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Et
la tapisserie y sera parfaitement chez elle.
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Cette
tapisserie est davantage qu'une pièce de lin brodée à la laine. Elle représente
tout
un chapitre
de
l'histoire française, britannique et européenne.
Comme vous le savez, elle raconte l'histoire de Guillaume et d'Harold, frères d'armes avant de devenir ennemis. Elle raconte l'histoire de
l'arme énorme en traversant la Manche, de la bataille d'Astings. remportés par les Normands, précédés par un grand banquet. Des barriques ayant été auparavant embarquées sur les galères. Les Français ont toujours un sens aigu de leur priorité. ignore encore
un certain nombre de choses sur cette tapisserie. Et
il reste un certain nombre d'énigmes à dévoiler sur la conception de cette œuvre. Mais nous savons que la saga qu'elle raconte unit nos pays, nos destinées, nos histoires.
Nous savons également qu'à
l'époque, on savait célébrer une victoire. 70 mètres de long,
350
kg de tissus, chevaux, des dizaines de chiens et chats, de bateaux, de châteaux, de bâtiments brodés, davantage que ce qu'on pourrait faire rentrer dans un tweet. 1066 n'était que le début. des mariages, des alliances, des héritages, des successions, des intrications entre les dynasties, autant de liens qui nous ont unis, qui ont uni nos deux pays durant des siècles. Il y a tant de noms qui trouvent un écho dans nos deux pays. Eleanor d'Aquitaine,
Richard, coeur de lion, et
le roi Jean-Santerre. Pour n'en citer que quelques-uns. La légende dit même que des siècles avant Guillaume le Conquérant, un autre chevalier légendaire, Lancelot du Lac, a traversé la mer depuis la Bretagne actuelle pour rejoindre le roi Arthur à Camelot, à la table ronde.
Guillaume le Conquérant s
'inscrit en pleinement dans nos deux histoires. Il était dupe de Normandie et est devenu ensuite roi d'Angleterre.
Et
plus de mille ans après, Cyr... Votre fils porte le même nom que Guillaume le
Conquerant. Et au-delà...
des guerres de succession, des liens ont été forgés entre nos deux pays par la langue, le normand, le normano-français. Le français est devenu la langue de la cour, de l'aristocratie, et est devenue la langue également d'une partie de la littérature anglaise. C'est pourquoi on pourrait dire que lorsque
vous a libéré les
États-Unis, de la langue française,
peut-être
est-il resté un certain nombre de mots dans la culture américaine. Cette plaisanterie est entre le roi et moi.
L'anglais d'aujourd'hui porte toujours cet héritage normand comme
les mots liberté, beauté ou les mots jardin.
Gardens,
jardin. utilisons un mot, bien sûr, mais nous envions encore aujourd'hui ce que vous faites en Angleterre avec la culture des jardins. la fois, non seulement le peuple anglais, mais ainsi que vous, Sire, personnellement. Le jardin de l'Elysée lui-même est fait à la mode anglaise, mais cela restera entre nous, s'il vous plaît. Permettez-moi de dire quelques
mots en français aussi. Je veux en effet remercier toutes celles et ceux qui ont permis et rendu possible ce moment exceptionnel. Vous le savez, on nous a longtemps expliqué, pour des raisons parfaitement valables, que la tapisserie ne pouvait pas voyager. La tapisserie est fragile, irremplaçable, elle fait partie des trésors de notre patrimoine. Pourtant, nous avons choisi, ensemble, de pratiquer ce que Coleridge appelait cette « willing suspension of disbelief ». Non pas renoncer à la raison, mais consentir à un instant, À croire que la confiance peut l'emporter sur l'habitude, sur les hésitations et sur les frontières. C'est ce que le Royaume-Uni et la France ont choisi de faire ensemble pour rendre possible ce moment. Et rien de cela n'aurait été possible sans ce travail commun exceptionnel qui a permis à cette œuvre fragile de voyager, d'être présenté dans les meilleures conditions de sécurité. Pour cette odyssée logistique, diplomatique et culturelle, je veux vous dire à toutes et tous merci. Merci aux ministres de la Culture, aux services de vos ministères, aux équipes aussi de Bayeux et du British Museum, à Delphine Christophe et ses équipes, aux conservateurs, restaurateurs, scientifiques, ingénieurs français et britanniques, ainsi qu'à la fabrique du patrimoine de Normandie et aux forces de l'ordre qui ont sécurisé le transport. Merci à nos élus, au maire de Bayeux, monsieur le maire aujourd'hui, et votre prédécesseur ainsi que vos équipes. Merci à nos envoyés spéciaux, français et britanniques. cher Philippe Bellaval et cher Lord Peter Ricketts, et merci