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Emmanuel Macron et le Premier ministre suédois viennent de signer à Stockholm un contrat de 4,3 milliards d'euros pour la vente par la France de 4 frégates à la Suède. Mais c'est quoi ces frégates ? On les appelle frégates de défense et d'intervention, FDI. Des navires de 122 mètres, capables de déplacer jusqu'à 4 500 tonnes à 27 nœuds, 50 km heure, sur plus de 9 000 km ou pendant 45 jours. en mer. Des capacités confirmées jusqu'à des vents de 50 à 60 km heure avec des vagues de 4 à 5 mètres. Le genre de bateau tout terrain en quelque sorte. Surtout une base militaire flottante qui peut embarquer jusqu'à 150 marins dans les meilleures conditions. Tout ça au service de la lutte anti-missiles balistiques ou de la défense anti-sous-marine. La frégate embarque aussi des missiles anti-navires et des missiles de croisière pour des frappes à longue portée. Elle a en plus la capacité de déployer des forces spéciales, des drones aériens et de surface, et même un hélicoptère de 10 tonnes. Alors la Suède va devoir attendre un peu avant de lancer à la mer sa première FDI, le Lou Léo, livrable a priori en 2030. Parce que pour bâtir ce navire, il faut compter un million d'heures de travail et ça mobilise 1200 personnes chez Naval Group, selon l'industriel, qui au passage a encore 11 FDI à construire, 4 pour la France, 3 pour la Grèce et 4 pour la Suède. En attendant, les Suédois pourront s'assurer qu'ils ont fait le bon choix en voyant naviguer le Kimon grec en service depuis janvier et l'amiral Ronarck français qui a pris la mer en mai.
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