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Le patron nous a fait camarades d'exploitation, et bien il faut que l'on soit des camarades de combat ! L'autre inquiétude qui nous unit tous, c'est le chômage qui est reparti à la hausse et que la crise actuelle va forcément aggraver. Comme des centaines de milliers de travailleurs, je suis avec mes camarades d'usine, ceux de Stellantis et tous ceux des équipementiers, menacés de perdre mon gagne-pain. La direction de Stellantis a annoncé il y a un mois, à la fin de la production de voitures à Poissy, et même si elle l'affirme, comme à son habitude, la main sur le cœur, le contraire, nous, nous savons, les 2000 ouvriers de l'usine et les milliers de travailleurs sous-traitants, que cela veut dire la fermeture pure et simple. Alors nous n'allons pas nous laisser faire. Mais nous savons aussi que pour faire reculer la direction sur son projet de fermeture, comme pour faire reculer Casino, Brandt, Domo, Valeo, il faudra que la classe ouvrière du pays se jette dans le combat. Alors quand je dis camarades, je pense non seulement au sort commun qui nous est fait, mais aussi aux luttes que nous aurons nécessairement à mener tous ensemble pour nous faire respecter du grand patronat et demain, nous l'espérons, pour le mettre hors d'état de nuire. Le patron nous a fait camarades d'exploitation, et bien il faut que l'on soit des camarades de combat.
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