à nos ambassadrices et à nos ambassadeurs et à toutes les équipes qui l'ont rendu possible, et merci à nos mécènes qui ont rendu cette exposition aussi possible aujourd'hui. Et merci enfin à toutes celles et ceux qui, loin de la lumière, qui comme chacun sait est l'ennemi de cette tapisserie si fragile, ont contribué à cette prouesse et à ce geste d'amitié entre nos peuples. Pour reprendre un mot issu du vieux normand, et pleinement anglais désormais, vous avez relevé ce challenge. Le déplacement de la tapisserie permettra aussi d'autres découvertes en France, car ce prêt est aussi un échange. Pendant que la tapisserie sera ici, vous l'avez rappelé, cher Georges, les trésors britanniques vont aller au musée de Caen et de Rouen. Le trésor de Sutton Hoo, l'échiquier de Lewis et d'autres œuvres encore, nous en remercions sincèrement le gouvernement, le peuple britannique et le British Museum. Et nous serons heureux de retrouver la tapisserie pour le millénaire de la naissance de Guillaume dans un musée de Bayeux, rénové et agrandi. C'est cela, la puissance extraordinaire des musées. faire franchir aux œuvres les frontières et les siècles, donner à voir ce qui nous rapproche, souffrir à la découverte des autres. C'est pour ça que je suis très heureux, dans quelques semaines, dans le cadre du G7, d'accueillir le premier G7 des musées, où le British Museum sera aux côtés de vos amis du Louvre et de plusieurs collègues, et nous serons ensemble à Paris au mois d'octobre prochain. Mais permettez-moi de revenir un instant sur cette manche, notre manche, votre channel. Parce que son histoire, racontée à travers la tapisserie, ici exposée, qui nous est familière, est une très belle métaphore de notre relation. Pendant des siècles, cette mer fut une frontière, parfois un obstacle, franchie ponctuellement par des armées, des marchands, des artistes. Et la tapisserie que nous regardons aujourd'hui, raconte elle-même l'une de ses traversées, qui est sans doute l'une des scènes les plus vivantes et spectaculaires, à l'image de l'exploit qu'elle représentait. La Manche fut aussi franchie de façon décisive pour la libération à partir du 6 juin 1944. Et au fil du temps, d'une rive l'autre, s'est nouée entre nos pays plus qu'une entente cordiale, une entente désormais amicale, pour reprendre vos propres mots, Sire. Et de cette entente franco-britannique, l'un des premiers signes fut peut-être de persister ensemble, contre toute rigueur textile et scientifique, à désigner la tapisserie de Bayeux comme une tapisserie, puisqu'elle est en réalité une broderie. Français et britanniques partagent un certain sens de l'esprit de contradiction, et nous ne sommes pas prêts d'en changer de nom, je crois. Aujourd'hui, notre histoire commune continue de s'écrire, toujours inachevée, à l'image de celle de la tapisserie comme un récit extraordinaire, mais récit incomplet. Car la fin de la tapisserie nous manque. Alors oui, la tapisserie inspire encore des enquêtes. Elle nous invite surtout à écrire la suite. Moins par une dernière scène brodée que par des moments de partage, d'ouverture, de création, comme celui qui nous réunit aujourd'hui. Et dans les temps troublés que nous traversons, tout cela n'a rien de secondaire. Et quand nos sociétés doutent, nous avons besoin de lieux et d'œuvres, regarder ensemble ce que l'humanité s'écrée et transmettre. Ce que vous continuez de faire ici, y compris avec... La formidable réinvention, restauration du British Museum que vous avez décidé, que vous nous avez présenté avec votre architecte il y a quelques mois. Les bibliothèques dans nos théâtres
et nos cinémas.
Les principes que nous défendons ainsi que les responsabilités
que nous portons aux Nations Unies, aux G7, aux G20, à l'OTAN ou au sein de la communauté politique européenne nous unissent également. Nos deux pays, aujourd'hui, joue un rôle
clair en assurant la sécurité du continent européen. Monsieur
le Premier ministre, votre première visite à l'étranger a été pour l'Ukraine.
Cela compte de même que notre action commune au sein de coalition des
volontaires pour l'Ukraine, de même que la mise à disposition de nos Storm Shadow -à-vis de l'Ukraine. Nous sommes unis comme nous le sommes au Moyen-Orient pour La stabilité et la paix pour la région. Nous sommes également unis par nos engagements vis-à-vis du multilatéralisme, du respect de la souveraineté, de l'état de droit et quant à notre goût pour la souveraineté. Nous partageons une passion pour la liberté
et coopérons
dans le nucléaire, le militaire, l'intelligence artificielle.
