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François Hollande publie aujourd'hui ce livre programmatique et vous nous dites que l'ancien président défend des propositions qui sont assez surprenantes. Oui, alors vous le savez Brigitte, François Hollande n'a jamais vraiment quitté la scène politique depuis son spectaculaire renoncement à la présidentielle 2017. Et pourtant, ce livre, Unir nouveau monde, nouvelle gauche, marque un véritable comeback. Alors pourquoi ? Parce que celui qui est aujourd'hui député de Corrèze avance toute une série de propositions qui rompent avec la doxa socialiste et sur lesquelles il est intéressant. de s'arrêter alors il veut à présent François Hollande maintenir l'âge légal de départ à la retraite à 63 ans il veut allonger ensuite la durée de cotisation tout en introduisant une part de capitalisation alors ça c'est pour les retraites il propose aussi de revoir l'indexation des pensions de retraite en les fixant à 1% il veut augmenter la TVA pour la faire passer à 24% sauf pour l'énergie et les produits de première nécessité qui seraient à 0% de TVA Enfin, l'homme qui a enclenché la fermeture de Fessenheim réclame à présent plus de nucléaire. Si on regarde ce qu'il propose d'un point de vue régalien, il veut resserrer les règles du regroupement familial. Bref, c'est ce qui s'appelle un grand bouger et il ne regarde pas vers la gauche. Mais qu'est-ce qui lui arrive ? Alors d'abord, il part du constat que le monde a beaucoup changé depuis 2012 et qu'il faut sans doute encore plus protéger les Français. Puis si on regarde un peu en arrière, François Hollande a toujours été un adepte du réalisme économique. Il avait certes déclaré à des fins électoralistes, vous vous en souvenez, que son adversaire était le monde de la finance. Mais il est bien le père du CICE qui a permis d'enfin inverser la courbe du chômage, même si cela n'est arrivé qu'après son départ de l'Elysée. Et puis c'est bien lui qui avait choisi comme secrétaire général adjoint de l'Elysée, puis comme ministre de l'économie, un jeune homme plutôt libéral. Il s'appelait Emmanuel Macron. Est-ce que François Hollande va être candidat à la présidence de la République ? Alors c'est sans doute sur cette dimension-là que le comeback est le plus bancal. Il a expliqué hier qu'il irait voter à la première de la gauche. Lui, en décembre, uniquement si le vainqueur de cette primaire ne parvient pas à créer une dynamique. Alors c'est une forme de pari qui semble perdu d'avance, sans compter qu'il n'y aura qu'un seul candidat social-démocrate, c'est aussi François Hollande qui le dit. On peine à imaginer qu'un Glucksmann, par exemple, victorieux de la primaire, se retirerait pour laisser passer l'ex-président. Sauf... Sauf si François Hollande a une autre idée en tête, participer à une sorte d'union sacrée qui réunirait le centre droit et le centre gauche contre les extrêmes. Il ne dit pas autre chose dans son livre quand il défend, je cite, une coalition des bonnes volontés et qu'il explique qu'il faut unir, c'est le titre de son livre, pour affronter les désordres du monde, le réchauffement de la planète, la révolution de l'IA et la montée inexorable de la dette. Dimanche dernier, son compère, le centriste François Bayrou, a jugé ses idées, je cite, plus compatibles. qu'elle ne l'était. Les deux hommes ensemble sont à deux doigts de réinventer le macronisme.
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