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Monsieur le Président, once again, welcome
to Eindhoven. Je vais m'exprimer en Irlandais. Bien entendu, tout d'abord, je tiens à remercier le président Macron pour sa venue à Eindhoven. Aussi, après mon
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arrivée en tant que Premier ministre, j'ai pu compter sur un chaleureux accueil à l'Elysée et il y a un véritable tien
entre nos pays. Aujourd'hui encore, nous avons abordé de nombreux sujets bilateraux européens et nous constatons
que beaucoup de choses nous réunissent. Et vous ne serez pas surpris de constater que je me sens... chez moi, ici, à Eindhoven. Mes racines sont ici, dans cette province, mais cette région avec Brainport Eindhoven et avec une entreprise telle qu'ASML montre que les Pays-Bas sont un terreau pour l'innovation, ce qui nous rend extrêmement fiers. Je rappelle également les capacités françaises technologiques avec Mistral dans le domaine de l'intelligence artificielle, et on se rend compte de ce que l'on peut faire au niveau européen pour ce qui est de la technologie. Le président Macron et moi-même sommes convaincés qu'en tant qu'Europe, nous devons utiliser au mieux l'énorme potentiel européen. Nous devons transformer notre excellence en compétences industrielles.
En ces temps de changements importants à travers le monde,
nous devons avoir un rôle de chef de ville. Nous ne le ferons pas seuls. Nous allons réunir
nos compétences avec d
'autres pays tels que l'Allemagne et la Commission européenne afin de renforcer nos grandes entreprises technologiques européennes. Cela signifie que la recherche, l'industrie, les talents doivent être réunis. Il faut rechercher des investissements, ouvrir l'accès aux capitaux et des meilleures infrastructures d'énergie écologique
afin
que ces entreprises puissent exceller dans ce cadre. Cela est de la plus haute importance pour notre bien-être européen, pour notre sécurité également. Le leadership technologique... signifie également une meilleure position concurrentielle, plus d'influence politique et des capacités militaires renforcées pour l'Europe.
Et l'intérêt également de s'armer contre le développement de nouvelles
technologies et de menaces technologiques, comme nous l'avons vu à Leipzig en Allemagne avec ses trônes. Les services ont parlé d
'ingérences
russes, ce qui correspond à la tendance que nous constatons aujourd'hui. Ensemble, nous sommes côte à côte avec nos partenaires allemands et nous allons agir ensemble contre ce type d'agissement.
Pour mieux profiter
de l'énorme potentiel européen, il incombe à nos entreprises de nous montrer la voie en termes d'investissement et d'opportunités. Et en tant que chef de gouvernement et de gouvernement avec la Commission européenne, nous devons faire tout notre possible pour assurer la réussite. de ces projets.
Nous avons eu
quelques entretiens ce matin. Nous allons également nous entretenir un peu plus tard avec un certain nombre de chefs d'entreprise de l'écosystème européen. Je suis persuadé que l'axe franco-néerlandais est voué à un grand succès. Il y aura un protocole d'accord cet après-midi sur les technologies quantiques et les semi-conducteurs. Nous allons faire des grandes avancées, des technologies qui nous permettront de développer de nouveaux médicaments. et d'assurer de meilleures trajectoires logistiques qui contribueront à notre bien-être. Mais ce n'est pas nouveau, parce que dès le début du XVIIe siècle,
le mathématicien Blaise Pascal, que vous connaissez tous,
a
jeté les fondements de
ces mathématiques de calcul des probabilités. C'était révolutionnaire à l'époque. mais c'est également la base de l'intelligence artificielle que nous connaissons aujourd'hui. Et nous allons nous appuyer sur ces connaissances pour montrer à l'avenir que la France et les Pays-Bas ensemble peuvent permettre l'accélération de l'économie et de la technologie européenne. Je vous remercie.