Nous avons parfois des divergences, mais nous
sommes dans le respect et restons ouverts à échanger. y compris dans le cadre d'une remise à zéro des relations entre le Royaume-Uni et l'Union Européenne. Toujours plus proche, toujours ensemble, et c'est pourquoi j'espère que cette entente amicale
et sera
le cadre de
nos relations à venir. Cette tapisserie est maintenant au cœur de Londres, et j
'aimerais
finir ainsi. Il y a mille ans, Cette tapisserie a représenté une traversée qui a changé l'histoire. Une nouvelle traversée aujourd'hui qui nous
rappelle ce que nos pays peuvent faire quand ils joignent leurs forces.
Il y a des siècles, nos relations étaient fort différentes, mais
qu'aujourd'hui on se rappelle l'histoire qui s'est ensuivie après ce qui s'est passé lors de cet événement. Et qu'on se rappelle également la
valeur
de notre relation après
des siècles d'histoire commune.
Vive la culture,
vive le Royaume-Uni, vive l'entente
cordiale et vive l'entente amicale.
Monsieur le Président, Madame Macron, Your Excellences, Mesdames
et Messieurs,
Je ne saurais vous dire combien mon épouse et moi-même sommes heureux d'être parmi vous ce soir au British Museum après avoir admiré la tapisserie de Bayer présentée ici au Royaume-Uni pour la première fois. au cours de sa longue et remarquable histoire. Monsieur le Président, D'abord, Monsieur le Président, je tiens à vous exprimer toute ma
gratitude, ainsi qu'au peuple français,
pour la confiance que vous avez placée
en nous,
le Royaume-Uni, en acceptant
de procéder à ce prêt exceptionnel.
Nous avions échangé sur
ce sujet lors de notre visite d'État en France en 2023. C
'est une joie
très importante, une grande joie, que de voir cette espérance être devenue réalité.
Grâce à votre engagement, que je partage, que nous sommes réunis ici,
afin que la tapisserie soit vue ici, à
Londres, au profit des peuples de nos deux pays, un symbole tangible de notre entente amicale,
dont vous avez parlé.
En
étudiant la tapisserie,
on voit que
même au XIe siècle,
les
événements historiques
ne
se produisaient jamais sans qu'ils soient discutés,
qu'ils soient planifiés et sans qu'ils soient
organisés méticuleusement.
Par conséquent, je tiens à exprimer toute ma gratitude
aux ambassadeurs, aux diplomates, à nos fonctionnaires,
aux conservateurs,
aux forces de sécurité, ainsi qu'à toutes celles et ceux dans nos deux pays qui ont travaillé de concert et s'en relâchent afin que ce prêt soit possible.
La tapisserie
de Bayer raconte une histoire
familière
à beaucoup de gens dans ce pays.
Les événements de 2066, la bataille de Hastings
ainsi que la conquête normande de l'Angleterre.
Un moment
qui a changé le cours de l'histoire de ces îles à jamais.
Elle raconte également l
'histoire du début de ce que j'aime considérer comme
le côté français.
Merci.
construit à Windsor, même
s'il n'est pas représenté sur la tapestry de Bayeux.
Je
dirais qu'à ce stade,
je suis le
descendant direct de Guillaume le Conquérant, mais je suis informé
du traité de Paris
du XIIIe siècle
et qui m'empêche
de revendiquer comme le mien le duché de Normandie.
L'histoire de cette
tapisserie est une histoire d'ambition et d'incertitude,
de serments, de voyages, de navires, de conseils, de rois.
Et de conséquence.
Cependant, cette histoire n'est pas qu'une histoire anglaise,
ni qu'une histoire normande.
En effet, à
partir de sa création,
la
tapisserie a pu réunir nos deux
peuples. Elle a été commandée en Normandie, mais
probablement
confectionnée à Canterbury.
par des artisans anglais.
La
tipicerie de Bayeux,
ou de
Canterbury comme on aurait pu l'appeler puisque c'est la qu'elle a été faite,
est présente ici aujourd'hui près de mille ans après. Précieux symbole de confiance et ce, à un moment où la confiance
semble être un bien limité. dans le commerce entre les nations.
Je ne peux m'empêcher de
penser que les protagonistes des deux côtés de la Manche nous regarderaient
avec satisfaction aujourd'hui, Français et Britanniques réunis, et seraient heureux de voir que nos
deux grands pays partageant tant de valeurs fondamentales
ont réussi
à prospérer ensemble dans l'histoire.
