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de retour en direct et en français sur Identify News. Merci d'être avec nous. Nos décrypteurs ce soir, Sophie Chemla, merci d'être resté avec nous. Daniel Habitbol et Mathias Sinbar, on parlait tout à l'heure du détroit d'Hormuz qui était américain. Donald Trump vient de poster à nouveau sur son réseau social. Je vais lire ce qu'il a posté parce que ça va avec ce qu'on disait juste avant. Maintenant que nous contrôlons le détroit sous l'autorité des États-Unis, devrions-nous rebaptiser le détroit d'Hormuz en détroit, non pas américain, mais détroit de Trump ? Comme l'Amérique elle-même, il serait plus hot que jamais. Merci de l'attention que vous porterez à cette question. Donc voilà, ça va avec ce qu'on disait tout à l'heure, les Américains. Contrôle le détruire. Ça me fait penser à la photo
qu'il avait postée il y a quelques semaines de cela, où il s'était mis en quatrième visage de la montagne de Rochefort. Voilà, Donald Trump dans le
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texte. Petite mégalomanie parfois. Allez, une fois de plus, on va ouvrir cette deuxième partie avec une page politique G-55 avant les élections législatives israéliennes. Pour faire le point sur cette actualité politique, Jonathan Serrero nous attend en salle de rédaction. Bonsoir Jonathan. Nouvelle alliance à droite, à la droite de la droite même, pourrait-on dire israélienne, alliance entre Smotrich et Feglin.
Oui, une union hier officialisée entre Bezalel Smotrich, le chef du trésor israélien, et Moshe Feinling, le président du parti Zéhout. Selon les sondages, cette alliance pourrait amener Bezalel Smotrich à quelque peu augmenter sa cote de popularité auprès des Israéliens, notamment auprès de l'électorat de droite. On parle de 4 à 5 mandats, mais derrière cette alliance, il y a une plus grande alliance. voir naître le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, à savoir une alliance à trois bandes entre Bézalès Motrich, Moshe Feigning et Offer Winter. Offer Winter qui doit faire une déclaration d'ici quelques minutes sur une autre alliance, pourquoi pas, entre Offer Winter et une autre figure de la politique israélienne, en l'occurrence Yaron Zéliha, le chef du parti des économistes. Mais il se dit aussi qu'Offer Winter, il a été proposé à Offer Winter, l'ancien... chef de la brigade Givati, président du parti Amkra Israël, peuple d'Israël, la place de numéro 2 au sein de cette liste, Betzalel Smotrich, Moshe Fengling. Il y aurait aussi une autre figure de ce parti d'Oferwinter qui intégrerait cette liste dans les dix premières places de la prochaine liste électorale de cette future alliance entre Betzalel Smotrich et Moshe Fengling. Pour le moment, Oferwinter ne veut pas en entendre parler, il le souhaite. se présentait sur une liste unique de son parti Amra Israël. Il a été aussi proposé à Youssef Haddad, l'autre figure du parti peuple d'Israël d'Oferwinter, une place de choix au sein du Likud. Il y aurait des voix au sein du grand parti de droite dirigé par le premier ministre israélien qui pousserait à voir Youssef Haddad intégrer cette liste du Likud. Mais pour le moment, les discussions concernant l'arrivée d'Oferwinter... dans la liste entre Betsalès Motric et Moshe Fengling n'avance pas et sont même bloqués, même si Moshe Fengling a lancé un appel du pied du côté de Youssef Radad et a indiqué qu'il était une figure appréciée de l'opinion publique israélienne, de la droite israélienne et qu'il l'accueillerait volontiers au sein de cette liste. Les discussions vont continuer jusqu'au dépôt des listes qui est prévue pour lundi prochain, Christopher.
Moi aussi, dit à Barbengvir Jonathan, lui s'intéresse à une possible nouvelle recrue du Likud, Thali Gotlip. Pourquoi ?