Monsieur le Premier ministre, cher Rob, mesdames et messieurs, merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre, pour nous accueillir avec ma délégation. à Eindhoven. C'est une grande chance et un grand plaisir de pouvoir vous retrouver après ma visite d'Etat de 2023. La très forte relation de proximité que nous avons et votre visite en France est dans un moment extrêmement important. Monsieur le Premier ministre vient de l'évoquer. Évidemment, on a les grandes guerres et les crises géopolitiques qui continuent dans le contexte et nous venons de l'évoquer ensemble. Et dans ce contexte, nous réaffirmons évidemment notre soutien à l'Ukraine. C'était le sens de la réunion de la coalition des volontaires tenue il y a quelques jours, l'effort qui va se poursuivre et qui doit s'accélérer pour lutter contre les attaques, en particulier contre les populations civiles et ce que subit l'Ukraine. Et c'est aussi l'occasion ici ensemble de dire notre soutien et notre solidarité à l'Allemagne, qui a attribué hier l'attaque de Leipzig il y a quelques semaines. à la Russie. Et donc, il est très clair qu'une fois encore, c'est une ingérence, cette guerre hybride, au fond, que nous mène la Russie, qui est ainsi documentée. Je vais ici redire notre plein soutien à l'Allemagne et au travail qui est fait, évidemment, notre solidarité avec tous les collègues européens. Nous avons pu également évoquer la situation au Proche et Moyen-Orient, la très étroite coordination qui est l'un autre en la matière. Et je remercie M. le Premier ministre aussi pour les décisions rapides qui avaient été prises. lorsque nous avons justement décidé les manoeuvres pour protéger en Méditerranée orientale ou au large d'Hormuz, après la décision au printemps dernier... de réorienter, même à la fin de l'hiver, le groupe aéronaval français. Il y avait quelques frégates avec nous. Les frégates néerlandaises ne se sont pas posées une seule question et étaient à nos côtés, ce qui illustre, je dirais en acte, la force de notre coopération. Alors, en effet, cette coopération n'a cessé de croître durant les dernières années, même les derniers mois, en particulier en matière de défense. Je l'évoquais en parlant d'Ukraine ou de Proche et Moyen-Orient. Je pourrais aussi ici convoquer votre décision d'acquérir 4 sous-marins de naval groupe et notre volonté de travailler ensemble à la dissuasion nucléaire avancée que nous avons proposée en mars dernier et sur laquelle, tout de suite, nous avons ensemble oeuvré. C'est un partenariat que nous souhaitons approfondir pour répondre aux besoins capacitaires identifiés et d'ailleurs qui sont communs à nos pays, parfois à d'autres amis dans la région. Programmes de frégates de défense aérienne, renforcement de nos bases industrielles et technologiques de défense. Et notre volonté, c'est ensemble de consolider cette base industrielle et technologique de défense européenne et de renforcer ces partenariats capacitaires entre nos deux pays. Et ceci se fonde sur cette confiance. très forte qu'il y a entre nos armées et nos services. Ensuite, évidemment, en matière économique et notamment dans le domaine de l'innovation et de la technologie, nous avons beaucoup à faire ensemble. Et là aussi, ceci s'est accru ces derniers mois avec le partenariat qui a été noué entre ASML et Mistral et AI, avec lesquels nous allons échanger dans un instant. C'est aussi ce que nous voulons faire en matière de souveraineté énergétique, alors que les Pays-Bas souhaitent s'engager dans un programme de nouveau nucléaire et que la France a pris la décision il y a quelques années de lancer un programme de nouveau nucléaire pour elle-même. Là aussi, nous avons en la matière beaucoup de choses à faire ensemble. Et pour revenir à la... compétitivité européenne, à notre innovation, à nos capacités d'avancer. Je crois que nous portons tous les deux un agenda extrêmement ambitieux pour notre Europe. plus de compétitivité, un marché unique intégré, réussir à avoir aussi un marché des capitaux qui soit plus unifié pour investir de l'argent privé européen dans notre technologie et notre innovation, un budget européen qui soit suffisamment ambitieux également pour porter ses priorités dans l'intelligence artificielle, le quantique, le spatial ou la défense. En étant ici à Indhoven, nous consacrons, je dirais, la coopération dans ce domaine. Et au moment où la compétition technologique mondiale accélère et que nous faisons face à une transformation très profonde dans ce domaine, en particulier celui des semi-conducteurs, de l'intelligence artificielle, des