Akili, on vous retrouve pour un deuxième débat dans quelques secondes. Je donne les dernières informations concernant les annonces de la ministre de l'Agriculture. Madame Genevard vient d'annoncer plus d'un milliard d'euros débloqués pour soutenir l'agriculture, affectés par les canicules et la sécheresse. Ces financements doivent permettre, dit-elle, de soutenir les trésoreries. Donc cet argent ira aux trésoreries. C'est ce que demandaient notamment les représentants syndicaux. afin d'éviter les faillites, de relancer la production. Cela passera par l'indemnisation de Solidarité Nationale, un dispositif de l'État pour compenser les pertes de récolte liées aux aléas climatiques. Vous pouvez nous appeler d'ailleurs à ce sujet 0826 300 300. Êtes-vous satisfait ou pas des annonces d'Annie Gennevard ? Dans un instant, 9h30, c'est la libre antenne, mais on retrouve dans une seconde Maud Koffler et Jean-François Aquilier. A tout de suite.
9h10, le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
On est de retour, 9h22, avec Maud Koffler et Jean-François Aquilly. Dans un instant, on parlera des mesures qu'annonce Annie Gennevar pour le monde de l'agriculture. Plus d'un milliard débloqué essentiellement, apparemment, pour soutenir les trésoreries de la filière agricole. Dans le détail, on n'a pas encore le détail, on verra. Mais vous pouvez nous appeler sur ce thème 0826 300 300. On parlait du conseil... on parlait de la voie référendaire, on parlait donc de ce référendum qu'appelle de ses voeux Bruno Retailleau, mais Jean-François Aquilly nous disait également que c'est aussi l'opinion du Rassemblement National, parce que ça fait partie de son programme, et vous pourrez nous appeler également sur ce sujet. Mais je souhaitais avec vous, Maud et Jean-François, qu'on aborde la question de Ceuta, parce que c'est vrai qu'on l'avait un peu oublié. Ça a été évidemment un des grands événements de cet été, on a été frappés par ce qui s'est passé et ce déferme, dont on ne connaît pas d'ailleurs toujours exactement les raisons, j'ai envie de dire. Ce n'est pas très très clair. Maude, vous nous expliquiez ce matin, et c'est vrai qu'on a été un peu surpris de voir finalement qu'il y a une partie de l'opinion qui elle-même maintenant se retourne contre le Premier ministre, sont les mêmes manifestants que ceux qui avaient manifesté il y a quelques mois.
Oui, parce qu'il y a quelques mois, en fait, Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol, avait annoncé qu'il régulariserait 600 000 expériences étrangers, c'est quand même colossal, sur 1,2 million de demandes d'asile. Donc c'est pas rien. Ça avait soulevé effectivement un petit mouvement de panique et de révolte qui s'est poursuivi avec ce qui s'est passé à Ceuta. Donc c'est forcément lié. Et puis il y a la question de la protection européenne. Maintenant, en fait, il y a beaucoup de problèmes. En fait, ce qui est intéressant,
Jean-François, c'est qu'on a bien vu que... Une décision d'un Européen impacte l'ensemble de l'Europe et on a bien vu dans un premier temps que la plupart des pays étaient dans un premier temps très remontés contre Pedro Sanchez.
Alors vous avez un ensemble qui s'appelle l'Union Européenne et vous avez Schengen, c'est-à-dire une fois que vous passez la porte d'un des pays, vous circulez librement dans l'ensemble européen. Donc là, c'est la règle qui prévaut depuis toujours. Je dois rappeler qu'avant Ceuta, il y a eu symboliquement Lampedusa. Souvenez-vous, depuis le début... début des années 90, on parle de 5000, 10 000 entrants régulièrement, il y a même eu un pic en 2023, il y a 3 ans, à Lampedusa, on a eu 10 000 personnes en quelques jours. Ce phénomène-là est européen, il n'est pas nouveau, il est traité lâchement, je dirais, pays par pays, alors qu'il y a des accords européens, il y a des accords de traitement de la migration globale au niveau européen, ce n'est pas traité, en réalité, c'est chacun pour soi, débrouille-toi. nous découvrons soudain que ce qui se passe chez le voisin, et on détourne le regard en disant, ouf, c'est pas chez nous, ça concerne l'ensemble, en réalité. Ça n'est pas traité, mais... Ça fait combien de temps que ça dure ? Des
décennies. Non, non, vous avez raison, mais ça n'est pas traité, mais en même temps, vous l'avez dit vous-même, il y a eu Lampedusa. On n'en parle plus de Lampedusa. Pourquoi ? Est-ce que les mesures qui ont été prises par les gouvernements italiens, finalement, ont été efficaces ?