Tali Gautlib, c'est une figure fort en voie, pour vous la faire courte, au sein du Likoud, au sein de l'échiquier politique israélien, qui a obtenu un succès tout relatif au primaire Likoud, puisqu'elle a été reléguée à la 20e place. Et cela gêne Tali Gautlib, qui a réclamé du Premier ministre israélien d'occuper la 12e place. Pour le moment, le Premier ministre israélien souhaite se séparer de Tali Gautlib pour attirer des voix plus... plus douce au sein du Likud. Aujourd'hui, il y a des discussions pour voir Taligotlim intégrer la liste du parti Force juive d'Itamar Bengvir, le ministre à la Sécurité nationale. On parle de l'arrivée de Taligotlim à la quatrième place de cette liste du Force juive. Itamar Bengvir qui a soumis un ultimatum au Likud aujourd'hui en indiquant que le Likud... Vous avez 24 heures pour décider du sort de Taligotlib, mais avec la déclaration à venir d'Oferwinter, peut-être qu'Itamar Bengvir reportera cet ultimatum. En tous les cas, là aussi, les discussions vont continuer jusqu'au dépôt des listes prévues, je vous le disais tout à l'heure, dès lundi prochain, Christopher.
Et on va suivre donc tout cela avec cette déclaration à suivre d'Oferwinter. Vous allez la suivre pour nous notamment, Jonathan Serra, merci beaucoup. Daniel, peut-être une question ? le symbolisme de deux alliances. On parle d'un Youssef Haddad arabe-israélien qui pourrait rejoindre le partitionniste religieux de Bessalès Mautrich, et de l'autre côté de l'échec et politique, un parti arabe qui a inclus pour la première fois un juif israélien. Est-ce qu'on peut faire une sorte de parallèle entre les deux, ou peut-être un effet miroir entre les deux branches opposées peut-être de l'échec et politique ? Alors,
ma réponse va vous surprendre. J'ai eu des gens qui m'ont beaucoup appris dans la vie, et notamment sur les écritures et ce que pouvait devenir l'État d'Israël. On avait parlé, je rends hommage, de Léon Ashkenazi Manitou, qui était un grand maître. Et on disait que ce qui est en train de se passer, c'est la victoire du suadisme. C'est-à-dire qu'on a des gens qui ne sont pas juifs. qui vivent en Israël, qui se sentent suffisamment israéliens pour être totalement intégrés dans la politique, et dont les revendications, c'est des revendications purement sociétales et politiques. Et je trouve que ça, c'est vraiment ce qu'on pourrait appeler la victoire du sionisme. C'est-à-dire que, 70 ans après ce que disait Ben Gurion, on a des Arabes israéliens qui ne... disent rien sur le problème palestinien et qui n'ont qu'une seule préoccupation, c'est des hôpitaux, des routes et des engagements qui sont de plus en plus fréquents dans l'armée, dans la police. Je trouve que c'est une belle victoire. Je suis désolé, je suis toujours optimiste. Je
suis toujours dans l'optimisme. C'est bien comme ça, on sera bien. Mais c'est un fait
que dans la période ultra troublée qu'on a, il y a une paix civile en Israël. Ne
vous excusez jamais d'être optimiste, on en a toujours besoin. Il y a des influenceurs aussi sur les réseaux sociaux, je vois beaucoup de vidéos d'un influenceur, un jeune adolescent arabe israélien qui défend Israël sur les réseaux sociaux, j'ai plus son nom malheureusement. Il y en a beaucoup. Mais c'est vrai que ça commence à se multiplier. Sophie Chemla, est-ce qu'on est en train d'assister à une sorte de recomposition de cette droite israélienne qui place peut-être le curseur peu plus à droite ?
On a le sentiment qu'il y a pas mal de petits mouvements qui sont en train de s'organiser à la droite plus plus du Likud. Et paradoxalement, on voit le Likud qui est en train de faire du pied aux électeurs du centre. En fait, Netanyahou a vraiment une longueur d'avance par rapport aux élections, parce que lui, il voit après, il voit la formation de son gouvernement. Donc, gagner des voix au centre, laisser les mouvements de droite et extrême droite s'organiser. Pour obtenir le maximum de voix, je trouve que c'est en tout cas un pari politique assez audacieux et qui risque de marquer des points sur les résultats de la formation du gouvernement. Donc oui, il y a des choses qui se passent au niveau de la droite dure à la droite du Likoud. Ils sont en train de s'organiser, ils sont en train d'optimiser leur voix. Et jusqu'à lundi, je pense qu'on va avoir beaucoup de surprises encore.
configuration du gouvernement, c'est peut-être aussi ces discussions qu'il y a à Benvire qui exige des concessions au Likud, a priori dans les négociations, pour obtenir Gottlieb, c'est sur ce procédé qu'on a, on est déjà en train de préparer la composition du gouvernement.
