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François Hollande, c'est quelqu'un qui a quand même de l'expérience. Il connaît sa propre histoire et l'histoire du Parti socialiste, ce qui d'ailleurs l'invite à ne se déclarer que beaucoup plus tardivement, en attendant éventuellement que Raphaël Glussmann ou Olivier Faure se prennent les pieds dans le tapis, ce qui est quand même une éventualité possible, étant donné les résultats précédents. Et puis cette compréhension de ce qu'est l'élection présidentielle, qu'est un rendez-vous. entre un homme, une femme et des citoyens. C'est ça, avant tout, une élection présidentielle. Il est question de charisme, il est question de crédibilité, il est question de récits. Et on voit bien, d'ailleurs, qu'en publiant son ouvrage, François Hollande comprend qu'il faut justement donner un récit. Ce qu'il avait réussi à faire avec mon ennemi, c'est la finance en 2012, alors que... Si vous regardez un petit peu ce qu'ont été les entrées en campagne de Raphaël Glucksmann et Olivier Faure, honnêtement, on a été un petit peu déçus parce qu'on n'y voit pas le souffle, on n'y voit pas véritablement le récit que pourrait attendre cette famille qui a été depuis des années en quelque sorte décapitée, en tout cas désappointée, qui est la famille social-démocrate.
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Il n'est pas en embuscade, il se prépare et de façon très transparente. En fait, ce qui est intéressant dans la séquence et ce que François Hollande... ce débat a mis en évidence, c'est que la prochaine élection présidentielle va se faire à un moment de recomposition politique. Et c'est pour ça qu'il parle pas aux partis politiques, mais qu'il parle aux personnalités, aux gens, aux Français. On voit bien qu'en 2017, il y a eu un moment de décomposition politique. Les partis politiques ont été complètement explosés. La gauche, la droite, c'était la même chose. C'était l'époque du en même temps. Dix ans plus tard, on est dans un moment de repolarisation politique où la gauche et la droite... trouve à nouveau du sens. Ce qui était intéressant, c'est de voir que François Hollande, qui avait gagné en 2012 sur un programme très de gauche, avec mon ennemi, c'est la finance, aujourd'hui, il est toujours à gauche, mais en même temps, une gauche qui est beaucoup plus centrée. L'objectif, c'est de capter tout cet espace du centre. On a vraiment une polarisation nouvelle, une recomposition de l'espace politique très net.
Il y a une progression tendancielle de l'appréciation de François Hollande. notamment auprès des sympathisants socialistes et qui vont mettre en avant plus la question d'expérience que la question du bilan. Quand vous interrogez les électeurs qui ont voté pour François Hollande en 2012, il y en a peu qui ont une vraie fierté d'avoir porté François Hollande à l'Elysée, contrairement aux électeurs de Nicolas Sarkozy en 2007 et à une partie des électeurs d'Emmanuel Macron en 2017. Mais il y a ce petit « mais » qui commence à apparaître et qui n'était pas présent précédemment. Il est président, il sait globalement comment fonctionnent nos institutions. Donc il n'y a pas un élan considérable à l'égard de François Hollande dans les intentions de vote. Quand on le compare par exemple à Raphaël Luxman, il est nettement en dessous. Mais il y a cette position embusquée, entre guillemets, pour reprendre le titre du point, qui est identifiable de la part des électeurs de gauche et notamment socialistes.