centres de données, notre conviction, c'est que... L'Europe a une stratégie à avoir et à faire ensemble. Et faire ensemble, c'est évidemment ce qui est fait ici dans les centres de recherche, dans les grandes entreprises qui sont présentes, et c'est la stratégie que nous voulons pousser. C'est défendre la sécurité économique européenne. Si l'Europe veut rester dans la course, elle doit consolider des chaînes de production en Europe. Elle doit consolider une approche pragmatique vis-à-vis de ses grands compétiteurs internationaux. En France, nous avons fait le choix du quantique et de l'intelligence artificielle par des stratégies propres et les financements de France 2030 lancés il y a plusieurs années. Nous avons ensuite eu ces programmes d'intérêt européens que nous avons déployés. Notre conviction, c'est que l'Europe doit passer un nouveau cap. avec justement le Chipsac, le Quantum Flagship et EuroHPC, qui ont posé les bases d'une politique européenne en microélectronique et en quantique, et infrastructures européennes en matière de cybercalcul. Nous voulons aller plus loin. D'abord, mobiliser... et connecter nos forces pour changer d'échelle. C'est le but du rendez-vous que nous allons avoir et au fond de ce club de la technologie. Parce qu'il faut mobiliser les gouvernements, mais l'ensemble des acteurs de la technologie. Les laboratoires, les entreprises qui innovent, celles qui créent ces semi-conducteurs ou le permettent, et celles qui les utilisent dans tous les domaines, de l'aéronautique aux télécommunications, en passant évidemment par les acteurs de l'IA ou de l'automobile. Ensuite, c'est porter la préférence européenne en mobilisant la demande européenne avec une commande publique, les subventions publiques, au service d'offres européennes souveraines. Le paquet souveraineté technologique proposé par la Commission en juin dernier introduit ces critères de préférence pour la 1re fois. Dans le cloud, l'IA, la microélectronique, nous devons les renforcer. 3e élément, c'est appeler à un cadre européen ambitieux de souveraineté technologique, protecteur face aux législations extraterritoriales. Et là aussi, nous voulons préserver, en matière de cybersécurité comme en matière de souveraineté numérique ou de cloud, nos acteurs européens ces risques. Quatrièmement, je le disais, c'est financer les... Tout cela avec l'argent public, notre ambition pour le prochain budget, et privé, c'est la finalisation durant ce semestre de l'Union des marchés de capitaux. Cinquièmement, c'est soutenir une action européenne ciblée sur le développement des modèles d'IA de frontières et sur leur accès. C'est fondamental que nous gardions... La possibilité, parce que c'est une nécessité, d'avoir un modèle frontière de l'IA européen, pour ne pas dépendre. Sixièmement, c'est sécuriser le futur du calcul quantique et photonique. Et nous appelons à un quantum act qui permet d'organiser une véritable chaîne de valeur quantique européenne. Et puis, c'est enfin... de travailler de concert avec nos industriels. C'est les Tech Creators que nous verrons aujourd'hui avec d'autres entreprises néerlandaises et françaises. C'est consolider les partenariats, comme ceux entre ASML et Mistral, comme ceux que nous avons aussi avec Kobli, TNO et plusieurs autres. Et puis, c'est pour ça que dans quelques mois, d'ici la fin de l'année, nous réunirons avec M. le Premier ministre à Paris. des acteurs plus largement de la tech européenne pour consolider justement cet écosystème et avec la Commission européenne, nos partenaires allemands et tous les partenaires européens qui souhaiteront s'y joindre, avoir une vraie coalition pour accélérer cet agenda à la fois de financement... de textes, mais aussi d'ambitions et de projets très concrets au niveau européen. Nous le ferons en même temps que nous aurons à réunir le prochain séminaire gouvernemental franco-néerlandais qui nous permettra d'avancer sur ces sujets comme sur beaucoup de sujets bilatéraux. Voilà, mesdames et messieurs, ce que je voulais vous dire. La réunion d'aujourd'hui est pour moi très importante parce qu'elle montre que le couple franco-néerlandais est moteur en matière, justement, d'innovation, d'IA, de quantique, d'électronique. Et c'est une infrastructure absolument indispensable pour l'industrialisation du futur de notre continent, la création de richesses et l'autonomie stratégique de notre continent. Et donc nous jouons là aussi une partie de l'avenir pour nos peuples. Et je remercie beaucoup, Monsieur le Premier ministre, cher Rob, de son accueil. Merci beaucoup.