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La politique avec vous, Thomas Bonnet. Bruno Retailleau détaille son programme et veut réviser profondément la Constitution. Ça peut paraître technique, mais c'est un vrai changement. Dans un entretien au Figaro de ce matin, le candidat Les Républicains à la présidentielle dévoile ses idées. Thomas, c'est une interview. destiné à relancer sa campagne.
Oui, il semblerait que Bruno Retailleau ait entendu les appels de son camp et qu'il soit enfin décidé à muscler son jeu, comme aurait dit un certain Aimé Jaquet. Alors aujourd'hui, il est coincé autour des 8% dans les sondages. Il peine à exister, c'est vrai, entre les favoris que sont le RN, LFI, voire un héritier du macronisme, par exemple Edouard Philippe. Alors il baille d'ailleurs. toute idée de ralliement à l'ancien Premier ministre, espérant clore une bonne fois pour toutes cette idée qui lui colle au basque, tel le sparadrap du capitaine Haddock. Non, il ne rejoindra pas Edouard Philippe, il tend au contraire la main plutôt sur sa droite, il veut travailler avec David Lissnard, c'est ce qu'il dit, et il ne rejette pas, par principe en tout cas dans l'interview, une alliance avec Sarah Knafo. Le message est clair, de la part de Bruno Rotaillot, il veut parler à l'électorat traditionnel de la droite. C'est le sens de son interview
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au Figaro, où il dit donc vouloir réviser la Constitution.
Ça peut paraître un peu technique, un peu éloigné des sujets de préoccupation des Français. C'est pourtant un sujet capital, celui de l'impuissance du politique. Bruno Rotaillot détaille méthodiquement son plan d'action pour lever tous les verrous qui empêchent aujourd'hui le politique d'agir sur un certain nombre de sujets, que ce soit l'immigration, la sécurité ou la justice. A chaque fois, les décisions du Conseil constitutionnel l'emportent sur les votes au Parlement. Le candidat LR veut en finir avec cette dérive. Tout comme il veut mettre fin à la primauté du droit européen sur la souveraineté du peuple français. Rendre la parole au peuple, voilà le pari de Bruno Retailleau pour élargir son socle électoral.
Alors, cette notion de souveraineté, c'est en fait un retour aux origines de son engagement politique.
Oui, c'est un aspect très intéressant. Il ne faut pas oublier que Bruno Rotaillot, au départ, s'est engagé aux côtés de Philippe de Villiers, qu'il a voté contre Maastricht en 92, contre le traité européen de 2005. Il a donc la légitimité que lui accorde la constance de ses positions. Placer le sujet sur cette échelle des rapports entre droit français et droit européen, et celui aussi de la défense de l'identité française, c'est un acte politique fort. est sûrement le signe d'une analyse juste de la situation. Alors reste à voir quand même comment son parti se positionne vis-à-vis de ce souverainisme qui est une frange qui n'a plus vraiment voix au chapitre du côté des LR. Mais on a compris depuis longtemps que Bruno Retailleau fait le pari des électeurs contre les élus. Et reste à voir aussi si cette radicalité va trouver un écho justement dans une campagne qui semble traversée plus que jamais par une soif de changement profond. que les partis n'ayant jamais gouvernés sont pour l'instant les seuls à réussir à capter.