Je crois qu'elles l'ont été, mais il y a quand même une conséquence à Lampedusa, même s'il a pris un certain temps, parce que l'Europe a quand même voté un ensemble de... de loi. Alors il y a eu le pacte migratoire et il y a ce qui permet aujourd'hui de renvoyer plus facilement des personnes entrant sur le territoire européen dans des pays qui ne sont pas en guerre. Alors il y a tout un tas de circonstances, de cases à cocher plutôt. Donc il y a eu des conséquences. Mais en même temps, on voit qu'à Ceuta, c'est-à-dire je pense à peu près un mois après que tout ça a été voté au Parlement européen, on a un déferlement de 70 000 personnes qui arrivent par une porte d'entrée, une espèce de... On ne comprend même pas comment ça a pu se produire.
Probablement avec l'accord, d'une certaine façon, en tous les cas... Ça a permis de renvoyer un certain nombre. L'acceptation du gouvernement marocain. C'est-à-dire que le Maroc n'a quand même laissé passer... Il y a même eu des images qui étaient très explicites où on voyait des policiers qui approuvaient le fait que des Marocains... Et des
policiers jetaient des pierres sur des Marocains qui tentaient de rejoindre le Maroc.
De toute façon, personne n'a de doute sur le fait que vous ne quittez pas comme ça le Maroc sans au moins un accord de la police marocaine. Ce qui
frappe l'imagination, mais ça a été dit, c'est que vous évoquez 70 000 personnes, Maude Koffler, je crois qu'il en reste entre 5 et 10 000. Oui, c'est ça qui est intéressant.
Il
faut quand même rappeler que Ceuta, c'est une enclave de 18 km². Vous avez 4 500 personnes qui vivent au Maroc. au kilomètre carré, vous avez 83 000 habitants. Vous avez d'un coup, en quelques heures, l'équivalent de la population d'une enclave qui arrive, qui déboule comme ça. Ça frappe l'imagination. Mais en réalité, c'est où t'as de façon plus classique, plus régulière, plus diffuse. C'est ce qui se passe. à nos frontières européennes, dans différents pays, de façon régulière et clandestine, hélas, tout au long de l'année. Et le problème de l'immigration massive et clandestine n'est toujours pas réglé par idéologie, aussi par romantisme, alors qu'il suffirait d'être réaliste et même très humain avec ces questions-là pour commencer à régler effectivement le problème.
Oui, et d'autant que ça fait partie des discussions... 27 en juillet, au moment de la crise de Ceuta, et ça n'a pas abouti. Il y a cette idée de hub, ces zones qui sont installées à l'extérieur de l'Union Européenne, dans lesquelles les migrants illégaux seraient renvoyés. Sur ce point-là, Maud Koffler, il n'y a pas la majorité pour le moment au sein des 27, même si l'idée avance.
Oui, c'était l'Italie, je crois, qui avait proposé ça initialement, la Hongrie qui a suivi avec le Danemark. C'est assez rigolo d'ailleurs parce que ce sont des pays qui ne sont pas forcément impliqués, à part l'Italie bien sûr, dans ses flux migratoires, en tout cas qui sont moins impactés. Après, ça a été voté par le Parlement européen, ce qui est déjà une énorme avancée, mais de fait, tous les pays ne la piqueront pas, beaucoup de pays s'y opposent encore, et c'est là aussi qu'on voit le manque de solidarité, je ne sais pas, de cohésion européenne, mais c'est là aussi qu'on peut se poser la question de l'existence encore de l'Europe des nations.
Vous savez, je me permets, si vous le permettez, si vous êtes d'accord, Jacques Cardot, j'ai convoqué une personnalité qui a récemment disparu, c'est Xavier Emanuelli, qui est quand même un homme au-dessus de tout soupçon, il était l'inventeur du SAMU social, c'était un homme très humaniste, et il était aussi un excellent ministre, un grand ministre, sous Jacques Chirac, que me disait Xavier Emanuelli, que j'ai bien connu, j'en avais fait le portrait dans un magazine, il disait, il faut avoir un langage vérité sur les migrants, il faut créer des hotspots. Il disait bien cela dans les pays de départ, en accord si possible avec les pays de départ, et ça peut se faire. Et il disait, il ne faut pas hésiter à employer ce verbe, il l'a dit, je l'ai écrit, il faut trier les personnes qui veulent rentrer. Toi tu rentres, toi tu sors, disait-il.