Shakespeare l
'a dit, la tempête, ce qui est passé n'est que le prologue. Nous avons défendu nos valeurs ensemble dans les périls.
Nous le faisons
aujourd'hui encore dans le monde ensemble.
Cette
tapisserie représentait des guerriers traversant la mort. Mais aujourd'hui,
elle s'inscrit dans un échange culturel qui verra un échange. dans
lequel des artefacts historiques britanniques seront envoyés en France.
Un certain nombre de
trésors britanniques seront ainsi
exposés à Caen, les pièces parlent d'un artisanat
et d'une société
liées
à l'Europe continentale et au-delà.
À côté de cela,
avec les pièces de Louis de Normandie.
Des pièces représentant
des guerriers, des évêques, des aristocrates seront également exposées à Rouen, avec d'autres pièces issues de notre collection Renaissance. Toutes ces œuvres nous rappellent que nos deux pays ont été liés pendant presque mille ans.
Le moment représenté
dans cette tapisserie fait écho
au présent. Quelle est la vérité dans le serment qu'Harold avait
prêté à Guillaume, se disant sur le tombeau des saints ?
Et
je crois qu'il y a ici un exemple
de la façon dont un certain nombre de communiqués franco
-britanniques ont été rédigés dans la communication sur ce serment.
Monsieur le Président, comme vous l'avez si également évoqué dans cette même salle l'année dernière, l'histoire de la tapisserie n'est pas terminée. Il appartient à chaque génération d'y ajouter à son tour quelques points, tissant ainsi, ce soir et de génération en génération, la trame de notre histoire commune. Monsieur le Président, Madame Macron, Mesdames et Messieurs,
que cette tapisserie et que les trésors qui feront le voyage dans l'autre sens soient le symbole non seulement de notre passé commun, mais également de notre avenir commun, en avenir tissé, comme il doit l'être,
par le
Royaume-Uni et la France ensemble. Je vous remercie.
Monsieur le Président, Madame Macron, Monsieur
le
Président du British Museum,
Monsieur le Maire de Bayeux,
Madame la Secrétaire d'Etat, Madame May, c'est un immense plaisir,
mesdames et messieurs,
de partager ce moment avec vous, un moment historique. Monsieur le Président, merci pour vos paroles de ce soir et
merci de ce rappel de 70 mètres de la plus grande défaite de l'histoire anglaise.
Une tapisserie
montre un nouveau chef d'un territoire du
Nord,
traversant
la mer
pour se rendre dans le sud de l'Angleterre à la recherche de la couronne. Quelque chose qu'on ne pourrait pas imaginer aujourd'hui, bien sûr.
Nous sommes extrêmement
reconnaissants au
peuple de Bayeux et au
peuple français dans son ensemble. Merci pour cette démonstration immense de bonne volonté. Elle dit beaucoup de l'amitié entre nos pays, qui, comme sa majesté l'a dit, nous est extrêmement précieuse. Un grand merci.
Je tiens également à rendre hommage à Votre Majesté pour la vision
qu'elle a apportée de faire venir la tapisserie au Royaume-Uni. Vous avez contribué, Sire, à rendre ce projet faisable. Un projet
qui montre la puissance de la coopération, qui capture notre imagination
et qui rapproche les
peuples, afin que nous soyons davantage conscients des liens qui nous unissent. Je suis très heureux qu'apparemment un million de personnes s'apprête à partager ce moment. Imaginez
le nombre d'enfants qui passeront devant cette tapisserie, qui en auront entendu parler dans leur livre d'histoire, dans leur manuel, qui passeront devant et le verront eux-mêmes,
un morceau
d'histoire vivante devant eux.
Il y a des enfants présents ce soir, jeunes
gens, français, britanniques, réunis ici, partageant ce moment historique.
Et grâce
à la campagne numérique du British Museum, la tapisserie sera également disponible dans beaucoup de classes au Royaume-Uni. Cette tapisserie enseigne à la nouvelle génération le passé qui a été le nôtre, notre histoire commune,
et elle
rappelle...
C'est également un rappel pour les
générations précédentes. Aujourd'hui, nous tournons vers les jeunes afin qu'ils prennent l'histoire en main et en fassent notre avenir. Et afin qu'ils construisent cet avenir ensemble. Un avenir plein d'optimisme et d'espérance. Merci mesdames et messieurs de partager cette soirée avec nous au British Museum. Merci à toutes et tous. qui avait permis que ce moment puisse se produire ce soir.