Gottlieb est connu pour être à droite du Likoud, donc c'est aussi pour ça qu'elle intéresse Ben Gvir et que ça correspond plus à son parti, surtout quand il y a des chances que, effectivement, Netanyahou la laisse partir parce que lui, il se rapproche du centre. Maintenant, Ben Gvir a toujours une gouaille assez entendue et assez volumineuse. Quand il exige, après, on verra bien ce que ça donnera auprès de Netanyahou, mais on n'exige pas grand-chose de Netanyahou.
Et Netanyahou a un intérêt, c'est qu'il y a plein de petits partis d'extrême droite
pour
que certains n'atteignent pas les voix et qu'elles se reportent sur les crocs. ça bénéficiera au gros
parti. Le sionisme religieux, en fonction des sondages des différentes chaînes, n'atteignait pas le seuil électoral. On verra, donc, les prochains, les prochains, les prochains sondages, dont le prochain sondage à I34 News, notamment, s'il y a un effet de cette union pour le sionisme religieux. Après la politique, la diplomatie, et peut-être c'est bonne nouvelle pour Israël, cet accord, déjà, entre Israël et la Finlande, on en parlait plus tôt cette semaine, Helsinki et Jérusalem ont prolongé en coulisses un protocole d'accord. de coopération de défense dix ans de plus au lieu des cinq initialement prévu Hier soir, c'est la marine allemande qui a testé un missile balistique israélien à un succès, selon Israel Aerospace Industries. Le chef de la marine allemande parle, lui, d'un lancement qui marquait l'histoire navale, carrément. Et enfin, un autre pays européen, long sur le système de défense israélien, c'est l'Estonie. Tallinn étudie la possibilité d'acquérir la fronte de David. Le système de défense israélien est pour l'instant en compétition avec des systèmes américains et franco-italiens. Mathias, est-ce qu'Israël est en train de devenir l'un des principaux fournisseurs des systèmes de défense européens ? Ils
ne sont pas en train, ils le sont. Ça fait des années que le système d'homme de fer intéresse énormément des pays européens de l'OTAN. Ça fait des années que les pays européens ont bien compris que face au danger de grandes puissances, notamment la Russie, qu'il fallait s'équiper non plus que de missiles patriotes, mais également l'équivalent, c'est-à-dire le Hetz, le Haro III. on sait combien c'est important la chaîne de commande, ça prend énormément de temps avant de produire un euro 3, et je constaterai qu'à force de vouloir absolument marginaliser et ostraciser la défense israélienne, suivez mon regard sur notre pays natal, à tous les deux, à Christopher, c'est qu'au final, la diplomatie de l'ombre israélienne parvient à tisser des relations. Oui, ce n'est pas toujours au beau fixe entre la Grèce et Israël, notamment avec des bateaux israéliens qui débarquent sur les ports de Grèce et qui sont complètement accueillis par des hordes d'anti-israéliens et de pro-palestiniens. Mais malgré tout... la relation stratégico-sécuritaire fonctionne et fonctionne bien. Vous parlez de la Finlande, ce n'est pas pour rien. La Finlande est aux portes de Saint-Pétersbourg. Et donc, c'est la raison pour laquelle, là aussi, il faut voir un intérêt. Pas, vous disiez à l'instant, très justement, Sophie, c'est une excellente analyse sur le fait que, du côté du Premier ministre, on a toujours un coup d'avance parce qu'on voit le lendemain, ce n'est pas que Benjamin Netanyah est au centre. c'est qu'il a besoin du centre pour gagner les élections, mais Israël a besoin de la Finlande, non pas parce qu'on a besoin de la Finlande, mais surtout pour le coup d'après, justement, au moment où il y aurait peut-être un accord entre la Russie et l'Ukraine, ou pas, ou une détérioration des relations avec la Grande-Bretagne, ou une guerre entre pays de l'OTAN, et on a besoin aussi du côté Israël. de petits points d'accroche.