Ça s'appelle une
immigration choisie. Et oui, et il dit, il faut être réaliste. Les personnes qui sont menacées... ou malades, on peut les aider. Celles qui n'ont rien à y faire dans les pays d'accueil, soi-disant, elles restent dans leur pays d'origine. Il faut être réaliste avec ces questions pour éviter tant de souffrance.
C'est ce que disait Xavier Manuelli. Est-ce qu'aujourd'hui, Jean-François, parmi les candidats, je ne parle pas des candidats les plus à droite, évidemment, pour eux, on connaît leur opinion, mais pour tous ceux qui sont dans le bloc central, alors je sais bien que ce n'est pas seulement le bloc central, mais c'est aussi une partie de la droite. la gauche, voilà. Est-ce qu'on a évolué sur cette idée-là, ou est-ce que vous sentez encore des freins ?
Alors, il y a une gêne à gauche sur la question de la migration. Parce qu'au fond, quand vous voyez les déclarations, ne serait-ce que du maire de Paris, qui a dit dans une phrase, je serai toujours aux côtés de ceux qui souffrent des migrants.
D
'accord, il y a un principe de réalité, les personnes présentes, il faut leur venir en aide. Qui l'a
dit à votre micro.
Oui, les personnes qui sont là, il faut leur venir en aide, évidemment, il ne faut pas les laisser dans la nature. Le problème de nos démocraties, c'est qu'elles ne savent pas accueillir. Et le problème, c'est que j'en reviens à la case départ. C'est-à-dire que, je verrai, pour répondre à votre question, nous verrons si les... Candidats divers et variés, quel que soit le bord politique, à droite on y va plutôt, mais à gauche c'est plutôt réticent, vont vers cette immigration choisie qui n'a rien de scénique. C'est aussi une façon de bien accueillir les personnes qui veulent entrer.
Évidemment. Merci infiniment, Maud Koffler et Jean-François Aquili, pour ce premier grand débat du vendredi. Et bien sûr, on aura l'occasion de vous retrouver. Dans un instant, c'est la libre antenne 0826 300 300. Vous n'hésitez pas, vous nous appelez. On parle notamment agriculture. A tout de suite. On va vous retrouver pour la vérité en face. Vous le savez, vous avez la parole 0826 300 300. Il est 9h35 sur Sud Radio. Il y a quelques minutes, la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevar, a annoncé ses mesures pour le monde agricole. Un milliard d'euros seront débloqués, dit-elle. Ces financements doivent permettre de soutenir les trésoreries, d'éviter les faillites, de relancer la production. Un milliard d'euros d'argent nouveau, oui. Oui, sans doute, un effort très conséquent, dit-elle, qui passera par l'indemnisation de solidarité nationale. C'est un dispositif qui est censé compenser les pertes des récoltes. Évidemment, on est avec vous. Et vous nous appelez au 0826 300 300 pour savoir ce que vous en pensez. Et on est avec Philippe. On accueille Philippe. Oui. Bonjour Philippe.
Bonjour Sud Radio. Soyez le bienvenu. Vous nous appelez de Cazillac. Qu
'est-ce que vous en pensez de ces annonces
On en pense, c'est des annonces qui font bien et pas bien, parce qu'on ne sait pas comment ça va être appliqué. Ça va être très compliqué l'application de ce processus, parce qu'on a eu déjà des aides, vous savez, les mois derniers, les mois d'avant, on a eu des aides sur le département du Lot, il est arrivé à 140 000 euros. Et ces 140 000 euros sur 3300 agriculteurs, ils ne savaient pas comment le répartir. Ils ont fait tourner les ordinateurs en boulinettes et il fallait avoir 107 hectares minimum pour toucher 800 euros. Il y a une centaine d'exploitations qui ont touché ça et il fallait avoir 50% de terres arabes. Donc ça fait peur parce que j'ai peur qu'on est en train encore de diviser la structure agricole, qu'on n'a pas besoin de ça parce que déjà on s'éparpille et je ne voudrais pas qu'on divise encore cette ruralité avec ces formes annoncées pérominales. C'est un peu la peur que j'ai. Je
comprends, je comprends, Philippe. Mais pourquoi les chambres d'agriculture ne peuvent-elles pas aider pour faire remonter au ministère, très précisément ? Quelles sont les exploitations qui ont le plus besoin de trésorerie ?