En termes de production, en termes de logistique, est-ce que fournir des systèmes de défense à autant de pays, on ne va pas se plaindre pour l'économie, évidemment, d'avoir des contrats comme ça, avec la Grèce, avec la Finlande, avec peut-être l'Estonie, est-ce que ça affaiblit la production pour nous ici ? Est-ce qu'on produit des missiles
pour eux et du coup moins pour nous ? Excellente question, parce que ça a été le vrai problème de ces 30 dernières années. Il y avait un Premier ministre qui s'appelait Yitzhak Shamir, qui était considéré comme appelé, à part à l'époque par le président américain, Mr. No. Il disait non à tout. Il ne voulait absolument rester que « made in Israel ». On sait, malheureusement, qu'avec le recul, il avait raison. C'est-à-dire qu'il aurait fallu beaucoup plus produire d'armement ici, en Israël, plutôt que laisser partir ou donner le soin à notre pays de produire. Aujourd'hui, il y a un réajustement du curseur. Il y a d'un côté, Nathaniel et l'armée israélienne et les industries israéliennes qui disent qu'il faut absolument produire. commencer les chaînes de production maintenant, parce qu'on verra l'effet entre 5 et 10 ans que, justement, moins de dépendance de l'étranger. D'un autre côté, ces mêmes industries disent, puisqu'on a pris la décision d'accélérer le système de production ici, il faut de l'argent. Donc, il faut vendre à l'étranger. Et c'est pour ça, en ce sens, que je dis... c'est bien aussi de vendre à l'étranger, parce que ça rapporte aussi des capitaux, parce que n'oubliez pas, quand vous vendez à l'étranger, vous créez des laboratoires de ce qu'on appelle R&D, de recherche et développement, où ça ? En Israël.
Alors c'est une prochaine question, j'avais prévue pour vous Sophie Schema, mais du coup je vais la poser aux plus optimistes d'entre nous peut-être. Est-ce que le vent diplomatique est en train de tourner dans la bonne direction pour Israël ? Vous êtes obligé de me répondre oui si vous êtes optimiste, non ?
Oui, comme ça je vous fais plaisir, j'aime bien faire plaisir. Oui, je pense que ce vent diplomatique, il est un peu perturbé par le bruit. Si on regardait globalement les soutiens d'Israël, il y a quand même l'Inde et la Chine, surtout l'Inde, qui sont plutôt pro-israélien. La Chine est neutre, bienveillante, il n'y a pas de problème avec la Chine. Vous avez beaucoup de pays qui ne disent rien. Il y a une majorité silencieuse, comme souvent d'ailleurs, qui est très pro-israélienne, qui est très consciente des dangers. Et ce n'est pas parce qu'il y a des manifestations dans tous les pays qu'Israël est haï par tous ces pays. Même l'Espagne a acheté, là récemment, malgré le boycott, des armes israéliennes. Mais dans cette histoire, pour le coup, je suis un peu moins optimiste. C'est-à-dire qu'Israël vend très bien l'Europe. Ils pourraient remercier les Russes. Je crois que c'est la menace russe qui est présente. L'Europe a décidé un grand plan d'un bouclier européen. n'y a que Israël et les États-Unis, et on sait qu'ils n'ont pas trop envie de se mettre dans les mains des États-Unis. Par contre, la conséquence des ventes d'armes israéliennes à l'Europe, surtout sur 10 ans, il y a des mises à jour, il y a des updates, il y a des fournitures... Après, c'est compliqué de se mettre à dos Israël, parce que ça veut dire que toute la défense européenne tombera. Donc c'est un outil diplomatique futur puissant pour Israël.
d'hypocrisie, peut-être, de certains de ces pays. Pas tous, parce que l'Allemagne a toujours été pro-Israël, la Grèce a été pro-Israël, l'Espagne, évidemment, beaucoup moins. On condamne Israël publiquement, mais en
coulisses ? L'hypocrisie, c'est le deuxième monde de diplomatie.
Est-ce qu'on peut appeler ça de l'hypocrisie, ou est-ce que c'est un savoir politique ? On est bien conscients, comme le disait Daniel, effectivement, il y a la rue qu'il faut calmer un petit peu, parce qu'il y a beaucoup de manifestations, il y a des mouvements anti-israéliens qui sont particulièrement virulents. Il faut jouer avec ces mouvements, parce que politiquement parlant, ça a un impact sur leurs élections locales. Maintenant, en sous-main, il y a des alliances qui se font. Je trouve que c'est assez... Ça se rapproche beaucoup de ce qui s'est passé dans les salons d'armement où Israël a été boycotté, mais faisait ses accords sur un coin de table. C'est ça, en fait, la réalité d'Israël. C'est qu'effectivement, on a une diplomatie qui n'est pas toujours bienveillante, mais au final, Tarlès, comme on dit ici, il se passe des choses. et des choses positives pour Israël.
Ou alors vous faites comme l'Irlande, vous achetez un avion sans GPS israélien, du coup on ne peut pas voler quand il y a
regard. C'est bête dans un pays comme l'Irlande. Je vais vous donner une casquette, Mathias, celle de VRP d'Israël. On disait que l'Estonie hésitait entre le système franco-italien et le système américain. Pourquoi Israël est le meilleur sur ça
? Parce qu'en fait, il y a le système israélien et américano-israélien. Donc en fait, il y a une rimambelle d'ingénieurs qui ont travaillé, et aux États-Unis et en Israël, pour produire un projet qui est plus américano-israélien qu'israélien. Voilà la raison. L'autre concurrent aurait pu être la Corée du Sud, mais là on rentrait dans des considérations avec la Chine, et c'était un petit peu plus problématique.
Affaire à suivre, donc merci à Mathias Poch. Je vous reprends cette casquette de VRP de l'industrie militaire israélienne, on verra ce que Tabine choisira, on l'espère, évidemment, le système israélien. En France, un débat qui risque de provoquer quelques remous dans cette campagne présidentielle. Le voile dans l'espace public, le RN veut l'interdire. Anna Papias-Gévelet nous attend dans nos studios parisiens. Bonsoir Anna. Marine Le Pen, favorite des sondages, a affirmé que sur cette question ultra sensible, elle privilégierait la piste du référendum.
Bonsoir Christopher. Oui, l'interdiction du voile dans l'espace public figure dans le programme de Marine Le Pen depuis déjà 14 ans et en pleine campagne pour les présidentielles de... La candidate officielle du RN confirme qu'elle proposera aux Français par référendum une grande loi, dit-elle, de lutte contre les idéologies islamistes avec de nombreuses mesures puissantes, y compris la pénalisation du voile islamiste dans l'espace public. Critiqué de toutes parts, même par la droite, le Rassemblement national dit ne pas attaquer un symbole religieux mais celui d'une idéologie. Voilà ce qu'a assuré le député Jean-Philippe Tanguy. a défendu l'organisation de ce référendum, en dépit des doutes sur sa constitutionnalité et sur sa mise en pratique. Néanmoins, je l'ai dit, la proposition d'interdire le voile dans l'espace public est loin d'être nouvelle pour Marine Le Pen, qui s'y était montrée favorable dès sa première campagne présidentielle en 2012. Elle l'a soutenée toujours, depuis toujours dix ans plus tard, lors du débat de l'entre-deux-tours face à Emmanuel Macron. Il s'agit de libérer les femmes, avait été la... de faire reculer l'idéologie Alors qu'en pensent les Français ? Selon un sondage, un CSA réalisé pour CNews Europe 1 et le JDD, 6 Français sur 10 se disent favorables à l'interdiction du port du voile dans l'espace public. Et puis une majorité plus courte, à 53%, soutient également le principe d'une amende pour sanctionner son port. En tout cas aujourd'hui en France, le port d'un voile laissant le visage découvert est autorisé dans l'espace public. Par contre, La dissimulation du visage est interdite depuis 2011, ce qui concerne évidemment principalement le niqab ou encore le port de la burqa.
Merci beaucoup Anna Papyajveli, correspondante avec 24 News à Paris. Sophie Chemlagelle, vous vous demandez est-ce que le RN est en train de se tirer une balle dans le pied avec une proposition aussi sulfureuse, dira-t-on ? On le voit, la majorité des Français est
Je ne suis pas... Je ne suis pas certaine que ce soit le bon angle du débat. Pour plusieurs raisons, en fait. Parce que déjà, on a l'exemple en Suisse. où il y a eu des élections il y a quelques années en Suisse pour demander. Il y a eu un référendum pour demander. Or, c'était sur le niqab et la burqa, effectivement. Ce n'était pas sur le hijab. Les Suisses ont voté contre le port du niqab et de la burqa. Mais on ne voit pas vraiment d'évolution positive sur l'antrisme islamique en Suisse. Bien au contraire, on voit les combats de la SICA depuis des années. années et ça ne va pas en s'arrangeant du tout. voter contre un symbole religieux, ce n'est pas contrer l'entrisme de l'islam en France. Donc je ne suis pas sûre que le débat se porte sur le hijab, le débat se porte sur des lois bien plus précises sur l'entrisme, sur l'effet de l'islamisme radical en France. Ça, ce sont des vrais projets sociétaux à aborder, qu'elle n'a pas abordé. Je trouve que c'est important. aux populistes faciles et pas certaines que les résultats soient là, en tout cas sur ce qu'elle veut aborder.