les chambres d'agriculture font un travail remarquable là-dessus, on a des gens qui sont compétents pour faire ce genre de choses, mais avec la DDT. Mais après, il y a des enveloppes qui vont arriver dans chaque département. Elles seront définies. Il va y avoir une enveloppe par département. Je ne sais pas comment ça va fonctionner. Mais ça dépend des départements. Par exemple, nous, le Lot, on est en polyculture élevage. On a aussi bien de la vigne, de la maraîchère, de l'élevage. On a un peu de céréales. C'est ces départements-là qui se touchent. Parce qu'on a, par exemple, sur mon secteur, on a pris 50 mm depuis le 30 avril, par exemple.
Vous, vous exploitez quoi ? Vous avez...
On a une centaine de mer en Vaudelay. On a une centaine de mer en Vaudelay. On est tout à l'herbée. On donne l'alimentation aux bétailles qu'on appelle l'hiver depuis le 10 juillet. Comment
vous êtes touché par la canicule et par cet été qui a été très difficile ?
On est touché comme tout le monde, que ce soit dans l'élevage, dans la vigne, dans l'arbeau, dans la serre, on est touché partout. Là où je mets une ligne un peu, je vais vous dire, tout le monde dit comme moi, c'est qu'aujourd'hui, tout le monde met de l'inflation partout. la paille vaut cher, le fouet vaut cher, les réparations vaut cher, le matériel vaut cher, les industriels, les marchands de matériel, ils ont mis 30% de hausse partout, partout, partout, partout. Et vous voyez, hier... Et
en plus, il y a les
vols. Et ils savent qu'il y a un milliard d'euros qui arrivent. Alors, tout le monde met de la hausse. Sans savoir pourquoi, par exemple, il n'y a rien qui a augmenté, mais ça a augmenté quand même. Vous savez, le kilo de tomate a 8,50 aujourd'hui. Mais l'agriculteur le vend à 8,50€. Il le vend à 1,50€. On sait
bien. Tout
le monde est toujours pareil sur le dos de l'agriculture. Donc ça, c'est quand même pas bon. Et les
marges ne changent pas non plus. Donc en fait, c'est beaucoup d'argent payé par le contribuable. Mais c'est aussi de l'argent qui part finalement ailleurs.
Dans des gros groupes qui ont la main. Par exemple, les concessionnaires. C'est trois ou quatre groupes. L'alimentation, c'est deux ou trois grands groupes que je ne peux pas citer, que tout le monde connaît. Donc, chaque fois qu'il y a des choses pareilles, tout le monde met de l'inflation parce que le gasoil vaut cher, parce que le transport vaut cher. Et au dos, le final, le tendu, c'est le premier maillon de la chaîne, c'est l'agriculteur qui est tendu parce que même si on lui annonce un milliard, mais il a tellement eu d'euros avant. sur la paille, le foin, l'engrais, les produits sitaux, le tout. Vous voyez, les organismes qui travaillent pour nous, le centre de gestion, tout ça, tout prend 10% des assurances, 15% par an. Donc, à un moment, on revient au même point.
Oui, et puis, Philippe, il y a 350 000 exploitations et tout le monde n'a pas les mêmes besoins, il faut aussi le dire.
Exactement, vous prenez, je ne suis pas jaloux d'eux, mais par exemple, même s'ils ont eu des revenus qui ont été en baisse sur le cognac. quand vous prenez la marche à l'hectare dans l'élevage, en étant sérieux. On n'a pas l'écrit des lignes. Mais ce n'est pas la même chose. On est bien d 'accord. Il faut être sérieux un peu. Vous
restez avec nous, Philippe de Casillac. Vous êtes dans le lot. On accueille Eric. Il nous appelle de Tarbes. Bonjour Eric. Bonjour. Soyez le bienvenu sur Sud Radio. Vous également avez été touché. Comment avez-vous été touché, justement ?
Le problème, nous, c'est qu'on est touché, mais on n'est pas touché en 2026, on est touché depuis 2-3 ans. Moi, sur 35 hectares arables, j'ai pu en semer que la moitié, vous voyez ? J'en ai semé que la moitié parce que les intrants sont trop chers. Et bon, il parle de la... C'est fait d'annonce, c'est la sienne. Ça va soigner une plaie, mais le problème de fond, c'est quoi ? C'est le... Nous, on va... Les pertes qu'on va avoir, on va les vendre avec des prix imposés par nos coopératives. C'est toujours la même histoire. Nous, on est le dernier des derniers. C'est nous qui payons. Ça, pour payer, on paye. Alors, on attend. J'attends. Moi, je suis en grande difficulté. Moi, je ne peux pas payer. Je n'ai pas pu payer mes crédits 2025, 2026. Moi, j'ai des huissiers sur le dos. Elle peut faire des annoncés comme elle veut. Je laisse ce qu'elle veut. On va voir. Il vous
faudrait combien pour repartir sur le milliard ? Vous demandez combien, vous ?
Moi, personnellement, il me faudrait 30 000 euros. Moi, l'an dernier, il me manque 20 000 euros pour rembourser ce que je n'ai pas pu livrer. 20 000 euros que je devais aux coopératives. Donc, 30 000 pour revenir à zéro,
en fait, c'est
ça ? Oui, bien sûr, mais je ne les aurai jamais. Il faut les demander. Moi, comme d'autres. Vous en avez fait la demande à la Chambre d'agriculture ?
Absolument
pas. Absolument pas. Chez nous, moi, je n'ai aucun retour. Moi, je n'ai aucun retour. J'ai fait même appel à des psychologues. C'est impossible, ça ne marche pas. C'est du cinéma que j'entends, moi. C'est tout ce qu'elle fait. C'est tout. Parce que pratiquement, moi, je suis confronté à tout ça. Et il n'y a personne. Il n'y a personne. Il n'y a personne au bout du fil.
On va faire réagir Philippe. Eric, vous restez avec nous. Philippe, qu'est-ce que vous en pensez lorsque vous entendez qu'Eric, il a du mal à se faire entendre. Il a besoin de 30 000 euros et l'information ne passe pas.
Mais évidemment, le calérique, malheureusement, il n'est pas unique. Il n'est pas unique, il y en a des milliers et des milliers comme ça. Et moi, j'ai peur, j'ai peur qu'on perde encore de la production agricole et qu'on va vers un dégraissage du moule agricole. Et que dans ce pays, on ne va plus rien produire. On va importer beaucoup à des prix aujourd'hui qui sont classiques, mais qui vont être très chers parce que chaque fois qu'il va y avoir un conflit dans le monde... Tout va augmenter. Bien sûr, les autres, ils vont nous le vendre. Les Espagnols ou le Brésil, tout ça, ils vont nous le vendre. On voit bien que la viande qui rentre du Mercosur fait baisser les prix chez nous ou alors stationner. Donc, on va perdre du monde agricole et on va vers... Il faudra investir sur des Canadaires parce qu'on va avoir des méga-feux. Vous savez ce qui s'est passé malheureusement avec ces malheurs qu'on a eus. On en aura de plus en plus parce que les terres agricoles ne vont plus être entretenues. Et le tourisme, il va aussi. Moi, je ne comprends pas que l'État français ne protège pas la santé, la nourriture. Et la sécurité.
On est d'accord.
est d'accord. On devrait même pas avoir besoin de rien demander. Ça devrait couler de source. Couler de source. L'agriculture c'est se nourrir. La protection c'est la sécurité pour nous et nos enfants. Et la santé pour se soigner. Après le reste, les gens ils travaillent. Laissons les gens libres travailler. Arrêtons les serfas et tout ça. Vous savez ce que j'ai proposé ? peux vous le dire ?
-y.
Et dans 5 ans, on remet les règles qu'on a besoin et on remet à flot l'agriculture. On se donne 5 ans, mais on arrête toutes les réglementations au contraire.