C'est vrai qu'il y a un rapport des renseignements français qui avait, pas dénoncé, mais alerté, on dirait, sur l'entrisme islamiste en France. Daniel Huitbol, il y a aussi une question d'application de cette loi. On imagine mal demain si cette loi entrait en vigueur. des policiers, arrêter des femmes musulmanes et des femmes voilées, mettre des amendes à toutes les femmes voilées, quand on voit qu'il y a déjà du mal à mettre des amendes ou à condamner les femmes qui portent encore parfois la burqa en France.
Alors, votre journaliste Anna a très bien dit la chose, c'est dans cette loi et dans un tout. de lutte contre l'islamisme politique. Donc, ne prendre que cette partie, effectivement, isolée, ça paraît pas applicable, un peu discriminatoire. Mais ce n'est pas du tout ce que dit Marine Le Pen, et surtout Jordana Madela, qui en a parlé hier. Elle dit, c'est dans une réflexion globale, ça m'étonnerait que le référendum sorte, êtes-vous pour ou contre le voile ? Mais par contre, sur l'application de la loi, vous avez raison. Si vous regardez les images de certains quartiers, toutes les femmes ont un voile qui ne couvre pas le visage, plus un masque chirurgical. Vous allez faire quoi ? Vous allez dire que quelqu'un n'a pas le droit de se balader avec un masque chirurgical ? On va rentrer dans un truc un peu compliqué. D'ailleurs, c'est la force des islamistes. On sait que c'est les rois du loup voyage, de la navigation, du double langage. Si demain matin, vous avez 300 000 personnes qui se baladent avec un masque chirurgical, vous allez faire une loi pour empêcher le port du masque chirurgical ? C'est là où le combat est vraiment difficile, c'est qu'il faut trouver les moyens d'être, comme vous disiez, comme vous disiez Sophie, percutant contre l'islamisme sans s'attarder sur des détails et de ne pas rentrer dans leur jeu. Voilà.
Sophie Jemmelallemonde parle d'un piège tendu par Marine Le Pen à ses adversaires qui les oblige à se positionner sur ses préoccupations. Est-ce que les adversaires de Marine Le Pen doivent répondre ? ou justement refuser d'entrer dans ce jeu politique ? Jeu populiste, vous parlez de populisme.
Je pense qu'ils vont rentrer dans le jeu, et puis je pense qu'ils vont gagner des points, surtout parce que, comme disait Daniel, effectivement, il y a... mille façons de contourner une telle loi, une telle législation ou un tel référendum, de montrer en fait pourquoi est-ce que ça ne fonctionne pas. Non, je pense qu'elle s'est effectivement tiré une balle dans le pied. Politiquement, elle vient de donner des arguments à ses détracteurs et elle vient... de stigmatiser un clan religieux, une minorité religieuse en France. Et ça, ce n'est pas une bonne chose. Ce n'est pas le combat.
voir, que diront les prochains sondages. En tout cas, c'est tout ce qu'on pouvait dire pour l'instant, ce soir, sur ce sujet. Merci à nos décrypteurs. Ce soir, Sophie Chemla, journaliste, auteure de La mécanique du mal, enquête sur le financement du terrorisme international. Daniel Abidol, auteur et chef d'entreprise. Et Mathias Inbar, notre expert défense. Mathias, le retour de défense, c'est ce soir, 22h30, au programme.
22h30, il y a évidemment ce qui se passe au Liban, à Gaza, avec l'opération spectaculaire. également un sujet qui n'est pas qui peut traiter le suicide des recrues et surtout des soldats seuls au sein de Tsarhal.
Oui, pour avoir doublé, prêté ma voix, ce reportage. En effet, c'est un reportage à voir absolument dans l'édition de Défense ce soir à partir de 22h30. Avant cela, évidemment, vous rendez-vous avec l'information 20h à l'édition de l'été. David Neumann, 21h, le retour de Sass Débat avec Raphaël Hassine et avec lui, à ses côtés ce soir, Nathanael Smala, Guy Poran, Rachel Bourrier et Yael Lerrer. N'hésitez pas à nous suivre. la fois prochaine. Regardez nos réseaux sociaux, n'hésitez pas dessus. Bonne soirée.