Je serais tout à fait d'accord avec vous, mon cher Philippe. Merci infiniment Philippe de Casillac et Éric de Tarbes de nous avoir fait ressentir et partager votre sentiment après cette annonce d'Anine Gennevard de débloquer un milliard d'euros. A l'évidence, on l'a compris, c'est loin de suffire. Dans un instant, vous nous appelez 0826 300 300, on aborde la question de la voie du référendum qui est proposé par Bruno Retailleau, qui est reprise également, c'est une idée du Rassemblement National, mais qui connaît des blocages, forcément. Et on en parle avec vous, à tout de suite.
Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
vous nous appelez au 0826 300 300 parmi les sujets que l'on développe ce matin dans le Grand Matin. Il y a l'idée de Bruno Retailleau qui fait beaucoup parler, qu'il a défendu hier et publié dans le Figaro d'hier matin. Et depuis, beaucoup s'expriment sur ce sujet. On était avec Clément Beaune qui était l'invité du Grand Matin sur Sud Radio qui dit que c'est vrai, que selon lui, le référendum n'est pas suffisamment utilisé. On est avec Frédéric, on accueille Frédéric qui nous appelle de... de Paris. Bonjour Frédéric. Oui, bonjour Jacques, bonjour tout le monde. Soyez le bienvenu sur Sud Radio. Vous souhaitiez réagir à cette idée de Bruno Retailleau. Qu'est-ce que vous en pensez, vous
Oui, tout à fait. Moi, je trouve l'idée excellente, j'irai personnellement, j'irai plus loin. Si j'étais président, j'irai plus loin. Je reviendrai à la constitution d'origine du général de Gaulle, celle de 1958, dans sa version de 1958, parce que je crois qu'elle a été changée. il me semble, 29 fois, par les différents présidents, pour des petits arrangements entre amis, etc. Je reviendrai donc sur la version de 58, mais en modifiant quand même, en la modernisant, notamment cette idée du référendum d'appeler au peuple quand le Conseil constitutionnel censure une décision de l'Assemblée, qui sont les représentants, les députés qui sont les représentants du peuple, demander l'avis du peuple, c'est une bonne idée. à savoir si on maintient le Conseil constitutionnel ou pas, puisque c'est une création de 58, il n'existait pas avant, mais bon, ça c'est un autre débat. Ensuite, élargir le champ du référendum, il est trop restrictif actuellement dans son écriture de l'article 11, beaucoup trop restrictif. Ajouter le fait aussi que le droit français, que rien n'est supérieur au droit français. De manière à ce que, de toute part, notamment de l'Europe, on ne vienne pas nous dire non, vous ne pouvez pas ceci, non, vous ne pouvez pas cela. Non, le droit français, rien n'est supérieur à lui. Et ensuite, supprimer le privilège royal dont bénéficient encore les magistrats de la République, c'est-à-dire celui d'irrévocabilité, d'irresponsabilité, les mettre comme tous les autres citoyens, responsables de leurs actes, responsables de leurs décisions. Ce sont les ministres, les policiers, les gendarmes, les militaires et les citoyens lambda. Ça, c'est un privilège qui date du code de Louis de 1670, de Louis XIV.
Donc,
peut-être qu'on peut y revenir
sur ce privilège. Frédéric, vous dites beaucoup de choses, c'est très intéressant. D'abord, la question de la version de 58. Qu'est-ce qui vous fait dire que la version de 58 est plus intéressante que celle qui a été amendée, que celle au pluriel qui ont été amendées après ?
Parce que celle de 1958 avait une logique. Une logique d'un État fort, c'était la logique du général de Gaulle. La priorité, c'est l'État. La seconde priorité, c'est la France. Et la troisième priorité, c'est le droit, s'il ne contrevient pas aux deux premières priorités. Or, depuis 1958, on a fait beaucoup de changements pour faire une bascule. Le droit est arrivé en tête numéro un. Maintenant, la priorité, c'est le droit. Et les intérêts de l'État et les intérêts des Français passent après cette priorité du droit. Ensuite, il y a eu des petits arrangements sur les élections, il y a eu beaucoup de petites modifications ici à droite, à gauche. Le fameux principe de précaution, je crois que c'est M. Chirac qui l'avait mis, ce principe de précaution nous fait beaucoup de mal puisqu'à cause de ça, il y a beaucoup de choses qu'on ne peut plus faire, qu'on ne peut plus lancer, des projets qui ne peuvent plus être lancés à cause de ce principe de précaution. Voilà, ça c'est des choses qui n'avaient pas été intégrées par le général de Gaulle parce que lui, il avait dans sa vision une France forte qui se posait entre les deux grands blocs. Frédéric,
on va accueillir Eric qui nous appelle également de Metz. Bonjour Eric. Bonjour Jacques. Vous souhaitiez réagir également à la proposition de Bruno Retailleau ? Oui, écoutez,
je vais être beaucoup moins technique que Frédéric, mais tout simplement dire que vous savez, les promesses de campagne, on va en entendre beaucoup. Retailleau commence, Attal, je crois, et Edouard Philippe avaient parlé aussi de référendum, de possibilité d'en faire. Mais les promesses, vous savez, vous connaissez l'adage, elle n'engage que ceux qui les écoutent. La dernière fois qu'il y a eu un référendum, malgré le matraquage médiatique, ça s'est mal passé. France a voté non. Donc je pense que les politiciens aujourd'hui, ils sont pour le référendum avant d'être élus. Une fois que le peuple s'est prononcé, notamment aux élections présidentielles, le peuple et les Français n'ont plus le gros chapitre. Donc moi, je n'y crois pas. Je n'y crois absolument pas. Peut-être Mme Le Pen, mais ça fait dix ans qu'elle en parle, elle n'a pas encore eu l'occasion d'exercer un quelconque pouvoir. Mais sincèrement, je n'y crois absolument pas. C'est encore une fois des promesses de campagne.
En plus, c'est vrai que, c'est ce que nous rappelait Jean-François Aquilis ce matin, c'est aussi que le mécanisme est tellement complexe parce qu'il faut réunir les deux parlements, ensuite il faut des pourcentages, etc. Le chemin est très long. C'est aussi pour ça que c'est très compliqué.
mais si on avait vraiment envie de donner la parole au peuple, on pourrait peut-être simplifier ce chemin très long. C'est
ce que propose... précisément Bruno Retailleau et je pense qu'on n'a pas fini d'en parler parce qu'effectivement c'est une question qui crispe pas mal. Merci en tous les cas Eric et Frédéric d'avoir participé à ce débat dans la vérité en face. J'accueille Stéphanie Demuru. Bonjour Stéphanie. Bonjour
Jacques, comment ça va ? Dernier jour de la semaine, vous avez survécu.
J'ai survécu à la première semaine. Comment allez-vous ? Bien, moi aussi j'ai
survécu. Ça va, ça va. Et puis c'est vendredi donc on est un petit peu plus dans la détente. On va vous parler C'est jamais pareil, le
vendredi.
Exactement. Et pour certainement les gens qui nous écoutent, sauf ceux qui travaillent en horaire décalé. Le week-end, on pense à eux, évidemment. Les infirmiers, certains artisans, on les embrasse et on pense fort à eux. Écoutez Sud Radio. Alors ce matin, on va parler de Céline Dion. Puisqu'elle arrive. Elle arrive, Céline. Premier concert en France. Elle a fait des
répétitions cette semaine.
Ah bah oui, vous avez vu la folie ?
Vous allez y
aller, vous ?
Non, non, non. C'était cher.
Ça va vous coûter votre paye. de Sud Radio du mois, attention. En tout cas, il y a une étude qui dit que ça peut rapporter jusqu'à 1 milliard. Je crois que si Sébastien Lecornu entend ça, il va aller voir Céline Dion pour combler le déficit. Ça joue même sur la croissance française. On en parle en tout cas.
On
aura des fans en ligne. Il
nous faut plus de Céline Dion.
Oui, ça c'est sûr. Il y en a qu'une. Après, on parlera de ce sujet un tout petit peu plus sérieux quand même avec nos débatteurs. Faut-il passer outre le Conseil Vous en avez parlé aussi. Les Français aimeraient bien. Il y a une bonne privée un peu moins. Mais voilà. Pourra-t-on échapper aux hausses d'impôts ? Plein de sujets auxquels, évidemment, vous pouvez prendre part. 0826 300 300.
Et c'est le 10h midi, dans un instant, avec Stéphanie Demureux. Je vous souhaite à tous un excellent week-end. Je remercie Juliette Riouffol et Joseph Ruiz d'avoir beaucoup contribué à ces grands matins. Merci à John à la réalisation. Emmanuel Galasso qui était à la fois au micro et au standard. Et oui, on est comme ça sur Sud Radio. Allez, très belle journée à vous.